« Les Chiottes » : tel est le nom du night-club branché que l'on ...

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« Les Chiottes » : tel est le nom du night-club branché que l'on ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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« Les Chiottes » : tel est le nom du night-club branché que l'on inaugure place de la Madeleine. Marc Marronnier, jeune chroniqueur mondain, s'y rend à l'invitation de son vieux copain Joss, le DJ le plus demandé de New York à Tokyo, virtuose du sampler digital. Top models de la veille ou du lendemain, visages liftés, sty-listes à la page, décadents de tout poil se pressent sur la piste, entre dance music et pilules d'ecstasy. « Le fric permet la fête qui permet le sexe. » Marc, lui, sait bien qu'il ne pense qu'à l'amour. Il le rencontrera à l'aube avec le visage le plus inat-tendu... Chroniqueur à Elleet à Max, Beigbeder connaît à Frédéric fond les bars branchés et les fêtes du jet set, le noyau dur — cinq cents personnes — des nuits parisiennes. Il aime trop ce monde-là pour moraliser. Il le connaît trop pour n'être pas lucide. Chamfort et Balzac étaient de la même trempe.
Mais comment donc peut-on être à la fois aussi détestable et aussi doué ? Jérôme Leroy, Paris. Quotidien de Le
Chassez la littérature française, elle revient au galop. Jean-François Josselin, Le Nouvel Observateur.
Le livre le plus divertissant de Vannée. Marc Lambron, Le Point.
Ce livre vous est proposé par Tàri & Lenwë  A ro os de nos e-books : !  e du livre ori inal. aNos e-books sont im rimables en double- a e A4, en conservant donc la mise en L’im ression d’extraits est bien évidemment tout aussi ossible.  ! Nos e-books sont en mode texte, c’est-à-dire ue uvez lancer des recherches de mots à vous o artir de l’outil  intégré d’Acrobat Reader, ou même de logiciels spécifiques comme Copernic Desktop Search et Google Desktop Search ar exem le. A rès uel ues ré la es, vous ourrez même lancer des recherches dans tous les e-books simultanément !  !  re ortables sur d’autres lateformes com atiblesNos e-books sont vier es de toutes limitations, ils sont donc Adobe Acrobat sans aucune contrainte.  Comment trouver lus d’e-books ? !  de recherche de votre client dans l’on letnos dernières releases, il suffit de taPour consulter  tarilenwe » er « eMule.  ! Les mots clé «ebook», «ebook fr» et «ebook français » par exemple vous donneront de nombreux résultats.  !  aussi vous rendre sur les sitesVous ouvezhtt ://mozambook.free.fr/ (Gratuits) ethtt ://www.ebookslib.com/ (Gratuits et payants)  A ez la Mule attitude !  d’autres aient la même chance que vous et puissentGardez en partage les livres rares un moment, pour que ! trouver ce u’ils cherchent !  ! De la même façon, évitez au maximum de renommer les fichiers ! Laisser le nom du releaser ermet aux autres de retrouver le livre lus ra idement  !  arta ePensez à mettre en ou vous ran ez les dossiers s écifi ues vos livres.  !  viventLes écrivains sont comme vous et nous, ils rd de leur travail. Si au hasa d’un téléchargement vous trouvez un livre ui vous a fait vivre uel ue chose, récom ensez son auteur ! Offrez le vous, ou offrez le tout court !  !  Il vous suffit de nous écrire à ?Une question, brimade ou idéeTarilenwe@Yahoo.it. Nous ferons du mieux pour vous répondre rapidement !  En vous souhaitant une très bonne lecture, Tàri & Lenwë
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1994.
Pour Diane Bé.,, Je suis tomb La bouche bée.
