Clijsters par la grande porte ?

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Clijsters par la grande porte ? Azarenka n'a que 22 ans, mais 2012 pourrait être son année. Wozniacki va-t-elle enfin remporter un Grand Chelem ? Fait qui serait totalement impossible dans le tennis masculin, la Danoise est en tête du classement mondial mais n'a toujours pas remporté un Majeur dans sa carrière. Cela la stabiliserait d'un point de vue psychologique et serait dans la suite logique de ses performances. Son talent a pourtant été perçu dès la catégorie juniors puisqu'elle a remporté l'Orange Bowl à 15 ans, puis Wimbledon en juniors l'année suivante. Tout comme Kim Clijsters en 2003, Amélie Mauresmo en 2004, Jelena Jankovic en 2008, ou Dinara Safina en 2009, elle a été numéro un mondiale sans remporter la moindre levée du Grand Chelem. Cette fille de sportifs professionnels (son père a été joueur professionnel de football en Pologne et au Danemark, sa mère a été membre de l'équipe nationale de volley en Pologne, et son frère Patrik est un joueur professionnel au Danemark), ne fera prévaloir son statut de meilleure joueuse du monde qu'en enlevant enfin un Open d'Australie, un US Open, un Roland-Garros ou un Wimbledon. Pour 2012, les défis tennistiques vont être relevés avec une volonté d'aller de l'avant en prônant un jeu plus offensif, puis en améliorant son jeu à la volée pas encore assez tranchant. Son coup droit reste aussi perfectible même si Caroline présente cette faculté de donner peu de points. Azarenka danger n°1 de la n°1 mondiale ?
Publié le : samedi 21 janvier 2012
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Clijsters par la grande porte ? Azarenka n'a que 22 ans, mais 2012 pourrait être son année.

Wozniacki va-t-elle enfin remporter un Grand Chelem ? Fait qui serait totalement impossible dans le tennis masculin, la Danoise est en tête du classement mondial mais n'a toujours pas remporté un Majeur dans sa carrière. Cela la stabiliserait d'un point de vue psychologique et serait dans la suite logique de ses performances. Son talent a pourtant été perçu dès la catégorie juniors puisqu'elle a remporté l'Orange Bowl à 15 ans, puis Wimbledon en juniors l'année suivante. Tout comme Kim Clijsters en 2003, Amélie Mauresmo en 2004, Jelena Jankovic en 2008, ou Dinara Safina en 2009, elle a été numéro un mondiale sans remporter la moindre levée du Grand Chelem. Cette fille de sportifs professionnels (son père a été joueur professionnel de football en Pologne et au Danemark, sa mère a été membre de l'équipe nationale de volley en Pologne, et son frère Patrik est un joueur professionnel au Danemark), ne fera prévaloir son statut de meilleure joueuse du monde qu'en enlevant enfin un Open d'Australie, un US Open, un Roland-Garros ou un Wimbledon. Pour 2012, les défis tennistiques vont être relevés avec une volonté d'aller de l'avant en prônant un jeu plus offensif, puis en améliorant son jeu à la volée pas encore assez tranchant. Son coup droit reste aussi perfectible même si Caroline présente cette faculté de donner peu de points.

Azarenka danger n°1 de la n°1 mondiale ? Depuis 2009, la Biélorusse est montée en puissance. Elle tourne autour d'une consécration majeure en Grand Chelem. En 2009 déjà, elle alignait deux quarts de finale à Roland-Garros et Wimbledon. Deux ans plus tard, elle a atteint encore une fois les quarts de finale du tournoi de la Porte d'Auteuil. Elle est encore montée d'un cran en atteignant les demi-finales à Wimbledon. A 22 ans, elle devrait enfin frapper un grand coup. Ses adversaires sont prévenues et la redoutent énormément. La voir finir l'année 2012 avec au moins un Major à son palmarès ne serait en rien une gageure.

