L'offre de pommes de terre en France de 1950 à 1973 ; - article ; n°1 ; vol.114, pg 27-39

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Économie rurale - Année 1976 - Volume 114 - Numéro 1 - Pages 27-39
Potato supplies in France 1950-1973 - In value, potatoes count for little in farming and food, but their price fluctuation and the fact that they are a basic commodity justify a more thorough economic analysis.
The present study attempts to provide an explanation for the variation in area of the different categories of potatoes - seed potatoes, new potatoes, potatoes for canning and for industrial starch production. The influence of the cost of input and of substitutes (maize, vegetables) and the relationship between the various categories of potatoes from the point of view of supply are analysed. The elasticity is small, as one might expect : it is greater in the long term for seed potatoes and starch production than for new and processed potatoes. The latter group presents a more speculative character than the former which shows a distinct tendancy to depend on production structures.
La pomme de terre occupe une faible part en valeur dans l'agriculture et l'alimentation, mais l'instabilité des prix de cette production, sa nature de denrée de base, justifient une analyse économique plus approfondie.
L'étude présente s'attache à préciser l'explication des variations de superficies des diverses catégories de pomme de terre : plant, primeur, conservation, féculière. L'effet des prix des facteurs et des substituts (maïs, légumes) sont analysés ainsi que les relations entre les catégories de pomme de terre du point de vue de l'offre. Les élasticités trouvées sont faibles comme on peut s'y attendre : elles sont plus élevées à long terme pour le plant et la féculière que pour la primeur et la conservation. Ce dernier groupe présente un caractère plus spéculatif que le premier qui semble nettement plus déterminé par les structures de production.
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1976
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Mr François Bonnieux
Louis-P. Mahe
J. P. Fouet
L'offre de pommes de terre en France de 1950 à 1973 ;
In: Économie rurale. N°114, 1976. pp. 27-39.
Abstract
Potato supplies in France 1950-1973 - In value, potatoes count for little in farming and food, but their price fluctuation and the fact
that they are a basic commodity justify a more thorough economic analysis.
The present study attempts to provide an explanation for the variation in area of the different categories of potatoes - seed
potatoes, new potatoes, potatoes for canning and for industrial starch production. The influence of the cost of input and of
substitutes (maize, vegetables) and the relationship between the various categories of potatoes from the point of view of supply
are analysed. The elasticity is small, as one might expect : it is greater in the long term for seed potatoes and starch production
than for new and processed potatoes. The latter group presents a more speculative character than the former which shows a
distinct tendancy to depend on production structures.
Résumé
La pomme de terre occupe une faible part en valeur dans l'agriculture et l'alimentation, mais l'instabilité des prix de cette
production, sa nature de denrée de base, justifient une analyse économique plus approfondie.
L'étude présente s'attache à préciser l'explication des variations de superficies des diverses catégories de pomme de terre :
plant, primeur, conservation, féculière. L'effet des prix des facteurs et des substituts (maïs, légumes) sont analysés ainsi que les
relations entre les catégories de pomme de terre du point de vue de l'offre. Les élasticités trouvées sont faibles comme on peut
s'y attendre : elles sont plus élevées à long terme pour le plant et la féculière que pour la primeur et la conservation. Ce dernier
groupe présente un caractère plus spéculatif que le premier qui semble nettement plus déterminé par les structures de
production.
Citer ce document / Cite this document :
Bonnieux François, Mahe Louis-P., Fouet J. P. L'offre de pommes de terre en France de 1950 à 1973 ;. In: Économie rurale.
N°114, 1976. pp. 27-39.
doi : 10.3406/ecoru.1976.2431
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecoru_0013-0559_1976_num_114_1_2431où en est la pomme de terre ?
L'OFFRE DE POMMES DE TERRE EN FRANCE DE 1950 à 1973
par F. BONNIEUX, L.P. MAHE, J.P. FOUET
INRA Rennes
La pomme de terre occupe une faible part en valeur dans l'agriculture et l'alimentation, mais l'instabilité des prix de cette
production, sa nature de denrée de base, justifient une analyse économique plus approfondie.
L'étude présente s'attache à préciser l'explication des variations de superficies des diverses catégories de pomme de terre :
plant, primeur, conservation, féculière. L'effet des prix des facteurs et des substituts (maïs, légumes) sont analysés ainsi que les
relations entre les catégories de pomme de terre du point de vue de l'offre. Les élasticités trouvées sont faibles comme on peut s'y
attendre : elles sont plus élevées à long terme pour le plant et la féculière que pour la primeur et la conservation. Ce dernier groupe
présente un caractère plus spéculatif que le premier qui semble nettement plus déterminé par les structures de production.
POTATO SUPPLIES IN FRANCE 1950-1973
In value, potatoes count for little in farming and food, but their price fluctuation and the fact that they are a basic commodity justify
a more thorough economic analysis.
