COURS (LICENCE) : Platon: le Banquet et le Phèdre, P.COUNILLON ...

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COURS (LICENCE) : Platon: le Banquet et le Phèdre, P.COUNILLON ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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 COURS (LICENCE) : Platon: le Banquet et le Phèdre , P.COUNILLON Introduction. 1-Chronologie: 499- 498 : révolte de l'Ionie 490: Marathon. 480 : Salamine. 477: Ligue de Délos. 449: Paix de Callias. 431: Guerre du Péloponnèse.  421-415: Trêve de Nicias. 415-413 : expédition de  Sicile.405: Aigos Potamos.386: Paix d'Antalcidas. 371-361: Hégemonie de Thèbes. 357- Montée du pouvoir de Philippe de Macédoine. 337: Ligue de Corinthe. 334-323: Conquête de l'empire perse par Alexandre. 2-Vie de Platon: GUTHRIE W.K.C., A History of Greek Philosophy , Vol. IV: Plato, the man and his dialogues, earlier period , Cambridge Un.Press, London/New York/Melbourne. BBU,S 19(38) GUT. [ 10/ naissance ne 427, mort en 347. Descendant de Codros. Sa mère est liée à la famille de Solon. Deux frères : Glaucon, et Adeimantos. Soeur, Potoné, mère de Speusippe. Critias et Charmide sont le cousin et le frère de sa mère. 11/Sa mère, après la mort d'Ariston, épouse l'oncle de Platon, Pyrilampes (ambassadeur auprès du Grand Roi). Demi-frère d'Antiphon ( Parménide). Bien que la famille de Platon soit très liée aux oligarques, on ne peut en tirer des conclusions sur l'appartenance politique de Platon : Pyrilampes est un ami de Périclès : il ne faut pas confondre appartenance familiale et politique.Mais 12/ on peut supposer que Platon a été entraîné dans le mouvement qui a fait que les familles les plus démocratiques sont devenues progressivement hostiles à la suite des taxes auxquelles elles ont été soumises pendant la guerre du Péloponnèse. 14/ On ne sait pas grand chose de ce qui se passe avant Socrate. Il semble que Platon ait été Héraclitéen. Il a 28 ans au moment de la mort de Socrate. Il se réfugie à Mégare. Voyage en Italie (Philolaos et Eurytos). Voyage à Cyrène (Théodoros) et en Egypte ( discutés). 17/ 387, séjour en Italie du sud : Pythagoriciens : Archytas de Tarente. Rencontre avec Dion de Syracuse ( qui avait alors 20 ans): amour.19/ Retour à Athènes. fondation de l'Académie. 367/ Denys le Jeune le fait venir sous l'influence de Dion. 365, Platon repart avec Dion. 361, nouveau voyage. Les choses se passent mal, retour de Platon, assassinat de Dion. 32/ Influences philosophiques: Héraclite, Parménide; Pythagoriciens; 50/ Les groupes des dialogues: 1-Apologie, Criton, Lachès, Lysis, Charmides, Eutyphron, Hippias Mineur et Majeur ; Protagoras, Gorgia, Ion . 2-Ménon, Phédon, République, Banquet, Phèdre, Euthydème, Ménéxène, Cratyle . 3-Parménide, Théétète, Sophiste, Politique, Timée, Critias, Philèbe, Lois .   Platon et la politique athénienne du 5e siècle: - une cité qui connaît l'hégémonie sur le monde grec, puis la guerre, puis la défaite, puis la réaction oligarchique, puis la réaction démocratique… :  - une réflexion d'abord politique
 - une réflexion politique réactionnaire, pessimiste… et opitimiste.   - L'hégémonie d'Athènes = impérialisme = richesse, cosmopolitisme, démocratie de plus en plus affirmée, fonctionnaires , guerre… arrivée au pouvoirs de nouvelles classes sociales ( de l'aristocratie à la ploutocratie): République, - le système démocratique : tyrannie de la parole, inconséquence des décisions politiques ou judiciaires : décisions immédiates et sans appel, prises sur une illusion de raisonnnement. - la remise en question des valeurs traditionnelles : la guerre, les sophistes.  3. BIBLIOGRAPHIE BIDEZ J. , Eos ou Platon et l'Orient. , Bruxelles : Hayez,1945 BBH :I-D-6 9/Les Pythagoriciens…Faisant vibrer soit deux cordes sonores tendues par des poids égaux, soit deux sections d'une même corde 10/ doubles l'une de l'autre, et constatant que cette égalité ou cette duplication- purs rapports de quantités- produisaient des impressions esthétiques répondant à des qualités, puis découvrant qu'il en allait de même pour d'autres rapports analogues (de quarte et de quinte notamment), ils en seraient venus à l'idée que tout devait s'énoncer en forem de logoi, c'est à dire de proportions ou de rapports numériques…[ Bidez montre ensuite l'influence que le système de couples opposés du Zoroastrisme ancien a pu exercer sur Pythagore]. 60/Le cortège des dieux du Phèdre. [ les douze dieux ders mois, divinités babyloniennes.]61/ Dans ce tableau, les chefs de file semblent correspondre aux onze constellations du zodiaque primitif. De plus les dieux du Phèdre ont avec les signes de l'éclipitique des rapports certains…ils se rattachent aux constellations zodiacales, implicitement du moins. Pour parler de leur rang, de leur domaine, de leur pouvoir, Platon emploie une terminologie spécifiquement astrologique et de nature à faire penser aux douze taxiarques…du livre d'Enoch. 