La base du jeu de possession parisien

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Analyse sur la base du jeu de possession du PSG et son 433 avec l’association Motta-Verratti.

Publié le : jeudi 16 janvier 2014
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La base du jeu de possession parisien.
 La naissance d’une identé de jeu. Cesae onisop ,l ruamairojes oté dvatbser ,eluesre tsP GSuiéd s-- sant à voir jouer. Avec un jeu de pos-session qui parait bien huilé, le club de la capitale affiche une maîtrise glo-bale dans l’ ensemble de ses matchs. Un constat qui fait suite à l’ intronisa-on du 433 par Laurent Blanc mais surtout depuis que les joueurs char-gés de l’ animer, au milieu de terrain, sont Matuidi Moa et Verra. Si aujourd’ hui les éloges pleuvent sur la qualité de conserva-on du ballon et des aaques pla-cées parisiennes, il faut dire que cela n’ a pas toujours été le cas en début de saison. En effet, Laurent Blanc a quelque peu tâtonné dans la compo-sion de son équipe. Le coach parisien part avec l’ idée de conserver le 442 de Carlo Ancelo qui a permis la sai-son dernière (2012/ 2013) de gagner le tre de champion de France. Mais ni la victoire acquise difficilement lors du trophée des champions face à Bor-deaux, ni les premières journées du
championnat, n’ auront convaincues Laurent Blanc et les observateurs de la qualité de jeu affichée par l’ équipe. Au point que Laurent Blanc devait souvent jusfier en conférence de presse, que les membres de son ef-fecf n’ avaient pas pu travailler en-semble correctement, contrairement aux autres formaons du champion-nat. Un discours qui commençait à s’ user devant les médias qui n’ arrê-taient pas de comparer son équipe avec le jeu léché et « plein de pa-nache » de l’ AS Monaco du début de saison. Une équipe présentée, par ces mêmes médias, comme le grand concurrent du PSG. Il était pourtant vrai que la préparaon parisienne (stages de pré-saison en Autriche et en Suède) fut perturbée par la parcipaon de certains internaonaux à des matchs amicaux, à la coupe des Confédé-raons (Silva, Lucas, Sirigu, Lavezzi, Cavani… ), la coupe d’ Europe espoirs (Verra… ), ou par des blessures (Me-nez, Maxwell… ). Ainsi, bon nombre de joueurs du PSG n’ avaient pas la même forme physique pour débuter le championnat.
Et, justement, en ouverture de la ligue 1, Laurent blanc aligne le 442 de la saison passée avec Verra tulaire pour faire face au forfait de Thiago Moa. Une prestaon déce-vante du jeune italien (à court physi-quement selon son entraineur) et le retour de blessure de Thiago Moa, va pousser Verra sur le banc, les prochaines journées. Mais il n’ y a pas plus de changement dans le jeu avec un PSG qui a toujours autant de mal à tenir la maitrise du ballon tout le long des matchs. Un souhait pourtant cher à Laurent Blanc qui veut « faire bien jouer » le PSG, tout en gagnant des matchs. Et d’ une certaine façon, une manière comme une autre de se dé-marquer de son prédécesseur Ance-lo, à qui la presse sporve, a sou-vent criqué une qualité de jeu très faible sous son règne. Il faudra aendre le match face à Bordeaux, lors de la 5ème jour-née du championnat pour que le PSG dégage enfin une maitrise dans la possession du ballon, la « philosophie de jeu » recherchée. Une prestaon qui sasfait Laurent Blanc ainsi que les médias comme l’ indiquaient le
journalLe Parisien: «S’il le fallait en-core le prouver après quatre journées, le PSG a montré qu’il n’est plus une agrégaon de stars du ballon mais bien un collecf soudé encore» ou L’Equipe: «Le PSG ent son premier match référence de la saison à Bor-deaux. Le club de la capitale, serein et parfaitement en place, a déroulé face à une faible équipe bordelaise» .
progrès du PSG que l’ équipe de Bor-deaux. Cee équipe avait déjà per-du 2-1 contre le PSG lors du trophée des champions, après l’ avoir mis en grande difficulté en le poussant en prolongaon. Ainsi, suite à leur deu-xième défaite 0-2 en championnat, Bordeaux, avait pu évaluer la diffé-rence entre les deux PSG.
au PSG : «On a affronté Monaco après avoir joué Paris lors du Trophée des Champions. Les Monégasques m’avaient alors fait très forte impres-sion. Mais ils ont un peu moins bien joué depuis, alors que Paris monte en puissance. Aujourdhui, mon favori, ce serait le PSG [… ]. »disait-il après la défaite 0-2 de Bordeaux.
