L'avalanche du glacier de l'Altels le 11 septembre 1895 - article ; n°23 ; vol.5, pg 458-468

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Annales de Géographie - Année 1896 - Volume 5 - Numéro 23 - Pages 458-468
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1896
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Léon du Pasquier
L'avalanche du glacier de l'Altels le 11 septembre 1895
In: Annales de Géographie. 1896, t. 5, n°23. pp. 458-468.
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du Pasquier Léon. L'avalanche du glacier de l'Altels le 11 septembre 1895. In: Annales de Géographie. 1896, t. 5, n°23. pp.
458-468.
doi : 10.3406/geo.1896.5954
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1896_num_5_23_5954II OGRAPHIE GIONALE
AVALANCHE DIJ GLACIER DE ALTELS
LE 11 SEPTEMBRE 1895
Parini les phénomènes qui tondent sans cesse modifier la sur
face du globe les uns et est le plus grand nombre se pro
duisent une manière lente et continue tandis que autres au
contraire revêtent la forme de catastrophes Si les premiers sont
au point de vue des transformations de la surface terrestre de beau
coup les plus importants il en est pas moins vrai aux yeux du
vulgaire ils passent le plus souvent inaper us Les derniers seuls
frappent imagination et laissent leurs traces dans iiisloirc
Les neiges qui entassent chaque hiver dans les hautes régions de
nos montagnes ont aussi leurs deux modes de décharge un continu
les glaciers autre revêtant la forme de paroxysme les
Ces deux modes se combinent de diverses manières certains glaciers
sont nourris par des avalanches et inversement il arrive que quel
ques glaciers grâce aux circonstances topographiques aux varia
tions du climat etc. se rompent en donnant lieu de véritables ava
lanches de glace
est un cas de ce dernier ordre soigneusement étudié après
coup hélas parla Commission suisse des glaciers que nous avons
nous entretenir
LA CATASTRO 141
Le 11 septembre 189o se produisait peu de distance du col de la
icmmi entre Louéche et la haute vallée de la Kander) un de ces
événements qui marquent dans histoire de nos vallées alpines une
partie du glacier de Altels était écroulée entraînant quantité de
débris rocheux et ensevelissant sous un monceau de détritus le bel
alpage de la Spitalmatte situé sur le chemin de la Gemmi la limite
des cantons de Berne et du Valais
du matin on per ut auberge de Schwarenbach 2o km
de distance au S. une commotion et un bruit intense deux phé
nomènes qui accompagnent toujours les avalanches Le nuage de
neige et de poussière qui se produit en pareil cas fut plus ou moins AVALANCHE DU GLACIER DE ALTELS io9
distinctement constaté aussi cette heure matinale1 Mais quoi
étonnant Le bruit de avalanche est familier aux montagnards
des liantes régions
Kandersteg aussi km de dislance an N.) le bruit tut
entendu on dit avoir per encore en 16 km au N. et au
Torrenlhorn km au S. mais tout fait dehors de la vallée)
Kandersteg le village le plus rapproché les uns crurent une
avalanche autres un tremblement de terre autres encore un
orage le plus grand nombre des habitants ne se douta de rien
Ceux qui leja aux champs avaient entendu le bruit regardèrent
instinctivement du côté où il provenait et virent une colonne bru
meuse élever de derrière le Gellihorn sommité qui masque la
Spitalmatte une grande hauteur étaler et retomber dans la
direction de Kandersteg Ln paysan qui se trouvait un peu plus près
du lieu du sinistre re ut de la pluie mais voyant du brouillard au-
dessus de lui il prit pas garde Au dire des spectateurs plus éloi
gnés le ciel était serein ce moment-la la pluie provenait donc du
nuage de avalanche De même les habitants de la petite vallée Ues-
cliinen collatérale celle de la Spitalmatte distance km. disent
avoir remarqué une chute de poussière et quelques gouttes de pluie
Voilà tout ce que nous avons pu recueillir observations faites au
moment de la catastrophe
