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Publié le : mardi 5 juillet 2011
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BRETAGNE - PAYS DE LA LOIRE
IMMOBILIER Coup de frein sur les prixà l’Ouest
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CONJONCTURE A L’OUEST, DU NOUVEAU POUR LES ACQUÉREURS Finie l’inflation galopante dans l’immo-bilier. En Bretagne comme dans les Pays de la Loire, la tendance est à la stabili-sation des prix… et à la négociation. Le centre historique de Rennes reste toujours prisé, notamment des célibataires et DOMINIQUE HERVOUET des couples bobos. PHOTOS : HÉLÈNE FILY - DOMINIQUE HERVOUET n s’y attendait, mais la au bord de la Loire étaient 30 % moins élevés que bonne nouvelle pour dans la capitale bretonne et Nantes était à la ving-tous ceux qui veulent ac- tième place pour les appartements alors que Rennes quérir leur résidence se occupait la cinquième place. «Celle-ci a rétrogradé à confirme : après une dé-la quatorzième place alors que Nantes est à la neuvième sqadefuefcelatiiedrmuaernsmsqnoluobeitislieinPneOudslennoissefoenstsiyaesprre.LaLoisdelssuarnuitndfoenamouetuxrartlaneitstruelenesssementdnnuàasrteettaerdnnesn-acmeetcrtadnmtoliensteiiosneodrcregvmaaremdrseiaatlnéidpssoïcCaunxttiasneufs.L,nboudr,selavtusnoep cennie de hausse inin-de plus de 100 000 habitantsplace des villes », explique-terrompue, le marché de t-on au conseil régional des Notaires. l’immobilier retrouve À Nantes, le prix moyen d’un appartement neuf 2 un nouvel équilibre et se stabilise, tant en Bretagne affiche 3 329 euros le m , mais malgré les nom-breuses grues qui se hissent dans le ciel nantais no-tamment sur l’île de Nantes et le long des grands échevelés – trois mois en moyenne - qui offrent le président départemental de la Fnaim, prévient : enfin une possibilité de discuter des prix dont beau- «Des opérations ne vont pas démarrer, car leurs prix 2 coup reviennent à ceux pratiqués il y a deux ans. Onsont trop élevés à 4 000 ou 4 500 euros/m». Quant au visite désormais trois ou quatre fois quand une seule marché rennais, il s’est stabilisé depuis presque était de règle, il y a encore une année, car l’offre une année comme le souligne Guillemette Melcher s’étoffe de plus en plus. «Nous sommes dans unqui préside la Fnaim de Bretagne : «Il est un peu en contexte plus morose. On a l’impression que la confiance retrait par rapport à septembre, le ralentissement s’étant s’est effritée…», note Laurence Béliard qui dirigefait sentir avant la présidentielle». La tendance bais-son agence à Nantes. sière que l’on constate aujourd’hui favorise donc les Si cette stabilisation des prix amorcée très en amont acquéreurs qui cherchent toujours des biens dans au cours de l’an passé ne veut pas dire baisse réelle le centre historique où le mètre carré se négocie pour les bons produits, elle est néanmoins une réa- autour de 2 600 euros pour un appartement ancien 2 lité et un signe fort, comme l’explique Maître Fran- de 100 m et de 3 000 euros pour un studio. Bien sûr, çois Bazin : «C’est la fin d’un cycle haussier, l’ouver-les prix sont plus élevés dès qu’on aborde le quar-ture d’une nouvelle période sans qu’il faille pour autanttrès recherché de Sévigné-Thabor, le fief destier y voir une baisse des prix, car si le marché se cherche unAvec un prix moyen de 309 300 eurosbelles maisons. peu, il n’a jamais été spéculatifpour les maisons, Rennes tire inexorablement». Les faits sont là pour confirmer cette analyse avec des hausses et des vers le haut la moyenne départementale de l’Ille-baisses à la marge, tant pour Nantes qui a enregis- et-Vilaine. tré une hausse de 0,8 % de son marché, que pour À Angers, la stabilisation des prix est désormais Rennes qui a vu ses prix se stabiliser en 2007 selon bien réelle après s’être amorcée il y a une année. Son les chiffres des notaires. Après avoir vécu une dé- marché immobilier est sage à l’image de la ville, Sur l'île Feydeau, quartier historique de cennie euphorique due à un rattrapage des prix et que mais là encore la durée des transactions s’al-Nantes, les appartements se négocient 2 à l’arrivée massive de nouveaux habitants – la ville longe, d’autant que les acheteurs sont moins nom-entre 3 000 euros et 3 500 euros le m . a gagné 11 000 habitants depuis 1999 - le marché breux, que ce soit pour les maisons bourgeoises nantais se situe désormais à un niveau assez si- des vieux quartiers du centre ou dans les quartiers milaire à celui de Rennes. Il y a quatorze ans, les prix populaires de la Roseraie ou de Belle-Beille.