Et si aujourd’ hui, llcuao mmpièrmerees ,s e uc ne ea immgielri aenumd ee à rtetr rooeuins-   pon snteG PSe L«n soBoà eard»uxréneecd  eals iaremier match réfLa « » Moa-mania ou , vaille de Laurent Blanc, c’ est de la contre-per-l’ art sur une blessure hasardeuseformance. de Pastore, habituel tulaire en dé-vbeouni tt  cdopemr ospapaiusglonsine,er   qdaueu e  MmMoilairecau o  eVtd ee rMrtaaetrur iadsiie.n   Dne tr égean aneezsshpnéoèmtoreu  nn peut naison,odée  lis sdet buupe-  Deux solides tulaires jusque-là dans ce qui concerne Moa. Il faut dire l’ esprit de Blanc. que l’ aente derrière l’ invincibili-té du PSG dans les médias est forte.
Le retour de Verra est l’ élé-ment qui change tout. Il faut dire que Moa et Verra tulaires dans un même match, c’ était assez rare au PSG. Du fait que Moa était souvent blessé mais aussi du fait que Verra était souvent son remplaçant poste pour poste. Ainsi pour des quesons de profils complémentaires, son asso-ciaon avec Moa n’ était pas souvent mise en praque. En effet, en théorie, pour ne pas pêcher en créavité dans l’ entre-jeu, Pastore était préféré pour son profil de pur numéro 10. Mais de-puis ce match contre Bordeaux, beau-coup d’ observateurs s’ étaient rendus compte que ce milieu à trois « milieux défensifs » ne péchait pas en créavi-té et plus encore, l’ associaon Moa-Verra était l’ heureuse trouvaille de Laurent Blanc. Et il n’ y a peut-être pas de meilleur révélateur pour juger des
l’équipe alignée par L.Blanc face à Bordeaux, 5ème journée de ligue 1. Plus encore, Bordeaux pré-sentait la parcularité d’ avoir affronté les deux favoris du championnat. Le PSG lors du trophée des champions, et l’ AS Monaco en championnat lors d’ une défaite bordelaise à domicile 0-2, là aussi. D’ ailleurs, le président du club de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, bien que plus impressionné par Monaco en début de saison, avait quelque peu revu son jugement, après le match de championnat face
Ces derniers aendent de savoir si le PSG va bare son propre record d’ in-vincibilité (37 matchs sans défaites, toutes compéons confondues) ou si le club parisien sera bau avant d’ y parvenir. Le suspense est nourrit as-sez logiquement à chaque journée de championnat, au fur et à mesure que l’ on se rapproche du jour J. Ce fameux match où le PSG a l’ occasion d’ égaler ce record d’ invin-cibilité intervient à la 16eme journée lorsque le club parisien se déplace à Evian. Soit contre la même équipe qui avait déjà mis en déroute la course au doublé du PSG la saison dernière, en l’ éliminant en ¼ de finale de la coupe de France, après plusieurs alterca-ons entre les joueurs. Le contexte est donc bien trouvé et l’ histoire fait bien les choses. Tout est réuni pour croire à l’ exploit du record ou à celui de la fin de l’ invincibilité actuelle du
PSG. Et avec une équipe remaniée, un PSG dominateur sur un terrain in-digne d’ une ligue 1, se fait bare 2-0 par Evian. Et cela, malgré une flopée d’ occasions ratées, plus flagrantes les unes que les autres, des aaquants parisiens. Evian stoppe là encore, le PSG comme l’ an passé. Et l’ histoire se répète. Mais quel rapport avec Moa ? Et bien, Moa incarne « l’ invincibilité » au PSG. En effet, de cet échec, la ma-jorité des observateurs expliquent avant tout la défaite du PSG par la non présence de Moa dans l’ entre jeu. Et se jusfie sur le fait qu’ avec Moa le PSG (avant la rencontre) n’ avait perdu que deux matchs sur une cinquantaine joués sous le mail-lot parisien. En l’ occurrence, la stas-que est très flaeuse pour montrer l’ importance de Moa dans l’ invinci-bilité du PSG. Mais de là à penser que la non présence de Moa est la cause de chaque défaite du PSG, le raccour-ci est facile et trompeur. Surtout dans une défaite où le PSG a des occasions si nees comme face à Evian, tout en réussite.
