Bilan provisoire de dix mois de crise du marché de la volaille en France - article ; n°1 ; vol.63, pg 3-15

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Économie rurale - Année 1965 - Volume 63 - Numéro 1 - Pages 3-15
After a prosperous period, broiler production has passed through several crises (1957, 1961 , 1963, 1964). The latest one was particulary serious. Wholesale prices were subject to important daily fluctuations and ojten stayed below production costs.
Some authors think that this crisis is durable and linked with the technical nature of this production which can expand easily. Others believe that the main factor is market structure and size of firms : the transmittal of market information to the breeders is not satisfactory ; leading firms do not cut down their production when market conditions become unfavorable. The lac\ of concentration leads to important, production and manufacturing costs, all the more as production areas are far from consumption areas. This is important for certain areas since, as a result of the Common Market regulations, subsidies to cover part of the transport costs for exported poultry were abolished.
Concentration has not been realized through « voluntary » agreements between firms, but large concerns with important financial reserves are obtaining control over firms with financial difficulties and thus concentration is developing.
Different solutions have been considered to obtain a better balance between supply and demand. Market information should be improved and should emphasize quality aspects.
A number of other steps to reduce input costs, to reinforce the countervailing power of the breeders and to stabilize supply are recommended.
Après avoir connu une période faste, la production de poulet de chair a subi plusieurs crises (1957- 1961-1963-1964). La dernière a été particulièrement grave. Les cours de gros ont été sujet à de très fortes fluctuations quotidiennes et se sont maintenus souvent en dessous des prix de revient.
Les causes de cette crise sont, pour les unes, permanentes, liées à la nature de cette production et, pour les autres, liées aux structures.
La transmission vers l'amont (éleveurs) des informations du marché n'est pas satisfaisante du fait du comportement asymétrique des centres dominants. Le manque de concentration entraîne des coûts de production-transformation trop importants, d'autant plus que les régions productrices (Ouest) sont éloignées des zones de consommation, ceci à un moment où par suite de l'entrée en vigueur du Marché Commun les aides à l'exportation sont supprimées.
Faute de s'être réalisée par des accords « volontaires » entre firmes, la concentration se fait malgré tout par assujettissement des firmes en difficultés à des complexes à fortes réserves financières.
Des solutions ont été cherchées pour remédier à ces déséquilibres de production.
Une meilleure information du marché devrait souligner la nécessité de soumettre la production à des contraintes plus strictes de qualité.
Un certain nombre d'autres mesures devraient permettre de diminuer les coûts de facteurs, de renforcer le pouvoir compensateur des éleveurs et de stabiliser l'offre.
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1965
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J.-B. Bonastre
Bilan provisoire de dix mois de crise du marché de la volaille en
France
In: Économie rurale. N°63, 1965. pp. 3-15.
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Bonastre J.-B. Bilan provisoire de dix mois de crise du marché de la volaille en France. In: Économie rurale. N°63, 1965. pp. 3-
15.
doi : 10.3406/ecoru.1965.1876
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecoru_0013-0559_1965_num_63_1_1876Abstract
After a prosperous period, broiler production has passed through several crises (1957, 1961 , 1963,
1964). The latest one was particulary serious. Wholesale prices were subject to important daily
fluctuations and ojten stayed below production costs.
Some authors think that this crisis is durable and linked with the technical nature of this production
which can expand easily. Others believe that the main factor is market structure and size of firms : the
transmittal of market information to the breeders is not satisfactory ; leading firms do not cut down their
production when market conditions become unfavorable. The lac\ of concentration leads to important, and manufacturing costs, all the more as production areas are far from consumption areas.
This is important for certain areas since, as a result of the Common Market regulations, subsidies to
cover part of the transport costs for exported poultry were abolished.
Concentration has not been realized through « voluntary » agreements between firms, but large
concerns with important financial reserves are obtaining control over firms with financial difficulties and
thus concentration is developing.
Different solutions have been considered to obtain a better balance between supply and demand.
Market information should be improved and should emphasize quality aspects.
A number of other steps to reduce input costs, to reinforce the countervailing power of the breeders and
to stabilize supply are recommended.