62/ Platon fait une sorte de psychologie mystique de l'amour…il invoque les influences astrales sur la préexistence de l'âme pour expliquer les formes individuelles que prend la passion chez nous…on retrouve l'esprit de la genethlialogie chaldéenne,qui attribue aux étoiles fixes comme aux planètes des influences capables de prédéterminer notre conduite dès le meoment de notre naissance…[influence d'Eudoxe…[66/le mythe du Politique…144/L'immortalité de l'âme. BRISSON Luc , "De la philosophie politique à l'épopée, le Critias de Platon", Revue de métaphysique et de morale , 1970, 402-438, Même position que Vidal Naquet. BRISSON Luc , Platon, Les mots et les mythes , Paris: Maspéro ( Textes à l appui) ,1982 ' ; BBU : S 19 PLA. 21/[Le mythe apparaît comme message (chap.1) ; son identification dépend de la nature du signal (oral/écrit) : l'ambigüité de Platon traduit le passage d'une civilisation orale à une civilisation écrite ; mais Platon distingue une étape de fabrication du mythe (chap. 3); la réception (chap. 5) est fondamentalement affaire d'audition. La communication d'un mythe est affaire de mimétisme (chap.6)]. Le destinataire s'identifie par fusion émotive, effet d'un charme, d'une incantation ou plus simplement d'une persuasion. 22/ …référence sera faite au récit de la guerre que soutint l'Athènes ancienne contre l'Atlantide…Il s'agit là d'un pastiche, et plus précisément d'un récit pseudo-historique où Platon prend pour modèle Hérodote. En présentant ironiquement…comme vrai le récit de la guerre soutenue par l'Athènes ancienne contre l'Atlantide, qui relève de la fiction, Platon donne à ses lecteurs un exemple concret de ce qu'est la fiction dont la nature, dans le domaine littéraire, a été décrite dans la République . 23/Information. 28/ Bref, ne devient objet de mémoire collective qu'un évènement qui sort de l'ordinaire et qui par
ailleurs présente une signification dans le cadre du système de valeurs reconnu par la collectivité en question, que cet évènement se soit déroulé à l'intérieur de cette collectivité ou ailleurs.En d'autres termes, les critères qui permettent à la mémoire collective de faire un tri parmi l'ensemble des évènements sont de deux ordres. Il s'agit d'un critère objectif : la singularité, ce qui présente une différence par rapport à l'ordre habituel des choses ; et d'un critère éthique : l'exemplarité, ce qui peut être intégré dans le système de valeurs reconnu par la collectivité en question. 29/ Le mythe se distingue d'un discours vrai sur le passé par l'incapacité où il se trouve de situer avec précision dans le temps les évènements dont il fait mention…31/ A la limite donc, un mythe présente une autonomie telle par rapport à la réalité à laquelle il est censé renvoyer qu'on peut parler d'autoréférence. La chose s'explique par le fait que, dans une civilisation orale, le passé devient présent chaque fois qu'il est transmis, et que, fabrication, émission et réception du message ne pouvant alors être distinguées, la teneur du message transmis est reconstruite en fonction des exigences du contexte (religieux, politique, social, économique etc.) de son énonciation. Dans cette perspective, pour celui qui fabrique et/ou raconte un mythe, le passé n'est pas un objet, comme pour l'historien, mais un projet, qui doit s'adapter aux circonstences de sa réalisation. En objectivant le passé, l'écriture rend impossible cette adaptation constante du passé au présent et tue le mythe, dont le rapport avec la réalité est alors dénoncé comme invérifiable. 32/Moyens de transmission: 49/ A la charnière entre deux civilisations, l'une fondée sur l'oralité, l'autre sur l'écriture, Platon décrit, en fait , le crépuscule des mythes,c'est à dire ce moment, où, en Grèce ancienne en général, et à Athènes en particulier, la mémoire change sinon de nature du moins de mode de fonctionnement. A une mémoire partagée par tous les membres de la collectivité est opposée une mémoire qui est l'apanage du nombre plus limité de ceux pour qui l'écriture est d'un usage courant. Une mémoire qui ne peut s'empêchert de transformer ce qu'elle répète est concurrencée par une activité ménmonique qui consiste à emmagasiner et à reproduire fidèlement tel ou tel passage. Enfin, à une mémoire pour laquelle toute répétition équivaut à une re-création est confrontée une mémoire pour laquelle le passé, objectivé par l'écriture, constitue une donnée de fait.50/ Fabrication. Dans la mesure où un message n'est objet que de la transmission orale, sa fabrication est aussi indissociable de son émisson que son émission l'est de sa réception. En revanche, lorsqu'intervint l'écriture, fabrication, émission et réception d'un même message peuvent être clairement distinguées : le vocabulaire de Platon relatif au mythe garde la trace…Platon assimile le travail du poète dans le domaine littéraire, à celui du démiurge dans le domaine cosmique. 