Nous sommes indépendants! A quand l'indépendance?

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Il s'agit de mes réflexions quotidiennes sur la situation socio- politique actuelle du continent Africain. Un constat sur la léthargie, ou si l'on veut, le laxisme qui caractérise l'élite africaine et aussi les nouveaux patrons du continent. Quel bilan après cinquante ans des indépendances?

Publié le : lundi 6 février 2012
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Nous sommes indépendants ! A quand l’indépendance ?
(Réflexions quotidiennes)
Par
François Kanyinku KABUE
Dynadiv/ Université de Limoges
e-mail : salemfrancois2001@yahoo.com
Ils étaient nombreux, les hommes et les femmes qui rêvaient (ou rêvent encore) d’un monde,
que dis-je, d’une Afrique enfin libre et indépendante. Les discours revendiquant les libertés
individuelles ou collectives étaient prononcés, les campagnes de conscientisation de masses,
voire d’appels à la révolte étaient diligentées par tous les amoureux de cette
Afrique
- connue
comme étant «
Le Berceau de l’humanité
». Personne ne pouvait s’empêcher d’haranguer les
foules. C’était un style politique à la mode, ou si l’on veut, une rhétorique en vogue- NOUS
VOULONS NOTRE INDEPENDANCE ! RENDEZ-NOUS NOTRE LIBERTE ! Une
histoire vielle de cinquante ans déjà ! Aujourd’hui, malgré les célébrations pompeuses du
cinquantenaire des indépendances africaines, on se demande pour quel bilan ? Ou à qui cela
profite-t-il d’ailleurs ? Nous assistons malheureusement à une sorte de parade [qui ne dit pas
son nom], de ceux qui, à tout prix, veulent donner leur tête à couper tout simplement pour
diriger l’Afrique. Il s’agit de ces
politiciens de carrière
qui se nourrissent du rêve de conduire
les affaires
d’un continent devenu un mouroir institutionnalisé ; Un cirque où l’on
distingue à peine le jongleur du trapéziste.
On le sait, les années soixante marquent non seulement les grandes symphonies réclamant le
départ des maîtres colonisateurs hors du continent, mais aussi la farandole des indépendances.
A ce propos, on ne peut s’interdire ici d’évoquer les noms devenus mythiques, en
l’occurrence : Nkwame Krumah, Patrice Emery Lumumba, Jomo Kenyatta, Cheick Anta
Diop, Léopold Sédar Senghor, etc. Le nombre de ces personnages africains des indépendances
est pléthorique ; ces combattants de la liberté, même si aujourd’hui ils sont peu ou pas étudiés
comme il se doit dans les écoles et universités africaines, alors qu’en Europe et aux Etats-
Unis, Louis XIV, Charles De Gaulle, Léopold II, Winston Churchill, Abraham Lincoln,
[
même Hitler Adolph]
sont des noms qu’on devrait connaître pour être compté parmi les
hommes de culture.
L’Occident adule ses enfants alors que l’Afrique accule les siens et, au pire des cas, elle
les massacre
. Nul besoin de démontrer que bon nombre des dirigeants africains se soient
proclamés : « Guide de la Révolution », « Père de la Nation », « Le Héros National », « Le
Maréchal », « Le Souverain 1
er
», « Président à vie », etc. Ce qui explique le caractère factice
de leur héroïsme. Cet héroïsme (le leur) qui est prouvé par la gabegie, la surenchère et aussi
par les massacres des masses [des populations] qui sont opposées à leur pouvoir sans partage.
L’école Africaine qui est censée être le lieu où l’histoire africaine est décortiquée se voit
obligée à apprendre à ses enfants l’histoire venue d’ailleurs (de la France, des Etats-Unis, de
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