IMP Commodities Review – Août 2010

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IMP Commodities Review – Août 2010

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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SOMMAIRE
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    1. Synthèse de l’actualité nationale et internationale des Matières Premières  1.1. Synthèse de l’actualité nationale des matières premières………………... 1 1.2. Synthèse de l’actualité internationale des matières premières…………… 2  2. Articles de la presse nationale et internationale  2.1. Produits agricoles………………………………………………………………... 4 2.2. Energie et eau…………………………………………………………...……. ... 17 2.3. Mines……… ………………………………………………………. ……...… ….. 20  3. Législation nationale relative aux activités des matières premières  4. Activité du mois à l’Institut des Matières Premières……………………………..23   5. ANNEXES : Documents et articles de presse………………… ……………… ....24  
 
   IMP Commodities Review, une publication de L’Institut des Matières Premières. Direction, 863 avenue du Pdt Ahmadou Ahidjo BP 12975 Douala - République du Cameroun Tél. (237) 33 12 39 43/ 94 81 21 03/ 77 18 94 33, Fax. 33 42 15 32 E. mail : imp@imp-cm.com / Site internet. www.imp-cm.com  Directeur de Publication : Germain R. SALLA Assisté de NZIE Maxime DACKO
  
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 SYNTHESE DE L’ACTUALITE NATIONALE  
 
 1-Cacao-café Les principaux intervenants de la filière cacao-café se sont retrouvés du 18 juin au 03 juillet 2010 à Limbé dans le cadre d’un colloque sur la problématique de l’organisation et la commercialisation du cacao et du café. Les participants ont passé en revue le rôle des différents organes et acteurs et proposé des stratégies idoines, notamment la mise en place des comités locaux de commercialisation. La campagne cacaoyère a été lancée à Muyuka dans la région du Sud-Ouest le 18 Août 2010 par monsieur le Ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, alors que le cacao camerounais est en chute libre sur le marché mondial d’après Emmanuel Paul Nkoulou Ada, inspecteur n°1 au Ministère du Commerce.  2 - Banane  Le développement des nouveaux marchés de la banane a été au centre de la rencontre entre producteurs africains tenue à Yaoundé. Il en ressort qu’il faut trouver des stratégies pour booster la production de la banane des pays ACP face à la concurrence de la production des pays d’Amérique latine.  3 - Riz Les riziculteurs se sont retrouvés à Maga le 17 juillet dernier dans le but de booster la production du riz dans notre pays et apprécier les efforts déployés par les pouvoirs publics en vue d’améliorer leurs conditions de vie. Par ailleurs, le gouvernement camerounais a signé le 03 Août un accord cadre avec la société Oriz-cameroun pour la production du riz à grande échelle. Celle-ci devra passer de 200000 à 400000 tonnes dans les cinq prochaines années pour satisfaire la demande nationale qui est de plus en plus croissante.  4 - Sucre Au terme de la rencontre intervenue le 23 Août entre le Ministère du Commerce et les opérateurs économiques de la filière du sucre, il a été constaté que c’est la Sosucam qui est à l’origine de la pénurie et de l’inflation du sucre. Ceci peut s’observer sur le marché d’autant plus que les prix du sucre sont partis de 22000Fcfa à 24350Fcfa pour le sac de 50 kilogrammes et 11475Fcfa à 14950Fcfa pour le carton ; ce qui est contraire au protocole signé en janvier dernier selon lequel aucune hausse des prix n’est envisageable sans l’avis du ministère de tutelle.
 
