La concurrence à grand train ?

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La concurrence à grand train ? Une des cinq branches d'activité de la SNCF (avec les grandes lignes, le fret, l'infrastructure et la gestion des gares), les Transports Express Régionaux (TER), sous l'autorité des régions depuis 10 ans, coûtent cher, plus de 3 milliards d'euros par an, et fonctionnent mal, comme en témoignent les nombreuses manifestations d'usagers pour se plaindre de l'insuffisance du service. D'autant qu'aujourd'hui, lorsqu'un voyageur achète son billet, la subvention payée par l'État atteint plus de 15.000 euros en moyenne par voyageur unique. LLaa ffoolliiee ddeess ggrraannddeeuurrss Depuis 2002, les TER relèvent de la compétence exclusive des régions. Ce domaine d'intervention représente entre 10 et 20% de leur budget, soit le 3ème poste de dépenses après les lycées et la formation professionnelle, avec 3,7 milliards d'euros. Pour les régions, cette politique est l'occasion de développer leur action auprès de leurs électeurs en affirmant un « droit au transport, dans des conditions raisonnables d'accès, de qualité et de prix ». Elles signent donc une convention avec un prestataire unique, la SNCF, et définissent contractuellement les trajets à mettre en place, le nombre de liaisons, les tarifs, le niveau de qualité du service... Cette activité connaît un intérêt particulier en raison du Grenelle de l'environnement qui a fixé pour objectif de développer les transports collectifs d'ici 2020.
Publié le : samedi 2 juillet 2011
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Source : Lafont presse
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La concurrence à grand train ?
Une des cinq branches d'activité de la SNCF (avec les grandes lignes, le fret, l'infrastructure et la gestion des gares), les Transports Express Régionaux (TER), sous l'autorité des régions depuis 10 ans, coûtent cher, plus de 3 milliards d'euros par an, et fonctionnent mal, comme en témoignent les nombreuses manifestations d'usagers pour se plaindre de l'insuffisance du service. D'autant qu'aujourd'hui, lorsqu'un voyageur achète son billet, la subvention payée par l'État atteint plus de 15.000 euros en moyenne par voyageur unique.
La folie des grandeurs
Depuis 2002, les TER relèvent de la compétence exclusive des régions. Ce domaine d'intervention représente entre 10 et 20% de leur budget, soit le 3ème poste de dépenses après les lycées et la formation professionnelle, avec 3,7 milliards d'euros. Pour les régions, cette politique est l'occasion de développer leur action auprès de leurs électeurs en affirmant un «droit au transport, dans des conditions raisonnables d'accès, de qualité et de prix». Elles signent donc une convention avec un prestataire unique, la SNCF, et définissent contractuellement les trajets à mettre en place, le nombre de liaisons, les tarifs, le niveau de qualité du service... Cette activité connaît un intérêt particulier en raison du Grenelle de l'environnement qui a fixé pour objectif de développer les transports collectifs d'ici 2020. Depuis 2002, le trafic a connu une augmentation de 41%, passant de 9 à 13 milliards de voyageurs par kilomètre, en raison de l'augmentation de l'offre des transports de plus de 14%.
18,5% de la population française. Une région ayant une métropole densément peuplée, un petit nombre de villes moyennes et, pour le reste, un territoire à l'habitat diffus, le trafic potentiellement rentable pour le mode ferroviaire est faible. En outre, les lignes de TER reproduisant le modèle national en étoile, elles, sont centrées sontcentréessur la capitale régionale, ce qui explique un faible trafic, les voyageurs étant souvent obligés de compléter par un autre mode de transport entre les gares et leurs destinations et dépendants d'horaires. Le TER n'est donc pas compétitif, ni en temps ni en confort, face au car et à la voiture individuelle. Le volume du trafic n'a donc aucune chance d'augmenter de manière significative pour décongestionner le trafic routier, saturé uniquement dans les grandes métropoles. On peut donc s'interroger sur le bien-fondé de l'utilisation de 20% des budgets régionaux pour un résultat aussi marginal.
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