The present study attempts to provide an explanation for the variation in area of the different categories of potatoes seed
potatoes, new potatoes, potatoes for canning and for industrial starch production. The influence of the cost of input and of substitutes
(maize, vegetables) and the relationship between the various categories of potatoes from the point of view of supply are analysed. The
elasticity is small, as one might expect : it is greater in the long term for seed and starch production than for new and processed
potatoes. The latter group presents a more speculative character than the former which shows a distinct tendancy to depend on production
structures.
La pomme de terre occupe certes une place relat d'une composante des fluctuations de prix : les variations
ivement modeste dans la valeur de la production agricole de superficies plantées. C'est sur cette composante qu'une
et de la consommation alimentaire. Cependant son carac action régulatrice préventive peut être menée. Les flu
tère d'aliment de base lui donne une importance plus ctuations de rendement, largement dues aux facteurs bio
grande que son prix ne laisse supposer. C'est pourquoi climatiques ne se prêtent guère qu'à une régulation curat
l'instabilité du prix de cette denrée qui provient tant de ive, par action sur les stocks ou le commerce extérieur.
l'inélasticité de la demande que des fluctuations de l'offre,
est ressentie par les producteurs et les consommateurs
comme un inconvénient majeur. Conscients de ce pro 1. La pomme de terre dans l'agriculture française, une pro
blème, les Pouvoirs Publics n'hésitent pas à recourir à la duction non négligeable
taxation des prix quand les cours s'envolent, bien que la
part du budget des ménages consacrée à cette denrée soit En 1972 la part de la pomme de terre dans la pro
minime. De même, les producteurs et négociants cher duction agricole finale est de 1,6%. En dépit de varia
chent à mettre en place une organisation capable de tions annuelles largement dues à la variabilité des prix(l),
mieux étudier les problèmes de cette production afin d'en
limiter les variations de prix.
Sur la base des données existantes dont la carence en 1. Pour la période de 1964-1973, le coefficient de corrélation
quantité et qualité est connue, nous abordons ici l'étude entre la valeur de la production et les prix est de 0,85.
27 '
i
importance relative a peu varié depuis 1960 (2,3 % au profit du Nord dont les structures agricoles sont plus cette
en 1962 ; 1,8 % en 1963). Cette production étant fort favorables à la mécanisation et où le taux d'utilisation de
plants sélectionnés est plus élevé qu'en Bretagne (en 1966, ement localisée, son importance relative est évidemment
plus forte dans certaines régions telles que la Bretagne 74 % des semences pour la conservation sont des plants
(2,7 %), le Nord (4 %). Elle atteint même 6 % dans le certifiés dans le Nord, seulement 13 % en Breta
département de la Somme. gne [16] (3). Ce même phénomène concerne la primeur
pour laquelle la part de la Bretagne (24 % en 1960) et de
La pomme de terre représente à elle seule plus du quart la Provence (10 %) n'augmentent pas, tandis que les des légumes en valeur et son importance est comparable à superficies progressent dans le Nord et la région Rhône-
celle des betteraves industrielles (1,6 milliard de francs Alpes. contre 1,9 en 1973). Du point de vue surface, elle couvre
L'implantation de la féculière, produite essentiellement 1 % de la SAU (en 1970). Mais elle concerne un nombre
en Picardie (52%) et Champagne (16%) est liée aux considérable d'exploitations agricoles (56 % en 1970), ce
qui contraste nettement avec les autres cultures indust structures de production et à la présence d'industries de
rielles (betteraves ou oléagineux) d'importance compar transformation.
able qui sont beaucoup plus concentrées (3 à 4 % des La régression de la conservation s'est faite de façon exploitations). quasi-identique dans les régions traditionnelles de pro
Toutefois, à l'intérieur des deux groupes d'exploita duction (Bretagne, Pays de Loire, Nord, Midi-Pyrénées,
tions cultivant la pomme de terre ou les betteraves su- Rhône-Alpes). La substitution des céréales aux pommes
de terre dans l'alimentation des porcs dont la réparcrières, la concentration ne diffère guère. Elle est même
tition géographique était très liée à la pomme de terre plus forte pour la pomme de terre (fig. 1) dans le haut de
l'échelle des surfaces plantées (2 % des exploitations s'est produite semble-t-il à la même allure dans les
diverses régions. La consommation humaine explique détiennent 30 % des surfaces en pomme de terre contre
d'autre part une répartition plus uniforme de cette caté20 % pour la betterave).
gorie sur l'ensemble du territoire. Les différences régionales de structures agricoles se
retrouvent encore pour la pomme de terre (2) : la concent
ration de la production est nettement plus accentuée Evolution de la production et de la consommation dans le Nord et surtout en Picardie qu'en Bretagne
(fig. 2). De plus, alors que cette culture concerne
La consommation de pomme de terre et encore plus la 112.000 exploitations (pour 39.000 ha) dans la dernière
demande sont mal connues. Sans doute peut-on attendre région, elle ne touche que 22.000 exploitations dans le
en bonne logique économique que cette denrée de base Nord et 10.000 en Picardie (pour 28.000 ha).
soit un bien inférieur à élasticité négative et dont la
consommation décroîtrait avec le revenu. Les résultats
neuat ». ointtmcit tuittÂtti ti cmcmtiutio» empiriques, obscurcis par l'absence de distinction entre neum i. te cmctmunoii tt tinitmii WHl tucmintt courut! ti oit tt cumins muni II u cuiTutt m roumt ti ttun
pommes de terre nouvelles et de conservation, sont
cependant loin d'être concordants sur ce point. Les pr
imeurs sont, en effet, considérées comme un bien supé
rieur dont la consommation croît avec le revenu. Là
encore les résultats quantitatifs manquent.