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 5 fer -Le projet d’exploitation du fer de Mbalam va bon train. C’est ce qui ressort de l’entretien entre la nouvelle équipe de Sundance Ressources Ltd, le partenaire financier de cam Iron. La multinationale australienne vient de réitérer l’engagement pris par ses prédécesseurs qui ont péri dans un crash et relancer les activités liées au chronogramme. Ce projet dont les réserves sont estimées entre 800 millions et 1 milliards intègre d’autres investissements de grande importance tels que la construction d’une ligne de chemin de fer pour le transport du minerai, d’un port en eau profonde à Kribi et bien d’autres infrastructures socio-économiques. Par ailleurs le ministre de l’Industrie des Mines et du Développement technologique a reçu en audience l’ambassadeur de chine au Cameroun. Il ressort de cet entretien que la Chine et le Cameroun vont renforcer leur coopération dans le secteur de l’industrie et l’exploitation des ressources minières. Cette démarche s’inscrit dans la politique du chef de l’État de faire du secteur minier le levier de l’industrialisation et du développement économique durable.  6 Cobalt, nickel et substances connexes -Dans le souci de normaliser l’exploitation de ces minerais, le premier ministre chef du gouvernement a sorti un important arrêté portant création, organisation et fonctionnement du conseil stratégique de pilotage du projet d’exploitation du cobalt, du nickel et de substances connexes par Géovic Cameroun S.A.   SYNTHESE DE L’ACTUALITE INTERNATIONALE  1 - coton Les cotonniers africains peuvent se réjouir, le dicton selon lequel «le malheur des uns fait le bonheur des autres », milite en leur faveur. En effet, les inondations qui ont ravagés le Pakistan quatrième producteur mondial ont entrainé la hausse des cours mondiaux de l’or blanc et la demande sans cesse croissante de la Chine maintient les marchés au plus niveau. Ceci se manifeste par les prix qui sont passés de 160 à 200Fcfa le kg et la signature d’un contrat entre Copaco, filiale de trading de Geocoton pour un montant de 466 millions de dollars avec la Chine. Cela augure une production prometteuse qui pourrait passer de 500.000 à 600.000 tonnes.  2- Caoutchouc  Les planteurs gabonais peuvent se réjouir car en sept mois le prix du kilogramme du caoutchouc a connu une deuxième augmentation. Il est passé de 300 à 350 FCFA d’après un communiqué de la Société d’Investissement pour l’agriculture tropicale (Siat-Gabon). Ceci peut être un élément galvaniseur et catalyseur pour sortir cette culture de la pratique artisanale dont elle fait l’objet.
 
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 3 - Pétrole La Libye grand pays producteur du pétrole ne cesse guère de faire la prospection des puits de pétrole. En début d’année, la Société Al Wahat a effectué six découvertes dans le bassin de Syrte dans le centre du pays, tandis que la Société Arab Golf Petroleum a fait la découverte de deux gisements dans le bassin de Gadhames, dans le sud-ouest du pays. Ces découvertes vont permettre à la Libye de réaliser des réserves supplémentaires de pétrole de 612 millions de barils de brut et 1,06 trillion de pieds cube de gaz exploitables. La découverte des nouveaux puits de pétrole sur le Chap d’Owa par le britannique Tullow Oïl de 1,4 milliards de barils augure un bel avenir pétrolier au Ghana. Cependant, la vente de ses parts qu’il détient dans jubelee à l’américain Exxon Mobil entraine une polémique qui devient une affaire d’état d’autant plus que la compagnie nationale Ghana National Petroleum Corporation(GNPC) se voit perdre l’opportunité de conserver le monopole d’exploitation des champs pétroliers du Ghana. Au centre de la polémique, des anciens alliés de l’ex-président John Kufuor. Ils sont soupçonnés par le gouvernement ghanéen d’avoir perçu des pots-de-vin des multinationales occidentales au détriment de la compagnie nationale.  4 - Énergie solaire Dans le souci d’accroître leur production à 9000 mégawatts les pays du Maghreb et du Proche-Orient ont bénéficié de l’appui de la banque mondiale qui leur a octroyé un prêt de 4,3 milliards d’euros pour financer leurs projets dans le domaine de l’énergie solaire ; ceci est une bouffée d’oxygène pour le Maroc qui envisage de porter à 42% la part de l’énergie solaire dans sa production d’électricité à l’horizon 2020.
 
