Investissement locatif : trouver le bon emplacement

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Investir dans la pierre a toujours été un placement sûr. Et quand il s'agit de faire fructifier les économies accumulées, l'immobilier rime avec l'investissement locatif. À la différence de l'achat de la résidence principale, il s'agit là clairement de placer son argent en vue d'obtenir à la fois un revenu régulier, le loyer, et un retour sur investissement à plus long terme, lors de la revente. La période est propice : les prix stagnent ou baissent, un peu partout en France. Et les loyers suivent globalement un mouvement
Publié le : mardi 3 juillet 2012
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Source : Lafont presse
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Investissement locatif : trouver le bon emplacement

contraire ou de baisse mesurée. Toutes les données.

Depuis le début de la crise de la dette, le refrain de la baisse de l'immobilier revient inlassablement. Cependant, lorsque l'on s'intéresse aux données fournies par les notaires, c'est-à-dire les chiffres les plus fiables puisqu'ils se basent non pas sur les prix affichés en agence mais sur les transactions réelles, on se rend compte que les tarifs ont encore une fois très fortement augmenté en 2011. Dans la note de conjoncture des notaires de France publiée en mai 2012, les indices Notaires de France/Insee révèlent que sur 1 an, entre le dernier trimestre 2010 et le dernier trimestre 2011, les prix des appartements ont augmenté en Île-de-France de 10,6% dans l'Hexagone et de 5,7% pour les maisons et en province de 2,7% pour les appartements, de 1,3% pour les maisons. En revanche, la tendance récente est totalement contraire. Comme le précise la lettre de conjoncture des notaires, « l'évolution de l'indice brut provisoire est négative sur le territoire ». Entre le 3ème trimestre 2011 et le 4ème, cet indice est négatif sur la France entière pour les appartements (-0,4%) et pour les maisons (-1,3%). En bref, cette fois, la baisse des prix est réellement effective !

Achat : quelles perspectives ?

« Incontestablement, depuis plusieurs mois, nous sommes entrés dans un nouveau cycle, tant pour l'immobilier ancien que pour l'immobilier neuf. Nous ne sommes pas dans un trou d'air immobilier comme en 2008-2009 », avancent les notaires de France dans leur note de conjoncture. Deux scenarii sont selon eux à envisager. Premier cas de figure : les taux d'intérêt restent à leur niveau actuel ou continuent de baisser et la nouvelle législation sur l'encadrement des loyers (lire plus bas) n'est pas dissuasive pour les investisseurs. Deuxième cas de figure : les taux d'intérêt augmentent sensiblement, ce qui aurait pour conséquence de « désolvabiliser les acquéreurs potentiels », et les nouvelles législations fiscales créent une peur et une incertitude. Dans ce 2ème cas de figure, les seniors et classes moyennes pourraient se retirer du marché immobilier à l'image du mouvement qu'ont déjà amorcer les primo-accédants (acheteurs pour la première fois). Concernant les prix, toujours selon les notaires dans leur note de conjoncture de mai 2012, les mesures du nouveau gouvernement et du précédent visant à augmenter le nombre de surfaces constructibles « ne produiront pas d'effet dans l'immédiat ».

Conclusion ? Pour le neuf, la baisse des prix, si elle persiste, devrait rester modérée et les notaires ne voient « guère de raison pour que le prix du neuf baisse dans les prochains mois, sauf, ponctuellement, en vue de réduire le stock ». Les notaires estiment surtout que la période actuelle est synonyme d'attentisme. L'évolution du marché du logement va désormais dépendre des décisions du nouveau gouvernement et des réactions de l'environnement international qu'elles suscitent.

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