Et d’ ailleurs, quelques jours après qu’ on explique que le niveau de jeu si face à Benfica en ligue des cham-séduisant du PSG cee saison est dé-pions, dans un match sans enjeux pendant de la tularisaon de Moa. pour le PSG (déjà qualifié au contraire Si une pare est vraie, cee analyse du club portugais qui joue sa qualifi-n’ est pourtant pas aboue, car il faut caon), Moa est cee fois-ci, tu- enremarquer qu’ ce début de saison laire. Et pourtant, on note les mêmes justement Moa était tulaire mis soucis principaux que dans la ren-à part le 1er il faut at match et qu’-contre face à Evian. Avec au bout du tendre, paradoxalement, l’ entrée de compte une défaite 2-1 du PSG. Les Marco Verra dans le 433 pour que médias ont, cee fois-ci mis en avant d’ une part, Laurent Blanc soit sasfait « l’ équipe remaniée du PSG car leur de l’ animaon de son équipe et que « Moa-mania» du match précédent d’ autre part, les médias si crique venait d’ être défait. Certains parle envers le PSG commencent à mere même de la différence entre Benfica en lumière cee fameuse maitrise et Evian pour se dédouaner. Et pour-venue du milieu. Or mere en avant tant, si on remonte encore plus loin, ce milieu doit conduire à remarquer Moa était tulaire lors de l’ élimi- est C’ces faits. plus étrange autant d’ naon en ¼ de final de la coupe de que ce sont ces mêmes médias qui France, face à ce même Evian, la sai-criquaient la maitrise parisienne du son dernière. Ce qui n’ a pas empêché début de saison. le PSG d’ être éliminé au r au but. En l’ occurrence cela ne compte pas L’ erreur, à mon sens, est donc de pen-comme une défaite dans les stas-ser que la seule présence de Moa ques mais cela montre aussi que suffit à produire et maintenir cee chaque match a sa propre vérité. Or qualité de jeu tout le long d’ un cham-il y a une espèce de « Moa mania » pionnat. Chose qu’ on entend ou lit pas toujours jusfiable pour juger des très souvent dans les médias comme contre-performances du PSG. Et cela le quodien sporfl’Equipe ou en-, indépendamment du fait que Moa core surRMC: «Sans Moa, Paris est est un très grand joueur.moins créaf [… ] les six défaites en championnat depuis lété 2012 lont Et, il est évident qu’ en étant un joueurtoutes été sans Thiago Moa, pou-majeur demon indis-l ’ e n t re - j e u contre-performances contre Ajaccio,« Lesp e n s a b l e la non pré-  punntoi,naivE Lille,  Benca,os nno teces iadu milieu sence de maladresse des joueurs parisiens»commun : Laparisien »Moa peut le soir de s’ avérer préjudiciable pour la tenue la défaite face à Evian. Il faut dire les du ballon. Mais en soit les contre-per-choses clairement, la première est c’ formances contre Ajaccio, Evian, Ben-depuis que Moa est au PSGsaison fica, Lille cee saison ont un point que le niveau de jeu proposé est si sé-commun : La maladresse des joueurs duisant. C’ est à ce niveau-là que l’ im-parisiens devant le but. Et si leurs gros pact de Marco Verra est sous-éva-ratés vont au fond, on ne parle même lué dans la plupart des analyses faites pas des absents … Cee « Moa ma-par les observateurs qui ne meent nia » est encore plus notable lors-que Moa comme élément « mo-