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ARTICLES DE LA PRESSE PRODUITS AGRICOLES
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 CACAO / CAFE Un colloque autour de cette problématique a regroupé des opérateurs de cette filière du 28 au 30 juillet 2010 à Limbe. CACAO ET CAFE CHERCHENT VOIES DE COMMERCIALISATION. Sous la houlette du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc), une quarantaine d’opérateurs de la filière se sont retrouvés dans la cité balnéaire de Limbe, du 28 juin au 3 juillet 2010. A la faveur de la tenue d’un colloque axé sur les problématiques d’une actualité brûlante. La Dorsale thématique de cette rencontre nationale a été bâtie autour de la question lancinante de «ioatisanrgol n interne de la commercialisation dans les filières cacao-café et la validation du système d’information du Cicc sur les prix et marchés ». Pendant trois jours, les participants ont planché, entre autres sur divers sous-thèmes qui ont quadrillé les échanges. Le cadre juridique, l’organisation et le fonctionnement des interprofessions, leurs relations avec l’administration et les autres institutions ont été passé en revue. Les rôles des différents intervenants et la discipline professionnelle dans les opérations de commercialisation du cacao et du café ont également été scrutés sans complaisance. Tout comme l’organisation de la commercialisation, la mise en place et le fonctionnement des comités locaux de commercialisation, les déclarations statistiques et la traçabilité dans la commercialisation du cacao et du café ont retenu l’attention des participants qui ont au bout d’une tempête d’idées valider le système d’information du Cicc sur les prix et les marchés. Au sujet des stratégies novatrices à mettre sur pied à l’effet de booster la commercialisation, un aréopage de mesures a été unanimement
 
      
arrêté. Il s’agit de la mise en place effective des comités locaux de commercialisation dès la campagne 2010/2011 à travers un processus gradué et concerté. Les participants ont préconisé avec insistance la désignation d’un groupe d’experts pour le suivi de la mise en place des comités désignés par le conseil exécutif du Cicc. Le groupe d’experts sera chargé en outre de préparer un contrat de type des opérations d’achat/vente qui devra régir les transactions dans l’ensemble des marchés intérieurs. Dans la même veine l’implication des communes dans les comités locaux de commercialisation et une plus grande sensibilisation des opérateurs afin que ceux-ci appliquent strictement la règlementation sur les déclarations statistiques conformément à la règlementation en vigueur ont occupé une place de choix dans le chapelet des mesures prises. Bassins de production S’agissant singulièrement du système d’information validé, une harmonisation des stratégies d’informations entre le Cicc et l’office national du cacao et du café (Oncc) ont été retenues pour ce qui est de la ventilation des données concernant les prix et les marchés. De même la collecte et la diffusion des données au niveau des bassins de production pour parachever l’information sur les marchés doivent se faire en aval, en amont et vice versa. En revanche, la liste des mandataires des opérateurs identifiés des filières cacao-café sera systématiquement publiée. Last but not least, la qualité du bulletin d’information du Cicc a été mise sur la table. Il s’agira désormais d’intégrer l’ensemble des acteurs disponibles dans sa conception et sa réalisation. Au nombre des participants, outre le président du Cicc Apollinaire Ngwe, son secrétaire exécutif, pierre Tsimi Enouga, le 6
 directeur général de l’Oncc, Michael Ndoping, l’on a également noté la participation du gouverneur de la région du Sud-Ouest, Koumpa Issa. A l’issue des travaux de Limbe, l’on espère que la filière cacao-café aura plus de sa visibilité pour ce qui est de sa commercialisation, une condition sine qua non pour que l’économie camerounaise se porte mieux. Source : Le Messager, N° 3155 du mardi 03 août 2010  BIENTOT DU RIZ LOCAL EN ABONDANCE AU CAMEROUN Un groupe d’industriels italiens et camerounais reçus hier soir à l’immeuble Etoile. Dans exactement un an, du riz en provenance de Maga, dans l’Extrême-Nord du pays pourra être disponible sur le marché camerounais et même chez nos voisins tels que le Nigéria. C’est du moins la promesse faite hier soir au Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon yang par un groupe d’industriels italiens et camerounais. Ils se sont rendus hier soir à l’immeuble Etoile pour la signature d’un accord cadre avec le gouvernement camerounais sur le chronogramme précis de leurs activités à Maga. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le groupe se propose de cultiver sur une superficie de 2000 hectares de rizières susceptibles de nous faire atteindre dans les cinq prochaines années l’autosuffisance en riz, c’est-à-dire 400 000 tonnes. L’accord-cadre signé hier à l’immeuble Etoile en présence du Premier ministre, Philémon yang, prévoit aussi la construction d’une usine de transformation du riz. Les premiers semis seront mis en terre en mars 2011, alors que la première récolte est attendue en juillet de la même année. Le porte-parole de ce groupe, Jean-Jacques Evina Akono affirme qu’ils ont
 
