Article jde 50ans CJD TOULON

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RÉSEAUX CJD Toulon Var. Retour sur 50 ans d’histoire « Pour savoir où l’on va, il faut comprendre d’où l’on Grâce à la formation, Gérard Marti- sphère nationale : « On se définis- plénière animée par Daniel Herrero vient ». Voilà en substance la raison pour laquelle l’actuel netti se souvient que « ses années sait comme le poil à gratter du - et l’ouverture des JD toulonnais. président du centre des jeunes dirigeants Toulon Var, JD ont changé l’homme qu’il est conseil national du patronat fran- Christophe Ridet, et son équipe ont décidé de réunir leurs sans pour autant renier sa person- çais ». L’ouverture aînés pour fêter les cinquante ans de la section. En un nalité ». Ce souvenir, il a été le pre- La section n’est plus varoise. Elle demi siècle, la section n’a pas toujours occupé le haut de mier à vouloir lui donner une suite, Le goût d’entreprendre est devenue toulonnaise et s’appel- l’affiche sur la carte des réseaux économiques varois... Elle au delà des années JD : « Je suis Le dirigeant, aujourd’hui vice prési- le CJD Toulon. Mais c’est sans a même été mise entre parenthèses. En revanche, ses attaché au passé, à l’héritage des dent de la CCI du Var se souvient compter sur Patrick Rulfo, qui déci- membres, les JD, ont toujours été animés par la même soif anciens. C’est pour cela, qu’une également y avoir trouvé de la for- de d’ouvrir la section sur le reste de formation et le même goût d’entreprendre.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Le centre des jeunes dirigeants Tou-
lon-Var voit le jour en 1960, avec à
sa tête, un industriel, Robert Bau-
mier. Il restera président jusqu’en
1963 avant de céder la main.
GEORGES VAN ACKER.
PRÉSIDENT 1971/1972
L’INDÉPENDANCE
Au début des années 70, Georges
Van Acker, alors entrepreneur dans
les travaux publics et gérant d’une
carrière à Ollioules, prend la suite
de son ami, Georges Ginouves.
« J’étais entré au CJD Var trois ou
quatre ans plus tôt. Nous étions
alors un groupe d’amis ».
Au cours de son mandat, le CJD
Var gagne en influence, se détache
de la fédération varoise du patro-
nat, les membres se découvrent les
uns les autres tout en se formant à
la
gestion
d’entreprise.
« Notre
objectif au début de la décennie 70
est de gagner en influence sur le
plan économique en se position-
nant sur un certain nombre de siè-
ges au sein des organismes patro-
naux ».
Les années d’opulence
La motivation
ne
manque
pas,
mais pour relever ce défi, le réseau
a besoin d’argent. « À l’époque, la
médecine du travail est assurée par
la fédération varoise du patronat,
auprès de laquelle les entrepre-
neurs versent le 1 % ». Les jeunes
dirigeants décident alors de collec-
ter au sein de leur propre réseau
cette cotisation, de payer directe-
ment la médecine du travail. « De
cette manière, nous avons pu récu-
pérer une part de notre cotisation -
de l’ordre de 60 %, puisque cette
médecine du travail ne ponction-
nait en réalité que 40 %. Le CJD
avait donc désormais des ressour-
ces suffisantes pour se payer une
secrétaire et pour former ses diri-
geants »,
raconte
Georges
Van
Acker.
La formation passe par la visite des
entreprises des uns et des autres,
par l’organisation de séminaires
départementaux et des JD ont réus-
si à gagner des mandats au sein du
patronat ou de la CCI.
L’enrichissement mutuel
« Le CJD est devenu un véritable
acteur de la vie économique et un
vecteur d’enrichissement pour ses
membres ».
À partir de cette période, le CJD
Var inscrit aussi dans son ADN une
distinction : la perception des coti-
sations
en
direct.
« Encore
aujourd’hui, je crois que nous som-
mes l’une des seules sections de
France à percevoir nous-même la
cotisation nationale. La remontée
reste indirecte et c’est certaine-
ment le fruit de notre histoire avec
la fédération du patronat varois.
Elle est inscrite dans notre ADN »,
souligne Christophe Ridet, actuel
président du CJD Toulon-Var.
GEORGES FRANCO
PRÉSIDENT 1977/1978
UN POIDS POLITIQUE
Au cours de ces mêmes années,
Georges Franco, alors membre, est
le témoin d’une autre page de l’his-
toire de la section.
Du CJP au CJD
Dès 1968, le réseau national, qui
s’appelle encore centre des jeunes
patrons (CJP), affirme que « la sour-
ce du pouvoir des dirigeants ne
découle pas de la seule propriété,
l’efficacité passe par la participa-
tion ». Le mouvement change de
nom pour devenir centre des jeu-
nes dirigeants d’entreprise et la
bascule en local s’opère au début
des années 70. Un peu avant la fin
de cette décennie, Georges Franco,
alors dirigeant de l’entreprise Bau-
mier, qu’il a reprise en 1973, prend
la
tête
de
la
section
varoise.
