Festival International de l'Affiche et du Graphisme de Chaumont

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Festival International de l'Affiche et du Graphisme de Chaumont

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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19ème Festival
International de l’Affiche
et du Graphisme de
Chaumont
DU 24 MAI AU 6 JUILLET 2008
19th International Poster
and Graphic Design
Festival of Chaumont
FROM MAY, 24TH TO JULY, 6TH 2008LA PROGRAMMATION / PROGRAM
Fer à Gauche toute !
Rétrospective Josef Müller-Brockmann
aux Silos/Maison du Livre et de l’Affiche
Uncle Toby's Bowling-Green (Le Boulingrin d’Oncle Toby) –
Paul Cox
Chapelle des Jésuites
Cervelatica
Scène Contemporaine Zürichoise / Zürich Contemporary Scene
Garage
Le Cri du Papier
Salle du Conseil de l’Hôtel de Ville
Oaxaca, des mots aux images
Musée de la Crèche
Les concours
Entrepôt des Subsistances
Circus – Fanette Mellier
dans l’espace public / in public space
N’importenawak –Pierre di Sciullo
dans l’espace public / in public space
Le Super
place de la Gare
6ème Salon de l’Edition Graphique
Ancienne Bibliothèque
L’affiche du Festival créée par Frédéric Teschner
Le catalogue du Festival
Contact Presse
Stéphanie Merran, Annie Lalande
E3C - 21 rue de la Villette 75019 Paris
tél :+33 1 40 03 94 70
fax : +33 1 42 06 66 06
stephanie.e3c@wanadoo.fr
annie.e3c@orange.frAvant-propos
En 2002, une nouvelle équipe constituée de trois directeurs artistiques, Pierre Bernard, Alex Jordan et Vincent Perrottet, et
du délégué général Jean-François Millier, est nommée et propose, dès l’édition 2003, un nouveau parcours d’expositions
aussi bien historiques que contemporaines, françaises qu’européennes et internationales à destination des professionnels,
des étudiants et du grand public.
La nouvelle direction du Festival de Chaumont s'attache à rendre compte de la diversité des visages et des usages du
graphisme dans son acception la plus large comme dans son expression la plus contemporaine. Ce postulat de départ forge
depuis cinq ans la cohérence de la manifestation à travers un éventail d'expositions, structuré autour de quatre grands axes.
Présenter la réalité contemporaine du graphisme en confrontant les pratiques des ateliers et studios français au travail des
graphistes européens et internationaux, et ouvrir les portes des expositions aux nouvelles générations, quels que soient les
formes et les supports de leurs créations.
Restituer la dimension historique du graphisme à travers une exposition monographique annuelle dédiée à un créateur (ou à
un mouvement). Le partenariat instauré avec une grande institution culturelle comme la Bibliothèque nationale de France à
l'occasion de l'exposition Cassandre en 2005 confirme la volonté de Chaumont d'inscrire son action dans la durée, d'établir
les passerelles nécessaires entre le fonds ancien et la collection contemporaine, et de concourir à la réflexion et à la
formation tant des étudiants que des publics.

Donner toute sa place au support affiche en développant les relations avec les écoles françaises et européennes, en
renforçant le Concours international et en favorisant la relecture du fonds d'affiches anciennes par des graphistes
d'aujourd'hui.

Faire de Chaumont une plate-forme nationale et internationale de rencontre des professionnels, des étudiants et d'un public
de plus en plus nombreux, curieux et exigeant.
Si le Festival, par définition, constitue un temps fort annuel, la cohérence de sa programmation se lit également au fil des
années dans une acception rhizomique qui esquisse une cartographie de la création internationale à la fois esthétique,
théorique et historique.
En 2003, le Festival accueillait une rétrospective de l’œuvre de Raymond Savignac, affichiste français emblématique de la
seconde moitié du 20ème siècle dont des créateurs comme Michel Quarez, exposé en 2006, revendiquent la filiation, mais
aussi une exposition du studio parisien M/M (Paris) qui trouve écho dans les pratiques d’autres ateliers européens de leur
génération comme les amstellodamois Mevis & Van Deursen (exposition Dutch Resource, 2005) ou les londoniens Graphic
Thought Facility (2004).
