China-Africa paper_fan_Fan_ Shenggen-French

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Développement Agricole et Rural de la Chine: Implications pour l’Afrique Shenggen Fan, Bella Nestorova, et Tolulope Olofinbiyi 1   China-DAC Study Group sur Agriculture, Sécurité alimentaire et Développement rural Bamako, Avril 27-28, 2010   
1.  Introduction  L’Afirque sub-saharienne a fait des progrès notables dans la reprise économique de ces dernières années, mais s’est traînée derrière d’autres régions en développement en croissance économique et réduction de pauvreté pendant les dernières décennies. Un consensus se dégage sur l’importance de l’agriculture et du développement rural comme un moteur de la croissance économique en Afrique 2 et comme un mécanisme de réponse viable à de nouveaux défis pour la croissance économique et la sécurité alimentaire tels que la récession mondiale, la volatilité des pris alimentaires, et le changement climatique. Comme les dirigeants nationaux et les donateurs sont à la recherche de nouvelles stratégies pour maintenir des niveaux élevés de la croissance agricole en Afrique, il est utile d’examiner les expériences d’autres pays, comme la Chine, qui ont été couronnés de succès dans le développement de l’agriculture mené à grande échelle. Apprendre des voies de développement de la Chine est particulièrement opportun à l’approfondissement de la coopération économique récente sino-africaine, qui offre également de nouvelles opportunités de développement.  Ce document vise à tirer les leçons des expériences de développement de la Chine, en particulier dans les domaines du développement agricole et rural, pour dynamiser la croissance économique et réduire la pauvreté en Afrique sub-saharienne. Il examine également la participation économique augmentée de la Chine en Afrique pour faire des recommandations sur la façon dont le gagnant-gagnant résultat de cette participation peut être renforcé. Bien que la discussion et les recommandations dans le document soulignent les points communs entre les pays de l’Afrique subsaharienne, on ne néglige pas le fait que les pays de la région ont leurs propres                                                            1  Shenggen Fan est Direceur Général de International Food Policy Research Institute (IFPRI), et Bella Nestorova et Tolulope Olofinbiyi sont analystes au IFPRI. Les auteurs remercient Ousmane Badiane, Xiaobo Zhang, et Kevin Chen pour leurs commentaires perspicaces.  2 Afrique ici et ci-après se réfère à l'Afrique subsaharienne.  
 
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environnements économiques, politiques, écologiques et sociaux. La deuxième partie de cet article compare les tendances de la croissance économique et agricole, ainsi que la pauvreté et la réduction de la faim en Chine et en Afrique sub-saharienne. La troisième partie examine les stratégies de développement, et notamment le développement agricole et rural, et la réduction de la pauvreté. La quatrième partie revise l’engagement économique de la Chine en Afrique dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’aide et la coopération technique. La cinquième partie discute des implications politiques pour les stratégies de développement en Afrique subsaharienne, qui peuvent être tirées des expériences de développement de la Chine. Le document se termine par une discussion sur l’augmentation du gagnant-gagnant de la coopération économique sino-africaine.  2.  Croissance économique et reduction de pauvreté en Chine et en Afrique  La Chine et l'Afrique sub-saharienne se montrent les modèles distincts dans la croissance économique et agricole en général dans les deux dernières décennies (Figure 1). Au sortir de la stagnation dans les années 1980, la Chine a connu trois décennies de croissance économique durable. La croissance était constamment plus élevés, en moyen 10 % par an de 1980 à 2008, que seulement 3% en Afrique sub-saharienne à la même période. Chine a soutenu une croissance annuel à deux chiffres dans les années 1980, au début des années 1990, et dans les années 2000. Cette croissance rapide a commencé à partir d’un niveau du PIB légèrement inférieure à celui de l'Afrique subsaharienne, et d’un niveau du PIB par habitant de plus de trois fois plus faible en 1980 (Banque Mondiale 2009). Toutefois, la production économique en Chine a dépassé la production en Afrique en 1983, et dix ans plus tard, en 1993, le PIB chinois par habitant a dépassé le PIB par habitant en Afrique. En revanche, l'Afrique subsaharienne a continué de stagner dans les années 1980 et au début des années 1990, et connu une croissance négative dans quelques années. Même si la croissance n'a pas atteint les niveaux élevés en Chine, il est intéressant de noter que l'Afrique subsaharienne a soutenu une croissance depuis le milieu des années 1990, avec une tendance de hausse ces dernières années. La croissance n'a pas diminué au-dessous de 5% par an depuis 2004 (Figure 1).  Figure 1. PIB annuel et croissance du PIB agricole, %  
 
