La crise nous rendra-t-elle intelligents ?

Publié par

La crise nous rendra-t-elle intelligents ? Jean-Marc Sylvestre a été pendant une vingtaine d'années une star compétente sur les grandes chaînes populaires de la télévision française, dans une spécialité où rarement brillent les projecteurs de la popularité. La science économique, c'est d'abord la rigueur, les chiffres plus que les lettres, un mot et pas un autre, une déferlante d'équations sur des écrans plus souvent envahis par les mollets des footballeurs ou les tutus des starlettes de la télé réalité. La popularité de Jean-Marc Sylvestre est d'autant plus surprenante qu'il ne la cherchait pas. Il est né et a grandi dans le protestantisme rigoureux de ses parents et de ses ancêtres. Ces vertus là ne prédisposent pas ceux qui les portent au fond d'eux-même à se mettre en scène. Jean-Marc Sylvestre est d'une nature discrète, plutôt gêné que comblé par cette exposition de lui même qu'il n'a pas cherchée. « Je ne suis pas un clown » dit-il. Il aura 66 ans le 29 octobre. Il a dépassé l'âge de la retraite, mais il est de ceux qui n'arrêteront pas de pédaler. Ils savent que c'est le meilleur moyen de rester en équilibre. Il donne une cinquantaine de conférences par an en France et en Europe. Son blog quotidien est lu par 10 000 personnes. Il est le « producteur » de ses propres émissions, ce qui lui permet, en toute liberté, de diversifier sa « clientèle ».
Publié le : vendredi 26 octobre 2012
Lecture(s) : 11
Source : Lafont presse
Nombre de pages : 5
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
La crise nous rendra-t-elle intelligents ?
Jean-Marc Sylvestre a été pendant une vingtaine d'années une star compétente sur les grandes chaînes populaires de la télévision française, dans une spécialité où rarement brillent les projecteurs de la popularité. La science économique, c'est d'abord la rigueur, les chiffres plus que les lettres, un mot et pas un autre, une déferlante d'équations sur des écrans plus souvent envahis par les mollets des footballeurs ou les tutus des starlettes de la télé réalité.
La popularité de Jean-Marc Sylvestre est d'autant plus surprenante qu'il ne la cherchait pas. Il est né et a grandi dans le protestantisme rigoureux de ses parents et de ses ancêtres. Ces vertus là ne prédisposent pas ceux qui les portent au fond d'eux-même à se mettre en scène. Jean-Marc Sylvestre est d'une nature discrète, plutôt gêné que comblé par cette exposition de lui même qu'il n'a pas cherchée. «Je ne suis pas un clown» dit-il. Il aura 66 ans le 29 octobre. Il a dépassé l'âge de la retraite, mais il est de ceux qui n'arrêteront pas de pédaler. Ils savent que c'est le meilleur moyen de rester en équilibre.
Il donne une cinquantaine de conférences par an en France et en Europe. Son blog quotidien est lu par 10 000 personnes. Il est le « producteur » de ses propres émissions, ce qui lui permet, en toute liberté, de diversifier sa « clientèle ». Il partage des bureaux dans le 8ème arrondissement de Paris avec son ancien patron de TF1, Patrick Lelay, et son confrère Etienne Mougeotte, qui, lui a quittéLe Figaro.reste au coeur de cette guerre économique dont les Français n'ont pas encore Sylvestre vraiment subi la réalité quotidienne. Il est là pour raconter, expliquer, clarifier. Il le fait avec autant de simplicité que de plaisir. Il est rare que le vedettariat s'abatte sur une tête aussi bien faite et plus rare encore que la télé porte jusqu'au fond de nos campagnes l'image à priori sévère d'un économiste rigoureux. Il faut croire que les gens aiment qu'on leur fasse comprendre les choses qu'ils n'ont pas toujours comprises.
À la sortie de Dauphine, il avait en poche son Doctorat en Sciences Économique. Il s'en est fallu de peu qu'il décroche l'agrégation qui aurait fait de lui un estimable fonctionnaire de l'Éducation Nationale. Le goût de la liberté, le hasard des rencontres et les caprices du destin l'ont protégé des contraintes de la fonction publique. Au lieu d'exposer dans un amphithéâtre devant une centaine d'étudiants les lois de l'économie et les règles complexes de ses mécanismes, il a d'abord fait ses premières armes dans la presse écrite.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.