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Outre le centre, des quartiers tel que Cleunay ou le secteur sud voient leur prix progresser tandis qu'ils se tassent dans l'ancien à la gare et à Gayeulles. RENNES : VERS LA BAISSE DES PRIX ? ctive et dynamique, Rennes attire près de Rennes Métropole, ce secteur a de quoi séduire de 10 000 nouveaux habitants chaque les jeunes cadres. «Le prix d’accroche d’une maison année. Avec ses 60 000 étudiants et sesindividuelle tourne autour de 300 000 euros.» Le quelque 200 000 emplois, elle est jeune quartier de Maurepas et de l’est de la ville voient tv2ii0vlil0te8é.AerochallfrpsèEatirndeesedbéamaresréajustecelledesemtn.s«duoneauveuaxqiert,prsFèsirnediseusaclneesnnartéueeg-,s-Avec l’ébullitionCdheacemsbnroeuavveeacuvxuqeuartiers, Rennes et consommatrice de logements. Le centre également l’éclosion de nouveaux programmes historique, toujours prisé des célibataires immobiliers, collectifs pour la plupart, là où et des couples bobos, laisse pourtant émerger l’attrac- la maîtrise de l’étalement urbain est une priorité. mentations à deux chiffres, nous constatons que lasouhaite créer plusieurs pôles de centralité. Elle pause tant attendue se lit enfin dans les chiffres», conserve son « Triangle d’or », Sévigné - Thabor -estime Maître Gwenaëlle Komaroff-boulch, notaire Jeanne d’Arc, avec ses vieilles maisons, ses hôtels en Ille-et-Vilaine. L’agent immobilier Laurent particuliers et grâce au parc, son cœur vert. Giboire parie même sur des variations allant «deSummum du chic pour son air de bourgade à +5 % à –5 %Plus encore qu’une sim- la ville, le quartier maintient des prix élevés pour» cette année. ple décélération, c’est donc à une probable baisse les quelques biens à la vente. Un air de campagne des prix qu’il faut s’attendre. qui fait aussi le succès du mail François Mitterrand. Les pieds dans le canal Saint-Martin et ses péniches, La ville pousse vers le Sudce quartier a tout pour séduire les nouveaux venus. «Les prix ont grimpé trop vite et trop fort, notammentProche du centre et de ses commerces, il croque sur certains quartiers comme Villejean ou Cleunay.la campagne des abords de Rennes. «» sur C’est Laurent Giboire, promoteur, agent immobilier etl’avantage de villes comme Rennes. On peut avoir administrateur de biens ratisse le secteur depuisle bonheur de la campagne en habitant en plein centre.» des années. Les quartiers bougent et changent de Le mail a vu l’arrivée de nombreux trentenaires et visage. «Les nouvelles niches se trouvent plus au Sud,de jeunes ménages. De leurs terrasses de verdures entre la gare et le quartier de l’Alma.» Bousculé par sur les toits immeubles, ils contemplent les tours l’arrivée du métro, des Champs-Libres, de la res- de la cathédrale d’une ville archipel, où la cam-tauration de la rue de l’Alma et du nouvel immeuble pagne entre dans la ville.HÉLÈNE FILY