En 2003 également, était proposé un tour d’horizon de la production européenne la plus contemporaine à travers le projet
Super, Welcome to Graphic Wonderland ! dont certains participants reviendront par la suite à Chaumont comme les
néerlandais Harmen Liemburg et Julia Born (2005), Richard Niessen ou encore le graphiste franco-suisse Mathias
Schweizer (2007).
Le Festival proposait en 2004 une rétrospective du travail de Roman Cieslewicz, graphiste polonais immigré en France en
1963. Une autre approche de l’Ecole polonaise sera présentée à travers une exposition consacrée au maître de l’affiche
Henryk Tomaszewski en 2006 dont de nombreux graphistes français ont suivi l’enseignement et dont l’influence traversa
les océans jusqu’au travail du père de la modernité américaine Paul Rand exposé en 2007 aux Silos.
Le Festival présentait également en 2004 les travaux de Paul Elliman, enseignant à l’Ecole Werkplaats Typografie
d’Arhnem hébergée par la manifestation pendant six semaines l’année suivante. Les étudiants de ce post-diplôme
néerlandais avaient emménagé à Chaumont pour travailler à la réalisation d’un ouvrage. Il s’agissait de montrer au public le
graphisme en train de se faire. La présentation trouvait résonance dans les recherches architecturales et plastiques du
français Christophe Jacquet dit Toffe à la Chapelle des Jésuites qui préfigurait alors les tribulations néo-constructivistes de
Richard Niessen dans l’édifice baroque en 2007.
Ce sont ces passerelles et ces croisements opérés à Chaumont qui fondent la validité et l’identification de la ville comme
plaque tournante de la création graphique. Cette exigence de qualité dans les choix de direction artistique soutenue par la
mobilisation des équipes pour la diffusion et la médiation de la collection de Chaumont ainsi que pour la formation et la
création nous permettent d'envisager sereinement les étapes du projet de Centre dédié au graphisme destiné à recevoir et à
développer ces initiatives.Foreword
In 2002, a new team was set up with three artistic directors, Pierre Bernard, Alex Jordan and Vincent Perrottet and a general
delegate Jean-François Millier. They went to work right away, and the 2003 Festival consisted in a new way of organizing
all the exhibitions, historical and contemporary, French, European and international, all of which breathed new life into this
Festival aimed at sector professionals, students, and the general public.
The new Management of the Chaumont Festival focuses on diversity of content and usage of graphic design, as this might
be interpreted in its broadest and most contemporary sense. For five years now, this point of departure has structured the
Festival by means of a wide range of exhibitions, based on 4 major axes.
Present the contemporary reality of the graphic arts by comparing and contrasting the work and practices of French studios
and workshops to European and international graphic artists, and give emerging talent an opportunity to exhibit their work,
regardless of form and media used.
Render the historical dimension of the graphic arts by organizing, each year, a monographic exhibition dedicated to an artist
(or a movement). To this end, the Festival enters into partnerships with leading institutions such as the Bibliothèque
nationale de France (for the Cassandre exhibition in 2005), which clearly shows the Festival’s desire to forge long-term
actions, establishing gateways between archive collections and contemporary creations, and thus encourage reflection and
educational outreach initiatives both as regards students and the general public.
Give Posters their rightful status by developing relations with French and European schools, by reinforcing the
International Competition, and by encouraging contemporary graphic artists to explore Poster archives.
Make Chaumont a national and international platform bringing together professionals, students and the general public in
ever increasing numbers, demanding and curious.
Even though the Festival is, naturally, the highlight of the year, the consistency of its programming is also constructed
throughout the years in a rhizomic acceptance which dresses a portrait of international creation which is esthetical,
theoretical and historical.
In 2003, the Festival organized a retrospective on Raymond Savignac, an emblematic French poster designer from the
second half of the 20th century, who is said to have inspired artists such as Michel Quarez (exhibited 2006). The Festival
also exhibited the works of a Paris studio M/M (Paris), which finds their counterpart in initiatives undertaken by other
European workshops of their generation such as Mevis & Van Deursen (Dutch Resource exhibition, 2005) and the London
Graphic Thought Facility (2004).
Another feature of the 2003 Festival was the “Super, Welcome to Graphic Wonderland!”, giving an overview of cutting
edge European contemporary production, with some participants returning to Chaumont, such as the Dutch artists Harmen
Liemburg and Julia Born (2005), Richard Niessen or the Franco-Swiss graphic artist Mathias Schweizer (2007).