Résumé
Après avoir connu une période faste, la production de poulet de chair a subi plusieurs crises (1957-
1961-1963-1964). La dernière a été particulièrement grave. Les cours de gros ont été sujet à de très
fortes fluctuations quotidiennes et se sont maintenus souvent en dessous des prix de revient.
Les causes de cette crise sont, pour les unes, permanentes, liées à la nature de cette production et,
pour les autres, liées aux structures.
La transmission vers l'amont (éleveurs) des informations du marché n'est pas satisfaisante du fait du
comportement asymétrique des centres dominants. Le manque de concentration entraîne des coûts de
production-transformation trop importants, d'autant plus que les régions productrices (Ouest) sont
éloignées des zones de consommation, ceci à un moment où par suite de l'entrée en vigueur du
Marché Commun les aides à l'exportation sont supprimées.
Faute de s'être réalisée par des accords « volontaires » entre firmes, la concentration se fait malgré tout
par assujettissement des firmes en difficultés à des complexes à fortes réserves financières.
Des solutions ont été cherchées pour remédier à ces déséquilibres de production.
Une meilleure information du marché devrait souligner la nécessité de soumettre la production à des
contraintes plus strictes de qualité.
Un certain nombre d'autres mesures devraient permettre de diminuer les coûts de facteurs, de renforcer
le pouvoir compensateur des éleveurs et de stabiliser l'offre.L'ACTUAUTÉ ÉCONOMIQUE
BILAN PROVISOIRE DE DIX MOIS DE CRISE
DU MARCHÉ DE LA VOLAILLE EN FRANCE
Assistant par J.-B. stagiaire BONASTRE à l'I.N.R.A.
PROVISIONAL APPRAISAL OF THE TEN MONTHS' POULTRY CRISIS IN FRANCE
After a prosperous period, broiler production has passed through several crises (1957, 1961 , 1963,
1964). The latest one was particulary serious. Wholesale prices were subject to important daily fluctuations
and ojten stayed below production costs.
Some authors think that this crisis is durable and linked with the technical nature of this product
ion which can expand easily. Others believe that the main factor is market structure and size of firms :
the transmittal of market information to the breeders is not satisfactory ; leading firms do not cut down
their production when market conditions become unfavorable. The lac\ of concentration leads to import
ant, and manufacturing costs, all the more as production areas are far from consumption areas.
This is important for certain areas since, as a result of the Common Market regulations, subsidies to cover
part of the transport costs for exported poultry were abolished.
Concentration has not been realized through « voluntary » agreements between firms, but large
concerns with important financial reserves are obtaining control over firms with financial difficulties and
thus concentration is developing.
Different solutions have been considered to obtain a better balance between supply and demand.
Market information should be improved and should emphasize quality aspects.
A number of other steps to reduce input costs, to reinforce the countervailing power of the breeders
and to stabilize supply are recommended.
Après avoir connu une période faste, la production de poulet de chair a subi plusieurs crises (1957-
1961-1963-1964). La dernière a été particulièrement grave. Les cours de gros ont été sujet à de très fortes flu
ctuations quotidiennes et se sont maintenus souvent en dessous des prix de revient.
Les causes de cette crise sont, pour les unes, permanentes, liées à la nature de cette production et,
pour les autres, liées aux structures.
La transmission vers l'amont (éleveurs) des informations du marché n'est pas satisfaisante du fait du
comportement asymétrique des centres dominants. Le manque de concentration entraîne des coûts de produc
tion-transformation trop importants, d'autant plus que les régions productrices (Ouest) sont éloignées des
zones de consommation, ceci à un moment où par suite de l'entrée en vigueur du Marché Commun les aides
à l'exportation sont supprimées.
Faute de s'être réalisée par des accords « volontaires » entre firmes, la concentration se fait malgré
tout par assujettissement des firmes en difficultés à des complexes à fortes réserves financières.
Des solutions ont été cherchées pour remédier à ces déséquilibres de production.
Une meilleure information du marché devrait souligner la nécessité de soumettre la production à des
contraintes plus strictes de qualité.