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Après avoir atteint des niveaux élevés, les prix des quartiers chics de Nantes (Canclaux-Mellinet-Monselet-Camus) se tassent au profit de coins jusqu'à présents peu prisés tels que le Rond-point-de-Paris, la Beaujoire ou le Pont-du-Cens. À NANTES, LES BONS QUARTIERS GARDENT LA COTE es nouveaux arrivants nantais cherchent Saint-Pasquier est toujours aussi recherché – une 2 d’abord à se loger à l’intérieur des vieux maison de 6 pièces (155m ) tourne autour de 650 000 boulevards de ceinture, les nouvelles fron- euros. Saint-Félix et Saint-Donatien, séparés par croetmoLSuotrtuanenoematOrmeulvanuétôcrueledtnviladeurcœauurestnpeérlIrsll.eneentu tières du Nantes intra-muros, là où l’on l’Erdre, sont de plus en plus prisés. La proximité trouve les bons établissements scolaires. de la belle rivière offre un superbe débouché pé-Les seniors qui habitaient de grandes mai- destre vers la campagne avoisinante. Les maisons sons dans les communes périphériques courues cohabitent avec les petites résidences et l’ensemble offre encore de belles opportunités. Un appartement 2 de 100 m dans un immeuble de quinze ans d’âge bonne part des acheteurs des nouveaux pro- et donnant sur l’Erdre s’est vendu en 48 heures à grammes immobiliers. Il en résulte une demande 3 550 euros le mètre carré. toujours forte pour les quartiers résidentiels à proxi- Autre quartier très coté, Mellinet/Canclaux. mité du centre historique où il n’est pas facile de Autour de cette belle place structurée par ses hôtels dénicher la maison de charme bien située même si particuliers tous identiques, une maison bour-2 les prix sont devenus plus sages. geoise de 190 m avec un grand jardin s’est vendue Entre le cours Cambronne, la cathédrale et l’île en trois jours pour 545 000 euros et à Canclaux, 2 Feydeau, quartier historique avec ses immeubles un appartement de plus de 100 m s’échange à près e XVIII , la demande reste forte. «Les gens négocientde 400 000 euros. entre 3 000 et 3 500 euros du mètre carré», note Vieux quartier ouvrier, le secteur Chantenay/Zola Elisabeth Audoux de l’agence du Boccage. Sur le a bien changé. Ses petites maisons se sont re-e quai de la Fosse, un grand appartement, pur XVIII structurées et le quartier de la butte Saint-Anne et classé, est proposé à près de 640 000 euros. est devenu un endroit branché où les prix montent. Monselet, Guist’hau, Procé, c’est un peu le triangle Ainsi, une maison à restaurer en vue d’atteindre 2 2 d’or des agences immobilières. Le must pour bien les 168m habitables sur un jardin de 255 m est des Nantais à la recherche d’hôtels particuliers, de proposé à plus de 260 000 euros. belles maisons de ville ou d’un grand apparte- Plus loin du centre, le quartier résidentiel de ment donnant sur la promenade du boulevard Longchamp a nouveau la cote, avec ses vastes 2 Guisth’au, là où un 114 m dans un immeuble des maisons souvent dotées de grands jardins et le années 60 vient de partir à 250 000 euros, alors tramway à proximité. Là, les prix dépassent les 2 qu’un 177m ancien est proposé à 325 000 euros. 400 000 euros. Près de la Perverie, une maison de 2 2 Rue de la Bastille, il faut compter 561 000 euros 95 m des années 50 avec un jardin de 300 m a été pour une belle maison bourgeoise de neuf pièces. vendue 304 000 euros.DOMINIQUE HERVOUËT
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Coup de jeune sur Brest