56/(Phédon, 60-61). La poésie y est d'abord présentée comme un élément de ce domaine qu'est la musique, qui comprend aussi l'harmonie et le rythme…Le premier procès de cette action porte sur le contenu de la poésie.Ce contenu est forcément un discours que Socrate appelle mythe, et qu'il oppose au type de discours que doit fabriquer le philosophe, c'est à dire un discours argumentatif, déisgné ici par le terme logos. 60/ Narration : qui raconte un mythe, quels verbes pour désigner cette action, comment un mythe est-il raconté? 74/ Dans ces espressions, le mythe comme tout discours d'ailleurs, est assimilé à un être vivant. 76/ Réception: 80/ qu'il soit le fait de professionnels ou de non -professionnels, le récit d'un mythe prend toujurs la forme d'un face à face entre des êtres humains qui réagissent les uns en fonction des autres. 81/ Imitation: 82/ par rapport à la réalité à laquelle il fait référence, le discours ne constitue qu'une imitation, une copie. Par là, il s'apparente à la peinture. Comme la peinture, à l'aide de formes et de couleurs, le langage, à l'aide de sons, fait apparaître la réalité, mais sur un autre mode, celui de la présence d'absence. 85/ ( République , 3, 392-393) Alors que l'imitation qui intervient au niveau du logos , "ce qui est exprimé dans le
discours", implique un rapport entre un objet copie et un objet modèle, l'imitation qui intervient au niveau de la lexis  "la façon d'exprimer le contenu du discours" concerne le rapport qu'entretient un sujet , le poète en l'occurrence, avec l'objet dont il fabrique la copie…Tant que l'énoncé dénonce son auteur, il y a exposition… en revanche, quand l'auteur aliène son "je" au profit d'une autre instance d'énonciation à laquelle il donne un statut de réalité et derrière laquelle il disparaît, il y a imitation. 92/ A travers le processu de communication, la réalité qui fait l'objet du message… devient présente au récepteur d'une façon si intense, que son absence effective est oubliée… A la limite, donc, les personnages et les êtres qui interviennent dans le mythe ne sont analogues d'aucune réalité accessible à l'intellect ou au sens. Ce sont des entités spécifiques… 93/ Persuasion : il s'agit d'abord d'un plaisir esthétique… mais vient s'ajouter le plaisir qui s'attache au jeu…[qui] permet un degré de liberté inégalable, dans la mesure où il est une activité qui se déploie dans le réel, dont il ignore cependant délibérément les contraintes, et qu'il ne cherche pas à transformer dans le sens de l'utile. En outre, le jeu constitue une totalité fermée où toute activité peut atteindre ses limites…110/ La critique de Platon : le discours par et pour l'autre. Si Platon s'intéresse tant au mythe, c'est qu'il veut en briser le monopole pour imposer le type de discours qu'il entend développer, c'est à dire le discours philosophique à qui il reconnaît un statut supérieur. Pour instaurer cette opposition et en nommer les pôles, Platon est forcé de réorganiser le vocabulaire de la parole en Grèce ancienne. Car si le muthos peut être assimilé à logos  entendu comme discours en général, il doit cependant être opposé à logos  pris dans le sens de discours vérifiable et dans le sens de discours argumentatif. En dépit de cette double critique, Platon reconnaît au mythe une utilité certaine, et cela indépendamment de toute interprétation allégorique… Discours de l'autre, discours pour l'autre, ainsi apparaît le mythe face au discours du philosophe. 144/ …le mythe présente deux défauts. C'est un discours invérifiable souvent assimilable à un discours faut ; et c'est un récit dont les éléments s'enchaînent de façon contingente, contrairement au discours argumentatif dont l'organisation interne présente un caractère de nécessité.[mais utilité du mythe]… le mythe constitue le moyen par lequel est communiqué ce savoir de base partagé par tous les membres d'une collectivité qui en assure la transmission de génération en génération. Et même s'il ne partage pas le caractère de nécessité du discours argumentatif, ce récit qu'est le mythe n'en constitue pas moins un instrument privilégié pour modifier le comportement de la partie inférieure de l'âme humaine, cette action pouvant être présentée comme extraordinaire, à la façon de celle que produisent incantation et charme, ou ordinaire, à la façon de celle que met en oeuvre la persuasion en général. 12/ Refus de toute inteprétation allégorique 158/ …les enfants n'ont pas les moyens de faire le départ entre ce qui est allégorie et ce qui ne l'est pas. [ les mythes, en dernière analyse, ne recèlent pas la vérité] La valeur de vérité ou de fausseté d'un mythe en est une de second ordre, dans la mesure où un mythe est vrai ou faux, selon qu'il s'accorde ou non avec le discours que tient le philosophe sur le même sujet. Pourquoi alors entreprendre de transformer la fausseté d'un mythe en vérité? Une telle pratique renverserait l'ordre des statuts, en faisant de la philosophie un instrument d'interprétation des mythes, véritables détenteurs de la vérité.  CALAME Cl. , Métamorphoses du mythe en Grèce antique (coll.Religions en perspective) Genève: Labo et Fides, 1988, 247p.` école de Détienne, sur le Timée et le Critias. vie d'Alexandre. Intéressant. FRUTIGER Perceval , Les mythes de Platon , Paris: Alcan, 1930 BBU: IL 9333 69= N1(08) Bib.C Fru
