Tournaire, le joaillier de Montbrisson multiplie les boutiques

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Tournaire, le joaillier de Montbrisson multiplie les boutiques Les boutiques Philippe Tournaire ressemblent à un voyage initiatique au sein d'un univers unique façonné depuis plusieurs décennies, transgressant les genres et dépoussiérant l'image de la haute joaillerie.

Publié le : samedi 7 mai 2011
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Source : Lafont presse
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Tournaire, le joaillier de Montbrisson multiplie
les boutiques
Les boutiques Philippe Tournaire ressemblent à un voyage initiatique au sein d'un univers unique façonné depuis plusieurs décennies, transgressant les genres et dépoussiérant l'image de la haute joaillerie. Ici, le bijou s'apparente à une oeuvre d'art, fruit d'une indéfectible passion. «J'ai la chance de faire ce que j'aime. J'ai choisi ce métier sans savoir qu'un jour je serai place Vendôme», confie Philippe Tournaire. «Je n'ai jamais rêvé de faire fortune, c'est pourquoi je n'hésite jamais à investir dans des machines pour arriver à réaliser ce dont j'ai envie. Ma passion, c'est de faire des bijoux». L'homme dégage une modestie confondante, l'apanage de ceux qui ont tracé leur voie loin des sentiers battus. L'aventure a débuté dans un petit village situé dans la Loire. Diplômé en électronique, Philippe Tournaire se tourne très vite vers la joaillerie pour assouvir sa passion. 100% autodidacte, l'homme s'échine à inventer des collections, toujours avec le perpétuel souci d'originalité. «Si j'ai désormais un style identifiable dans le monde de la joaillerie, c'est grâce à ces années de labeur. Mon luxe a été d'avoir du temps pour travailler et trouver des solutions différentes», confie-t-il. En 1984, Philippe Tournaire ouvre sa 1ère boutique accolée à son atelier à Montbrison. Une prise de risque qui s'inscrit dans la logique entrepreneuriale du créateur. «Le monde du bijou, ce sont des dessinateurs dans un coin et des réalisateurs dans un autre. Pour moi, ce mode d'opération ne peut fonctionner. En dehors des matières premières, j'ai toujours choisi l'indépendance pour ne dépendre de personne, pas même de soustraitants. Du concept à la fabrication jusqu'à la vente directe dans les boutiques, tout est fait en interne. C'est capital de garder ce lien avec la clientèle», commente-t-il. Sa renommée dépasse très vite les frontières locales et la marque s'implante à Lyon puis à Paris avec 2 boutiques, dont une située sur la prestigieuse place Vendôme depuis 2000. Pour rester créatif, l'homme s'est entouré d'une équipe de 25 personnes en érigeant les valeurs humaines comme pilier fondamental de l'entreprise. D'ailleurs, il n'hésite pas à transmettre ses techniques auprès des membres de son atelier afin de pérenniser un savoir-faire récompensé par de nombreux labels, dont celui «d'Entreprise du patrimoine Vivant». S'appuyant sur un savoir-faire authentique et la maîtrise complète du processus de production, la marque séduit une clientèle de plus en plus friande d'originalité et d'authenticité. «Les techniques évoluant, nous pouvons produire en France à des coûts raisonnables, sans intermédiaires et avec des circuits courts. Cela nous permet une meilleure réactivité face aux demandes individualisées». En 2010, la maison a réalisé un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros et enregistré une progression de 10% par rapport à l'exercice précédent. Pour 2011, l'ouverture d'une 5ème boutique est prévue à Lyon et la marque entend développer un réseau d'une dizaine de revendeurs à l'étranger. «L'objectif est d'assurer la pérennité du groupe. J'aimerais que le système garde les valeurs que j'ai mises en place et que j'essaye de préserver», insiste le créateur. Nul doute que ce souhait ne soit gravé en lettres d'or dans la culture de l'entreprise.
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