Chine Afrique sub-saharienne
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15 10 5
0
5 -
Agriculture  15 PIB 10 5
0
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Agriculture  PIB  
 
Source: Banque Mondiale 2009.  La croissance agricole en Chine a été plus forte et plus lisse par rapport à celle en Afrique sub-saharienne, mais beaucoup plus faible que la croissance économique en moyenne (Figure 1). La croissance agricole en Chine n’a dépassé la croissance globale du PIB que brièvement au début des années 1980 et en 1990. En Afrique sub-saharienne,la croissance agricole a été beaucoup plus variable, et parfois supérieure à la croissance économique. En raison de la plus forte croissance en Chine, l'écart de la production agricole a augmenté. Le PIB agricole en Chine était deux fois plus élevé que dans l'Afrique subsaharienne en 1980, et plus de trois fois plus élevé en 2008 (Banque Mondiale 2009).  L'importance de l'agriculture dans l'économie globale et le commerce au cours des dernières décennies a abaissé, en particulier en Chine. La part de l'agriculture a diminué fortement en Chine, avec l'ensemble du PIB passant de 30% en 1980 à 11% en 2008 (Banque Mondiale 2009). Cette diminution du rôle de l'agriculture a été accompagnée d’une augmentation rapide de l'économie rurale non agricole et le secteur manufacturier. En Afrique sub-saharienne, la part de l'agriculture dans le PIB global a diminué moins brutalement — de 19% en 1980 à 14% en 2008. La part décroissante de l'agriculture a été accompagnée d'une hausse dans le secteur des services, ce qui est relativement surdimensionnée pour son niveau de développement économique. Mais, dans certains pays, comme la République Centrafricaine, en Guinée-Bissau et au Libéria, l'agriculture continue de représenter plus de la moitié de la production globale (Banque Mondiale 2009). La part de l'agriculture dans le commerce total a diminué de 11% en 1995 à 5% en 2008 en Chine, et 21% à 13% de la même période dans le développement de l'Afrique (UNCTAD 2009). Cependant, l'agriculture continue de représenter 44% de la main-d'œuvre en Chine, et une part beaucoup plus importante dans certains pays d'Afrique —par exemple, 86% en Ethiopie, 3  
82% à Madagascar, et 76% en Tanzanie. Ainsi, l'agriculture continue de jouer un rôle important dans l'économie de la Chine et de l’Afrique en fournissant les moyens de subsistance pour la majorité de la population.   La Chine et l'Afrique sub-saharienne se montrent clairement des modèles divergents dans la réduction de pauvreté. La proportion de personnes vivant au-dessous de 1,25 $ par jour en Chine a connu une diminution impressionnante de 84% de la population en 1981 à 16% en 2005 (Figure 2). Dans la même période, le nombre de personnes pauvres a diminué de plus de quatre fois, de 835 millions à 208 millions (Chen et Ravallion 2008). En Afrique sub-saharienne, cependant, la pauvreté est restée profondément ancrée. La proportion de personnes dans la population vivant au-dessous de 1,25 $ par jour demeure pratiquement inchangée —51% en 1981 et 50% en 2005. Dans la même période, le nombre de personnes pauvres a presque doublé, de 202 millions à 384 millions. En Chine et en Afrique sub-saharienne, la pauvreté reste largement concentrée dans les zones rurales. En Chine, la part des pauvres en milieu rural représente l'écrasante de 98% des pauvres, et en Afrique sub-saharienne — 70% des pauvres (Ravallion, Chen et Sangraula 2007). Assez inquiétant, la diminution rapide de la pauvreté en Chine a été accompagnée d'une augmentation substantielle de l'inégalité. Le coefficient Gini de la Chine a augmenté de 0,28 en 1981 à 0,39 en 2001, mais il est intéressant de noter que l'inégalité a en fait diminué au début des années 1980 et au milieu des années 1990 (Ravallion et Chen 2007).  Figure 2. Proportion de personnes vivant au-dessous de 1,25 $ par jour, %  
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Source: Chen et Ravallion 2008.  
 