In 2004, the Festival ran a retrospective on Roman Cieslewicz, a Polish graphic artist who emigrated to France in 1963.
Another angle of the Polish school could be seen in the 2006 exhibition on poster maestro Henryk Tomaszewski, who
taught several French graphic artists, and whose influence spanned the oceans to mark such people as Paul Rand, the father
of American modernity, exhibited in 2007 in the Silos.
In 2004, the Festival exhibited a number of works from Paul Elliman, a teacher at the Werkplaats Typografie school in
Arhnem (Netherlands). The following year, students from this post-graduate school spent 6 weeks in Chaumont to create a
work. The idea underlying this initiative was to show people a genuine “work in progress”. And indeed, the presentation
echoed the plastic and architectural research work of the French artist Christophe Jacquet known as Toffe at the Chapelle
des Jésuites, which prefigured the neo-constructive workings of Richard Niessen in this Baroque building in 2007.
These gateways and crossovers which have taken place in Chaumont over the years clearly establish the town's reputation
as a hotbed of graphic design. This insistence on quality underlying all artistic decisions, backed up by the commitment of
teams to disseminate and promote Chaumont’s collection, as well as initiatives related to training and creation, mean that
we can confidently envisage the future development of the project to create a graphic Center to host and develop graphic
arts initiatives.Fer à gauche toute !
Rétrospective de Josef Müller-Brockmann
aux Silos/Maison du Livre et de l’Affiche
èmeAprès avoir rendu hommage à certaines grandes figures marquantes du graphisme du 20 siècle comme R. Savignac,
A.M. Cassandre ou P. Rand, le Festival s’intéresse à un des pères de la typographie et de la mise en page suisse, Josef
Müller-Brockmann. Les idées de l’instigateur du « Style International » sont des clefs de compréhension de notre monde et
de ses logiques de globalisation.
Biographie de Josef Müller-Brockmann
Müller-Brockmannn étudie le graphisme, le design et l'architecture à l'université et à la Kunstgewerbeschule (école des Arts
et Métiers) de Zürich. En 1934, il s'installe à Zürich comme designer et illustrateur free lance et ouvre son propre studio en
1936. En 1937, il devient membre du Swiss Werkbund. Il réalise le design du pavillon d’honneur des universités suisses en
1938 et dessine ceux dédiés à la physique, à la médecine et à l’histoire de la Suisse pour la fête nationale de 1939.
Après la seconde guerre mondiale, Müller-Brockmannn poursuit son travail de designer et se concentre sur l'illustration et
le design d'exposition. Une grande partie de son travail porte sur les décors de nombreux théâtres en Suisse et dans le
monde.
En 1950, Müller-Brockmannn réalise sa première affiche pour la Tonhalle de Zürich et commence à développer une
approche constructiviste du graphisme. En 1951, il devient membre de l’Alliance Graphique Internationale (AGI). À partir
de 1952, il se consacre uniquement au graphisme et acquiert la notoriété en tant que graphiste avec son affiche « protégez
l'enfant ! » pour l'Automobile club de Suisse et ses nombreuses affiches pour la Tonhalle de Zürich.
Quatre ans plus tard, il intervient à la Aspen Design Conference dans le Colorado.
En 1957, il succède à Ernst Keller comme professeur de graphisme à la Kunstgewerbeschule de Zürich. En 1958, il crée le
magazine trilingue Neue Grafik / New Graphic Design / Graphisme actuel avec les designers Richard Paul Lohse, Hans
Neuburg et Carlo Vivarelli. Deux ans plus tard, il quitte alors la Kunstgewerbeschule de Zürich. Il intervient à la World
Design Conference de Tokyo et publie en 1961 « Les Problèmes D’UN Artiste Graphique. » Il multiplie également les
projets de design comme en 1962 pour Rosenthal-Porzellanwerke à Selb et pour Max Weishaupt GmbH en Allemagne ou
encore en 1964 pour la section « Education, science et recherches » de la fête nationale suisse. Un an plus tard, il fonde la
« Galerie 58 » à Rapperswil avec Eugen et Kurt Federer. Elle fut rebaptisée « galerie seestrasse » en 1974, toujours sous la
direction de Müller-Brockmannn jusqu’en 1990.