L’ouverture d’Ikéa fin mars illustre à elle seule le dynamisme brestois. Si la démographie est plutôt sta-ble (145 000 habitants), les jeunes restent assez présents et notam-ment sur le marché de l’immobilier. «En 2007, 40 % des acquéreurs d’un bien immobilier avaient moins de 30 ans», constate le conseil régional des notaires. Certes, le choix des jeunes se porte essentiellement sur les appartements, plutôt anciens que modernes et du centre-ville. De toute manière, il n’y a quasi-ment pas de maison dans le centre, outre les quartiers Saint-Michel ou Saint-Martin où il faut comp-ter 200 000 euros pour une maison 2 de 4 chambres (115 m ). Même si Brest reste l’une des villes les
moins chères de France, les prix dans le neuf talonnent, voire dépas-sent ceux de Rennes et de Nantes 2 (respectivement 3 140 euros/m , 2 2 3 130 euros/m et 3 500 euros/m ). Iroise Promotion commercialise ainsi deux programmes haut de gamme dans l’hypercentre, «Le Carré de Siam» et «Les Jardins de la Falaise», dans une échelle de prix 2 comprise entre 2 900 euros/m à 2 3 600 euros/m . «Brest bénéficie d’un environnement privilégié et d’un contexte économique stable, puisque la plupart des emplois sont sécurisés», explique Dominique Zabbé, direc-teur commercial d’Iroise, «mêmes les promoteurs nationaux tels que Kauffman & Broad et Nexity com-mencent à s’y intéresser».F.P.
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Le Mans monte en gamme
Idéalement situé à 50 mi-nutes en TGV de Paris, le Mans ne semble pas béné-ficier de ce positionnement favorable. «Le Mans jouit d’énormes atouts, mais garde une image de grosse bourgade», analyse Michel Vincent, président de la FNAIM de la Sarthe. L’explosion du quartier tertiaire de la gare avec la construction de 100 000 mètres carrés de bu-reaux et autant en projet, couplée au lancement du tramway fin 2007 ont pour-tant contribué à donner un coup de fouet à la capitale de la Sarthe qui reste néan-moins l’une des grandes villes les moins chères des Pays de la Loire. Dans l’an-cien, le prix moyen du mè-tre carré des appartements s’établit à 1 700 euros contre 2 300 euros à Angers et 2 600 euros à Nantes. Les maisons de la petite cou-
L’ancien a le vent en poupe à Angers
À Angers aussi, le délais des transactions s’est allongé, pas-sant de zéro à trois mois en 2006 à trois à six mois « avérés » l’an dernier. «La tendance s’ac-centue depuis le début de l’année», constate Patrice Vernier-Esnault, agent FNAIM. Mais cela n’a pas encore eu pour consé-quence de faire chuter les prix, «ils restent stables, car la de-mande est soutenue», poursuit l’agent angevin. À noter toute-fois, selon les statistiques de la Chambre des notaires, que le neuf a baissé de 3 % en 2007 et l’ancien du centre-ville pro-gressé de 7 %. Ainsi, il faut 2 compter 2 500 euros/m dans 2 l’ancien et 3 000 euros/m dans le neuf. Les nouveaux program-mes du centre-ville peuvent
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2 toutefois atteindre 3 200 euros/m , 2 voire 3 500 euros/m . Abraham promotion commercialise par exemple deux programmes : l’un dans le nouveau quartier des Capucins, «Les Jardins des 2 Meuniers» à 2 900 euros/m et l’autre en plein centre, «Les bo-2 tanistes» à 3 200 euros/m . En périphérie toutefois, les prix ne 2 dépassent pas 2 200 euros/m et le marché est inondé de petites maisons banales (200 000 euros à 300 000 euros) délaissées au profit des appartements du centre-ville. «La demande des acquéreurs a évolué et se reposi-tionne sur le centre-ville pour sim-plifier les déplacements», constate maître Labbé, président de la Chambre des notaires du Maine-et-Loire.F.P.