« Nous étions alors en pleine pha-
se de recrutement. Nous couvrions
tout le département et nous som-
mes rapidement passés de 30 à 60
JD ».
« S’imposer »
Son mandat répond alors à un slo-
gan : « Améliorer ! ».
La formation des chefs d’entreprise
est boostée avec pour idée de
« replacer le dirigeant au coeur de
l’entreprise ». Mais surtout, « nous
voulions imposer nos idées et pour
cela entrer dans le domaine politi-
que. Nous avons participé à notre
manière - en interviewant notam-
ment tous les prétendants - aux
élections législatives de 1977. À
l’époque, nos plénières se faisaient
toujours en présence d’un politi-
que », se souvient Georges Franco.
« Nous avions réussi à devenir
incontournable ».
GÉRARD MARTINETTI
PRÉSIDENT 1985/1986
LA PAROLE DES AÎNÉS
Gérard Martinetti, alors gérant de
l’entreprise du même nom et spé-
cialisée dans le commerce de meu-
bles, arrive à la tête du CJD Var au
milieu des années 80. Il compte
alors entre 65 et 70 membres
actifs. Quelques années plus tôt la
section avait pris la décision de ver-
ser à nouveau le 1 % à l’union
patronale du Var, en échange de
quoi, cette dernière leur versait
une subvention pour la formation.
Pourtant, la section a dû se séparer
de sa secrétaire. C’est l’heure des
premières difficultés financières :
« La dimension nationale est alors
critiquée dans nos rangs et je m’ef-
force donc de l’impliquer au maxi-
mum dans toutes nos entrepri-
ses ».
« La Table du président »
Gérard
Martinetti
est
aussi
et
avant tout « le président de la for-
me.
Nous
devions
nous
faire
connaître, nous ouvrir sur l’exté-
rieur, afficher notre différence. J’ai
donc renoué avec la presse et créé
un rendez-vous régulier, baptisé la
table du président ».
Grâce à la formation, Gérard Marti-
netti se souvient que « ses années
JD ont changé l’homme qu’il est
sans pour autant renier sa person-
nalité ». Ce souvenir, il a été le pre-
mier à vouloir lui donner une suite,
au-delà des années JD : « Je suis
attaché au passé, à l’héritage des
anciens. C’est pour cela, qu’une
fois sorti du CJD, j’ai continué à
réunir, plus ou moins régulière-
ment, les aînés ».
JOËL POTIER
PRÉSIDENT 1991-1992
OUTIL DE FORMATION
Début des années 90, la section ne
compte plus qu’une petite trentai-
ne de membres et ne jouit déjà
plus de la même influence dans le
monde économique. Néanmoins,
Joël
Potier,
président
en
1991-1992 et jeune chef d’entrepri-
se d’Emaver, en garde de bons sou-
venirs.
Poil à gratter du CNPF
« Nous
n’étions
pas
nombreux,
l’époque n’était pas forcément la
plus propice
pour entreprendre,
mais nous avons
quand
même
offert au CJD un peu de dynamis-
me ». L’influence se jouait dans la
sphère nationale : « On se définis-
sait comme le poil à gratter du
conseil national du patronat fran-
çais ».
Le goût d’entreprendre
Le dirigeant, aujourd’hui vice-prési-
dent de la CCI du Var se souvient
également y avoir trouvé de la for-
mation : « Nous en avons mangé !
Et, c’est d’ailleurs pour cela que je
me retrouvais volontiers dans les
valeurs du réseau : l’envie, le res-
pect de l’autre, l’entreprise par
l’homme... ». C’est aussi ce réseau,
qu’il a commencé à côtoyer dès les
années 80 en Avignon, et qui lui a
donné le goût d’entreprendre : « Si
je n’étais pas passé par la case CJD
lorsque j’étais cadre dirigeant, je
ne pense pas que je serai devenu
patron un jour ».
Des valeurs et un souvenir transmis
puisque Joël Potier a amené ses
filles à pousser la porte du CJD
quelques années plus tard. L’une
d’elles, Sophie Potier, en a même
assuré la présidence au début des
années 2000.
PATRICK RULFO
PRÉSIDENT 2006/2008
LA PÉRENNITÉ
À l’aube des années 2000, la sec-
tion varoise du CJD a disparu de la
carte des réseaux économiques du
département. Elle a traversé un
trou d’air avant d’être relancée en
2000. Quand Patrick Rulfo prend la
présidence en 2006, c’est avec
l’ambition
de
créer
un
réseau
pérenne.
Une nouvelle génération
« Sophie Potier avait réussi à gérer
la transition, à recréer un noyau
dur. Les deux années suivantes, cel-
les de mon mandat, devaient donc
être consacrées à la croissance, la
structuration et la pérennisation de
la section », raconte Patrick Rulfo.