      
les moyens de leur politique. Selon lui, ils sont capables de produire 200 000 tonnes d’ici trois ans, avec les encouragements du gouvernement. Tout semble donc déjà prêt pour le démarrage de ce grand projet. Selon le ministre délégué auprès du ministre de l’agriculture et du développement Rural, Clémentine Ananga Messina, le gouverneur a déjà pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser la zone sur laquelle le riz sera produit. Voilà qui va certainement limiter l’importation du riz dans notre pays. Chaque année, le Cameroun importe 500 000 tonnes de riz des pays d’Asie pour 100 milliards FCFA de dépenses. Une véritable saignée. Ce qui a obligé le gouvernement à réagir. Tout récemment, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a annoncé l’interdiction « dans les prochains jours » de l’importation du riz pour encourager la production locale. D’après la dernière enquête de consommation auprès des ménages, environ 138 milliards de FCFA ont été consacrés à l’achat du riz dans le budget alimentaire des ménages contre 112 milliards FCFA en 2001. Maga va, espérons-le, mettre un frein à cette hémorragie financière. Le riz fait actuellement partie des aliments de base de nos populations. La demande nationale a été estimée à 400 000 tonnes couvertes à hauteur de 300 000 tonnes par des importations. Source : Cameroon Tribune, n° du mercredi 4 août 2010  BANANE CAMEROUNAISE : le défi de la compétitivité Par quel bout commencer lorsqu’il faut parler des défis de la banane camerounaise ? Et si on commençait par le défi international, le Cameroun qui est l’un des grands producteurs 7
 de la banane ACP, doit faire face à la concurrence des produits en provenance des Antilles françaises et des Canari espagnols qui bénéficient des subventions directes de leurs pays. Autre concurrente, la banane dollar de l’Amérique latine qui entre sans limitation de volume sur le marché européen, principale destination du produit camerounais, et dont les droits de douane viennent de baisser, passant de 176 euro/tonne à 114 euro. Bien que la banane camerounaise bénéficie d’un accès libre et illimité à ce marché avec un droit de douane nul, elle souffre d’un déficit de compétitivité dû à un coût de production élevé par rapport aux coûts de production de ses concurrents. Bien plus, on reproche aux fruits camerounais de ne pas respecter les standards. Un souci dont il faut forcément tenir compte, car le non respect de la norme est un obstacle majeur sur le marché international, notamment dans l’espace de l’Union européenne, principale destination de cette banane. Et si, jusqu’à date ce marché reste le plus important, le Cameroun devrait envisager sérieusement d’autres débouchés à l’avenir. Ils se déclinent en termes de conquête des niches dans la sous-région, au Maghreb, au Moyen-Orient, en Afrique australe, etc. le marché de l’Asie est déjà si vaste et non encore pénétré. La valeur dégustative de la banane camerounaise est déjà un atout pour se lancer à l’assaut de ces niches. Bien sûr, il faut y aller après avoir minimalisé les coûts de revient. Une paire de manches ! Conférer à la banane camerounaise une valeur ajoutée n’est pas le moindre des défis. La transformation locale, en chips ou en confiture pourrait stimuler la consommation domestique. La production nationale n’a guère dépassé les 300 000 tonnes par an. C’est encore insuffisant dans un pays où les terres sont
 