ronne (à Pontlieue par exemple), certes modestes, n’excèdent pas 230 000 eu-ros. «La petite mancelle de base avec une courette et deux chambres à 150 000 euros est très convoitée», constate Michel Vincent. Dans le centre-ville, le prix des mai-sons a toutefois fait un bond de 18 % l’an dernier. Ainsi, une maison de six pièces peut atteindre 280 000 euros. Sur le marché du neuf, le mètre carré os-cille entre 2 200 euros et 3 000 euros lorsque le pro-gramme est situé dans l’hy-percentre. Plusieurs opéra-tions en cours de commer-cialisation remportent un grand succès à l’instar du «Carré Plantagenêt» posi-tionné sur la nouvelle ligne de tramway et de «96 avenue Bollée» proposé par Nexity pour un prix moyen de 2 2 788 euros/m .F.P.
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Un nouvel aéroport à Nantes d’ici à 2015 Après 35 ans de tergiversations, l’aéroport de Notre Dame des Landes, à 20 km au nord de Nantes, vient d’être déclaré d’utilité publique par le gou-vernement. Le projet, estimé à 581 millions d’euros hors infrastructures d’accès, sera confié à un concessionnaire. L’aéroport, dimensionné pour accueillir 4 millions de passagers à l’ouverture et 9 millions à terme, comprendra deux pistes. Il sera desservi par des bus cadencés, un tram-train et un train rapide entre Nantes et Rennes. Embarquement immédiat à la Cité de la voile Ancrée sur terre, mais les pieds dans l’eau, la Cité de la voile Eric Tabarly se présente comme la tête de pont du pôle nautique de dimension européenne porté par la Communauté d’agglo-mération lorientaise et réalisé dans le cadre de la reconver-sion économique de la base de sous-marins de Lorient. Dédié à la découverte de la course au large, ce nouvel équipement présente à partir du 5 avril une exposition per-manente « interactive et sen-sorielle » signée de la Citée
des Sciences de Paris autour de trois thèmes : l’homme et l’océan, les voiliers et naviguer. Espace culturel, scientifique et technique, la Cité de la voile se veut la « vitrine du nautisme français ». Un com-plément idéal aux nombreuses activités regroupées dans la « Sailing Valley » qui allie entraî-nement et port d’attache des plus grands skippers et voiliers de course, mais aussi un pôle économique dynamique.
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MSC Croisières dope l’activité de Saint-Nazaire Saint-Nazaire est à la fête cette semaine, à l’occasion du baptême du MSC Poesia, le neuvième navire de la compagnie italienne MSC Croisières. n une dizaine d’années, la filiale du suisse MSC (Medi-terranean Shipping Company) s’est imposée sur italienEet le raffinement le marché de la croisière avec 600 000 passagers accueillis en 2007 et ambitionne de devenir la référence européenne du secteur en opposant aux clichés américains « le goût français ». Le MSC Poesia est le troisième navire de la classe des « Musica », comprenant 1 275 cabi-nes dont 80 % avec un balcon pouvant trans-porter 4 000 personnes (y compris l’équipage). Les espaces publics ga-gnent constamment en gamme avec piscines, spa, restaurants, théâtre… Principal client d’Aker Yards France (ex-Chantiers de l’Atlantique), MSC Croisières a confié pour les deux années à venir la construc-tion de trois autres paquebots au chantier nazairien, dont une nou-velle génération aux dimensions et prouesses technologiques ex-ceptionnelles. Longs de 330 mètres, le Fantasia (550 millions d’euros) qui sera livré en décembre prochain et le Splen-Six navires dida prévu pour juin 2009 dépassent à livrer d’ici à le Queen Mary 2. Leur capacité attein-dra 3 960 passagers pour 1 637 cabines. 2010dispositif de recyclage des eaux usées, 30 Ces deux géants seront de plus inno-vants en matière d’écologie grâce à un % d’économies d’énergie réalisées et des émissions de carbone réduites. Avec un total de six navires à livrer d’ici à 2010, le Chantier de Saint-Na-zaire (3 000 salariés) tourne à plein régime, mais il se heurte à des difficultés de recrutement. Mille embauches sont programmées en deux ans dont la moitié pour remplacer les départs en retraite. Pour élargir sa zone de recrutement, l’entreprise a mis en ligne un site Internet dédié : www.batirvotreavenir.fr. Il est vrai que l’annonce en octobre 2007 de la prise de participation de 39,2 % du capital d’Aker Yards par le Coréen STX incite à la prudence. Saint-Nazaire re-doute la mainmise à bon compte du Coréen sur le savoir-faire européen en matière de paquebots. L’affaire est entre les mains de la commission européenne qui a ouvert une enquête complémentaire. La décision sera rendue le 15 mai.F.P.