33/De toutes ces définitions, il appert que les mythes en général sont des produits spontanés d'une pensée enfantine qui ne sait pas encore distinguer l'objectif du subjectif, le réel de l'imaginaire ; que d'autre part, ils font un usage constant de l'anthropomorphisme et du surnaturel. En est-il de même pour les mythes des dialogues? [ oui pour le fabuleux] En revanche, ils ne sont rien moins que l'expression directe et naturelle d'une pensée inapte au maniement des concepts…34/ …tout le contraire d'une création naïve et raisonnée 29/Passages unaniment considérés comme des mythes: 1/  Protagoras , 320c-322d: Prométhée et Epiméthée, et l'origine de la vertu politique. 2/ Phèdre , 259a-d: les cigales.3/ Phèdre , 274c-275b: Theuth et l'invention de l'écriture. 4/ Politique, 268d-274e. et Lois , IV, 713a-714 a.: l'âge de Cronos et l'âge actuel, les deux mouvements contraires et alternatifs de l'univers. 5/ République , 2, 359b.-360 d.: L'anneau de Gygès.6/ République , 3,414b-415d: Les trois races d'hommes. 7. Banquet  : L'humanité primitive et la différenciation des sexes. 8/ Banquet : la naissance d'Erôs. 9/ Timée 20d-26d et Critias , 108d-121c: l'Atlantide. 10/ Les 4 grands mythes eschatologiques: a/ Gorgias , 522e-527e.b/ Phédon : 107d-115a. c/ République 10,614a-621d d/ Phèdre , 246a-257b. A cela s'ajoutent un certain nombre d'allusions isolées concernant la vie future, la rétribution après la mort, la métempsychose etc.: a/ Politique , 40c, 40e-41c, et Critias , 54 b-c. b/ Ménon , 81a-c; c/ Phèdre , 63 b-c, 67a-b., 69c; d/ République , 5,469 a-b; 6,496e; 498c,d; 7, 540 b-c; e/ Théétète , 177a ; f/ Lois , 9, 865d-e; 870,d-e; 872d-873a; 880e-881a; 10, 903b-905c; 11, 927a-b; 12, 959 a-c ;  Lettre 7 , 335 a-c. 39/ Passages discutés: Timée , 29d-92b (Naissance du monde, théorie de la nature). République ,8,545c-9,576b(décadence de la cité idéale); République ,2,369b-374d; Lois ,3, 676a-702a (Origine de l'Etat). Cratyle 388es.(le législateur du langage). Phédon  ,61c-62c(condamnation du suicide). Phédon , 80d-84b( la métemsychose). Phédon ,108c-113c (Théorie physique de la terre).  Ménon  , 80d-86c et Phédon  72e-77a (la réminiscence). République , 4,434e-441c; 10, 611b-612a et Phèdre , 246a et Timée , 69c-72 d (Théorie des parties de l'âme). 98/ Non considérés comme des mythes par Frutiger: Phédon  72e-77a (la réminiscence); La République  et les Lois . Apologie  38c-42a; Critias , 49e-54e (Troisième procès de Socrate; prosopopée des lois. République , 7, 514a-518b (allégorie de la Caverne);  République  10,595c-597e (Dieu créateur des idées); Théétète  , 156a-157c (Théorie non platonicienne de la sensation). Lettre 7 , 341c-344d (Théorie de la connaissance). Philèbe, 16b-17a (origine de la dialectique). Gorgias, 492e-494a , (Allégorie des tonneaux). Discours du Banquet et du Phèdre .  République 6,504c-511 e (L'idée du Bien). Lois  10,895b-907d, (Les dieux). 13, Phèdre ,245c-246 a, République ,10, 608c-611a (l'immortalité de l'âme). GILL Christopher, "The Genre of the Atlantis Story", Classical Philology , 72,1977, 287-304. BBU "Quel est le genre de l'histoire? The general reader usually assumes it is the true story is is said tobe , while most classical scholars, as eradily , take it as the invented myth is is explicitly denied to be (Timée 20 D7-8; 26 D1-E5; et 26 E4-5). Il faut s'appuyer sur les conversations introductives : Timée, 19b-20c: Socrate demande à ses interlocuteurs une représentation de l'état idéal (= République) en action, ce qui fait penser à un ""plastheis muthos"".Timée, 20D-26C: Critias fait le contraire, et semble considérer le discours de Socrate comme un muthos par opposition au logos qu'il va tenir.Critias 106B-108A: Critias compare son travai à celui du peintre, ce qui l'assimile en fait à un mimétès. Au bot du compte, l'ambigüité du texte vient de ce qu'aucun des points de vue (Socrate,
