Les 9 vies du Chat

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Les 9 vies du Chat Même si elle est restée longtemps distante, la cohabitation Homme-Chat remonte à la nuit des temps. Dès les premières traces que l'on trouve de sa domestication et jusqu'au XVIIIe siècle, le chat, qui a été tour à tour aimé, chassé, vénéré et martyrisé, a accompagné sa vie auprès de l'homme. Aujourd'hui, le chat n'a d'autre mission que de chasser les souris - lorsqu'il y en a et si son ventre n'est pas trop alourdi de pâtée - pourtant l'homme l'admire. Il lui envie sa liberté, son élégance, sa grâce légèrement hautaine, ses humeurs capricieuses et fantasques. Un faux animal domestique ? Complètement soumis et « humanisé » par l'homme, le chien est à l'évidence le reflet de son maître. Mais que dire du chat ? A son sujet, les avis divergent. Ses amis ont pour lui une véritable vénération et lui attribuent mille vertus. Ses adversaires l'accusent de toutes les bassesses et lui vouent une antipathie tenace. On reproche fréquemment au chat d'être hypocrite, ingrat et individualiste. Mais où est la vérité ? Pourquoi cet animal domestique est-il le seul dont l'homme ignore la vraie nature ? Le seul aussi qui défende aussi jalousement son indépendance ? Quand on connaît l'origine de la domestication du chat, il est possible de répondre à ces questions. Les chats sauvages, qui se nourrissent exclusivement de petits rongeurs, recherchaient pour ce motif, la proximité des villages et des maisons.
Publié le : mardi 25 octobre 2011
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Source : Lafont presse
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Les 9 vies du Chat

Même si elle est restée longtemps distante, la cohabitation Homme-Chat remonte à la nuit des temps. Dès les premières traces que l'on trouve de sa domestication et jusqu'au XVIIIe siècle, le chat, qui a été tour à tour aimé, chassé, vénéré et martyrisé, a accompagné sa vie auprès de l'homme.

Aujourd'hui, le chat n'a d'autre mission que de chasser les souris - lorsqu'il y en a et si son ventre n'est pas trop alourdi de pâtée - pourtant l'homme l'admire. Il lui envie sa liberté, son élégance, sa grâce légèrement hautaine, ses humeurs capricieuses et fantasques.

Un faux animal domestique ?

Complètement soumis et « humanisé » par l'homme, le chien est à l'évidence le reflet de son maître. Mais que dire du chat ? A son sujet, les avis divergent. Ses amis ont pour lui une véritable vénération et lui attribuent mille vertus. Ses adversaires l'accusent de toutes les bassesses et lui vouent une antipathie tenace. On reproche fréquemment au chat d'être hypocrite, ingrat et individualiste. Mais où est la vérité ? Pourquoi cet animal domestique est-il le seul dont l'homme ignore la vraie nature ? Le seul aussi qui défende aussi jalousement son indépendance ? Quand on connaît l'origine de la domestication du chat, il est possible de répondre à ces questions. Les chats sauvages, qui se nourrissent exclusivement de petits rongeurs, recherchaient pour ce motif, la proximité des villages et des maisons. Ses talents de chasseur ne suffirent pourtant pas à ce que l'homme l'adopte comme compagnon.

En fait, le chat est le seul animal dont la domestication ne répond à aucun besoin utilitaire. Elle fut dictée par des considérations culturelles et religieuses qui remontent à environ 3000 ans avant Jésus-Christ.

I - Une vie de Chat-man A l'instar du chaman, le chat est considéré comme l'intercesseur idéal entre l'homme, les esprits et la nature. Véritable Dieu pour les Egyptiens de l'Antiquité, il vécut à leur époque une période bénie.

3000 ans av. J.-C., la civilisation égyptienne atteignait son apogée. Le cheval, le chien et le boeuf étaient depuis longtemps domestiqués. Contrairement à ces loyaux serviteurs, le chat fut élevé au rand de bienfaiteur. Bien-sûr, ses talents de chasseur de rats étaient appréciés puisqu'il évitait la propagation de la peste. Mais ce félin aux yeux dorés où brûle la candeur du fauve insoumis, a su se faire aimer pour d'autres raisons... C'est en Egypte et au Proche-Orient que le « chat ganté » ou chat sauvage d'Afrique (Félis Silvestris Libyca), symbole de Bastet, déesse de la lune et fille d'Isis, fut élevé au rang d'animal sacré : les prêtres lui célébraient son culte dans les temples de Méroé et de Thèbes.

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