Un certain nombre d'autres mesures devraient permettre de diminuer les coûts de facteurs, de ren
forcer le pouvoir compensateur des éleveurs et de stabiliser l'offre. La genèse d'une crise : le phénomène breton
1958. La production de poulet de chair connaît national et certainement l'un des plus dynamiques
une période de développement intense, c'est l'âge sur le plan commercial, doit faire face à de graves
d'or à tous les stades. Sauf durant la crise de juin- difficultés financières (3). Depuis cette date, la
juillet 1957 (1) due à l'expansion de systèmes de situation des producteurs de volaille s'est nettement
production sous contrat plus ou moins improvisés, détériorée. Le prix du poulet coté aux Halles cen
tous les opérateurs ont jusqu'alors réalisé des prof trales de Paris (première qualité) est descendu le
its pour le moins satisfaisants (2). 8 janvier à 2,10 F (4).
Entre 1958 et 1964, la croissance de la production Il est remonté et semble se maintenir depuis
de volaille en Bretagne fait de cette région la pre le mois de février aux environs de 3,50 F.
mière zone productrice de la C.E.E. (diffusion des Dans la suite de l'exposé, nous examinerons suctechniques modernes grâce au dynamisme de l'i cessivement les manifestations et les causes de la ndustrie des aliments composés, lutte contre le chô crise avant d'en présenter un bilan, enfin nous mage agricole caché). résumerons succinctement les principales mesures
Juillet 1964. L'abattoir « Le Meliner » (200.000 de redressement qui sont proposées.
poulets par semaine) , le plus important sur le plan
Les manifestations de la crise
L'évolution des prix de la volaille au stade de dont la demande est peu sensible aux variations de
gros est à la baisse depuis mai 1964, cette tendance prix. Dans ces conditions, un faible accroissement
s'est accentuée depuis septembre. En outre, le mou de l'offre mise sur le marché provoque un effondre
vement des prix de la volaille au stade de gros ment des prix. Les experts professionnels sont
subit des fluctuations de grande amplitude qui s'ex assez unanimes pour reconnaître que cet excès
pliquent par la faible transparence du marché des d'offre est actuellement de l'ordre de 5 % de la
Halles centrales de Paris. Or, ce dernier demeure production rationalisée.
l'indicateur de prix généralement utilisé lors des A partir du 20 février, le niveau des cotations
transactions, alors que les principaux offreurs de aux Halles centrales de Paris (1ère qualité) est
volailles conditionnées n'utilisent ce circuit que remonté au-dessus de 3,30 F, ce qui permet de
pour une fraction marginale de leur production penser que la phase aigùe de la crise a pris fin.
(aussi bien en quantité qu'en qualité) (5). Cette crise a accentué le processus de baisse
Par ailleurs, l'élasticité de la demande par rap régulière des prix de la volaille, engendré essentie
port aux prix (6) est faible (7) ; en effet, le poulet llement par les améliorations de productivité dues
est devenu un produit de consommation courante à l'industrialisation rapide de cette production.
S'agit-il d'une simple dépression temporaire
(1) Cf. J. Le Bihan. Thèse de Doctorat, Paris 1962. inhérente à un excédent de production mise sur le
(2) Les cours des Halles centrales de Paris pour la caté marché intérieur à la suite d'une régression des
gorie première qualité oscillent entre 4,50 F. et 5,50 F. exportations (8) ? le kilo.
En fait, l'ampleur et la durée de la crise sont (3) Alors que l'absorption par d'autres industriels semble
l'indice d'un déséquilibre profond et d'essence tout d'abord avoir été prévue, la préférence a été don
née à une solution coopérative sous l'égide d'U.N.L- structurelle. La crise a pris des dimensions telles
C.O.P.A. (Union régionale des Coopératives agricoles de que la plupart des opérateurs supputent leurs chan
Bretagne). ces de survie. La dimension économique de cette
(4) Moyenne janvier 1965 : 2,74 F. (Cours des Halles cen crise se double d'une dimension sociale et politrales de Paris — 1ère qualité).
tique. (5) D'où l'expression : marché des Halles centrales de Pa
ris = marché dépotoir de la volaille (Cf. Rapport du
sous-groupe avicole au IVème Plan).
(6) II s'agit de l'élasticité relative aux prix de gros actuels (8) Les restitutions qui étaient attribuées aux exportations
(3,20 F. à 3,70 F.). dans les autres pays du marché commun ont pris fin
(7) Contrairement au kilo d'entrecôte ou de saumon fumé. en août 1964.