proposé. Une analyse d’ autant plus étrange lorsque l’ on se rend compte que le véritable meneur de jeu de cee équipe n’ est autre que Marco Verra. Verra, le meneur de jeu. M qualité. Vérirgnaedseliéa ocrar arreV- une demi-saison de table chef d’ orchestre de son équipe, le jeune italien a su encore progressé par rapport à l’ année dernière où il s’ était pourtant déjà montré comme une grande révélaon sur ses qualités footballisques. Mais son côté râleur et sa faculté à être aver d’ un carton jaune aga-çaient les observateurs mais aussi ses entraineurs (Staff de Carlo Ancelo et Laurent Blanc). Surtout, ces der-niers étaient toujours embêtés de composer avec un joueur suscepble de quier ses coéquipiers à chaque match, pour des protestaons ré-pétées auprès des arbitres ou par
des fautes d’ anjeu fréquentes. Si même de mener le jeu parisien. cee saison, sa réputaon de râleur l’ accompagne toujours auprès des Si Moa et Verra sont des mi-arbitres, sa propension à faire des lieux de terrains capables de pou-fautes est beaucoup moins élevée au voir s’ adapter à tous les postes du point que les fois où il est aver par milieu que ce soit pour aaquer ou un carton jaune correspondent sou-défendre, Moa style plus un est d’ vent à sa première ou seconde faute prudent , plus « simple » quand ver-du match. Il n’ en reste pas moins que ra prend plus de risques ballon au le joueur semble avoir beaucoup tra-pied. Verra a plus tendance à drib-vaillé sur cet aspect de son caractère bler et éliminer son adversaire direct en cee nouvelle saison. Et il n’ y a que Moa. Et à toujours demander le pas de meilleur exemple que ce der-ballon et à vouloir orienter le jeu de nier match avant la trêve, face à Lille. son équipe, Verra est le véritable Suite à une poussee d’ Ibrahimovic chef d’ orchestre du milieu. Et ce n’ est sur Mavuba, ce dernier rétorque par pas étonnant que c’ est le joueur qui une « mini gifle » sur laquelle Ibra-touche le plus de ballon en ligue 1. himovic s’ effondre. De là, une pagaille Il faut noter par exemple que sur généralisée s’ en suit et de nombreux cee demi-saison (19 matchs en joueurs de Lille dont Balmont et Mar-championnat), Verra et Moa ont n, s’ en prennent rapidement à Ver-été tulaires en même temps 11 fois ra de manière assez scandaleuse, sur le terrain. Et que sur ces 11 fois d’ ailleurs. Des poussees qui n’ auront Verra a été 8 fois d’ affilées le joueur rien données face au sang froid éton-ayant touché le plus de ballons dans nant de verra dans cee situaon, le match et même, parfois, en sortant lui qui a plutôt l’ habitude de s’ agiter 20 minutes avant son terme. Son im-au quart de tour. pact est réel et il se trouve souvent Mais s’ il est devenu plus calme, il a à la baguee des acons parisiennes. en plus gar-Durant cee demi saison, Verra a ldeés  qtuoaluitteéss  raer«V ano tté teM oires ...é tu-la rust elf 11 sio. raer..intall41 bé 15ouch2041 tnod sno- de la sai-passes réussies son passée.sur ces 11 fois Verra a été 8 foisce qui en fait le T o u t e s ,d’affilées le joueur ayant touchéjoueur qui touche et mêmele plus de ballons»le plus de ballons celles qui le en ligue 1, ainsi fait encore que celui qui réus-prendre des risques parfois insensés si le plus de passes selon la zone où il se trouve. Mais dans le jeu. Une performance qui cee faculté à prendre des risques place Verra parmi les meilleurs en lui donne aussi cee personnalité qui Europe à ce niveau avec Xavi Hernan-fait de Verra, un des chouchous du dez (Barcelone) et Basan Schweins-parc des princes mais aussi un joueur teiger (Bayern de Munich) soit deux qui ne partage pas que des points joueurs de deux autres équipes dont communs avec son compatriote Mot- de jeu est basé sur la possesl’ idée-ta, et qui fait de lui, un joueur plus à sion du ballon.