Chine Afri  q  ue sub-saharienne
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Les progrès dans la réduction de la faim montrent aussi des signes d'inquiétude, en particulier en Afrique sub-saharienne. Le nombre de personnes sous-alimentées en Chine a diminué de 178 millions en 1990-92 à 127 millions en 2004-06, et la proportion de personnes sous-alimentées est passée de 12% à 10% de la population en cette période (FAO 2009). Il est alarmant que le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique sub-saharienne a en fait augmenté de 169 millions en 1990-92 à 212 millions en 2004-06, représentant plus d'un tiers de la population totale. Le nombre de personnes affamées en Afrique sub-saharienne est estimé avoir augmenté à 265 millions en 2009, principalement en raison de la récente crise alimentaire et crise financière (FAO 2009). Une question importante est pourquoi la croissance en Chine et en Afrique ne s'est pas traduite par une réduction plus rapide de la faim.   3.  Les stratégies et les voies du développement  La Chine et les pays d'Afrique sub-saharienne ont adopté de différentes réformes au cours des deux dernières décennies, avec les objectifs de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté. Les réformes lancées dans les années 1970 en Chine ont été poussées par une forte volonté politique et se sont appuyées sur un processus progressif, cohérent et de piste et erreurs. L'élaboration des politiques est fondée sur la preuve, beaucoup plus que la théorie et l'idéologie. Expérimentation rigoureuse a été la clé pour la conception, séquençage, et la mise en œuvre de beaucoup de réformes réussies en Chine. L'expérimentation n'est pas aléatoire — dans certains cas, elle a été lancé de haut en bas, souvent dans des zones isolées et pauvres; et dans de nombreux autres cas, elle était dirigée de bas en haut par des expériences à petite échelle au niveau local (e.g. Dollar 2008; Bruce et Li 2009; Zhang, De Haan, et Fan 2010). L'expérimentation a permis de réduire les risques et a amélioré l’incidence de réussite des réformes, car elle a permis l'intensification des pilotes avec des succès avérés et l’élimination des options politiques infructueuses qui pourraient avoir eu des retombées désastreuses. Leadership politique chinois a été soutenu dans ces réformes par la preuve et l'orientation des institutions de recherche tels que China Development Research Group, Chinese Academy of Social Sciences, et Development Research Center of the State Council. À la suite de ces expériences, la Chine a développé plutôt des mesures politiques hétérodoxes, qui diffèrent de la politique qui aurait été prescrite par des étrangers. Le succès des réformes de la Chine est en grande partie attribué à ces politiques peu orthodoxes, tels que l’approche de deux-voies (à la fois économie planifiée et de marché) dans réforme et l’exécution partielle initiale de la libéralisation des commerces (Rodrik 2004). En plus de la réussite économique, la progressivité du processus de réforme et sa
 