En 1967, il devient consultant pour IBM et fonde l'agence de publicité Müller-Brockmannn & Co. Il continue ses diverses
activités, publiant une Histoire
de
la
communication
visuelle et une Histoire
des
affiches en 1971, ainsi que Les
systèmes de grille dans le design. Il signe enfin en 1989 un ouvrage intitulé les Posters photographiques –De leur origine à
nos jours avec Karl Wobmann. Il signe également une sculpture pour le Interkantonales Technikum à Rapperswil.

Il participe à de nombreuses expositions comme en 1985 à Bern : le Langage de la Géométrie Aujourd’hui : le
Suprématisme, De Stijl et leurs Cercles. De 1986 à 1993, il se consacre à une tournée d’expositions sur l’affiche en
Amérique Centrale, du Nord et du Sud. En 1994, il réitère avec une tournée d’expositions sur l’affiche incluant l’œuvre de
Shizuko Yoshikawa en Allemagne de l’Est. Il participe enfin à la Conférence sur le Graphisme International de Cancun, au
Mexique.
Son travail est récompensé par de nombreux prix : en 1988 il est nommé Honourable Royal Designer for Industry par la
Royal Academy of Art de Londres ; en 1993, son projet pour les chemins de fer fédéraux suisses est récompensé par le Prix
du design suisse (Design Preis Schweiz).
Il décède le 30 août 1996 à Zürich.
Partenaires :
Centre Culturel Suisse, Paris
Museum für Gestaltung, ZürichJosef Müller-Brockmann Automobile-club de Suisse, 1955Fer à gauche toute !
Josef Müller-Brockmann retrospective
at Silos/Maison du Livre et de l’Affiche
After giving tribute to some of the major figures influencing 20th century graphic design – such as R. Savignac, A.M.
Cassandre, and P. Rand – the Festival will focus on one of the forefathers of typography and layout, the Swiss Josef Müller-
Brockmann. The ideas of the "International Style" instigator are essential to understand our world and its rationale for
globalization.
Biography of Josef Müller-Brockmann
Müller-Brockmannn studied graphic arts, design and architecture at university and at the Zürich Kunstgewerbeschule (Arts
and Crafts College). In 1934, he settled in Zürich to work as freelance designer and illustrator and opened his own studio in
1936. In 1937, he joined the Swiss Werkbund. He designed the pavilion of honor for the Swiss universities and the "Physics
and Medicine" and "History of Swiss Art" sections for the 1939 National Fair.
After the Second World War, Müller-Brockmannn continued his work as designer, focusing on illustration and exhibition
design. Substantial part of his work was dedicated to set design for numerous theaters in Switzerland and abroad.
In 1950, Müller-Brockmannn produced his first poster for the Zürich Tonhalle and started to develop a constructivist
approach to graphic arts. In 1951 he became member of the Alliance Graphique Internationale (AGI). From 1952, he
concentrated only on graphic arts and gained notoriety as graphic designer with his child protection poster for the Swiss
Automobile club and his many posters for the Zürich Tonhalle. Four years later he gave a lecture at the International
Design Conference in Aspen, Colorado.
In 1957, he succeeded Ernst Keller as professor of graphic arts at the Zürich Kunstgewerbeschule. In 1958, he founded the
trilingual magazine Neue Grafik / New Graphic Design / Graphisme Actuel with designers Richard Paul Lohse, Hans
Neuburg and Carlo Vivarelli. Two years later he left the Zürich Kunstgewerbeschule. He spoke at the World Design
Conference in Tokyo and published in 1961 "The Graphic Artist and his Design Problems". He also produced various
design projects including, in 1962, for Rosenthal-Porzellanwerke in Selb and for Max Weishaupt GmbH in Schwendi,
Germany, or in 1964 for the "Education, Science and Research" section of the Swiss National Fair. The following year he
founded "Galerie 58" in Rapperswil with Eugen and Kurt Federer. The gallery was renamed "galerie seestrasse" in 1974,
which Müller Brockmann run until 1990.
In 1967 he was appointed Consultant to IBM and founded the Müller-Brockmann & Co Workshop. He carried on his
various activities and published a History
of
Visual
Communication and a History
of
Posters in 1971, as well as Grid
Systems in Graphic Design. In 1989 he was the co-author with Karl Wobmann of a book entitled Photographic Posters –
From their Origins to the Present Day. He also produced a sculpture for the Interkantonales Technikum in Rapperswil.