— 4 — 1
'
I

I
n° /. Evolution des cours du poulet de chair (Ve qualité) de 1952 à 1964 Graphique
(cotations des Halles centrales de Paris)
Prix i
en Francs
Francs constants-base 1964
Francs courants
_LJ LJ L_l L I LJ L ' ' ' ' '
1952 1953 195A 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 ANNEES
Les cours de détail (agglomération parisienne) sont fortement amorties. (Ceci reflète la meilleure
présentent une tendance générale nettement dé- organisation de l'offre des détaillants) .
croissante depuis janvier 1964, mais les fluctuations
TABLEAU N° l . — Evolution des quantités de poulet échangées aux Halles centrales de Paris (en T)
Mois j F M A M j j A s o N D
— — — — — — 1963 2874 2720 3119 3821 3202 3395
3314 3006 3591 3062 2438 3262 1964 3134 3525 3453 3891 3388 3889
1965 3888 Graphique n° 2. — Evolution et des prix comparée de détail des (région prix de parisienne) gros (cours depuis des un Halles an centrales de Paris)
Prix
en francs
Prix de détail (Région Parisienne)
(source I.N.S.E.E.)
Cours des Malles
Poulet 1" qualité Moyenne mensuelle
(source I.N.S.E.E.)
Fev1964 Mors Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Janv 1965 MOIS n° 3. Evolution des prix de gros du poulet de chair (Ve qualité) Graphique
aux Halles centrales de Paris
Prix en F.
2 U L J L J L -L
MOIS N D J F M M A M J J
1964 1965
A ces cotations correspondent des niveaux de versement du courant commercial est d'autant plus
prix à la production sensiblement inférieurs aux grave que les efforts d'implantation sur le marché
coûts de revient (Cf. cotation bretonne) d'où des avaient été réels (11) et commençaient à porter
déficits d'exploitation dans la grande majorité des leurs fruits.
élevages industriels (9) . Parallèlement, on constate que les stocks se sont
Simultanément, du fait de la suppression des fortement accrus (12). Ils atteignaient en janvier
un niveau plus de trois fois et demi supérieur à restitutions intra-communautaires (cf. infra), les
exportations de volaille en Allemagne fédérale, qui celui de juillet.
représentaient environ 10 % de la production in
dustrialisée, décroissent rapidement (10). Ce ren-
(10) Précisons que plus de 30 % des exportations de volail
les en direction du marché allemand était le fait de
moins d'une demi-douzaine d'abattoirs localisés en
(9) Ces déséquilibres ont été atténués dans de nombreux .Bretagne.
cas par les dispositifs de sécurité prévus dans le cadre (11) Cette politique s'est traduite par un soutien financier des contrats. (Dans de nombreuses régions, Drôme, Al considérable du F.O.R.M.A. lier, Ain et certaines régions de Bretagne, ce sont les
(12) Enquête permanente du service central des enquêtes intégrateurs qui ont amorti, jusqu'à présent, ces baisses
et études statistiques (123 réponses). de prix). 1
i
i
1
1
1
i
n° 4. Evolution du rapport des quantités échangées aux Halles entre les mêmes mois Graphique
des deux dernières années
0 mois x- année t
O mois x année t-1
1,2
1,1
.1,06
1,05 1,04
10
|\
0,9
V 0,89
1 ^
Juillet Août Sept Oct Nov Dec Janv MOIS
TABLEAU N° 2. — Exportations françaises de volailles (en T).
1958 1959 I960 1961 1962 1963 1964 Années
14 980 11 866
RFA — 8 446 116 258 1 526 10 784 (*) 1 1 968 (•)
18 992 24 346
TOTAL 4519 8 391 15 350 17 188 (*) 131 3 945 20 359 (•)
Source : Statistiques des douanes. (*) dont quantités de poulet de chair exporté.
— 8 — TABLEAU N° 3. — Importations de volailles de l'Allemagne fédérale {en T.)
Provenance Avril Mai Juin Juillet Sept. Oct. Nov. Août Dec. Janv.