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dépendance des éléments de preuve des expériences locales ont contribué à assurer le soutien politique et renforcé sa crédibilité (Hofman et Wu 2009; Ravallion 2009).  Autre particularité de la réforme de la Chine est son fort accent initial sur la croissance agricole. L’approche “tir de la base”, qui a commencé avec les réformes dans l'agriculture, a déplacé plus tard vers le service et le secteur manufacturier (Figure 3). En fait, la croissance de l'agriculture en Chine est estimée avoir contribué quatre fois plus à la réduction de la pauvreté par rapport à la croissance dans le secteur manufacturier et la croissance dans les services (Ravallion et Chen 2007). L'impact impressionnant de la croissance de l'agriculture sur la croissance globale et la réduction de la pauvreté a également bénéficié de bonnes conditions initiales dans les infrastructures rurales, la recherche agricole, les services de vulgarisation, et la capacité des institutions. La croissance agricole en Chine a été stimulée par des incitations améliorées des petits exploitants agricoles pour la production. La première étape de la réforme agricole et rurale chinois (1978-1984) était axée sur la décollectivisation de l'agriculture, la décentralisation de la production rurale, l’introduction d'un système de responsabilité des ménages pour assurer les droits fonciers, et le lancement d'une nouvelle politique de prix qui implique des prix d'achat augmentés (Fan, Gulati, et Dalafi 2007). L'introduction du système de responsabilité des ménages, un changement institutionnel majeur, est estimée avoir contribué elle-même 60% de la croissance dans les années 1980 (Lin 1992). L'investissement dans le développement et l’adoption à grande échelle des variétés de semences améliorées, comme le riz hybride, ont également stimulé la croissance agricole et la sécurité alimentaire (Li, Xin, et Yuan 2009). La pauvreté a diminué rapidement et les revenus ruraux ont doublé de 1978 à 1984 (Fan, Zhang, et Zhang 2002). La deuxième étape de la réforme en Chine (1985-1993) était axée sur les réformes domestiques, à la fois administratives et induite par le marché, du commerce agricole tels que la libéralisation du marché des engrais et la modification du système d'approvisionnement d'un système de quotas obligatoires et d'un système de contrat. L'augmentation de la productivité agricole et des revenus ruraux mise en place par les réformes a permis l'accumulation du surplus de capital et de la main-d'œuvre pour la croissance du secteur rural non agricole. Comme une part du revenu national total, des revenus ruraux non agricoles en Chine ont augmenté de 4% en 1978-80 à 28% en 1997 (Hazell, Haggblade, et Reardon 2007). Les entreprises du canton et du village, qui ont entraîné cette croissance, ont été une innovation institutionnelle significative. En dépit de leur caractère collectif et public, les entreprises du canton et du village ont fourni une incitation à la production forte aux participants dans le marché.  Figure 3. La pyramide de réforme en Chine: “Tir de la base”
 
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Source: Gulati et Fan 2007.   Après l’essor dans l'agriculture et le développement économique rural non agricole, la troisième phase de la réforme en Chine (1994-2001), était axée sur progressive ouverture à l'extérieur et nouvelle baisse de la libéralisation du gouvernement avec des réformes comme la création de zones économiques spéciales, l'unification du taux de change lié au dollar US, et la libéralisation des investissements directs étrangers (IDE). Le monopole du commerce des produits agricoles par les organismes d'État a terminé et le commerce des produits agricoles a été ouvert aux entreprises non-étatiques. Ces réformes ont permis l’accès accru aux marchés et la diminution des prix intérieurs des céréales. Cependant, ils ont également défavorisés les producteurs pauvres de céréales, qui n'ont pu participer aux possibilités du secteur rural non agricole (Fan, Gulati, et Dalafi 2007). Dans la période après 2002, les réformes de commercialisation des céréales ont été accélérées et le système d'approvisionnement a été aboli. Les marchés de céréales alimentaires ont été totalement libéralisés, les taxes agricoles ont été réduits, et la nouvelle réforme agraire a été mise en œuvre de remédier aux insuffisances du système de responsabilité des ménages qui a imposé un impact négatif sur la croissance agricole. Ces réformes ont été soutenues par une expansion rapide de l'infrastructure, de plus en plus financées non pas par le gouvernement central, mais par les gouvernements locaux, ainsi que les investisseurs publics et privés en provenance de Chine et de l'étranger (Dollar 2008).  En plus des réformes économiques, la Chine a mis en œuvre des programmes ciblés sur les pauvres. Le premier plan officiel pour la réduction de la pauvreté en 1986, qui a porté sur les zones rurales pauvres et les zones à populations importante minorité, pourtant, a été viciée par manque de ciblage. De nombreux bénéficiaires potentiels ont été écartés et les critères de ciblage 7
 