Ciritias, Timée) ne permet de trancher dans un sens ou dans l'autre, et que le récit lui-même est tronqué. Dans le récit lui-même, on relève tout un monde de contradictions, sur le plan historique : l'imitation d'Hédodote, le fait que Critias dise lui-meêmque sa description se fait en accord avec la demande de Timée. Le mythe par contre répond tout à fait à la demande de Socrate, République 607A 4, et aux attaques du Gorgias contre l'expansion maritime d'AThènes. " GUTHRIE W.C., A History of Greek Philosophy : The Earlier Presocratics and the Pythagoricians , Cambridge : Cambridge University Press, 1962 KEULS Eva C., Plato and Greek Painting, Brill : Leyde, 1978 LABORDERIE J, Le dialogue platonicien de la maturité  CUF SEGAL Charles, "The Myth was saved", Hermes , 106 (1978), 315-336   323/The Republic has two planes of organization, one philosophical and analogical (the relation between microcosm and macrocosm, soul and state) , the other mythical (descent, journey, vision). 324/Mythic patterns of a different sort underlie other parts of Plato's philosophic discourse. The sketch or the origins of the state utilizes a basic mythic schema of the loss ans recovery of innocence and simplicity… 328/ Plato's solution[à la crise du "conglomérat hérité de Dodds] is to ban the old myths whose extrovertive, civilizing power has now disintegrated and to replace the introvertive myths of the late fifth century with a new bold , extrovertive one. Here again he is seeking to restore a balance between personal and normative myth… 329/[le mythe a été sauvé, dit Socrate à la fin de la République , ce qui est curieux, pour un texte où le mythe est tellement attaqué] Plato needs myth not only because it confers an heroic grandeur on his intellectual enterprise, but also because myth is the language of the adventures of the soul. In Homer Odysseus'journey uses ancient mythical archetypes to explore, in part, the mystery of identity and changing yet stable selfhood.330/ Yet it is perhaps through myth that Plato is able to resolve on the personal level the tension in his system between what Karl Popper has called historical pessimism and ontological optimism, the tension between the doomed, conditionned quality of every particular in our world on the one hand and the brilliant eternity of the noetic, supra individual world of the Forms on the other. 34/ Plato's vast enterprise of reeducating the human soul and revealing the vast spaces, both inward and cosmic, which philosophical knowledge now opens before us still requires the hoary archetypes of myth , for it may be that only through myth and mythical image can the soul ultimately be known. Despite all his protest… Plato's journey , to return to our standing point, in its morphology, in its imagery, and even in some of its fundamental aims retains its roots in the experiences of Achilles and Odysseus. Both the epic hero and the philosopher embark upon voyages out of the darkness and confusion of the transient, contingent goals surrounding human life toward the truth of life's essential and permanent character, out of the Many toward the One. Homer deals in poetic images, Plato in logical concepts…Heidegger still following the same journey : "to express over and over the advent of Being, permanent and in its permanence waiting for man, is the only matter for thought". VIDAL NAQUET P. , Athènes et l'Atlantide, REG , 1967 (77), 420-444 = Le Chasseur Noir , Paris: La Découverte, 1983,335-360 SVENBRO J ., La cigale et les fourmis : voix et écriture dans une allégorie grecque : ORom ( Opuscula Romana : acta Inst. Rom. regni Sueciae ; Lund, Aström)XVIII 1990 7-21  Analyse d 'A.P . 7,213 : la cigale représente la voie poétique qui meurt quand elle est fixée par l'écriture, et les fourmis les signes alphabétiques dont est fait le texte écrit. D'autres épigrammes de l' A.P . évoquent cette mise à mort de la voix par l'écriture et
assimilent le poème à un tombeau. Tuée par la transcription, la parole peut revivre grâce à la lecture à haute oix : la cigale se fait entendre à nouveau, longtemps après sa mort. Ainsi la lecture de l'oeuvre de Platon ressucite-t-elle la voix de Socrate qui s'y trouve enterré.  FROIDEFOND Christian, Le mirage égyptien,  Publications Universitaires des Lettre et Sciences Humaines d'Aix en Provence, Ophrys : 1971 BBS: CH51 ( 2e partie, chap. II , p. 266/ Platon ). [De tous les pays barbares, l´gypte est le plus cité avec la Perse : 21 évocations de l'Égypte. Platon a recours de + en plus souvent à l'Égypte au fur et à mesure de l'avancement des dialogues. La longueur est de plus en plus grande. Jusqu'à la République, les références sont banales, et empruntées au fond commun : mention d'Aegyptos,et de Protée, prix de voyage ( Gorgias , 511d) campagnes perses ou grecques dans la vallée du Nil. Tout change avec Phèdre  : la précision parfois délibérément exotique ( Theuth, orthographie égyptisante) des détails, leur abondance, et leur accumulation …ont poussé Platon…269/ à imaginer des sources écrite ( Timée , 23e), orales ( Politique , 264b), à parler de choses vues ( Lois , 656e). …le problème tant débattu d'un voyage de Platon en Égypte… Sauf intervention d'éléments nouveaux… on est amené à penser…que lorsque Platon écrivit le mythe de Theuth, il tenait d'une source inconnue des renseignements- nouveaux pour lui - sur l'Égypte, renseignements dont il va continuer,par la suite, à tirer parti…270/ s'il s'agit d'une source