Pôle Economie Agricole et Monde Rural

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Pôle Economie Agricole et Monde Rural

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Pôle EconomieAgricole et MondeRural
DIRECTION RÉGIONALE DE L'AGRICULTURE ET DE LA FORÊT D'AQUITAINE
Peu d’engouement aujourd'hui pour les cultures destinées au biocarburant en Aquitaine
Le nord marque le pas
Dès 1993, les agriculteurs ont eu la possibilité de mettre en place des cultures sur leur jachère à condition que ces dernières aient une vocation non-alimentaire : il s’agit du gel industriel. Des usines se sont construites alors essentiellement dans le nord de la France, là où un potentiel de production de cultures (colza notamment) pour la production de diester était avéré. La jachère industrielle n’a pas remporté un vif succès en Aquitaine puisqu’on y recense moins de 1% des surfaces. 2 300 hectares sont consacrés aux jachères industrielles dont les 3/4 sont semés en tournesol. Une nouvelle aide aux cultures énergétiques peu suivie en Aquitaine
La Commission Européenne, pour relancer le plan biocarburant, décide en septembre 2003, d’accorder une aide spécifique de 45€/ha aux exploitants qui mettent en place des cultures destinées à la production de biocarburants, d’énergie chimique et thermique. Ces cultures ne peuvent être localisées sur des parcelles en jachère.Un plafond de 1 500 000 ha a été institué et dépassé sur le plan national. Mais comme pour les jachères industrielles, c’est un échec en Aquitaine : seulement 0,5% des surfaces sont recensées en Aquitaine, soit 4 000 ha. Pour ces cultures énergétiques, près de 90% sont consacrés au colza. Une production bien timide localisée en Dordogne et dans le Lot-et-Garonne
Les départements périgourdin et lot-et-garonnais comptent pour plus de 92% dans la sole aquitaine des surfaces en culture énergétique et jachère industrielle. Les mesures en faveur de la production de telles cultures n’ont pas eu l’impact espéré puisque depuis 5 ans,ils demeurent seulement 500 à avoir opté pour ce type de production. Il est vrai que l’obligation d’obtenir un rendement minimal peut contraindre à renoncer à cette production.
Service Régional de l'Information Statistique etEconomique Courriel : contact.srise.draf-aquitaine@agriculture.gouv.fr Rédacteur : Sylvie LECOMTE
Des usines de Diester localisées au nord et en façade maritime
Nombre d'usines 3 21 Source : DRAF/SRISE, PROLÉA-MAP
Des cultures énergétiques dans la moitié nord de la France
Surface en jachère industrielle et cultures énergétiques par département
10 000 ha et plus 5 000à - 10 000 500à -5 000 moins de 500 ha sans cultures énergétiques
Source : DRAF/SRISE - Déclarations PAC 2006 - France entière
Dossier Irrigation Mars 2008
Et l’avenir, avec l'usine de Lacq…
Les cultures de colza et de tournesol industriel n’ont pas conquis les exploitant aquitains.
Qu’en sera-t-il des cinq prochaines années ?
Avec la construction du nouveau site de Bassens (pour la production de diester) et celui de Lacq (pour la synthèse d’éthanol à partir du maïs), quelle sera la stratégie des exploitants face à cette nouvelle opportunité ?
Les producteurs de Poitou-Charentes alimenteront probablement l’usine de Bassens au vu de la forte implantation de cette culture dans cette région.
Nonobstant la polémique relative à l’intérêt énergétique de transformer le maïs en éthanol, l’alimentation de l’usine de Lacq nécessite 50 000 hectares de maïs. L'usine de Lacq sera la seule usine de bio-éthanol dans le sud de la France.
L’ A q u i t a i n ee tM i d i - P y r é n é e ss o n tl e sd e u x régions pressenties pour alimenter l’usine. Avec la suppression de la jachère obligatoire en 2008, plus de 92 000 hectares seront libérés dans la seuleAquitaine mais vraisemblablement pas mobilisables. La culture
de maïs pour une production de bioéthanol n’entrerait donc pas en concurrence en terme de surface avec les autres cultures.
Mais l’impact de l’usine ne sera pas négligeable sur la ressource en eau. Une surface de 50 000 ha irrigués à hauteur de 150 mm représente une pression sur la 3 ressource en eau de 65 millions de m, soit 13% des prélèvements de 2006 ! Les Etats-Unis produisent déjà de l’éthanol à partir du sorgho. Cette alternative permettrait d’éviter une pression supplémentaire sur les bassins déficitaires et d’assurer un nouveau débouché au sorgho, culture qui présente d’indéniables atouts sur le plan environnemental.
Cette solution pourrait être envisagée avant que ne se ème développent les agrocarburants de 2génération. En effet ces derniers, produits à partir de la biomasse ligno-cellulosique d'origine agricole ou forestière ou issus de déchets agricoles ou industriels, sont promis à un bel avenir. Ils rassemblent divers atouts : productivité à l'hectare élevée, variété de l'origine des produits permettant une vaste couverture pédoclimatique et une moindre émission de gaz à effet de serre.
Des surfaces en gel industriel et en cultures énergétiques centrées actuellement sur le territoire périgourdin et lot-et-garonnais
Surface en gel industriel par canton
50ha et plus 25à -50 10 à -25 moins de 10 ha sans gel industriel
Service Régional de l'Information Statistique etEconomique Courriel : contact.srise.draf-aquitaine@agriculture.gouv.fr Rédacteur : Sylvie LECOMTE
Surface en cultures énergétiques (hors jachère) par canton
plus de 50 ha 25à -50 10 à -25 moins de 10 ha sans cultures énergétiques
Dossier Irrigation Mars 2008
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