Trecobat pousse les murs Après avoir consolidé ses fon-dations sur trois départements bretons (Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor), le constructeur de maisons individuelles basé à Lannilis (Finistère) cible l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique. Fabrice Treguer, directeur commercial, prévoit dès 2008 d’y implanter de nouvelles agences, mais aussi de procéder à des acquisitions. Avec un millier de maisons construites chaque année dont 18 % de maisons à ossature bois, Trecobat fait partie des signataires de la charte « propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour » initiée en février par Christine Boutin, ministre du logement et de la ville.
Le « Bicloo » arrive à Nantes Si Paris à son Vélib, Nantes aura son Bicloo en mai. Les deux vélos se ressembleront. Normal, puisque c’est JC Decaux qui en est l’opérateur dans les deux villes. L’affichiste va créer 79 stations sur la ville où 700 vélos dotés d’un grand garde-boue orange seront à la disposition des Nantais en libre-service. L’abonnement s’élève à 1 euro pour 24 heures et 20 euros pour un an. La première demi-heure d’utilisation est gratuite et il en coûtera 1 euro par heure.
Evenday s’implante en Bretagne Après Rennes, la filiale du groupe nantais GB, spécialisé dans le tourisme fluvial, la restauration événementielle et collective poursuit son offen-sive en Bretagne avec l’ouverture en juin d’un site de réceptions au Port du Légué à Saint-Brieuc. 2 L’établissement de 700 m comprendra un espace public avec bar, restaurant (200 places), quatre salles de séminaire, terrasse et un espace de production.
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Quand un café trinque avec son pays Tisseurs de lien social, les bistrots ruraux contribuent aussi à la promotion de la région, des produits et artistes du cru. e café est presque aussi accroché aux19 à avoir obtenu le label. » Des cafés qui dynami-falaises que ses deux patronnes à sent la vie locale et mélangent la population du C leur sourire. Le Kerganer (La maison cru aux touristes de passage, tels sont les objectifs du chanteur, en français) rythme de ce label, avec la promotion du patrimoine et la vie du bourg de Lanloup (Côtes d’Armor) et de de la culture locale. «Les vacanciers sont à la ses 240 habitants depuis 2005. Et depuis quelquesrecherche de lieux authentiques comme le notre», mois, le pittoresque café de briques et de bois, atteste Sarah Mossman. Découvrir une région planté entre Plouha et Paimpol peut s’enorgueillir par ses zincs lustrés, un concert de jazz ou un fro-d’une nouvelle appellation, celle de « Café de mage fermier ; ils sont nombreux à s’être déjà pays ». Du randonneur de passage à la grand- laissés tenter. Et le patrimoine breton n’a pas mère d’à côté, du touriste perdu à l’agriculteur fini de s’afficher. D’ici à la fin de l’année, trente-assoiffé, le Kerganer est un lieu de rencontres. cinq bistrots auront accroché le logo en fer forgé «On oriente les clients vers une balade sympa, on orga-du label à l’entrée de leurs cafés.HÉLÈNE FILY nise des concerts et on vend des produits locaux, duRenseignements : www.frpatb.net fromage fermier au jus de pomme bio, sourit SarahLe Kerganer : 02 96 22 33 44 Mossman, l’une des deux gérantes. Nous sommes ambassadrices de notre région et faisons au mieux pour la promouvoir.» Un office de tourisme d’un nouveau genre, traqué par la Fédération régionale des pays touristiques de Bretagne. «Le Kerganer remplit tous les critères pour bénéficier du label “Café de pays, confirme Nathalie Blivet, chargée de mission tourisme à la Fédération.Cette opéra-tion a été initiée au niveau national sous la marque Dans leur "café de pays" le Kerganer, Christine ombrelle “Bienvenue au Pays”. Nous nous chargeons Leconte (à gauche) et Sarah Mossman accueillent de la relayer localement. Jusqu’à présent, ils sonttouristes et villageois.