unique,… d'un ouvrage de quelque importance…les Aigyptiaca  d'Aristagoras…Eudoxe de Cnide ( en Égypte vers 380, fréquente l'Académie vers 368) 271/C'est uniquement dans les dialogues tardifs que les loci Aegyptii constituent en tant que développements autonomes, voire structurés , une pièce maîtresse du discours : Teuth introduit dans le Philèbe , un élément capital du schéma dialectique ; le mythe saynète du Phèdre résume nettement… non seulement le thème central du dialogue, mais toute la rhétorique platonicienne ; le mythe fresque du Timée  sert d'introduction générale à un projet de trilogie [mythe de l'Atlantide] ; enfin, les longs développements des Lois … font partie de la matière même de l'oeuvre…[ 272/ Évaluation de la durée de l'histoire égyptienne…275/ La thèse de la priorité d'Athènes… 279/ Action civilisatrice de l'Égypte, le rôle de Theuth.] Platon ne cache point que le récit de Socrate…est une aimable fantaisie…Il est possible que Socrate, qui vient de se déclarer le défenseur des vieilles traditions, veuille mettre son récit sous la garantie d'une antique légende…( cf aussi Philèbe , 16c)…consultation oraculaire 280/ Enfin, la critique de l'écriture peut être liée… à l'idée que Platon se fait de son utilisation en Égypte… Le rapprochement du Phèdre  et du Philèbe  incite à penser que Platon attribuait aux Égyptiens l'invention de l'écriture…[ la plupart des heurématologues du temps penchent pour l'origine phénicienne] En tant qu'inventeur de l'écriture et que scribe divin, le dieu égyptien correspondait parfaitement au génial grammatistès  du Phèdre et du Philèbe ; mais le rapport profond entre cet aspect de sa personnalité et les autres inventions que lui prête Platon apparaît d'abord assez mal. [ problèmes similaires des égyptologues pour unifier différents aspects de la personnalité du dieu] 281/ Toutefois, la localisation de la scène du Phèdre  à Naucratis suggère plutôt une éloboration hellénique de la légende.…Dans le Phèdre …toutes les inventions de Thot semblent se rattacher à la première d'entre elles, celle du nombre?…En ce qui concerne l'écriture, on remarquera, à la lumière du Philèbe , que Platon s'intéresse moins à l'invention des  eurémata  matrériels, qu'à leur conception abstraite et surtout à leur classement : les lettres n'existent qu'en fonction de leur relations réciproques et comme le résultat de la composition de l'un et du multiple ( cf. aussi Théétète,  202d-203d),
Sophiste , 253a ; Politique , 277e-278b). Les termes employés pour décrire l'oeuvre du nomothète divin sont pour la plupart mathématiques et l'un d'entre eux, desmos , est utilsé en particulier par les Pythagoriciens pour désigner une moyenne géométrique ou arithmétique. Si l'on songe qu'Eudoxe, qui était élève d'Archytas, s'était intéressé à l'alphabet égyptien, et qu'Aristoxène attribuera à Thot l'invention de la science des nombres, on pourra…supposer…dans les milieux grecs du Delta une intreprétation cohérente et unifiée de la personnalité du dieu Thot, dont l'hermétisme sera l'aboutissement…[ Peut-être un rapprochement à faire avec Cratyle , 424 B, et l'invention du langage. 295/ eunomia égyptienne et pythagoricienne, 303/ Critique de la Théocratie égyptienne : le Politique ; 309/ Excellence de la pédagogie égyptienne ; 315: Les Égyptiens et la découverte des irrationnelles; 317/ Platon majore la valeur de l'astronomie égyptienne; 323/ La théocratie égyptienne et le projet politique de l'auteur des Lois; 326/ La sacralisation des arts en Égypte.327/ La véritable originalité de l'Égypte réside en fait, pour l'auteur des Lois , dans l'utilisation concertée et systèmatique de la mousiké  à des fins religieuses,…656d-657a. 328/ rôle dévolu, selon lui, aux sanctuaires dans la réglementation de l'art…exposition des modèles ne varietur…330/ L'admiration de Platon envers l'art égyptien a des motifs uniquement politiques.337/ Les limites de l'égyptophilie de Platon…338/ La condamnation portée par Ammon contre l'invention de Theuth… est celle de la civilisation égyptienne tout entière… (Sur l'incompatibilité de l'écrit et de la philosophie, voir Lettre VII .) 339/…Platon a par ailleurs insisté sur les aspects politiques d'une civilisation de l'Écrit; stagnation et sclérose…le réglement théocratique des convulsions politiques égyptiennes auxquelles fait allusion le Politique  (294b)…Mais à mesure que sur le plan philosophique s'amenuisait l'importance de la dialectique… le Verbe créateur reculait devant l'Écrit invulnérable…   Gentili B.; Paioni G. (ed.), Il Mito Greco , Atti del Convegno Internazionale (Urbino 7-12 Maggio 1973), Edizioni dell'Ateneo, -Detienne Marcel:  Mythes grec et analyse structurale: controverses et problèmes  ,69-89.  