Si en soit toucher plus de ballons, no-tamment dans une équipe qui joue la possession, ne signifie pas forcément donner un meilleur rendement qu’ un autre joueur, cela peut montrer votre importance dans la fluidité du jeu de votre équipe qui cherche à jouer ain-si. Et avec deux joueurs comme Moa et Verra qui touche régulièrement plus de 100 ballons par matchs, ça montre à quel point votre influence agit sur le jeu de l’ équipe surtout quand votre taux de passe réussies et à plus de 90% comme c’ est le cas pour ces deux joueurs. Et en l’ occur-rence, il faut en tenir compte dans la qualité de jeu produit de l’ équipe. C’ est là aussi que la technique plus risquée de verra peut créer des dé-calages dans l’ équipe adverse. Que ce soit en passes longues, courtes ou même par ses portées du ballon, par-fois, reprochées dans certaines zones du terrain. A ce niveau Laurent Blanc en plaçant Verra un cran plus haut en posion de relayeur (et non plus en sennelle fixe comme sous carlo Ancelo), favorise davantage la prise de risque vers une zone plus éloi-gnée des buts parisiens et si Verra semble encore meilleur cee année c’ est aussi parce que sa technique, sa vision de numero 10 arrive à s’ expri-
mer plus près des aaquants. Alors que lorsqu’ il joue davantage en sen-nelle, seuls ses longs ballons qui rap-pellent Pirlo, touchent directement les aaquants. Or en relayeur Verra peut à la fois exercer les qualités de dernier passeur et celles de récupé-raon qu’ il possède et qui ont poussé deněk Zeman, son ncien entraineur à escara de le passer e meneur de jeu vancé, en posion e sennelle devant a défense. A l’ image e Pirlo, celui à qui n le compare si ouvent. Même si lus le temps passe, lus le profil de ver-a tend davantage vers des joueurs comme Xavi. Dans ce nouveau schéma, Verra reste à un niveau de régularité in-croyable notamment au mois de sep-tembre où il fut exceponnel et se voit recompenser par le prix unfp du joueur du mois. Mais plus encore, ce 433 lui a fait passer une nouvelle dimension en devenant un membre indispensable du PSG. Et il a le mérite de faire oublier toutes les récences sur le niveau créaf de ce milieu formé par 3 joueurs à vocaon défensive comme le disait Dimeco : «Le trio Verra-Moa-Matuidi, je le voyais composé de récupérateurs-relayeurs mais avec des insuffisances proches du but. Jai eu beaucoup de doutes. Et on a encore vu Verra hier faire une passe décisive aux 18 mètres.» Il se désavoue donc, lui même vu les pres-taons affichées à ce niveau et tout comme d’ autres, il voit en Verra le
véritable meneur de jeu du PSG. Mais cet apport de créavité n’ est pas si surprenante car il faut rappe-ler que ni Moa ni Verra ne sont des milieux défensifs de formaon à la française. Evidemment l’ apport de Zlatan Ibrahimovic est aussi à sou-ligner dans cet apport de créavité puisque lui aussi lorsqu’ il décroche se moue en 9 et demie, et en véritable dernier passeur. Mais ce qui est le plus remarquable c’ est la façon dont les joueurs se sont accaparés du système et de la philo-sophie voulue par Blanc. Et notam-ment ce milieu à 3 puisque malgré que Moa joue généralement en sennelle avec Verra et Matuidi en relayeurs, rien ne reste figé dans l’ animaon et les permutaons de ces trois -là. Ce qui en fait évidem-ment sa grande force car il est sou-vent en mouvement et rend difficile le marquage. Mais ces permutaons sont surtout notables avec Moa et Verra. Ce qui fait du duo italien le véritable, le moteur de cee équipe dans ce jeu de possession. Moa-Verra: Une association qui change tout, qui change le PSG. C,td mnedémerpcédit mme os led éhiupeuej ca eaivdeus an nce-  début de saison, on ne peut pas dis-socier Moa de Verra et Verra de Moa. Ces deux-là par la qualité technique et tacque qu’ ils affichent sont les réels moteurs du jeu parisien, qu’ ils soient accompagnés de Matuidi ou du jeune Rabiot, c’ est en général, l’ assurance de tenir le ballon en cee demi-saison.
Pourquoi insister autant dans cee associaon, dans un milieu à 3 ? Déjà car c’ est l’ associaon qui a changé le jeu du PSG. Que ce soit en 442 avec Matuidi et Moa (les tulaires du début de saison), Matuidi et Verra, ou dans un 433 avec Moa Matuidi Pastore (ou même encore ceux tentés la saison dernière sous Ancelo) au-cune de ces doublees ou triplees n’ a donné la sasfacon du rende-ment d’ une associaon Moa et Ver-ra, les deux milieux les plus tech-niques du PSG. Surtout si on cherche à jouer en possession leur avantage à ce niveau saute aux yeux. Au point que Thiago Silva ou Zlatan Ibrahimo-vic meent en avant le duo qu’ il forme : «Le talent de Verra est dé-sormais connu partout. Tout le monde sait à quel point il est important pour léquilibre de notre équipe. Je suis ad-miraf devant le duo qu’il forme avec Thiago Moa. Jai rarement vu une connexion aussi puissante entre deux milieux de terrain»disait récemment Ibrahimovic.