Les bilans alimentaires donnent une estimation de l'ut
ilisation globale de la pomme de terre de conservation
(tableau 1) en divers emplois (semences, consommation
humaine et animales, pertes...). De 1960 à 1970, l'util
isation par les animaux aurait diminué de plus de moitié. ..min f.ifl.itMim Mais elle resterait encore importante en 1970. Il est
«m. it» ait i. vraisemblable que la tendance s'est poursuivie sinon accéf IU1 1 m îàn. ''lit*.'**!. ,mt. ItJJ.f m H/ptim.M lérée depuis lors, sans que l'on puisse être plus affirmatif,
par manque de données. Selon cette source, la consom
mation humaine aurait baissé mais très faiblement au
cours de la même période (5,2 à 4,8 millions de tonnes). Répartition géographique
La consommation par tête aurait donc diminué bien
La localisation des diverses catégories de pomme de davantage (la population a crû de 10 % de 1960 à 1968).
terre est très marquée, surtout pour le plant et la fécul
ière, comme l'indique la figure 3. Le est cultivé
essentiellement en Bretagne (64 % des surfaces en 1969) et
dans le Nord (12 %). Les conditions naturelles semblent 2. De conservation (R.G.A. de 1970). céder la place aux causes socio-économiques comme fac 3. Les nombres entre crochets renvoient à la bibliographie
teurs de localisation. L'importance de la Bretagne régresse en fin d'article.
28 .
3. Répartition des superficies de pomme de terre en 1969 (*) Figure
Plant - Primeur
fce^.
o o H- éa& y§WJ
OysaiTACNi s&j^vvvsR V JCHJUIMMm «Owwxx£xi3^jfc*5< . ^v^-( "V S J*>*4-' p£J?,«f....io«i J
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y
Conservation Féculière
(*) En % de la superficie totale française en Pdt de la catégorie
[ 0 à 1.% £23 10 à 20 % |
PT7-! 2 â 5 % E3 20 à 40 %
5 à 10 % H > â 40 %
variation de 1960 à 1969 (% en 1969 moins % 1960)
O Source : Annuaire de statistique agricole. ,
Tableau 1. Evolution de l'utilisation de la pomme de terre de Les résultats publiés par le CREDOC [13] sont en
conservation contradiction avec les précédents (cf. tableau 2). Ils pro
viennent des données de la comptabilité nationale et Campagnes Alimentation Alimentation concernent tant la consommation à domicile qu'à l'exté(2) animale h xlOO rieur. La consommation totale aurait augmenté de 1959 à 106 qx. (1) qx.(2) (D+(2) 10 1968 (20 % pour la primeur, 30 % pour la conservation).
1961-1962 41.6 52.5 55.8 La consommation par tête aurait également augmenté ;
1962-1963 36.5 52.4 58.9 seule l'autoconsommation est en déclin notable. Il faut 1963-1964 44.5 51.7 53.7 noter toutefois que la tendance semble se retourner à 1964-1965 35.1 50.9 59.2 partir du milieu de la décennie. Le taux d'accroissement 1965-1966 32.7 48.5 59.7
annuel devient alors nul ou négatif. 1966-1967 31.1 49.1 61.2
48.7 61.2 1967-1968 30.9
1968-1969 26.4 49.0 64.9
1969-1970 18.5 48.1 72.2
Source : Annuaires de Statistique Agricole.
Tableau 2. Evolution de la consommation de pomme de terre (volume)
(base 100 en 1959)
1959 60 61 62 63 64 65 66 67 68 Taux d'accrois-
- sèment annuel
1959-68 1964-68
Primeur
indice consommation totale 100.0 107.7 121.0 123.2 129.5 118.8 114.8 120.7 122.1 119.2 +0,03 0,2
Conservation
indice totale 100.0 104.5 107.6 110.3 120.4 137.2 129.8 130.1 132.4 129.2 +2,1 1,8
Autoconsommation _
indice consommation totale 100.0 98.5 97.0 95.5 94.0 92.8 91.9 90.4 89.2 88.0 2,6 2,2
Population
moyenne indice 100.0 101.1 102.2 104.3 106.5 107.6 108.7 109.6 110.5 111.4
Source Revue Consommation Annales du CREDOC, n° 2 et 3, 1970, avril-septembre, p. 91.