69 / En effet , c'est dans la société grecque que s'est produit le bouleversement décisif qui devait permettre l'émergence d'une réflexion scientifique, à partir de l'invention de la philosophie et de l'instauration d'une pensée rationnelle. [Lévy-Strauss et le mythe d'Œdipe] 71 /Ces différents malentendus n'auraient pas semblé si profonds s'ils n'avaient été surdéterminés par la confusion née de la mauvaise querelle 72/ faite par le structuralisme à l'histoire. Convaincus qu'ils étaient sommés de choisir entre société chaude et société froide, entre l'histoire stationnaire et histoire cumulative, les héllénistes, et quelques autres n'ont eu aucune peine à se persuader très tôt que la Grèce , qui avait très tôt intériorisé son histoire en se forgeant une pensée historique solidaire de sa pratique politique, faisait naturellement partie de ces sociétés non-froides que l'anthropologie structurale ne pouvait revendiquer avec autant d'assurance… Les grands travaux de mythographie classique, depuis le XIX° siècle, ont été conduits à partir de deux postulats: d'une part, les données mythologiques relèvent d'une histoire, qui prend en charge leur chronologie et leur localisation, et dont l'objectif constant est d'établir les dates, de montrer les successions, de suivre les cheminements, de localiser les récits en les inscrivant dans un contexte géographique qui les a vus naître et se développer. Le second postulat… est que les récits
mythiques sont composés par une pluralité d'images et de thèmes dont les seules relations sont de filiation et d'ordre génétique. Pour les philologues qui composent ces monographies, le problème essentiel est d'identifier la version primitive… et ensuite, d'en dégager les composantes de manière à déterminer leur signifacation respective, et montrer comment ces différents éléments se sont combinés et ont réagi les uns sur les autres. [G. Dumézil] 73 / Et il a fallu tout ce temps pour que l'on commence… à admettre que les panthéons ne sont pas de vagues collections de dieux mais que l'analyse des puissances divines coïncide nécéssairement avec la définition de leurs relations différentielles au sein d'un ensemble "structuré". 74/  Ce que les mythologues structuralistes demandent aujourd'hui, c'est d'abord que l'on reconnaisse la mythologie comme une tradition constituée par un ensemble de récits …Il s'agit de savoir si les différentes versions d'un même mythe ne doivent pas d'abord être confrontées les unes aux autres… 75/ C'est parce qu'elle a défini le mythe par la récurrence et par la répétition dans la variation que l'analyse structurale cherche à ordonner les différentes versions d'un même mythe de manière à en révéler le système caché. Plus les variantes sont nombreuses, plus l'analyse structurale est à son affaire. 76/ Par exemple, il n'est sans doute pas inutile dans une première étape de confronter entre eux tous les mythes qui racontent l'intervention de la vie cultivée… Dans cette phase, le danger serait de confondre l'analyse structurale avec la recherche d'une structure unique dans différents contextes que ce soit le thème de l'épouse meurtrière ou le thème de l'opposition simple ente la sauvagerie et la vie civilisée. Les véritables contenus d'un mythe, et, par là, sa place dans un groupe de récits, ne se dessinent qu'à travers le déchiffrement des différents codes sans lesquels il n'y a pas  d'analyse structurale…De même qu'un mythe ne peut être défini que par l'ensemble de ses variantes ordonnées en une série formant un groupe de permutations, le même mythe ne doit être délimité que par les différents plans de signifiacation qui l'informent et le constituent comme objet de ce type d'analyse. 77/ Une lecture structurale commence par poser que le mythe n'est pas une suite de mots, une histoire dotée d'un signification linguistique ordinaire, mais d'un enchaînement de relations, une suite de concepts, un système d'oppositions signifiantes qui se distribuent sur différents plans, à plusieurs niveaux sémantiques, que Lévy-Strauss appelle "codes" parce que leurs unités constitutives obéissent aux mêmes lois d'économie et de redondance que les vrais codes. Au-delà des séquences qui forment le contenu apparent du mythe , l'analyste va donc repèrer … les différents plans de signification …  J.P. Vernant," le mythe "prométhéen chez Hésiode" , Théogonie  , 535-616; Travaux , 42-105 ", 91-106. 91 / Les deux versions du récit ne sont pas seulement complémentaires, elles sont emboîtées l'une dans l'autre, chacune comportant sous forme d'allusion une des séquences explicitement développées dans l'autre (la première séquence du récit de la Théogonie : fraude prométhéenne sur les parts de nourriture, - est évoquée allusivement au vers 48 des Travaux ; inversement, la dernière séquence du récit des Travaux : l'acceptation par Epiméthée du don funeste aux humains en la personne de Pandora, - est évoquée allusivement dans la Théogonie  aux vers 512-514, en prologue au mythe prométhéen). Les deux versions forment un ensemble et doivent être analysées comme tel.