Lorsque l’ on voit deux milieux tou-chaient autant de ballon dans une même rencontre et se rechercher autant dans les une-deux comme le disait Aïssa Mandi, joueur de Reims après avoir perdu 0-3 à domicile face au PSG : «On se sentait vraiment im-puissants. Surtout au milieu de ter-rain quand tu as des joueurs comme Verra ou Thiago Moa qui font un triple une-deux devant leur surface, ça met un coup derrière la tête. Ce sont vraiment des joueurs excepon-nels relaon est notable aus» . Cee-si dans le nombre de transmissions que ces deux-là font entre eux Moa est le partenaire privilégié de Verrat- et Verra celui de Moa, comme
le montre cee image ci-dessous sur 
Cee associaon bien que rarementCombinaisons entre joueurs lors du match Bordeaux alignée avait déjà fait merveille l’ an-- PSG 5ème journée). (L1, née dernière pendant le ¼ de final re-les combinaisons entre les joueurs tour contre Barcelone, au Camp Nou. lors du match face à Bordeaux. On Ce soir-là, Verra avait été tularisé peut aussi y voir la différence d’ im-pour palier à la suspension de Matui-pact avec un match du début de sai-di pour ce match. Le duo italien s’ était son où l’ associaon n’ est pas alignée, montré capable de rivaliser avec le comme ci dessous : très respecté trio barcelonais for-mé de Xavi Hernandez, Busquets et Iniesta. Si cee associaon était rare, cee saison nous avons la chance de l’ apprécier plus régulièrement avec les non blessures de Moa et la place de tulaire enère de Verra, qui n’ est plus le remplaçant de Moa.
Les deux sont complètement com-Combinaisons entre joueurs lors du plémentaires. Comment en douter ?match Nantes-PSG (L1, 2ème journée).
Plus encore, on constate qu’ à chaque fois que Verra et Moa sont alignés tulaires ensemble, les deux sont les deux joueurs qui combinent le plus sur le terrain. Et cela à quasiment tous les matchs effectués cee sai-son sauf les fois où l’ un a du quier le terrain à cause d’ un remplacement, d’ un carton rouge, ou d’ une blessure survenue tôt dans le match. Alors que sans l’ un ou l’ autre, ce sont les défenseurs qui échange le plus entre eux . Ce constat est aussi valable en ligue des champions comme on peut le voir ici.
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Moa et Verra, c’ est donc une connexion très puissante pour le jeu comme le disait Ibrahimovic.
Mais le plus remarquable dans cee aente, ce sont les alternances très fréquentes de posionnement qui montre la flexibilité de cee connexion. Verra ou Moa jouant tantôt sennelle, tantôt relayeur, pour organiser la relance, mener le jeu à tour de rôle. Même si de ma-nière globale dans le match Verra joue plus haut que Moa. Mais il ar-rive comme contre Lyon par exemple que ce soit Verra qui joue davantage sennelle. La liberté semble vraiment laissée par Laurent Blanc pour ses milieux qui jouent la compensaon à merveille pour combler les espaces lorsque l’ un des milieux se projee plus vers l’ avant comme c’ est souvent le cas avec Blaise matuidi.