adoptée n'étaient pas assez complets, ignorant un grand nombre des pauvres des zones urbaines et les pauvres dans les zones non-pauvres (Zhang, Rozelle, et Huang 2007). Depuis le milieu des années 1980, un financement important a été alloué aux prêts bonifiés, aux programmes nourriture-pour-travail, et aux grands fonds. Dans la Chine rurale, les programmes nourriture-pour-travail ont contribué à réduire la pauvreté directement — en augmentant le revenu des ménages, et indirectement — en améliorant les infra structures locales, telles que les routes rurales. Les plans ultérieurs ont expérimenté de nouvelles approches pour mieux atteindre les pauvres. Dans les années 1990, La Chine a également pris l'approche des projets intégrés multi-sectoriels de développement rural, qui comprennent développement de l'agriculture, construction d'infrastructures, possibilités d'emploi hors ferme, renforcement des institutions et développement des entreprises rurales, et ils étaient beaucoup plus efficace dans la réduction de la pauvreté que les autres programmes (Banque Mondiale 2001). Au début des années 2000, tirant les leçons des expériences passées de lutte contre la pauvreté, la Chine a formulé ce plan actuel de lutte contre la pauvreté qui intègre des composants de la production agricole axée sur le marché, les nouvelles sciences et technologies en faveur des pauvres, et le développement du capital humain.  Par rapport à la Chine, les réformes en Afrique ont été beaucoup plus directement influencées par externes paradigmes théoriques et les stratégies politiques. Les réformes macroéconomiques et sectorielles des années 1980 et 1990 ont été façonnées par les programmes d'ajustement structurel de Banque Mondiale et Fonds Monétaire International, basées sur un paradigme économique néolibéral (e.g. Delgado 1997, Heidhues et al. 2004). La première phase de l'ajustement structurel (1980-1984) a été menée par les grands principes de libéralisation des taux de change, unification des tarifs, austérité budgétaire, et libéralisation des marchés, qui n'ont pas été traduits avec succès par les gouvernements africains à concrétiser des stratégies dans l’agriculture et d’autres secteurs (Delgado 1997). Les programmes d'ajustement structurel dans la 2ème moitié des années 1980 et dans les années 1990 ont cherché à fournir une stratégie plus volontariste pour le développement de l'agriculture et l'amélioration de l'équité. Mises en œuvre après une période de forte tendance à long terme contre l'agriculture et d’accent sur les industries subventionnées par l'Etat, les réformes d'ajustement structurel ont été un changement bienvenu. Ces réformes ont diminué les dépenses des programmes et institutions inefficaces et coûteux soutenus par l’Etat. Ils ont également surmonté certains obstacles à la croissance de l'agriculture — des distorsions de prix de sortie à taxes d’expor tation sur les produits agricoles — et ont ainsi amélioré incitations de petits exploitants à la production. Au Kenya, par exemple, la libéralisation des marchés des engrais et du maïs et les réformes du taux de change en 1992 ont augmenté le nombre de détaillants dans les zones rurales d'engrais et de semences hybrides, et 8
 
ont aussi amélioré la disponibilité de ces intrants aux petits agriculteurs (Ariga et Jayne 2009). Dans d'autres cas, cependant, la correction des fautes du gouvernement dans le secteur agricole ont suscité de graves défaillances du marché. Le démantèlement des organismes para-étatiques et l'élimination des subventions aux intrants ont laissé les petits exploitants dans de nombreux pays africains un accès insuffisant aux intrants principaux et aux services, tels que crédit, engrais et semences, pour réaliser le potentiel de nouvelles mesures d'encouragement prévues. En Tanzanie, par exemple, la libéralisation des marchés d'intrants agricoles au début des années 1990 a abouti à un monopole des négociants privés dans les régions éloignées du pays et une diminution de la disponibilité d'intrants agricoles pour les agriculteurs commerçants (Meertens 2000).  Les réformes qui ont commencé dans les années 1980 et 1990 ont jeté les bases d'une croissance économique en Afrique en diminuant les biais du commerce contre l'agriculture et les interventions sur les marchés intérieurs et les prix (Badiane 2008). Ils ont aussi réussi dans la stabilisation macro-économique relative pendant plus de deux décennies. Cependant, en dépit de quelques similitudes avec les réformes en Chine, les réformes en Afrique n'a pas réussi à atteindre leur objectif principal de taux élevés de croissance et n'a guère contribué à réduire la pauvreté. Les résultats peu satisfaisants des programmes d'ajustement structurel peuvent être attribués à plusieurs facteurs comme l’exécution incomplète de « Stop-and-go», la mauvaise conception des composants de la politique, et des facteurs extérieurs défavorables (Heidhues et al. 2004). En revanche, les carences dans la conception des politiques et la qualité faible de la mise en oeuvre en Afrique peuvent être des facteurs de l'absence d'appropriation et du leadership de la réforme. En fait, de nombreuses réformes menées de l'extérieur ont rencontré la résistance des gouvernements nationaux.  Les gouvernements ont récemment adopté les actions prometteuses du développement détenu et dirigé par l’Afrique, qui reconnaissent le rôle important de l'agriculture pour la croissance économique. Comme un côté de New Partnership for Africa’s Development (NEPAD) adopté en 2001, les gouvernements africains se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour éradiquer la pauvreté, promouvoir la croissance et le développement durable, accroître l'intégration dans la mondialisation de l'économie du monde, et accélérer l'autonomisation des femmes. Comprehensive Africa Agriculture Development Program (CAADP) de NEPAD a fixé un objectif commun d’une croissance annuelle moyenne agricoles de 6% d'ici à 2015, a défini les principes pour la conception et l’exécution des politiques plus efficaces, et a apporté soutien aux efforts nationaux pour stimuler la croissance de l'agriculture à travers d’aide et de partenariat au développement. Dans leur Déclaration de Maputo de la sécurité de l'alimentation et de la nutrition en 2003, les gouvernements africains sont engagés à allouer 10 pour cent des budgets 9
 
