Casino/Carrefour : l'arroseur arrosé

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Casino/Carrefour : l'arroseur arrosé Mardi 28 juin 2011, le groupe Carrefour officialise un projet de rapprochement de sa filiale brésilienne avec le n°1 de la distribution au Brésil, CBD du groupe Pao de Açucar

Publié le : samedi 1 octobre 2011
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Source : Lafont presse
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Casino/Carrefour : l'arroseur arrosé
Mardi 28 juin 2011, le groupe Carrefour officialise un projet de rapprochement de sa filiale brésilienne avec le n°1 de la distribution au Brésil, CBD du groupe Pao de Açucar (GPA). Un partenariat d'envergure qui projette de donner naissance à un géant de la distribution susceptible de générer 30 milliards d'euros, avec des synergies estimées entre 600 et 800 millions d'euros. Avec l'accord du gouvernement, la Banque nationale brésilienne de développement consent alors à débourser plus de 2 milliards d'euros pour consolider l'opération. Las, ce projet va générer un conflit larvé entre Carrefour et son concurrent Casino. Pour les 2 groupes français, le Brésil, 3ème ème 3 marché mondial en termes de dépenses alimentaires, se révèle l'un des pays-clés sur lesquels ils ont établi leur stratégie d'expansion internationale.
Actionnaire à hauteur de 43,1% du capital de GPA et assurant le cocontrôle avec Abilio Diniz, Casino manifeste d'emblée une farouche résistance à ce projet de fusion, se sentant par làmême trahi par l'homme làdéveloppement làrésistance même d'affaires Abilio Diniz. Lié par un pacte d'actionnariat, qui stipule qu'aucune des parties ne peut négocier un projet structurant avec un tiers sans l'accord de l'autre, l'homme d'affaires brésilien septuagénaire, à la tête d'une fortune estimée à 2 milliards d'euros, est pourtant à l'origine du projet de rapprochement entre GPA et la filiale brésilienne de Carrefour. Une manoeuvre qui va prendre fin, suite au refus entériné par le vote du conseil d'administration de Casino et par l'annonce du retrait du projet de la Banque nationale brésilienne de développement.
Pour les 2 groupes français, les dommages collatéraux risquent d'être difficilement surmontables. Si Casino va s'employer à redéfinir de nouvelles relations avec son insaisissable associé brésilien, Carrefour sort fragilisé de cet échec, sa filière brésilienne étant sous le collimateur du géant américain Wal-Mart.
Un coup dur pour les 2 principaux actionnaires, Colony Capital et le groupe Arnault, à l'origine des négociations avec Abilio Diniz.
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