Confidences manuscrites

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Confidences manuscrites À chacun ses remèdes, à chacun son mode d'expression. Pour PPDA, guérir de ses blessures passe forcément par la littérature.

Publié le : vendredi 27 janvier 2012
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Source : Lafont presse
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Confidences manuscrites

À chacun ses remèdes, à chacun son mode d'expression. Pour PPDA, guérir de ses blessures passe forcément par la littérature. Les mots, les phrases et les paragraphes font l'effet d'une catharsis pour le journaliste, qui trouve avec ses romans le moyen d'exorciser la douleur. Dans L'Expression des sentiments, son dernier ouvrage paru début novembre, l'ancien présentateur du JT se livre, une fois de plus, sur ce mal-être qui le caractérise depuis l'enfance, et s'aggrave à chaque nouvelle épreuve de la vie. Mais ce dernier ouvrage est avant tout un hommage à sa mère Madeleine-France, figure maternelle chérie disparue de la surface de cette terre le 16 juillet dernier, à l'âge de 86 ans. Une disparition de plus pour le romancier et journaliste, dont l'existence est depuis toujours émaillée par la perte de ses êtres les plus chers. Une rançon bien cher payée pour la gloire, semble-t-il. « Ma mère est morte cet été, écrit-il. Le sol s'est dérobé sous mes pieds. J'ai perdu mes repères, tout autant que ma mère. » Un deuil difficile qui fait écho aux deux derniers subi par l'ancienne star de TF1 : « Après la disparition de mes deux filles, la mort rôde une nouvelle fois. J'ai du chagrin ». Ses deux filles, ce sont Tiphaine et Solenn. La première, née en 1974, a été victime de la mort subite du nourrisson à l'âge d'un an, une tragédie en soi, aggravée par celle de la mort de Solenn, à l'âge de vingt ans, qui s'est suicidée en 1995 alors qu'elle était atteinte d'anorexie mentale. Un immense chagrin jamais surmonté par son romancier de père, qui lui a dédié deux de ses ouvrages : Lettres à l'absente et Elle n'était pas d'ici. Toute cette souffrance, cette indicible douleur, PPDA a ainsi maintes fois tenté de la coucher sur le papier, sans, évidemment, pouvoir s'en débarrasser totalement. Au point qu'elle aurait, à maintes reprises, conduit l'homme de lettres à penser au pire, mettre fin à ses jours pour échapper enfin au poids de ces pertes irréparables. Une fuite tentante à laquelle il résiste, comme il le dit si bien dans L'Expression des sentiments : « [Je me sens] proche de tous ces petits frères ou petites soeurs de souffrance. Parfois j'aimerais les rejoindre, au paradis des vies brisées. (...) Et puis je me retiens, au bord du gouffre, parce que je pense à la peine des rares êtres qui tiennent à moi. » Des êtres rares qui le maintiennent donc en vie, et le poussent à écrire et à tenir le coup, pour plus d'aventures et de projets.

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