Une projection de la consommation des ménages de Des prix particulièrement instables
1965 à 1975 [5] pour l'ensemble conservation primeur
retient l'hypothèse d'une diminution de la consommation Le secteur fruits et légumes est connu pour l'instabilité
totale (domicile + extérieur) de 100 kg à 95 kg par tête. des prix qui est largement due à des effets d'offre très
Du fait de la croissance démographique la sensible aux conditions climatiques. La pomme de terre,
globale des pommes de terre (à domicile) progresserait de tant de primeur que de conservation, en constitue un bon
5 % en volume [5, p. 16] de 1965 à 1975. exemple. Les prix de campagne peuvent doubler et au-
delà, d'une année à l'autre (fig. 4). Les variations sont Les études de budgets ont fourni des estimés de l'élas
encore plus fortes si l'on tient compte de l'évolution des ticité revenu de la pomme de terre [10 p. 13]. Pour
prix en cours d'année [19]. A l'exception de la féculière l'ensemble de la population elle est quasi nulle mais reste
dont la fixation des prix dépend moins du marché de la positive, et montre une tendance à diminuer (0,25 en
pomme de terre que de celui de la fécule les variations de 1956, 0,06 en 1965). Pour les diverses catégories de popul
prix sont nettement parallèles. On peut faire l'hypothèse ation, l'enquête budget de 1963 [10] donne une élasticité
que c'est la demande qui aligne les variations de prix positive pour les inactifs (0,03) négative pour les autres
primeur et conservation, étant donné leur substituabilité salariés et entrepreneurs individuels et de nouveau posi
durant la période de chevauchement des consommations. tive pour les cadres salariés (0,02). L'agrégation primeur
Pour le plant, c'est évidemment son caractère de facteur conservation brouille semble-t-il les cartes, car les cadres
de production de produit instable sur un marché concurrmoyens et supérieurs consomment moins de pomme de
entiel qui explique les variations de prix qui restent terre que la moyenne nationale [5, p. 21], Au total, une
considérables en dépit d'une organisation poussée de la meilleure connaissance de la demande s'avère donc néces
production et de la commercialisation. saire et passe par l'établissement de séries homogènes
distinguant la conservation et la primeur. Elles permett La tendance des prix est peu marquée. La figure 4
raient en outre d'avoir une estimation de l'effet des prix indique une très faible tendance à la baisse des prix en
sur la consommation : élément essentiel pour analyser francs constants depuis 1959. Dans le long terme, les prix
l'instabilité de ceux-ci. auraient peu varié en Francs constants depuis le début du
30 .
FIGURE IV. EVOIUTION DES PRIX A L* PRODUCTION DIS DIFFERENTES CATEGORIES siècle (4). Pourtant les rendements ont augmenté considéDE POMME DE TERRE rablement depuis 1950 (fig. 5), sauf pour le plant ce qui
est dû aux exigences techniques qui lui sont imposées. La
chute très forte des surfaces (fig. 9) a compensé la hausse
des rendements pour assurer une production de primeurs
du même ordre de grandeur qu'il y a 20 ans (fig. 6). Pour
la conservation, la chute des besoins en alimentation
animale essentiellement explique la régression considér
able, tant de la production (fig. 7) que des surfaces
plantées (fig. 10).
noun vi. tvoiuTio» ou amiTiTis ncoirns bis oirntitris arieomis tt pomm oc ntu
/Ai \ « (
.t W90 59
mrcl . ÂM.t/rtt é, ttëtlttlfl Afritth. (I) dit litis ptr f indict it It PIB. but 100 in 1350. HliwItêlM pmitwnt ti§»rm,.têwi. S.C.t.t.t. t pvtlt t§ 1170. tourct m Amiitirtt Stttistiaut Agricolt jutqu't» 1963.
Eltlt VI. S.C.E.E.S. i ptrtit it 1970. La régression du plant tant en quantité qu'en surface
est la conséquence de la régression des surfaces des autre
catégories, résultat autant du progrès technique que de
l'évolution de la demande. Plus récemment, la concur
USURE V. EVOLUTION DES RENDEMENTS DES DIFFERENTES CATEGORIES DE POMME DE TERRE rence extérieure a sans doute contribué à la régression des
surfaces consacrées à la production des semences.
Commerce extérieur
Le commerce extérieur joue un rôle important dans la
formation des prix de la pomme de terre, tout part
iculièrement pour la primeur qui oriente les prix en début
de campagne. Le solde commercial est largement négatif
pour la primeur ; les importations proviennent surtout
d'Afrique du Nord et d'Espagne. Les exportations vont
surtout vers l'Allemagne qui est également le principal
client pour la conservation dont la balance française est
nettement excédentaire. Le solde du commerce extérieur
de plant était positif de 1965 à 1972, année où il est
redevenu négatif, la concurrence hollandaise se faisant
très vive dans la zone franc, débouché traditionnel de la
France.