VENDEE - 30 ans de spectacles au Puy du fou La saison 2008 du qua- nettes géant dans un une sculpture d’eau tourisme d’affaires pour trième parc d’attraction décor à 180° ; et un et de lumière. les entreprises. français situé aux nouveau final pour Le Puy du Fou déve-www.puydufou.com. Epesses (Vendée) sera la Cinéscénie avec loppe aussi son activitéTél. 02 51 64 11 11 marquée par les festivi-tés organisées à l’occa-sion de son trentenaire. Outre une journée dé-diée à cet anniversaire, le 14 juin, avec comme invité d’honneur Nicolas Sarkozy, le Puy de Fou annonce trois nouveautés : l’Odyssée, une plongée inédite et pleine de re-bondissements dans l’histoire du site à bord d’un ascenseur géant ; la légende de Martin, un théâtre de marion-
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NANTES Retour de l’éléphant Inaugurées en juin 2007, les Machines de l’île ont rouvert au public le 16 février. Le grand éléphant de François Delarozière et Pierre Orefice a repris ses promenades le long de la Loire avec sa cargaison de voyageurs. La galerie des machines, exposition vivante des créations en cours de réalisation, est à nouveau accessible aux visiteurs qui pourront découvrir trois nou-veautés parmi lesquelles le crabe royal et suivre l’avancée de la réalisation des Mondes marins. Sur le parvis, le manège magique fera rêver les plus petits du 12 avril au 22 juin. www.lesmachines-nantes.fr Tél. 0 820 12 12 25 FREHEL Une nouvelle résidence entre mer et golf
Implantée sur le golf de Fréhel et à seulement 700 mètres de la côte, la résidence Cap Green disposera de 83 appar-tements de standing répartis sur six bâtiments. Le concept axé sur le sport et la détente comprendra également une piscine intérieure, un sauna et une salle de fitness. La pre-mière pierre de la résidence Cap Green a été posée le 13 février pour une livraison à l’été 2009. La construction est assurée par Eiffage Immo-bilier et la commercialisation par Lagrange.
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RENNES Mythos : à Thabor toute ! www.festival-mythos.com
Contes, chansons, slam et théâtre, la nouvelle édition de Mythos à Rennes, du 6 au 12 avril, sera plus que jamais celle d’un festival de mots, d’une farandole de verbes et d’une ronde de mélodies. Pour sa douzième année d’exis-tence, le cœur du festival est recentré dans les Jardins du Thabor autour du grand Magic Mirror (800 places) et du Café Carnivore. Le théâtre de La Paillette, du Vieux Saint-Étienne, la Péniche spectacle et le Pôle Sud sont aussi mis à contribution pour un grand banquet de la parole qui verra la présence de Thomas Dutronc, de la Compagnie des femmes à barbe, La grande Sophie, Brigitte Fontaine, Mokaiesh, Yael Naim, les contes d’Henri Gougaud ou le slam de Marc Smith.