      
disponibles, où il existe une main d’œuvre abondante, où le climat social est favorable et le sol généreux. L’Equateur, un pays plus petit que le Cameroun produit chaque année, cinq millions de tonnes de banane, ce qui représente un marché de cinq milliards de dollars… Envisager une augmentation de la production nationale demande la mise en œuvre des programmes d’investissement conséquents. L’aide attendue de l’Union européenne, va être destinée à cet effet, a affirmé la semaine dernière, le ministre du Commerce, lors d’une réunion qui regroupait les grands producteurs africains. Mais, 190 millions d’euros à répartir entre dix pays seront insuffisants, quelle que soit la part du Cameroun. D’où la nécessité d’une volonté agissante du gouvernement. Une bonne partie des entreprises à capitaux étrangers produisent 300 000 tonnes de banane chaque année. Les plantations du Haut Penja, un groupe composé de la compagnie fruitière basée à Marseille et Dole, une société américaine et quelques nationaux revendiquent à elles seules 135 000 tonnes sans compter la production des deux autres qui se partagent cinq millions d’euros chaque année. L’Etat doit encourager les investisseurs nationaux à entrer dans la filière. Car l’investissement dans la banane est onéreux. Le ministre ivoirien du Commerce, calice Yapo Yapo parle de 12 à 15 millions d’investissement à l’hectare dans son pays, par exemple ! Cette réalité doit être à peu près identique au Cameroun. Cela signifie qu’il faut une politique de financement incitative pour encourager les nationaux et les petits planteurs dont les efforts conjugués peuvent booster la production. Et conduire vers le développement des agro-industries qui ont un bel avenir tant qu’il y aura des millions de personnes à nourrir ici et ailleurs. 8
 Source : Cameroon Tribune, n° 9656/5857 du vendredi 06 aout 2010  MAGA : LE RIZ NOURRIT L’ESPOIR Les associations des riziculteurs se sont récemment retrouvées à Maga pour remanier le gouvernement. Les faits sont clairs. La société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) a fait face, ces dernières années, à des difficultés économiques réelles. Pourtant, la riziculture a toujours été la principale activité des populations du Mayo-Danay en général et de l’arrondissement de Maga en particulier. Les chiffres l’attestent avec éloquence. Selon les sources de la Semry, de 2007 à 2010, la superficie cultivable est passée de 5 047,72 ha à 6 500 ha. Parallèlement, la production croit d’une année à l’autre. De 40 000 tonnes, on est allé à 60 000 tonnes et selon les responsables de cette structure, dans les prochaines années, la Semry va atteindre le cap de 70 000 tonnes de riz si les récoltes se font deux fois par an. Les riziculteurs se sont réunis le 17 juillet dernier à Maga pour apprécier les efforts que les pouvoirs publics sont en train de déployer en vue d’améliorer leurs conditions de vie. Pour Pierre Bouza, président de la fédération des riziculteurs de l’arrondissement de Maga, « la signature récente d’une convention tripartite entre le Projet d’amélioration de la productivité agricole (Paca), la Semry et les fédératons des riziculteurs vient améliorer les conditions de vie des riziculteurs ». Dahirou Ibrahim, élite de l’arrondossement de Maga, celui-là qui joue le rôle de courroie de transmission entre les responsables de la Semry. Il prône le dialogue entre les associations des riziculteurs afin qu’ils bénéficient davantage de la sollicitude du chef de l’Etat qui intervient à travers le Minader et
 