La production de pomme de terre a connu des chan
gements importants depuis 20 ans. Progression rapide des
rendements, régression de l'alimentation animale et chute
presque brutale des superficies depuis 10 ans. L'instabilité
des prix demeure. Elle existe d'ailleurs dans tous les pays.
L'expérience du Potato Marketing Board Anglais montre
que les mesures de stabilisation sont difficiles à mettre en
uvre [8]. Une bonne connaissance de l'offre et de ses
déterminants est de toutes façons un préalable à une
organisation de la production et de la commercialisation.
1950
ttnrtt Amttirtt Stttittitit Aftictlt
. Risillttl prtuttint Mptrltmtttttt (S.C.E.E.S./ é ptr tir Pt W0- 4. D'après une série élaborée par M. Brown depuis 1914.
31 ¦
.
duit décalé d'une part, puis d'un indice agrégé de prix des FlSURE VII. EVOIUTION DU SOLDI DU COMMERCE IXTIRIIU» DE U FRANCE POUR OlFFIRlNTlt CATtOOPItt facteurs décalés d'autre part. Les résultats (tableau 3) OE POMME 01 TERRE
suggèrent l'existence d'un effet positif des prix du produit
et négatif pour les facteurs. Ces effets semblent toutefois
relativement modestes sauf peut-être pour la primeur, ce
qui confirme le caractère largement exogène des rende
ments dans les fluctuations des quantités produites.
Tableau 3. Coefficients de corrélation partielle entre rendement
et prix décalés d'un an des produits et des facteurs
Rendement Rendement
prix du produit prix des facteurs
Plant 0,00 0,35
Primeur + 0,40 0,70 turret. StttitUpttt et Ctmmtret lutirrtar
Exptrtttitm Imptrtttim Conservation + 0,37 0,48 Ointtitt Simrtlt Vn Otttttt, dirliitt Pn uttlttipmt tt é, I'ltftrmttift. Féculière + 0,24 0,20
En plus des effets des prix sur les décisions prises lors
2. CAUSES DES FLUCTUATIONS ET FONCTIONS de la plantation, susceptibles d'affecter les rendements, il
D'OFFRE existe une possibilité d'effet des prix de la même cam
pagne. En effet, certaines interventions sont possibles en
Les fortes fluctuations des quantités de pomme de terre cours de croissance (fertilisation d'appoint, traitements).
produites sont évidemment dues à la fois aux variations Et surtout pour les primeurs, la date d'arrachage dépend
des rendements et des superficies. La fonction d'offre se de l'évolution des prix en début de campagne, eux mêmes
décompose donc en deux éléments distincts : une fonc fonction des importations. Ce phénomène est d'autant
tion expliquant les variations des rendements et une plus important que l'arrachage a lieu au moment où la
fonction concernant les "superficies. Pour l'essentiel, les croissance des rendements est la plus forte.
variations de rendement sont imputables à des facteurs La relation rendement-prix est encore compliquée par bioclimatiques, alors que la décision de planter est de l'effet des rendements eux-mêmes sur les prix. Pour un
nature économique et dépend de la conjoncture de prix niveau de prix donnés, les variations climatiques affectent
les rendements, donc les quantités livrées, et par suite les
prix, la demande intérieure étant relativement stable par Les rendements rapport à l'offre. Il n'est possible de séparer l'effet instan
tané des prix sur les rendements que dans un modèle plus L'évolution des rendements se caractérise par une ten
large incluant la demande et le commerce extérieur. Pour dance croissante liée au progrès technique et par des
l'instant, nous étudierons plus précisément la composante fortes fluctuations autour de cette tendance qui sont dues
superficie de l'offre de pomme de terre. aux conditions climatiques et dans une certaine mesure à
la conjoncture du prix du produit et des facteurs. On peut
penser, en effet, que selon le niveau des prix de la précé Décisions de production et délai d'adaptation
dente campagne, les producteurs peuvent modifier lég
Comme les autres productions, la pomme de terre èrement les rendements par des applications variables
nécessite un délai de production qui implique des antid'engrais ou de produits phytosanitaires. De même la
cipations de prix faites par les agriculteurs au moment récolte pourrait se faire avec plus ou moins de soin selon
des décisions de mise en culture. On peut formuler un tel le niveau des prix. Me. Corckle et Mundlak (1956) ont
modèle, dans la ligne de Nerlove (1958). Un point de vue testé cette hypothèse sur les primeurs tardives de Cali
légèrement différent consiste à penser que les producteurs fornie, en prenant le prix décalé comme prix anticipé à la
réagissent aux prix observés (ceux de la précédente camrécolte. Aucune action significative des prix sur les ren
pagne pour la pomme de terre) mais avec une certaine dements n'a pu être mise en évidence. HEE (1958) au
prudence ou progressivement à cause des difficultés de contraire, a trouvé un effet positif des prix décalés sur les
changement de la combinaison productive de leur exploirendements, mais aucun effet du prix des facteurs de pro
tation. duction. L'effet nul du prix des engrais et produits de
traitement est expliqué par l'idée que l'utilisation de ces On peut formuler ainsi cette hypothèse : les product
facteurs est maintenue au moins au niveau de l'année pré eurs considèrent une production intentionnelle S* qui
cédente même si leur coût augmente.