Bartoli va-t-elle confirmer ? Depuis le début de l'ère Open en 1968, elle a été la quatrième Française à atteindre les demifinales de Roland-Garros. Avant elle, il y avait eu Mary Pierce (vainqueur en 2000, finaliste en 1994 et 2005), Brigitte Simon (demi-finale en 1978), et Françoise Durr (demi-finaliste en 1972 et 1973, victoire en 1967). Non seulement la native du Puy-en-Velay supporte à elle seule la destinée du tennis féminin français actuellement, mais elle va devoir en outre maintenir sa place dans le top 10. Une mission qu'elle a certes l'habitude d'assumer, mais force est de constater qu'elle doit son rang actuel à du talent sans aucun doute, mais aussi à dossier concernant sa participation ou non aux J-O de Londres (elle a fait appel au TAS), influera forcément sur sa saison. La joueuse ne fait plus partie de l'équipe de France de Fed Cup depuis 2004 (lors de la finale perdue à Moscou). Selon les critères, elle n'est donc plus éligible. Or cette dernière a envie de participer à cette épreuve. La pression risque encore de monter d'un cran.

Chakvetadze va-t-elle retrouver le premier plan ? Professionnelle depuis 2003, la Russe a atteint le top 10 avec une 6ème place mondiale fin 2007, avec même une cinquième place au classement lors de cette saison-là. Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas pour la Moscovite. Il est vrai que cette dernière a subi bon nombre de déboires depuis plus de deux ans, que ce soit sur ou en dehors des courts. Fin 2011, elle est même retombée au-delà de la 230e place mondiale ! La demi-finaliste de l'US Open 2007 (son meilleur résultat en Grand Chelem), espère qu'elle a mangé son pain noir. Lors de cette année 2012, après avoir souffert d'une inflammation au niveau de l'oreille, elle espère renaître : "Je sais que mon retour ne va pas être simple. Mais je n'ai rien à perdre et comme le tennis reste ma priorité". Vu sous cet angle...

Garcia et Mladenovic dans le top 100 ? Voilà le rang où on attend nos deux plus grandes promesses. En termes de classement, elles n'en sont déjà vraiment pas loin (141e pour Mladenovic, une place derrière pour Garcia). Sur le plan de leur tennis non plus. Elles ont d'ailleurs déjà battu des joueuses de ce standing. Elles en sont parfaitement capables sur la durée et l'avenir leur appartient. Rappelons que Garcia avait failli créer la sensation de Roland-Garros alors qu'elle menait par un set à rien et 4/1 face à Maria Sharapova, et ce avant de se faire rejoindre au métier. En conférence de presse, Andy Murray avait avoué voir cette joueuse née en 1993 (tout comme Mladenovic), aller très loin. On peut le croire ! Mais sauront-elles gérer la pression ? Toute la question est là...

La Belge Clijsters a toujours la frite pour ce qui devrait être sa dernière saison.

Li Na va-t-elle garder son bien à Roland-Garros ? Autant sa victoire contre Francesca Schiavone (6/4, 7/6) a bouleversé la planète tennis lors des Internationaux de France, autant la voir réitérer pareil exploit en 2012 serait encore plus fort. La question reste posée car elle est la tenante du titre. Mais la concurrence est tellement rude, qui plus est sur une surface aussi exigeante que la terre battue, qu'on peut nourrir de sérieux doutes sur cette entreprise. Sa victime Schiavone n'a pourtant pas été loin de conserver son Graal deux ans de suite. Mais dans l'histoire, rares ont été celles qui ont pu le faire au moins deux ans de suite depuis l'ère Open (citons entre autres Hénin, Graf, Seles, Chris Evert, Margaret Court...). Alors...

Va-t-on revoir une Aravane pimpante ? Le classement de la Française (115e) fin 2011 traduit à quel point elle a souffert sur le court ainsi qu'en dehors. Aux portes du top 20, fin 2010 (19e), la native de Saint-Etienne a littéralement explosé en plein vol cette année. On attendait beaucoup d'elle lors de Roland-Garros, sans doute trop en raison de sa défaillance psychologique. Ses larmes ont démontré son malaise. Le clash qu'elle a eu avec son père lors de l'Open d'Australie l'a beaucoup marqué et la marque sans doute encore. Sa finale à Dallas demeure finalement la seule éclaircie d'une saison qu'elle va devoir oublier au plus vite. Eliminée à chaque fois lors de ses premiers tours de Grand Chelem, c'est surtout une santé mentale qu'elle doit retrouver. Le reste suivra.