He participated in many exhibitions including The Language of Geometry Today – Suprematism, De Stijl and their Circles,
in Berne 1985. From 1986 to 1993 he displayed his works in a touring exhibition of posters in North, Central, and South
America, and repeated the experience in 1994 with a touring poster exhibition in eastern Germany, which included works
by Shizuko Yoshikawa. The following year, he presented a paper at the International Graphic Conference in Cancun,
Mexico.
His work has been awarded many prizes: in 1988 he was nominated Honourable Royal Designer for Industry by the
London Royal Academy of Art; in 1993, his project for the Swiss Federal Railway Company was awarded the Swiss
Design Prize (Design Preis Schweiz).
He died on 30 August, 1996, in Zürich.
Partners:
Centre Culturel Suisse, Paris
Museum für Gestaltung, ZürichUncle Toby's Bowling-Green (Le Boulingrin d’Oncle
Toby) – Paul Cox
à la Chapelle des Jésuites
Depuis cinq ans, la Chapelle des Jésuites est devenue le lieu d’élection des recherches graphiques contemporaines. La
singularité de l’architecture baroque de l’édifice constitue un défi pour les graphistes intervenant dans le lieu générant de
fantastiques projets autant en dialogue qu’en rupture avec le lieu. En 2008, le Festival de Chaumont invite le graphiste
français Paul Cox à se saisir de cet espace.
Pour l’exposition dans la Chapelle des Jésuites, Paul Cox a choisi, plutôt que de réunir des oeuvres existantes, de montrer
une seule pièce spécialement construite pour l’occasion.
«UNCLE TOBY’S BOWLING-GREEN (le Boulingrin d’Oncle Toby)» est une immense table de treize mètres de long sur
dix mètres de large supportant un paysage de montagnes, de collines et de vallons, orné de routes, d’inscriptions
cartographiques, de signalétiques en tous genres et de petites architectures. La table est percée ici et là de trous, que les
visiteurs sont invités à atteindre avec des balles qu’ils propulsent à la main. En cas de succès, les balles dévalent un réseau
de gouttières situé sous la table, pour rejoindre un collecteur placé à l’avant de l’installation.
Le titre de la pièce fait référence au roman «La Vie et les Opinions de Tristram Shandy, gentleman» de Laurence Sterne et à
la maquette (le «boulingrin») qui y occupe une place centrale. L’artiste entend ainsi rendre hommage à son auteur fétiche,
écrivain «graphiste» en quelque sorte, tant il prêtait attention à la mise en page - excentrique - de ses livres.
On retrouvera dans cette pièce des thèmes chers à Paul Cox (la table, les tréteaux, la cartographie, l’architecture), ainsi que
son goût pour la participation active et ludique du visiteur (comme par exemple dans son gigantesque « Jeu de
Construction » montré au Centre Pompidou en 2005, ou son installation de toboggans, « Méthode », en 2007 au Lux à
Valence).
Biographie de Paul Cox
Paul Cox est né à Paris en 1959. Autodidacte en art, il fait des études d’histoire de l’art et de littérature anglaise, dans le but
de s’assurer un gagne-pain et de pouvoir devenir ce « peintre du dimanche pour qui chaque jour serait un dimanche » que
décrit Dubuffet. Après un mémoire sur Laurence Sterne et une agrégation, il arrête toutefois très vite d’enseigner, préférant
faire, parallèlement à la peinture, des livres pour les enfants, des affiches (notamment pour la Ville de Paris, 1997, l’Opéra
de Nancy, 1996-2001), des illustrations de presse, des logos, etc. Son intérêt grandissant pour les Constructivistes et autres
avant-gardes « qui faisaient de l’art à côté » l’encourage à poursuivre dans cette voie pluridisciplinaire. Il travaille aussi
pour la scène (décors et costumes de « L’Histoire du soldat », Opéra de Nancy 1997, de « Casse-Noisette », Opéra de
Genève, 2005), édite des jeux (« Le jeu de l’amour et du hasard » et « Sculptures alphabétiques »), et se passionne pour
toutes les techniques d’impression, qu’il utilise plus à des fins de production expérimentale que de reproduction - ainsi de
sa série de cartographies modulaires “A Sentimental Journey” et « La Carte du tendre perpétuel », revisitées pour une de
ses collections par Issey Miyake. Il est membre de l'AGI depuis 2003. Paul Cox a entrepris la publication périodique de
l’ensemble de son travail (peinture, travaux graphiques etc.) sous forme de livre, dont le premier tome, Coxcodex 1, est
paru en 2004 aux éditions du Seuil. Le Centre Pompidou expose en 2005 son immense «Jeu de Construction » dont une
première version a été présentée au Musée de l’objet à Blois puis à la galerie de l’école des Beaux-Arts de Nantes. Paul
Cox a réalisé en décembre 2006 le décor du ballet « Amoveo » à l’Opéra Garnier (musique de Philip Glass, chorégraphie
de Benjamin Millepied, costumes de Marc Jacobs) et les décors et costumes de « Petrouchka » à l'opéra de Genève en
octobre 2007. Le Lux - Scène Nationale de Valence a exposé en 2007 « Méthode », labyrinthique réseau de toboggans, et la
librairie Florence Loewy Books by artists son installation d'architectures de papier « Petites Folies ».