publics nationaux au secteur agricole avant 2008. Cependant, malgré l'augmentation des dépenses sur l'agriculture, seule une poignée de pays ont atteint l'objectif de 10% (Fan, Omilola, et Lambert 2009). De nombreux pays africains sont confrontés aussi à de graves contraintes des ressources publiques, dans le domaine de la protection sociale. Les programmes de protection sociale en Afrique sont largement petits et mal ciblés. Les programmes de protection sociale à grande échelle mis en œuvre en Éthiopie et en Afrique du Sud, cependant, montrent que la protection sociale qui est efficacement mise à l'échelle est réalisable pour les pays africains (Adato et Hoddinott 2008).  À l'avenir, Il est important de garder à l'esprit que les pays africains ont différents potentiels de croissance agricole, mais la croissance agricole est essentielle pour la réduction de la pauvreté. Diao et al. 2006 divise les pays africains à faible revenu qui diffèrent dans leurs conditions initiales, tels que la géographie et les dotations en 2 catégories, les pays favorables à potentiel agricole (côtiers, sans littoral, et riche en minéraux), et les pays avec moins favorables potentiel agricole, où vivent seulement 10% de la population de l'Afrique. Prenant cinq pays comme des exemples de chacune de ces catégories, Diao et al. 2006 montre que la croissance économique poussée par l’agriculture contribue toujours plus à la réduction de la pauvreté que celle poussée par non-agriculture.   4.  Engagement de la Chine en Afrique  La Chine et l'Afrique sont en train de développer un nouveau partenariat, qui peut offrir de nouvelles opportunités pour le développement mutuel. La Chine n'est pas un nouvel acteur en Afrique, mais elle a augmenté considérablement son rôle en tant que partenaire économique et politique au cours des cinq dernières années. Lors du Sommet de Beijing de 2006 de Forum on China and Africa Cooperation (FOCAC), La Chine a confirmé son engagement à long terme à un «Nouveau type de partenariat stratégique» avec l'Afrique au 21e siècle, « caractérisé par l'égalité politique et la confiance mutuelle, coopération économique gagnant-gagnant » (FOCAC 2006). L’engagement accru de la Chine en Afrique, en termes de commerce, d'investissement, d'aide et d'échange de connaissances, notamment dans le domaine de l'agriculture, mérite une attention particulière.  Le commerce global entre la Chine et l'Afrique subsaharienne a connu une croissance beaucoup plus rapide que l'ensemble du commerce chinois pour les dix dernières années, dirigé par une demande croissante de la Chine pour les ressources naturelles, l'expansion du marché africain, et 10
 
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Source: UNCTAD 2009.   Malgré sa croissance récente, la part du commerce des produits alimentaires et des matières premières agricoles dans le commerce total entre la Chine et l'Afrique subsaharienne reste faible — environ 3% en 2008 à la fois des exportations et des importations (UNCTAD 2009). Les exportations de l'Afrique vers la Chine ont été jusqu'à présent principalement concentrée dans les produits primaires tels que le pétrole et le gaz naturel, et les minerais et les métaux, tandis que les importations de l'Afrique de la Chine sont principalement les textiles, les vêtements et les 11
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