AUTOCRITIQUE EN GUISE D'AVANT-PROPOS
Autant dire les choses d'entrée : « Vacances dans le coma » oens t mueinl llivrlei raté. Malheureusement, c'est aussi m eur vre. le « Gat » de ir ue en e » de J à l'arrivé e d'un petit rcfdcpioeooanlr Amuamc)zduaae e en  e d  qthé,pu mepoeiua slrrltt«é-e, s nmj Haeo(  ufvdiamesoeç, r aueon,ulCu nalevj nio.eas  s« i   rrEn»é éU'n stadl ieiuiyt tpgsr mlasee«uc ré:s c  ,Vo jdoeue« yc  nahVngeéoa e tc olqrs'aayaebunuic y c eaé,ecb vpshor ooiuidqietsa  nin nd soeqqt  urulleeeae » est un s  n a s Cettlea céh ilsat obarre un peu haut è(jd'aeér tiaqsiuis eej ej'une).eruitte-ire d'une soirée e lhêdMet'euurén iouectia r  ,rmm ennp»éij roati  paitaéi -iatsqnsratu,ui ei ilh eeesae e udn,stj utxet oear   sdlueév.—éo, tt o j rojMuàdusuuui  elanfssjp oi f etsrsi aePir ecs in sarpluut.à cit ie ntn aJs i' ht deyqeeoe iot xusuu cab- ettro lf r iepmnêgapsatàcê é gras i rdi mpxdqd«um e  e u rf asEerepfro.luasa qliispsreurt D  eeràén'» cém  on,l,stR ù eoeee  apr,rpps lt ca't.eaili r lrddanehe sMéées epoc,sbauè  enliroguàunnelu -nxse!-pdeesu trois unitére e et pr ten t s n ce ot même. poc rouc éCMdéoiadQtimehésu  n'emu jtd')dené.  et rasGnio sou msnt ajrenoo  humpor asar ieesMéisolta n ri pxn,tqu iqiuejsui'u siaxeéau t cart(cranveioto spui ptrve od epuûrd ar e rur naneomg ftruéeras edpe risrtéh eoéeucd d'riipê éttrteeréérne-.. an p pr ten c
Et puis ce sujet, quelle banalité ! Les fêtes, encore les fêtes, toujours les fêtes : depuis Balzac, Proust et Fitzgerald, on nous a pourtant assez rebattu les oreilles avec le fameux « désespoir mondain »... Quant au style, n'en parlons pas : du néo-néo-hus-sard de gauche, du sous-Blondin aux petits pieds pour cocaïnomanes germanopratins, truffé d'apho-rismes lourdingues dont même San-Antonio n'aurait pas voulu dans ses mauvais trimestres. Non, franchement, fuyez ce roman. Lisez plutôt Philippe Labro (ha ha ha)! Je suis beaucoup trop snob pour tolérer que mon bouquin se vende à plus de mille exemplaires (750 si on compte le service de presse). Je veux connaître personnellement tous mes lecteurs. Ceci n'est pas seulement un feuillet d'auto-flagellation complaisante ou de fausse modes-tie médiatique. Si mon roman devenait « grand-public », je ne m'en relèverais probablement jamais. Frédéric BEIGBEDER
« Let's dance The last dance Tonight Yes it's my last chance For romance Tonight. » Donna Summer, Last Dance Casablanca Records.
Les deuxièmes romans s'écrivent dans un état second. » Moi.
19 h 00
« Il se recoiffe, met ou enlève sa veste ou son écharpe ainsi qu'on lance une fleur dans une tombe encore entrou-verte. »
JEAN-JACQUES SCHUHL, Rose Poussière.
Marc Marronnier a vingt-sept ans, un bel apparte-ment, un boulot marrant et pourtant il ne se suicide pas. C'est à n'y rien comprendre.
On sonne à sa porte. Marc Marronnier aime pas mal de trucs : les photos du Bazaar Harper's améri-cain, le whiskey irlandais sans glace, l'avenue Vélas-quez, une chanson (« God only knows » des Beach Boys), les religieuses au chocolat, un livre Deux {les Veuves de Dominique Noguez) l'éjaculation tar- et dive. Les sonneries à la porte ne font pas partie de ses trucs.