      
autres outils de développement mis en place pour booster la culture du riz dans ce bassin de production. Il convient de souligner que le riz produit dans le Mayo-Danay est presque entièrement destiné à l’exportation. Juste 15% sont consommés localement. Avec 80%, le Nigeria fait figure du principal importateur du riz camerounais produit par la Semry. L’autre importateur est la République du Tchad, avec 5% d’achat de ce riz. A loccasion de cette réunion du 17 juillet 2010, les riziculteurs ont sollicité une intervention des pouvoirs publics afin de limiter l’exportation de cette céréale, question de permettre aux nationaux de savourer ce riz. Ils ont en outre sollicité que ces autorités organisent annuellement une journée du riz dans l’arrondissement de Maga. Autres préoccupations exprimées à l’endroit des pouvoirs publics, la revue à la baisse du prix des engrais, le désensablement du lac de Maga et l’amélioration des pistes rurales. Source : Cameroon Tribune du lundi 9 aout 2010  CAOUTCHOUC La Société d’Investissement pour l’agriculture tropicale (Siat-Gabon) a annoncé l’augmentation depuis hier lundi, du prix du kilogramme de caoutchouc aux planteurs qui passera de 300 à 350 francs Cfa (0,62 à 0, 72 dollar américain). L’augmentation des tarifs « fait suite à la hausse des cours sur le marché international. C’est la deuxième fois en 7 mois que le prix d’achat du latex aux planteurs villageois augmente en 2010 », indique un communiqué lu samedi soir à la Radio nationale du Gabon. Entre 2006 à 2009, Siat-Gabon a versé 2,26 milliards de Fcfa (4,7 millions de dollars) aux planteurs villageois. La culture du caoutchouc est artisanale et est pratiquée dans la Nord du Gabon. La tonne de caoutchouc coûterait actuellement 3.000
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 dollars américains sur le marché international, selon la société. Source : Mutations, N° 2715 du mardi 10 août 2010  EXPANSION : LES BONS GRAINS DE LA FILIERE RIZ Depuis le début de l’année, le gouvernement a signé plusieurs conventions portant sur la culture à grande échelle de cette denrée alimentaire.  Le 3 août dernier, la société Oriz-cameroun et le gouvernement camerounais signent un accord cadre pour la production de riz à grande échelle à Maga dans la région de l’Extrême-nord. Par cet accord, la société constituée de capitaux italiens et camerounais compte réaliser des investissements sur une superficie de 2000 hectares de terres. Au bout de trois ans, elle va installer une unité de transformation locale pour une production de 200 000 tonnes de riz. Pour satisfaire la demande nationale de riz, la production sera portée à 400 000 tonnes dans les 5 prochaines années. Le lendemain, dans la ville d’Ebolowa, dans l’optique de la dynamisation de la culture du riz, le ministre de l’économie Louis Paul Motaze a visité le chantier de la construction de l’usine d’assemblage des tracteurs et de fabrication des équipements agricoles.« Nous produisons à peine 10% de la consommation nationale de riz ; or il n’y a pas longtemps, on en produisait plus de 80% de la consommation », avait reconnu Louis Paul Motaze lors de sa descente à Ebolowa. Le site va accueillir dans les six mois à venir une exploitation de riz de 5000 hectares, pour atteindre plus tard une exploitation maximale de 50 000 hectares de riz d’ici 12 mois. La ruée vers la culture de riz se justifie par la consommation de cet aliment dont les
 
      
importations massives représentent 85 000 tonnes, soit 75 milliards de Fcfa expatriés chaque année selon l’Institut nationale de la statistique (Ins). Avec une demande nationale estimée à 600 000 tonnes annuelles, les projets de riziculture sur l’étendue du territoire inaugurés en 2007 par les chinois à Nanga Eboko, entendent tous réduire les risques de crise alimentaire au regard de l’entrée en trombe de cette denrée dans les habitudes de consommation des camerounais. Du côté de la société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), le directeur général Marc Samantana envisage de porter « 000la production à 200 tonnes ».Actuellement, la société ne parvient à produire que 70 000 tonnes de riz malgré les immenses étendues dont elle dispose pour le développement de cette culture. Chaque année, le Cameroun importe selon le ministère du Commerce 500 000 tonnes de riz des pays d’Asie pour 100 milliards Fcfa de dépenses. Ce qui a obligé le gouvernement à réagir. Tout récemment, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, a annoncé » l’interdiction «dans les prochains jours de l’importation du riz pour encourager la production locale. D’après la dernière enquête de consommation auprès des ménages, environ 138 milliards de Fcfa ont été consacrés à l’achat du riz dans le budget alimentaire des ménages en 2009 contre 112 milliards Fcfa en 2001. Il y a plus de 30 ans, le pays produisait 80% des besoins en riz des populations. Cela était rendu possible, selon l’Ins, grâce à la présence dans le paysage agricole de plusieurs structures opérant dans la filière. L’on peut citer la Société de développment de la riziculture de la plaine des Mba (Soderim) à l’Ouest, et l’Upper Wun Valley development authority (l’Unvda) dans le nord-ouest. Avec l’arrêt des subventions aux petits agriculteurs
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