D. Porthault : un repreneur dans de beaux draps

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D. Porthault : un repreneur dans de beaux draps Dernier filateur et fleuron cambrésien du linge de maison haut de gamme, D.

Publié le : vendredi 26 octobre 2012
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D. Porthault : un repreneur dans de beaux draps
Dernier filateur et fleuron cambrésien du linge de maison haut de gamme, D. Porthault a compté parmi ses clients Grace Kelly ou Winston Churchill et, plus récemment, l'Élysée, la Maison Blanche, la Mamounia, le Ritz... Revendu en 2007 par Marc Porthault au richissime couple américain Carl, une gestion chaotique lui a valu un dépôt de bilan en 2009, avant d'être repris par Bernard Djian. «Ces actionnaires milliardaires, du fait d'une politique de projets totalement incohérents, se sont retrouvés avec des pertes abyssales suivies d'une liquidation en juillet dernier. Le Tribunal de commerce de Paris, dans sa grande sagesse, a préféré prendre une équipe compétente plutôt que des fonds ou des organismes financiers sans réel projet de relance et garantie de sauvegarde des 75 emplois», se félicite le repreneur Bertrand Djian qui devrait investir 4,5 millions d'euros dans les quatre ans pour relancer la marque.
Le chiffre d'affaires est estimé à 6 millions d'euros et près de 65% des ventes sont réalisées à l'export, principalement dans les boutiques de New York, Dallas, Paris, Londres ou Tokyo, auprès de têtes couronnées et de milliardaires qui raffolent de ces draps et serviettes brodés à la main. «Ce sont des particuliers qui commandent comme des institutions : pour un chalet en Suisse, une villa sur la Côte d'Azur... Nous sommes les derniers et les meilleurs pour les commandes spéciales». Aujourd'hui, Bertrand Djian aimerait développer son chiffre d'affaires à l'export bien sûr mais aussi dans l'hôtellerie et en France où il espère conquérir une nouvelle clientèle en élargissant ses gammes et donc son offre de prix. «Dès l'année prochaine, nous allons lancer des produits dérivés qui se vendent très bien à l'étranger : des bougies, des parfums d'intérieur, des tissus d'ameublement, de la maroquinerie...». Et pour ce faire, la Maison cherche des partenaires industriels, Français de préférence.
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