SAUMUR Le Cadre noir en séances publiques 02 41 53 50 81 www.cadrenoire.fr
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Dix jours de rire non-stop Pour la troisième année consécutive, NANTES le festival Juste pour rire s’installe à 0 892 705 075 Nantes du 18 au 26 avril. La plus www.justepourrire-nantes.fr grande manifestation européenne francophone centrée sur l’humour et venue du Québec est cette année parrainée par Florence Foresti. Les stars du rire côtoieront les espoirs de l’humour dans une centaine de spectacles aussi divers que délirants. L’humour sera célébré dans toutes ses formes : théâtre, galas, one-man-shows, concerts, cirque, magie, tremplins, bal gags, expositions, acrobaties, imitations, comédies musicales, jeux… Parmi les têtes d’affiche de cette troisième édition : Omar et Fred ; Stéphane Rousseau ; Pierre Richard et Pierre Palmade ; Jean-Jacques Vanier ; Michel Leeb ; Jean-Luc Lemoine (photo) et Laurent Paquin ; Les Sea Girls ; Arié Elmaleh et Virginie Ledoyen ; Tex. Au total, plus de 150 artistes se produiront non seulement dans toutes les salles de spectacles de Nantes, mais aussi de la région des Pays de la Loire. 37 000 spectateurs en 2006 et 60 000 en 2007 ont succombé à la tentation. On en attend encore davantage cette année.
À partir du 3 avril et régulièrement jusqu’au mois d’octobre, les écuyers de l’Ecole nationale d’équitation de Saumur présen-tent au public et dans le grand manège le dressage des chevaux. Commentées par un écuyer, ces séances permettent de découvrir
les diverses disciplines : obstacle, longues rênes… Les 17, 19 et 20 avril, se déroulera la sixième édi-tion du Printemps des Ecuyers avec comme invité le spécialiste de la voltige équestre Lorenzo. Ce spectacle inédit mêle équitation classique et numéros de voltige.
Figaro Magazine Bretagne Pays de la LoireCoédition : Figaro Magazine/ Partenaire OuestÉdition :Amélie Baghdiguian •Rédaction :Objectif Une (www.objectifune.fr) • Rédacteur en chef :Pascal Auclair• Adjointe :Véronique Maugé• coordination régionale :Fabienne Proux •Ont collaboré à ce numéro :Dominique Hervouet, Hélène Fily •Maquette :www.presso.fr •Publicité :Partenaire Ouest - 25, rue Vidie - BP 90803 -44008 Nantes cedex 1 •Contacts :Jean-Pascal Mahieu 02 40 14 31 22.
RENNES Guillevic et les autres 02 23 40 66 00 «La poésie, c'est autre chose». À Rennes, le pôle culturel des Champs Libres consacre une exposition au poète breton Guillevic, auteur de cette maxime. Avec un peu de distance, cette exposition veut démontrer combien ce très grand poète est accessible à tous. Une rencontre-dialogue est organisée autour de l’exposition, le 16 avril, à 18 h 30, en salle de conférence. Lucie Albertini-Guillevic, compagne de Guillevic, et Julius Baltazar, peintre révélé par Dali qui lui a donné ce pseu-donyme, échangeront sur la per-sonnalité de Guillevic, ses relations avec les plasticiens et le travail de Baltazar sur les poèmes. Jusqu’au 27 avril.
MONTAIGU Le Printemps du livre souffle ses vingt bougies 02 51 46 45 45
Du 11 au 13 avril, Montaigu en Vendée accueillera la vingtième édition du Printemps du livre, l’un des salons littéraires phares de l’Ouest. L’auteur Yves Viollier en assurera la présidence d’honneur. Outre les dédicaces d’auteurs, la manifestation sera ponctuée de rencontres, débats et diverses festivités en compagnie des écri-vains parmi lesquels le Vendéen Michel Ragon, Jean Raspail, Claude Michelet, Janine Boissard, Ivan Rioufol, Isabelle Saint Bris, Vladimir Federovski. De 10 h à 19 h place de l’Hôtel de Ville de Montaigu
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