Clijsters finira-t-elle en beauté ? Normalement l'année 2012 devrait être la dernière sur le circuit pour la joueuse belge. Afin de sortir par la grande porte, cette dernière devrait privilégier les grands rendez-vous à savoir les levées du Grand Chelem et les Jeux Olympiques. Sortie il y a deux ans et demi d'une première retraite sportive prise en 2007, elle va encore une fois s'attacher aux grands rendez-vous. Il est certain que la Flamande va donner le maximum pour que sa somptueuse carrière ne se termine pas en eau de boudin.

Qui derrière la locomotive Bartoli ? Poser cette question revient à mettre en avant la difficulté de nos joueuses à s'illustrer parmi les meilleures mondiales. En 2011, encore, le constat a été édifiant. Derrière Bartoli, aucune autre joueuse n'a été capable d'intégrer le top 50, et ce avec la déroute d'Aravane Rezaï. Pauline Parmentier (74e), Mathilde Johansson (77e), Virginie Razzano (83e), Alizé Cornet (88e), Iryna Bremond (95e), et Stéphanie Foretz Gacon (100e) illustrent notre hiérarchie mondiale.

Une triste réalité quand on connaît la richesse de nos structures et que des pays bien moins pourvus à ce niveau comme l'Estonie de Kanepi (34e) et la Roumanie de Halep (47e), obtiennent de meilleurs résultats. Bref, le départ à la retraite de Tatiana Golovin n'a pas été comblé et a été préjudiciable dans le renouvellement des générations.

Le chant du cygne pour les Williams ? En se classant respectivement 12e et 102e, Serena et Venus Williams ont été loin de leur meilleur niveau. Pour la cadette des soeurs, la raison est bien connue. En mars dernier, elle a été hospitalisée d'urgence à cause d'un hématome faisant suite à un traitement pour une embolie pulmonaire. De retour en juin, elle a perdu en huitièmes de finale contre Marion Bartoli à Wimbledon, alors qu'elle était tenante du titre. L'Américaine a chuté alors à la 175e mondiale. Elle a fini toutefois sur une bonne note en atteignant la finale de l'US Open. Pour Venus, un virus a fortement contrarié sa saison et l'a fait plonger dans les abîmes du classement. On ne sent plus vraiment chez les deux soeurs cette hargne qui les habitait tant. Elles semblent penser à autre chose qu'à la petite balle jaune...

Prêtes à tout pour aller à Londres ?

Maria Sharapova a laissé entendre que son objectif n°1 de sa saison serait les J-O de Londres. Contrainte au repos en raison d'une blessure, la Russe était absente des J-O de Pékin il y a quatre ans de cela. Voilà une autre raison pour laquelle elle entend briller cette fois sur le gazon de Londres. Dans la perspective de ces Jeux, certains joueurs et joueuses russes veulent se naturaliser pour participer à cette épreuve. Après Yaroslava Shvedova, Galina Voskoboeva, Mikhail Kukushkin, Andrey Golubev et Evgeny Korolev, c'est en effet Ksenia Pervak (20 ans, 39ème mondiale, 8ème de finaliste à Wimbledon en 2011) qui a choisi de défendre les couleurs du Kazakhstan. A l'inverse, l'Américain Alex Bogomolov va lui jouer avec l'équipe de Russie en Coupe Davis. Il n'entrait pas dans les plans de Jim Courrier. Il jouera donc contre l'Autriche sous les couleurs de la Russie pour le 1er tour de Coupe Davis. Une décision qui a créé l'ire, puisque la fédération américaine, qui a investi beaucoup sur lui, estime que le joueur devrait la dédommager.

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