Rencontre avec Rami Makhlouf, cousin germain de Bachar El-Assad

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Rencontre avec Rami Makhlouf, cousin germain de Bachar El-Assad Interviewer, par les temps qui courent, un célèbre homme d'affaires syrien devenu par son talent personnel l'un des principaux moteurs de l'économie syrienne : ce n'est pas une mince affaire ! Quand cet homme d'affaires est de surcroît le cousin germain de Bachar el-Assad, il est clair que l'interlocuteur va marcher sur des oeufs et que l'intervieweur devra déployer des ruses de sioux pour obtenir des réponses révélatrices. Rami Makhlouf est avant tout, à l'échelle de son pays, un géant du business, ayant réussi à lancer et développer d'importantes sociétés. Il est, en particulier, le premier sinon l'unique opérateur de téléphonie mobile en Syrie, fondateur et président de Syriatel, l'équivalent d'Orange. Figurant parmi les plus grandes fortunes de son pays, il a décidé en juin dernier de consacrer les revenus de ses investissements à des oeuvres caritatives. Cette démarche n'était en aucune manière liée à la pression grandissante de la rue, gagnée par la contagion des révoltes arabes et réclamant, au nom de ses aspirations à la «démocratie», le départ d'un président désormais honni par une partie de la population. Manipulation ? Colère spontanée ? La question se pose ici comme elle s'est posée en Tunisie, en Egypte ou en Lybie.
Publié le : samedi 28 janvier 2012
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Source : Lafont presse
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Rencontre avec Rami Makhlouf, cousin germain
de Bachar El-Assad
Interviewer, par les temps qui courent, un célèbre homme d'affaires syrien devenu par son talent personnel l'un des principaux moteurs de l'économie syrienne : ce n'est pas une mince affaire ! Quand cet homme d'affaires est de surcroît le cousin germain de Bachar el-Assad, il est clair que l'interlocuteur va marcher sur des oeufs et que l'intervieweur devra déployer des ruses de sioux pour obtenir des réponses révélatrices. Rami Makhlouf est avant tout, à l'échelle de son pays, un géant du business, ayant réussi à lancer et développer d'importantes sociétés. Il est, en particulier, le premier sinon l'unique opérateur de téléphonie mobile en Syrie, fondateur et président de Syriatel, l'équivalent d'Orange.
Figurant parmi les plus grandes fortunes de son pays, il a décidé en juin dernier de consacrer les revenus de ses investissements à des oeuvres caritatives. Cette démarche n'était en aucune manière liée à la pression grandissante de la rue, gagnée par la contagion des révoltes arabes et réclamant, au nom de ses aspirations à la «démocratie», le départ d'un président désormais honni par une partie de la population. Manipulation ? Colère spontanée ? La question se pose ici comme elle s'est posée en Tunisie, en Egypte ou en Lybie. Il semble bien que dans les trois cas l'islam pur et dur incarné par les sunnites ait mis en place les détonateurs qui lui permettraient d'abattre dans le monde arabe les derniers remparts. Il s'agit, en réalité, d'une guerre de religions entre islamistes sunnites et radicaux dont la situation pourrait être comparée à celle de nos protestants avant la révocation de l'Edit de Nantes.
Ni transfuge ni responsable
M. Makhlouf avait d'abord souhaité que notre rendez-vous eût lieu à Damas, puis la situation s'étant détériorée, au point de plonger le pays dans le sang d'une sorte de guerre civile, nous avons dû nous contenter de quelques échanges visuels sur skype et d'un échange de questions et de réponses où malgré l'extrême réserve du businessman apparaît une volonté de se démarquer sans trahir tout esprit de répression. Son argument est simple : il n'est pas un homme politique. Ses entreprises n'ont jamais eu de lien avec le gouvernement dont il n'a jamais eu à solliciter une aide financière ou morale ayant profité en toute indépendance du puissant courant économique d'où commençait à émerger un pays prospère comparé à ceux de la même région. À l'exception bien sûr
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