Paul Cox, Bus TinqueuxUncle Toby’s Bowling-Green (Le Boulingrin de l'Oncle
de Toby) – Paul Cox
at the Chapelle des Jésuites
Over the last five years, the Chapelle des Jésuites has become the choice venue for contemporary graphic research. The
singularity of the building’s baroque architecture provides a challenge for graphic artists working in the space, giving rise
to fantastic projects both in harmony and in discord with the space. For 2008, the Chaumont Festival has invited the French
graphic designer Paul Cox to inhabit this space.
For his exhibition at the Chapelle des Jésuites, Paul Cox decided, instead of re-presenting existing works, to create a work
especially for the occasion.
Uncle Toby’s Bowling-Green is a huge table 13 meters long by 10 meters wide depicting a landscape of mountains, hills
and valleys, decorated with all types of routes, cartographic markings and signage as well as small architectural elements.
Here and there, holes have been drilled in the table. These act as targets for exhibition visitors throwing bowls along the
table top. If the bowls reach their target, they fall into a network of piping underneath the table, and roll into a collector
located in the front of the installation. The name of the work refers to the novel “The Life and Opinions of Tristram
Shandy, Gentleman” and the model (the “Bowling-Green”) which plays such a central role in the novel. Thus, Paul Cox
pays tribute to Laurence Sterne, his favorite author, who could himself be considered a kind of graphics artist, given his
eccentric page layouts.
This work contains Paul Cox’s favorite themes (the table, the trestles, cartography, architecture) as well as his taste for
active and fun visitor participation as already could be seen from his gigantic “Jeu de Construction” at the Pompidou
Center in Paris in 2005, or his “Méthode” slides installation in 2007 at the Lux arts center in Valence.
Biography of Paul Cox
Paul Cox is a contemporary French graphic designer, author of books and comic books (on art history) that are adored not
only by children but those of all ages. Cox was born in Paris in 1959. A self-taught artist, he studied art history and English,
aiming to insure a steady income and to become “a Sunday painter for whom every day is a Sunday,” as Dubuffet put it.
Despite a thesis on Lawrence Sterne and an associate professorship, he stopped teaching quite soon afterwards, preferring,
parallel to his painting activities, to concentrate on children’s books, posters (in particular for the Ville de Paris, 1997, and
the Nancy Opera, 1996-2001), press illustrations, logos, etc. His growing interest for the Constructivists and other avant-
garde figures “who were making art on the side” encouraged him to continue down this multi-disciplinary path. He also
worked for the stage (sets and costumes for “L’Histoire du soldat,” Nancy, 1997), published games (“The Game of Love
and Chance” and “Alphabetic Sculptures”), and became fascinated with all sorts of different printing techniques. He
applied these more on an experimental rather than an industrial level, such as his series of modular cartography “A
Sentimental Journey” and “La Carte du Tendre Perpétuel”, revisited by Issey Miyake for one of his collections. He
undertook the serial publication of his entire collected works (painting, graphic work etc.) in book form, whose first
volume, Coxcodex 1, was published in 2004 by the Éditions du Seuil. The Pompidou Centre exhibited his enormous “Jeu
de Construction” in 2005; an early version was presented at the Musée de l’Objet in Blois and then in the gallery of the
Nantes Fine Arts Academy. In 2006, he designed sets and costumes for “The Nutcracker Suite” at the Geneva Opera, and
designed a ballet on music by Philip Glass, performed at the Paris Opera Garnier in November 2006. His work was
exhibited in 2007 at the Lux National Theatre in Valence.
Paul Cox, les trois ourses

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