Des ports français encore à quai

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Des ports français encore à quai Début février 2011 : en grève depuis 3 semaines, de nombreux terminaux des principaux ports français sont bloqués. La CGT Ports et Docks, dominante chez les travailleurs portuaires, reproche au gouvernement la remise en cause d'un accord de principe sur la pénibilité qui prévoyait un départ à la retraite anticipée pouvant aller jusqu'à quatre ans avant l'âge légal. L'État, réforme des retraites oblige, n'en accorde plus que deux. Un accord est trouvé à la mi-février mais, pendant ce temps, le conflit a de lourdes répercussions sur l'activité des entreprises maritimes. Déjà fragilisées par les mouvements à répétition qui agitent les ports de l'Hexagone depuis 2008, celles-ci doivent une fois de plus accuser le coup. Une centaine d'escales de porteenquête conteneurs a été annulée en janvierfévrier au port du Havre, pendant que le Grand Port maritime de Marseille-Fos, premier de France, affiche une croissance molle du trafic de 3% en 2010. La situation n'est pas glorieuse. À l'origine des mouvements sociaux, la réforme portuaire enclenchée en 2008 et l'un de ses volets : la cession des outillages et le transfert de la main-d'oeuvre aux opérateurs privés. Une prvatisation qui inquiète les grutiers et portiqueurs concernés et paralyse les établissements, empêchant la France de profiter à plein de l'explosion mondiale du trafic de conteneurs.
Publié le : samedi 2 avril 2011
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Source : Lafont presse
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Des ports français encore à quai
Début février 2011 : en grève depuis 3 semaines, de nombreux terminaux des principaux ports français sont bloqués. La CGT Ports et Docks, dominante chez les travailleurs portuaires, reproche au gouvernement la remise en cause d'un accord de principe sur la pénibilité qui prévoyait un départ à la retraite anticipée pouvant aller jusqu'à quatre ans avant l'âge légal. L'État, réforme des retraites oblige, n'en accorde plus que deux. Un accord est trouvé à la mi-février mais, pendant ce temps, le conflit a de lourdes répercussions sur l'activité des entreprises maritimes. Déjà fragilisées par les mouvements à répétition qui agitent les ports de l'Hexagone depuis 2008, celles-ci doivent une fois de plus accuser le coup. Une centaine d'escales de porteenquête conteneurs a été annulée en janvierfévrier au port du Havre, pendant que le Grand Port maritime de Marseille-Fos, premier de France, affiche une croissance molle du trafic de 3% en 2010. La situation n'est pas glorieuse. À l'origine des mouvements sociaux, la réforme portuaire enclenchée en 2008 et l'un de ses volets : la cession des outillages et le transfert de la main-d'oeuvre aux opérateurs privés. Une prvatisation qui inquiète les grutiers et portiqueurs concernés et paralyse les établissements, empêchant la France de profiter à plein de l'explosion mondiale du trafic de conteneurs. En 2008, le Sénat s'alarmait : « La part de marché des ports français en Europe a considérablement régressé depuis la fin des années 80. Ensemble, ils réalisent aujourd'hui un tonnage inférieur au seul port de Rotterdam ». Pourtant, avec ses 5.500 km de rivage sur 3 façades maritimes, sa localisation à l'avant-poste de l'Europe, ses places portuaires historiques (Marseille, Bordeaux, La Rochelle, Nantes Saint-Nazaire, Le Havre, Dunkerque) et ses infrastructures, la France possède tous les atouts pour être la plate-forme phare des échanges maritimes en Europe. Elle se laisse voler la vedette par l'Allemagne et les Pays-Bas. Un véritable gâchis !
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