Dans cette ligne d'interprétation, nous avons calculé 5. Une fois éliminées les tendances qui sont opposées pour pour la période 1951-1973 en France les coefficients de les prix et les rendements et qui tendent à rendre négative la
corrélation partielle (5) entre rendements et prix du pro- corrélation simple entre ces variables.
32 1
|
à ce qu'ils souhaiteraient produire aux n Les prix des productions substituables ont un effet correspond
iveaux des prix du produit (Pt), des facteurs (Ft), des acti négatif sur l'évolution des superficies. Pour les différentes
vités substituables (Zt), observés lors de la précédente catégories de pommes de terre, nous faisons figurer les
campagne qui sont la seule information disponible au substitutions possibles dans le tableau 4.
moment des plantations. La fonction d'offre à long terme
(LT) peut s'écrire :
Tableau 4. Les substituts des différentes catégories de pomme
S* = a + pPt-i + yFt-i + SZt_! + ut ; où ut est un de terre 1,
terme aléatoire, dont la présence est justifiée, entre
autres, par le fait que toutes les variables économiques Substituts Plant Maïs
Produits meur ser lière grain mes susceptibles d'agir sur les décisions ne peuvent matériel
vation plein lement figurer dans ce modèle.
champ Toutefois en raison des délais d'ajustement liés à l'alt
ération de la combinaison productive (acquisition de matér Plant 1 e 1 e 1 e
Primeur e 1 0 0 0 1 iel nouveau ou plus puissant, contraintes de rotation,
Conservation 1 e 1 1 1 3 etc.) l'agriculteur ne réalise qu'une fraction de la varia
Féculière e 0 1 1 1 0 tion intentionnelle de surface plantée au cours de la
première campagne :
Le 1 indique les substitutions qui apparaissent comme pro
2. St St-i = b(S* St-i), 0 < b < 1 bables, le 0 d'autres qui sont improbables, enfin s les substi
tutions techniquement possibles mais rares. où St représente la superficie réellement plantée l'année
On estimera les paramètres de l'équation d'offre (1) par Le prix des facteurs de production peut influencer la
l'équation (3) où ne figurent que des variables observées : décision de planter par un effet négatif sur les superficies.
Nous avons essayé de faire une analyse fine en consi3. St = (1 b)St-t + ba + bpPw + byFt-, dérant les différents inputs (matériel, énergie, engrais,
+ b8Zt-i + but produits de traitement, semence). Toutefois la colinéarité
L'équation 3 nous permet donc de connaître le coeffi des différents prix interdit le plus souvent de faire une
cient d'ajustement b et par suite de faire la distinction estimation précise et nous a contraints à recourir à des
entre l'effet (court terme) d'un prix de la campagne précé indices agrégés. Ils ont été obtenus en pondérant le prix
dente sur les superficies de l'année (ex. b(3 < (3 ) (pour le des facteurs par leur part dans le coût total de production
prix du produit), et l'effet à long terme de ce même prix pour chaque catégorie de pomme de terre.
qui correspond à l'offre à long terme (ex. : (3). Seule une
Superficies décalées, prix du produit et des substituts, fraction | b[3 | de la variation de superficie envisagée a lieu rendements et prix des facteurs de production sont les l'année suivante. Le coefficient à long terme (3 mesure principales variables explicatives. Elles n'épuisent pas l'effet total d'une variation du prix d'un produit ou d'un
cependant l'ensemble des facteurs qui influencent l'évofacteur sur la production future et par suite l'effet pré lution des superficies. Aussi est-il nécessaire d'introduire visible d'une mesure de soutien des prix. Une production une tendance pour prendre en compte les effets de variade type structurel, fortement influencée par les structures
bles trop difficiles à mesurer pour être introduites explde production, correspondrait donc à un coefficient b icitement dans le modèle. Il s'agit d'une représentation assez faible, alors qu'à des productions plus sensibles aux plus que d'une explication des mouvements bruts de la prix, plus « spéculatives », serait associé un coefficient b
fonction d'offre imputables soit au progrès technique, soit voisin de 1, l'adaptation aux nouveaux rapports de prix à une baisse de la demande non prise en compte par les se faisant instantanément. prix, telle que l'alimentation animale.