« Monsieur Marronnier? lui demande un groom avec un casque de moto. — En personne. — C'est pour vous. » Le groom avec un casque de moto (on dirait « Spi-rou au Bol d'or ») lui tend une enveloppe d'environ un mètre carré en trépignant d'impatience comme s'il avait envie de pisser. Marc prend l'enveloppe et lui donne une pièce de dix francs pour qu'il dispa-raisse de sa vie. Car Marc Marronnier n'a pas besoin d'un groom avec un casque de moto dans sa vie. Dans l'enveloppe, il n'est pas du tout étonné de trouver ceci :
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UNE NUIT AUX CHIOTTES * • • • • • • • • • • • • Grand B u ural Place de laal  IMnaadegleine Paris amgariasf ée na ur ecvaarntcohne  di'li nevsti taatsisoenz  :surpris de trouver cela, « A ce soir vieux pédé! Joss Dumoulin Dise-Jockey » JOSS DUMOULIN? Marc le croyait définitive-nt exilé meMais les  aum oJratps onn.e  Oduo nmnoerntt. pas de soirées dan-santes. Alors Marc Marronnier se recoiffe avec la mai e ui lrq'iaaetsu sr.em  dtIa,lo r uqcfaeutulett  es c dji«hor eeunz ru sqil tuu dieae  uvuçxaan n  tCf claheeiitrs ot ttuatinen s  b»co.o untD teednpet ueitsemd meeu npnnt s u aniiqn,tn , ut cd'éiiel-l ten p s e ravaux de construction de ce noEuv, eàa uc hclub, « la plus grande boîte ». t ura-ParMisarc Marronanqieure passabgeel,l eisl sgeo ndzite sqsue'sà l 'inaug tion, il y aura quantité de . . uand il les a sur  u'il r  slspLeceoo omuuln'iirbe osslz-cstel, ee  l.os)àaf ee fi sqcWs uioiec'iillollr  i,l: lap èqomMgur utoaeeHir  scvu d eiedtMus',emt   a lyelrubreonnuouprerinpte eltna peuiulesset a r i trdrmaQeoeu.o u rcSavChc le'iedeun.ses ttsi( qpNraeBpu  t:p- poêeretDrstrese--e-Grand date sa ences po sa C e il arrive. Boudins o s. Il fsseeorxnau neeplsse,  ucqt-uêit rsea it m?ê Iml e a  qplura évcuh osisxe  cavec pcare uiul rpsa otes, st un tieux. gqauraMçraoarnnc t aaiMmnaberi rdo'annnineére ss.e Inlt  nq'ua' ilp avs aa fipnmi odueri rn, oduas n ees mubnêe -ter.  m -naiTrrea îtsruer  pmaopnidera ing,l acrée,b eblloeu rdg'eaopips arhteonmteenutx,, sae rcviee consiste à écouter des messages sur son répondeur 16
rega an et nà dreaïdnqn uleat  isdtesrulee qrnc utâseebus l rej c.odh 'uaIalrî usnt.eernse  s oerunéb pliomen êpdmaereuf rosti.es  mTdpoes u tm sçauanr  gelenar mosa pe t qu estL dee jso puar ydse  osùa  ln'oains smaenucret,  vci'eétuaxi;t  àd éNjàe uuinll hy-assu-rb-eSeeni.n Iel, on jnoauîrtd 'vhieuui x.s eDs éjéà cbhleacssé.  avPaarn t ed'xaevmoiprl ev,é ciul , sile  cuvlatinvtee au  des bou s de jdem' éilcmlreei r eecxoentepntqui«n Pu isq ucee nlta  flietuillets tirés àt etr-to-iisl m laires. térature est morte, dans les soupee rsd,' éecnri rfeinpisosuarn t mleess  vaemrirse s» ,d eé rsuecs voi-sines. Il ne faut pas désespérer Neuilly-sur-Seine. jaouuxCr nhnaroloimsntiseq -lucioettumérrp-aonirsoeéc :t uMrnarec,   n'ceoxnercceep etqneu uefr a-idrreeés d eamncéttiteièerurers-, ment. Il refuse de chso.i sIilr  unnee peut lrie autre. De nos jours, selon lui, « touvt ilee  pmuotôntd qe u'eustn fou nn'oaï ap l: uss oliet  cohoix t qpul'uesniterue rlsa  às clhai zfooips,h rséoniite  oent  leas tp ,saeroaun-l n es e tous ». Or, comme tous les cam ns cho pdgcléooutlnise,tis retZeue,r lsic g',eM sTta hrbciiese rrnMy  laaLr res ooLnliuntriueodrnes)..,  sV'iol ilyà  a puonueérlqéuoois eil(qFyur'eil- a maDienltpehniannet  iSle yersit g estt décréedsé ed ue ns ofiirn.  dMe armca tai nréeeti reét dire qnue'itlt eesstp ionusrt asbsele lepa vd heer e nlueast udree.nts. ses lu On vient de vous Marc Marronnier est-il heureux? En tout cas, il n'est pas à plaindre. Il dépense beaucoup d'argent a bpoaren fhomeisou,irs :  ent 'an'vao ipr aas udc'uenn fapnrtosb. lèC'meest.  sPûoruermtaenntt,  çqu, elle-u il lui arrive de sentir comme un souci dans lqe ventre. L'embêtant, c'est qu' ilN oenst diennctaipfiaébel.e  Eldlee lsea voir lequuerle.r  Cd'eevsta nutn ed eAs nmgoaiussveais fil mIs. Sdoute ans lmuie fracimit,  apcnleqeluae -fti-niilt  tqouuejloquures par se dissiper.qi? Dieu  chose, mais uo 17
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