Moa-Verra c’ est aussi une asso- pour sur un joueur doté loge, s’ appuyer l’ autre le tac, l’ un est le c,mer, et ciaon qui met davantage en difficul- il Et technique rare.d’ une le PSG soit à la bonne heure, que ailleurs d’ té l’ organisaon du pressing adverse. Moa lui-même ne se cache pas faut les deux métronomes. Alors qu’ auparavant le pressing s’ ef-pour dire ce qu’ il pense de son jeune fectuait sur Moa et Silva dans une coéquipier : «[… ]Le coach demande fallait encore prouver que ceeS’ il moindre mesure (Verra n’ étant pasle ballon et on a la chancede garder associaon est essenelle, peut on tulaire), avec cee asso-cpiraessoenr  lda eudix jcouuletéu rse sat usdsei  ou«Pom rs ,ino itid  Marco Verra homm eudm tahc ,noieocss ao aghi TVerratti tteocuhr nài qtuoeu r, qduei  la staepcphuniieqnute,  lI .aoMi tnos syablncro...]es [».-5passes décisives (toutes com-dpre elssuinn g eatd vlearuster ee t paoéurre rs lee  sjeoru. rC edlau  dapleco,  Marexempar  uetvaeuq.ehcinèstre  dnit au hsed riovsrueuoj -,vicpétifuitai:)qCenofnseudnoitocsurpilledmeeconelsttirearedVmohiraIbeèrrierdGSPudrues-sa se traduit souvent par des une deuxje le considère parmi les meilleurs au rcéeps étdéeeusx  ejnoturee uerus,x . cLeassts udrea npceo uavvoeirc  tmaontn,del atecchinpirqouqeumeendte.s[…pr].o p eo durosP- -1541ballons joués faire des sores propres de ballons, Blanc avec Verra est moins entendu-91 %de passes réussites de manière régulière même dans des du fait surement qu’ il ne jouit pas de zones dangereuses. Et ça donne lieu l’ aura d’ un Moa sous son jeune âge, a des stasques incroyables : 1541 et du fait aussi qu’ il agace certainsMotta ballons joués avec 91% de passes médias depuis la saison dernière.-4Passes decisives toutes com-jroéuuséss ieds opnot u9r 3v%er rdae  peat s1s4es4 7r ébualslsoienss  Il faut pourtant bien noter que pour pétitions confondues Lpaouurre nMt oBlaa.n cC leosrts qduanils  éctea iste innst-elàr rqougeé  laer riPvSeGr  dà oict e rénuivneira uc esd ed ejeuux  amétcrhoé- -tio3n.noinsctusb(s)ustenidrfcoscsetuot-itépmo sur les grandes prestaons de Verrat-nomes. A la fois Moa qui stabilises à , Tdhiisaagito  tMouojoau r:s « vPoouulro irmloei,s  sais sooncideitr n plus dacque e rapproetcelantmeu je pdeutcet er te l asos nap rej ul e--91344%7jouénosabllessséuriesssdape oMn aracsos ocViee rrTahia goh oMmomea . Idlus  somnatt icnh-,as  et ea béecrdep ouucreV issu iuq arusteet jis a  mauq,ehcinrp ep orpremièresjournéénsesrulse19onD1.eguliedes croyables, toujours bien placés, bons décalages dans le jeu par sa tech- hésite pas àrajouter que Blanc n’ techniquement et ont un état esprit connuer vision et ses petes folies à jouer en 433 malgré unnique, sa irréprochable » ballonDes propos qui se C’ au pied. par ces deux est de joueur au milieu pour manque sont souvent répétés cee demi sai- tournerjoueurs que la plupart des relances où dans ce schéma de jeu, son tant Verra a rendu des copies et des décalages sont faits au milieu. seul rabiot est véritablement installé de très grandes qualités comme face On y rajoute les décrochages de Zla- Pastorecomme remplaçant. ne don-à Monaco, Lorient, Benfica pour ne tan ibrahimovic qui est souvent dans nant pas assez sasfacon que ce soit citer que celles-ci. la dernière passe mais son rôle s’ ap-comme relayeur ou milieu offensif ex-parente davantage à celui d’ un pivot centré ou milieu offensif axial.  Mais des propos tout à fait jusfiés offensif en qualité de 9 ½ que d’ un car Moa est un joueur sûr de sa véritable meneur, par qui tous les Il faudra en tout cas se poser la ques-technique, capable de se sorr des ballons passent, comme Verra ou on du mainen ou non du 433 si le situaons les plus compliquées et d’ un organisateur comme l’ est Moa.  plus associé estduo Moa-Verra n’ l’ avoir à ses côtés est une aide non Lorsque l’ un manque à l’ appel le jeu pour une raison quelconque. Leur in-négligeable. Mais c’ est aussi le cas du PSG s’ en trouve souvent amoindri. fluence sur la fluidité du jeu de pos-pour Marco Verra qui permet à Moa et Verra régulent et mènent session parisien est indéniable. Les Thiago Moa aussi de mieux s’ expri-le jeu du PSG. Tel le rythme d’ une hor-deux sont indispensables à cela. A.F
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