France :
Poulets 1 619 î 099 1 121 918 826 887 874 767 783
Volume total . . 1 822 1 318 1 398 1 078 1 111 1 063 1 153 1 076 1 037 788
Pays-Bas :
Poulets 4 066 3 700 4 352 3 766 6 265 5 848 4 397 4 720 4 603
Volume total . . 4 561 5 039 4 581 4 183 7 266 7 310 6 049 6 141 6 802
Total :
Poulets 9886 9 799 9 708 8 626 11 362 11 221 11 087 9 093 8 256
Volume total . . 13 638 13 832 12 811 11 241 14 691 16 566 19 600 21 622 15 687
TABLEAU N° 4. — Stocks de poulets abattus en France (poids mort en T.)
Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Dec. Janv.
529 509 412 465 532 488 780 904 1 277 Bretagne ....
721 615 624 688 827 966 1 466 1 906 2 375 Total
Source : S.C.E.E.S.
lioration des souches, efficience accrue de l'envCette situation est d'autant plus grave qu'une
partie des quantités stockées se trouve sous la fo ironnement) , le niveau reste supérieur à celui obte
rme de poulets effilés, impropres à la consommation nu par les producteurs néerlandais. La différence
dès que la durée du stockage dépasse quelques provient du coût des transports des céréales (la
Bretagne est éloignée des zones productrices) et jours (13).
des poulets de chair vers les de consommatBien que le coût du produit « rendu détaillant »
ion. ait fortement diminué en France depuis 1958
— TABLEAU N' 5 Comparaison des tarifs de transport routier (k.glvi f) en 196. 2 .
Rég. Lyon Marseille Rouen Sarrebruck Munich Nord Kôln Hambourg
— 14 18 5 13 19 14 Côtes du Nord
— — 11 14 18 14 18 16 Morbihan . . .
— — — — — 14 20 14 Finistère . . .
(13) En France une quinzaine d'abattoirs seulement dispo utilisateurs par suite d'une augmentation de l'eff
sent d'installation d'éviscération. icience des transports. Précisons que les coûts de trans
ports en Allemagne des poulets néerlandais est de (14) Enquête directe I.N.R.A. 1962. On peut penser que ces
l'ordre de 0,06 F. coûts se sont depuis, un peu modifiés à l'avantage des
q A ces deux handicaps de type géographique, il tage et du conditionnement des produits (15).
faut ajouter une efficience plus grande aux Pays- L'absence d'enquête exhaustive empêche de
Bas, tant dans le domaine de la production des connaître les coûts de production exacts. Voici
poussins, de la production et de la distribution des néanmoins quelques estimations effectuées à partir
aliments composés, que dans le domaine de de données monographiques :
Coût de production du poulet de chair (kg/vif)
Charges directes : Charges indirectes :
Poussin 0,53 Amortissements 0, 1 48
Frais financiers 0,022 Aliments 1 ,63
Travail 0,084 Chauffage 0,07 Entretien - réparations 0,02
Frais vétérinaires 0,022 Eau 0,005
Désinfection 0,011 Electricité 0,011
TOTAL 2,263 TOTAL 0,290
On peut donc évaluer le prix de revient du duction varie en fonction de la durée d'élevage de
kg/ vif à 2,53 F (17) ; toutefois, il ne s'agit que la bande, de l'indice de consommation, de la tech
d'une estimation moyenne, en effet, le coût de nicité de l'éleveur, des facteurs climatiques, de la
Prix i Graphique n° 5. — Evolution des prix payés aux producteurs bretons et néerlandais en F
2,75
2.50
2,25
(a) Prix payés aux producteurs bretons (source : Fédération bretonne
des expéditeurs de volailles).
(b) Prix payés aux néerlandais (source : Barneveld).
_L _L _L
janv. Fev. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Octo. Nov. Dec. Janv. MOIS
réalisée pour le compte de l'Union des Fabricants d'al
iments composés.
(15) Précisons que les marges bénéficiaires des fabricants (17) Certaines estimations font état d'un prix de revient d'aliments semblent en France nettement supérieures moyen de 2,25 F par kg/vif pour la production néerà celles des fabricants belges ou hollandais. landaise de poulet de chair (avec un total charges
directes égal à 2,05 F). (16) D'après une étude de MM. J.-M. Giraud et J. Noguès
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