Ingersent (1969) et Réveil (1974) introduisent aussi un Les variables de la fonction de superficie
indicateur climatique (hauteur des chutes de pluie l'a
Certains auteurs font dépendre la fonction d'offre des utomne précédent comme variable explicative. La justif
revenus escomptés. Une manière d'en tenir compte cons ication théorique est que sur un sol lourd, des chutes de
iste à introduire les revenus antérieurs. Ainsi Mundlak et pluie abondantes ont un effet négatif sur les superficies
Mac Corkle (1956), Réveil (1974) introduisent-ils simulta plantées dans la mesure où les agriculteurs craignent des
nément revenu brut par unité de surface et prix décalés conditions de récolte difficiles. Un tel mécanisme paraît
d'une période comme variables explicatives. Il nous improbable en France sinon localement, aussi n'avons-
paraît cependant préférable de décomposer l'effet revenu nous pas retenu de variable de cette nature.
en un effet prix et un effet rendement en introduisant les
valeurs décalées de ces deux variables. On obtient ainsi
deux élasticités distinctes plutôt qu'une élasticité des 6. Si les élasticités par rapport au prix (P) et aux rendements superficies par rapport au revenu, qui est difficile à inter (Q) sont de même valeur, alors le revenu (R) apparaît bien préter dans la mesure où l'on ne sait pas à quelle compos comme la variable de décision plutôt que le prix : d log R =
ante du revenu l'imputer (6). d log Q + d log P.
33 .
Offre de pomme de terre et degré d'agrégation plète de la formation des prix, étant donné les variations
au cours de campagne , nécessiterait des données de La discussion précédente a permis de souligner certains périodicité plus courte sur les prix, les stocks, les dates traits communs à l'offre des diverses catégories de pommes d'arrachage... de terre mais elle a fait apparaître aussi des différences, en
particulier concernant les productions substituables. Cons
idérer les superficies agrégées toutes catégories con 3. RESULTATS (7) fondues serait dans ces conditions une approximation
grossière, permettant tout au plus d'estimer la fonction de Pour chaque catégorie de pommes de terre nous présuperficie de la pomme de terre de conservation, étant sentons une équation ajustée par la méthode des moinddonné le poids relatif de cette catégorie dans l'ensemble de res carrés et les éléments d'interprétation économique la production de pommes de terre. que l'on peut tirer de l'analyse statistique.
Les différences de conditions de production et de comm
ercialisation en particulier, conduisent à distinguer au Plant de pomme de terre moins quatre catégories de pommes de terre : plant, pr
imeur, conservation, féculière. Le plant et la pomme de Pour la France entière et pour la Bretagne nous
terre féculière sont fortement localisés. On peut estimer à obtenons des résultats comparables :
priori qu'il s'agit de productions à caractère structurel, France entière : surtout le plant soumis à une réglementation technique
stricte. Au contraire, la primeur semble être une activité Stt = 9,57 + 0,51 Slt-i + 0,43 Plt-! 0,04 INPt + 0,30 T
de nature plus spéculative, dont les prix sont très (9,6) (2,1) (2,0) (2,0) (1,4)
variables même en cours de campagne. La pomme de DW = 1,8 R2 = 79 % terre de conservation soulève une question délicate. Elle
Bretagne : est à la fois bien de consommation et facteur de pro
duction puisque destinée à la consommation animale. Il Slt = 5,55 + 0,55 Slt-i + 0,34 Plt-! 0,03 INPt + 0,20 T serait donc souhaitable de désagréger les superficies selon (0,8) (2,3) (1,9) (1,8) leur utilisation. Les bilans alimentaires fournissent en
DW = 2,3 R2 = 80 % principe une base qui le permet. Toutefois, il n'a pas
encore été possible de construire une série suffisamment Pour la France, les coefficients de réponse aux prix sont longue, pour une étude statistique séparée. L'idéal serait différents de zéro à un seuil de probabilité de l'ordre de de disposer de statistiques par variétés et de mieux con 0,95 ; pour la Bretagne, le degré de confiance est plus naître production, stocks et utilisation finale. faible mais supérieur à 0,90. Les valeurs globales des
ajustements mesurées par le R2 sont identiques et on peut Le problème d'agrégation spatiale est plus facile à
admettre que les résidus ne sont pas autocorrelés, le résoudre. Pour le plant et la primeur, nous estimons la
modèle est donc relativement bien spécifié. Sur la figure 8 fonction de superficie à la fois pour la France et la
nous avons représenté l'évolution des superficies et leurs Bretagne. En effet, la Bretagne représente plus de 60 % de
la production de plant, qui est cultivé sur de plus faibles valeurs ajustées.
superficies que dans le Nord. Pour la primeur, la Bre Ces deux modèles confirment l'hypothèse que le plant
tagne joue aussi un rôle prédominant, et on n'y cultive est une activité structurelle avec des coefficients d'aju
que des variétés hâtives ce qui permet, d'une certaine stement de 0,49 pour la France et 0,45 pour la Bretagne,
manière, une distinction entre primeurs hâtives et pr donc statistiquement égaux. Les élasticités (8) des superf
imeurs tardives. Pour la pomme de terre de conservation icies par rapport aux prix du plant sont réunies dans le
une approche régionale risquerait de ne pas apporter tableau 5 :
d'éléments supplémentaires étant donné la mauvaise
qualité des données désagrégées et la non coïncidence Tableau 5. Elasticité des superficies en plant par rapport au
entre le découpage statistique et les zones de production. prix du plant
Enfin pour la féculière la région principale (Picardie,
Champagne, Nord) représente plus de 75 % de la pro Court terme Long terme
duction et est suffisamment homogène pour qu'une
France 0,27 0,55 approche au niveau France entière soit satisfaisante. Bretagne 0,32 0,71
Enfin du point de vue de l'agrégation temporelle, les
données utilisées sont annuelles et vont de 1950 à 1973.
