Marie Curie

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Marie Curie De son vrai nom, Marya Salomea Sklodowska, Marie Curie est née le 7 novembre 1867 à Varsovie. Issue d'une famille modeste, elle est envoyée très tôt dans un pensionnat. Sa mémoire exceptionnelle et ses capacités intellectuelles suscitent rapidement l'admiration de ses professeurs. Mais les spectres de la mort et de la guerre reprennent leurs droits à l'aube de son existence. Alors que la Pologne est occupée par les Soviétiques, elle perd très jeune sa mère et une de ses soeurs. Comme l'évoque sa fille Eve dans le roman «Madame Curie» : «Mania (son surnom) apprend de bonne heure que la vie est cruelle. Cruelle pour les peuples, cruelle pour les êtres ». Ces coups durs la plongent d'autant plus dans les études et l'éloignent petit à petit de sa foi. Très tôt, elle trouve son dieu dans les mathématiques et la science plus que dans l'église et la Bible. Comme l'expliquait Eve Curie, «Elle n'invoque plus avec le même amour le dieu qui lui a injustement porté ces coups terribles, qui a tué autour d'elle la gaîté, la fantaisie, la douceur ». Elle passe également beaucoup de temps à écrire, pour ellemême et pour ses proches. Jusqu'en 1890, Marya continue ses études et est préceptrice dans la capitale et en province. Elle rassemble ses maigres économies pour poursuivre son cursus en France. Éblouie par le prestige de Paris, elle ne se voit pas vivre à Berlin ou à Saint-Pétersbourg, là où résident les oppresseurs de la Pologne.
Publié le : vendredi 1 avril 2011
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Source : Lafont presse
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Marie Curie

De son vrai nom, Marya Salomea Sklodowska, Marie Curie est née le 7 novembre 1867 à Varsovie. Issue d'une famille modeste, elle est envoyée très tôt dans un pensionnat. Sa mémoire exceptionnelle et ses capacités intellectuelles suscitent rapidement l'admiration de ses professeurs. Mais les spectres de la mort et de la guerre reprennent leurs droits à l'aube de son existence.

Alors que la Pologne est occupée par les Soviétiques, elle perd très jeune sa mère et une de ses soeurs. Comme l'évoque sa fille Eve dans le roman «Madame Curie» : «Mania (son surnom) apprend de bonne heure que la vie est cruelle. Cruelle pour les peuples, cruelle pour les êtres ». Ces coups durs la plongent d'autant plus dans les études et l'éloignent petit à petit de sa foi. Très tôt, elle trouve son dieu dans les mathématiques et la science plus que dans l'église et la Bible. Comme l'expliquait Eve Curie, «Elle n'invoque plus avec le même amour le dieu qui lui a injustement porté ces coups terribles, qui a tué autour d'elle la gaîté, la fantaisie, la douceur ». Elle passe également beaucoup de temps à écrire, pour ellemême et pour ses proches.

Jusqu'en 1890, Marya continue ses études et est préceptrice dans la capitale et en province. Elle rassemble ses maigres économies pour poursuivre son cursus en France. Éblouie par le prestige de Paris, elle ne se voit pas vivre à Berlin ou à Saint-Pétersbourg, là où résident les oppresseurs de la Pologne. Remarquablement douée, elle se jette à corps perdu dans le travail et le dépassement de soi.

«Nous ne pouvons pas espérer construire un monde meilleur sans améliorer les individus.

Chacun de nous doit travailler à son propre perfectionnement, tout en acceptant sa part de responsabilité, notre devoir particulier étant d'aider ceux à qui nous pouvons être le plus utile », soulignet-elle.

En novembre 1891, elle quitte sa terre natale pour rejoindre Paris.

Sa soeur Bronia l'accueille chez elle jusqu'à son inscription à la Sorbonne où elle continuera ses études scientifiques. Elle devient Marie et vit misérablement dans des logis de fortune jusqu'en 1893. C'est en 1894, l'année où elle obtient sa licence en sciences mathématiques, qu'elle rencontre Pierre Curie. Âgé de 35 ans, celui-ci avait depuis longtemps oublié le mariage, repoussant de nombreuses prétendantes.

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