A/ Premier niveau: analyse formelle du récit. I/ Les agents.  1- Dans la Théogonie :  En présence des dieux et des hommes, Prométhée d'une part, Zeus , avec comme exécutants, Athéna et Héphaïstos. Prométhée est défini par sa métis (511,521,546,550,559, sa dolié techné  (540,547,551,555,560). Zeus est défini par sa métis de souverain (520,550,545), et , en même temps que dieu père (542), maître de la foudre et du ciel (558,568,601). 92/  2- Dans les Travaux : d'une part, Prométhée et Epiméthée, représentant les hommes; de l'autre Zeus, assisté d'Héphaïstos, des Charites, de Peithô; d'Aphrodite, d'Athéna, et d'Hermès, représentant les dieux. A la métis de Prométhée, faite d'astuce prévoyante, de ruse et de tromperie est associée l'absence de métis chez Epiméthée, lequel ne comprend rien qu'après coup et se laisse toujours tromper. L'union des deux frèresjumeaux, opposés et complémentaires, caractérise la condition humaine. II les actions (fonctions ou performances) Tout le récit consiste en un duel de ruse… Dans la Théogonie , le duel se déroule devant les dieux et les hommes, le résultat devant déterminer…la répartiton de leurs timai  ou de leur moirai  respectives. Dans les Travaux , dieux et hommes sont déjà vus comme séparés;les deux camps s'affrontent. … les actions de Prométhée et de Zeus apparaissent strictement homologues. Elle consistent: 1/ en processus préparatoires (prémédités) de disposition, de mise en place (tiqhçmi et ses composés: Prométhée, Théog ., 537-539,541; pour Zeus: Théog ., 577-578, 583, 601; Travaux,  61,74, 80) de façon à tromper l'adversaire. Cette apaté , ce dolos , s'expriment… par des opérations semblables de "cacher" (kaluçptein;kruçptein), et, chez Prométhée, de dérober sans être vu (kleçptein). 93/  2/ en un jeu d'offres réciproques de cadeaux truqués qui peuvent soit être acceptés, soit refusés. Les règles … - donner ……………………………………....... prendre le don=accepter                                                          ne pas prendre le don= rejeter. -ne pas donner............................................. ne pas prendre ce qui n'est pas donné                                                          prendre ce qui n'est pas donné=voler. III L'intrigue. Cette grammaire générale rend compte de l'organisation générale du récit , dont on peut définir les séquences de la façon suivante. 1/ Théogonie : 1° séquence (535-561): [En présence des dieux et des hommes, Prométhée dispose les parts. Offrande à Zeux qui est dupé, mais métis préméditée pour perdre les hommes. Colère de Zeus. Ainsi se trouvent fixées les parts.] 2° séquence (562-569) [Zeus refuse le feu; Prométhée le dérobe. Feu prométhéen au lieu de feu céleste. Cuisson des aliments. Colère de Zeus] 3°séquence (570-584) 94/ [ Revers du feu, la femme.] 4° séquence (585-613)[ Zeus conduit la femme comme Prométhée avait conduit le  boeuf. La femme est un don exclusivement réservé aux hommes (570,589), la marque de leur condition malheureuse] 95/ … ainsi dieux et homme sont départagés…le statut des hommes, en tant qu'ils se différencient des dieux, implique donc 1° le sacrifice; 2° le feu "prométhéen ", avec ce qu'il suppose: la nourriture cuite; 3° le mariage.
2/ Travaux.  Préambule ( 42-48) . Les dieux ont caché (kruçyantej) aux homme leur vie, biçon , c'est à dire leur nourriture céréalière, le grain. Sinon, il n'y aurait pas à travailler, ni labourer. Mais Zeus a caché quand Prométhée l'eut dupé. 1° séquence (49-59) [ Zeus donne en contrepartie du feu dérobé… la femme] 2°séquence (59-82). Préparation du don 96/ 3° séquence (83-89). Hermès amène le don à Epiméthée… 4° séquence (90-104). [la jarre de Pandora]  IV Confrontation des deux versions: la logique du récit. 98/ Les deux versions peuvent donc être traitées comme des éléments qui s'ajustent pour former un ensemble…Nous avions distingué deux plans [actions préparatoires, actions par rapport à autrui]…Or, par la comparaison des deux récits, ces deux plans cessent d'apparaître simplement superposés ou coordonnés: ils s'intégrent l'un à l'autre. 99/ [ne pas donner = cacher, la vie, le blé, le feu; donner= cacher, puisque le don est une apaté ] Ainsi l'opposition qui semblait commander la logique du récit : donner - ne pas donner, se résout en deux formes différentes d'une seule et même action, cacher. 1. ne pas donner=cacher un bien pour qu'il ne soit obtenu qu'à travers les maux qui l'enveloppent, 2. donner= cacher un mal sous l'apparence séduisante d'un bien. La logique du récit traduit le caractère ambigu de la condition humaine où, par l'action du "cacher" divin, biens et maux, donnés ou non donnés , se trouvent toujours indissolublement liés les uns aux autres. 100/ B/ Analyse des contenus sémantiques. Entre les parts de l'animal sacrifié, le feu volé, la première femme - Pandora, le bios ceréalier, il y a , sur toute une série de plans, homologie et correspondance. I/Pandora correspond aux parts du boeuf immolé…:1: en tant que don séduisant…2: en tant que dolos …, dont l'intérieur dissimule une réalité entièrement contraire à l'apparence extérieure… 101/  3: en tant que gaster II/ Pandora correspond au feu prométhéen [dolos; Pandora = antipuros qui 102/ brûle les hommes; feu volé= feu voleur ( Tr. 375). III / Pandora correspond au Bios…le ventre de la femme est semblable au ventre de la terre 103/ C. Troisième niveau: le contexte socio-culturel. La fraude prométhéenne, qui consacre la sépartion des hommes et des dieux , en instituant le repas sacrificiel, dans sa forme normale, a pour 104/ conséquences et corrélats nécéssaires le feu (volé), la femme et le mariage (qui impliquent la naissance par engendrement et la mort), l'agriculture céréalière et le travail. 105/  On comprend mieux alors la place de Pandora, dont la duplicité est comme le symbole d'une existence humaine ambigüe. 106/  A l'ambigüité fondamentale de Pandora répond l'ambigüité d 'Elpis .  DETIENNE Marcel L'invention de la mythologie Paris : Gallimard (NRF), 1981 15/Frontières équivoques[la naissance de la mythologie comparée au XVIII°siècke; mythologie ""naturelle"", la recherche du sauvage; mais dans le même temps, les enquêtes de la mythologie comparée prennent pour base la mythologie grecque. Or celle-ci s'est constituée dans une civilisation déjà profondément transformée par l'écriture. ]
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