Pour l'étude des superficies l'unité de temps de l'année 7. Nous indiquons en annexe la définition précise des varias'impose. Mais le nombre d'observations reste faible et la bles. Les valeurs entre parenthèses sont celles du t de Student,
qualité des données très précaire, ce qui rend délicate elles permettent de juger si un coefficient est significativement
différent de zéro, donc si l'introduction de la variable correl'analyse des changements de structure des modèles
spondante est pertinente. DW est la valeur de la statique de d'offre au cours de cette période de 23 ans où les condi Durbin-Watson, elle permet de juger de l'autocorrélation des tions de production et d'utilisation de la pomme de terre résidus.
ont rapidement changé. Il est certain qu'une étude 8. Toutes les élasticités sont calculées au point moyen.
34 '
1
VIII. EVOLUTION DES SUPERFICIES DE PLANTS DE POMME DE TERRE EN FRANCE tement la précision sur les coefficients. Toutefois, au FIGURE
ET EN BRETAGNE niveau national, on constate depuis 1965 une substitution
du maïs grain au plant avec des élasticités valant 0, 1 6 strllct en courte période et 0,25 en longue période. En
Bretagne, le plant n'est pas influencé par le prix du maïs
grain. L'exiguïté des superficies et le climat peuvent sans
sir its t/tstits doute en rendre compte. Par contre, la primeur apparaît sir its obsirvits It) comme un substitut du plant avec des élasticités de
0,17 et 0,33 en courte et longue période. Nous
n'avons pu mettre en évidence aucune concurrence de la
pomme de terre de conservation sur les superficies en
plant, alors que cette substitution semblait concevable.
De ces observations, on peut déduire que l'offre est
relativement homogène entre régions quant à son carac
tère structurel et aux réactions des superficies au prix du
plant. Des différences nettes apparaissent par contre con
cernant les productions substituables.
Pomme de terre primeur
11) fount. _ Annutirt Stltistltiil Agricolt La chute rapide des superficies à partir des années _ Risulttts provisoirtt diptrmttttui S.C.E.E.S. 1960, et l'incertitude sur la qualité des données anté
rieures à 1965 nous ont contraints à distinguer deux sous-
FIGURE IX. EVOLUTION DES SUPERFICIES DE POMME DE TERRE périodes : 1951-1962 et 1965-1973. Nous avons retenu les
DE CONSERVATION ajustements suivants :
turltct France S2t = 12,65 DI 2,92 D2 + 0,90 P2t-x
A03*f ) (5,0) (0,8) (5,2)
+ 39,68 R2t-i 0,20 FAQ 1 000
(8,7) (6,3)
+ 0,71 T DW = 2,2 R2 = 0,90
^V,^ Jf. (2,1)
Bretagne S2t = 3,23 DI 2,28 D2 + 0,20 P2t-! 750
(4,6) (3,0) (4,1)
+ 6,37 R2t_i 0,03 FAQ
(5,0) (3,0) - tiritt t/uttits vs.
+ 0,28 T DW = 2,5 R2 = 0,83 500 ~~ttri$$ oètirvitt 11 1
(3,0)
Les coefficients sont dans l'ensemble estimés avec une
bonne précision. L'ajustement est toutefois moins bon NX pour la Bretagne que pour la France entière (9) : R2 plus 250 faible, variance plus élevée des coefficients. L'évolution
* ¦ L_ *fc des superficies et leurs valeurs ajustées sont représentées
sur la figure 9.
IDtoure». - Annutirtt Sltlittiêm A/rict/o Tableau 6. Elasticités des superficies en primeur par rapport . Risultttt provisoirtt iiptrttmtnfn S.C.E.E.S. aux prix et rendements
Si les élasticités à court terme sont comparables pour la Prix Rendements
France entière et la Bretagne, l'évolution à long terme des 0,28 J France 1951-1962 0,82 superficies est sans doute plus élastique en Bretagne. Ce 1965-1973 0,33 1,62 résultat peut être l'indice d'une régression des avantages 1951-1962 Bretagne 0,27 0,57 naturels de la Bretagne pour le plant, et de l'importance 1965-1973 0,28 1,04 accrue des structures économiques dans la production de
semences.
L'introduction des prix de subsistuts dans le modèle 9. Le test de Durbin-Watson permet de conclure que les résiaméliore la qualité de l'ajustement de 3 % environ, mais dus de "la première équation ne sont pas corrélés, pour la
les fortes corrélations des séries de prix diminuent seconde nous sommes dans la zone d'incertitude du test.
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