L’équipe
en
place
se
retrousse
donc les manches, organise ses
recrutements et « réussi finalement
à créer une nouvelle génération ».
Ce renouveau passe aussi par l’or-
ganisation d’un événement - une
plénière animée par Daniel Herrero
- et l’ouverture des JD toulonnais.
L’ouverture
La section n’est plus varoise. Elle
est devenue toulonnaise et s’appel-
le CJD Toulon. Mais c’est sans
compter sur Patrick Rulfo, qui déci-
de d’ouvrir la section sur le reste
de la France. Il amène ainsi une
petite délégation aux 70 ans du
réseau
national
à
Bordeaux :
« D’un point de vue professionnel,
je venais d’un grand groupe natio-
nal, où la notion de communauté a
un sens. C’est cette vision que j’ai
voulu communiquer aux membres
de la section. En allant à Bordeaux,
ils
ont
prix
conscience
qu’ils
n’étaient pas seuls, qu’il existait en
France d’autres sections, d’autres
JD
qui
partagent
les
mêmes
valeurs, que cette dimension natio-
nale est en quelque sorte garante
de l’existence de sections, du main-
tien d’un esprit JD en local ». Son
défi remporté, Patrick Rulfo ne
conserve qu’un seul regret : le man-
que de communication transversa-
le : « Pour ancrer notre section
dans le paysage économique local,
il faut rétablir la communication
intergénérationnelle ».
Christophe Ridet a pris les
rênes du CJD Toulon-Var en
juin dernier. Sa mandature,
il l’imagine autour de trois
axes de travail : le groupe,
la formation et les valeurs.
La tournée des anciens présidents
achevée, Christophe Ridet, actuel
président du CJD en a tiré des
enseignements pour conforter son
programme.
« Ma mandature sera le fruit de
cette histoire car elle est je pense
indispensable pour construire une
section plus forte et représentative
du tissu économique varois ».
Son mandat, qui a débuté au
milieu de l’année tourne autour de
trois thématiques - le groupe, la
formation et les valeurs - et d’un
but : redonner du poids au CJD
Toulon-Var, via le recrutement de
nouveaux
membres,
mais
aussi
« en enrichissant la vie économi-
que locale de nos valeurs ».
Le groupe
« En prenant conscience de ce que
le mouvement a déjà apporté à de
nombreux dirigeants et ce qu’il
peut également nous apporter ici
mais également partout en Fran-
ce », Christophe Ridet veut renfor-
cer les liens entre JD, nouveaux et
aînés. Il souhaite aussi ancrer loca-
lement la section sur le territoire
toulonnais, et varois.
La formation
Raison même de l’existence du
CJD, la formation est inscrite dans
le parcours de chaque JD, car « diri-
ger et entreprendre ne sont ni un
art ni un don, mais un métier. Un
métier qui ne s’apprend pas seule-
ment sur le tas ».
Les valeurs
Quant aux valeurs, elles sont natio-
nales, mais aussi locales, elles sont
partagées et « elles influent sur
nos fonctions de dirigeants et par
conséquent sur notre environne-
ment économique ».
Le 8 octobre, le CJD Toulon Var fête
ses 50 ans : « Dirigeants d’hier &
d’aujourd’hui - un demi-siècle de
performance durable ».
A partir de 18 h 30 au Domaine du
Pourret à Pierrefeu.
www.cjd-toulon.net
l
Christophe Ridet, président du CJD Toulon-Var depuis juin 2010.
Christophe Ridet. Une mandature 2010/2011
construite sur une histoire
l
Georges Franco, président du
CJD Var 1977-1978.
l
Joël Potier, président du CJD Var
1991-1992.
l
Gérard Martinetti, président du
CJD Var 1985-1986.
« Nous avions réussi à devenir
incontournables »
l
Patrick Rulfo, président du CJD
Toulon 2006-2008.
« Rétablir la communication
intergénérationelle »
« De la formation, nous en
avons mangé ! »
R
É
S
E
A
U
X
« Pour savoir où l’on va, il faut comprendre d’où l’on
vient ». Voilà en substance la raison pour laquelle l’actuel
président du centre des jeunes dirigeants Toulon-Var,
Christophe Ridet, et son équipe ont décidé de réunir leurs
aînés pour fêter les cinquante ans de la section. En un
demi-siècle, la section n’a pas toujours occupé le haut de
l’affiche sur la carte des réseaux économiques varois... Elle
a même été mise entre parenthèses. En revanche, ses
membres, les JD, ont toujours été animés par la même soif
de formation et le même goût d’entreprendre. Ils parta-
gent aussi l’envie de bâtir un libéralisme responsable.
Hélène Lascols
CJD Toulon-Var.
Retour sur 50 ans d’histoire
Vendredi 8 octobre 2010
le
journal
des
ENTREPRISES
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