Ce ne fut heures lorsque des bûcherons qui avaient passé
la nuit Schwarenbach se rendirent au lieu de leur travail que fut
découverte effrayante réalité
Le pâturage de la SpitaJmatle avait disparu sous une couche
épaisse de glace et de pierres les forêts étaient rasées les chalets
détruits Lu silence de mort régnait là où la veille encore tintaient
les cloches de cent soixante têtes de bétail et là des cadavres
quelquefois intacts souvent horriblement mutilés de vadies ou êtres
humains jonchaient le sol
On comprend effet produit sur les bûcherons et on explique
que affolé par la vue du désastre un eux sans même chercher
se rendre compte des événements ait pris en toute hüte le chemin de
Kandersteg où il arriva annon ant effondrement de Altels anéan
tissement hommes et de bêtes Un seul regard du côté de la
montagne aurait montré elle se dressait encore sa place sur-
moulée comme toujours de sa blanche pyramide neigeuse la seule
modification visible était une sorte de morsure un segment circulaire
L;i Suisse ayant adopté iieuro do Europe centrale il était au fond que
iO temps moyen Le soleil se levant guère que vers 30 m. le
11 septembre on explique la r;iison pour laquelle on se douta si peu et si tard de
la catastrophe OGRAPHIE REGIONALE
de 600 de corde de 200 300m de floche disparu de la partie
inférieure de ses champs de neige
TOPOGRAPH
Pour comprendre le phénomène il importe de se rendre compte
de la topographie des lieux
Sommel 3û: ile in Alii
recouvrant le vallon Ic la Spitalinaltc Schar/wbacli Kandei
rtupture
Sommet
de tels
3G
AKTI DI RI GION LALTI .I
après la carie suissaan Sic ricd avec autorisation
chelle ISpriOrcquidistancc 30 Les aiici ines coiirlics de niveau sont ponctuées dans la ci-i ion eîioiilcc
Le vallon de la Spitalmalte est que le prolong emcnt naturel en
ligne presque droite de la vallée de la Kander vallée qui aboutit
comme on sait au lac de Tlioune Si le ruisseau qui coule ne porte
pas le nom de Kander mais celui de Schwarzbach est que le cours DU GLACIER DE LAL ELS 461 AVALANCHE
eau lui débouche de la vallée latérale de Gastern été cause du
vo lume de ses eaux considéré comme origine de la Kander
La Spitalmatte est en outre un palier élevé de la vallée de la
Kander partir du lac de Thoune cette vallée arrive par paliers
successifs altitude de 200 in Kandersteg De là pente rapide
altitude de 1900 environ du palier de la Spitalmatte
Géologiquement parlant la Spilalmatte est une vallée isoclinale
la limite des terrains jurassique et crétacé plongeant au N.W Le
flanc gauche N.W. abrupt est formé assises crétacées le flanc
droit E.) en pente moins rapide présente les surfaces des
co uclies jurassiques Le fond de la Spitalmatte est unchéneau ondulé
altitude de 900 au moins sa largeur est de 700 900 m. sa
longueur de km environ La paroi crétacique de ouest porte le nom
YUesdtinemvand elle élève 2250 et plus allitude laquelle
elle se termine en arête est Uesddnengrat qui se termine au
par le eli Utforn
Au S.E élève VAltfl 200 environ la pente est
abrupte puis vient un gradin de 200 300 de large la terrasse de
el fi puis enfin une longue pente de î0 formée par les sur
faces noirâtres des couches jurassiques Ce plan incliné va en se rétré
cissant vers le haut se couvre des neiges persistantes du glacier de
Altcls et aboutit enfin après un bombement dont la pente atteint
près de 60 au sommet de la montagne situé 636 altitude
Vu du ou du N.W. par exemple de la plaine suisse ou du
Jura Altels dont la base est masquée par les Préalpes se présente
comme un triangle presque equilateral dont la partie supérieure
dès altitude de 3050 100 environ reste toujours couverte
de neiges persistantes Sur la gauche AV.) ce champ de neige
triangulaire se prolonge en une coulée de glace de 200 de large
de 800 de long environ descendant altitude de 670 m.
où elle appuie sur un bombementde la surface rocheuse est grâce
cet accident tout local que le glacier descend aussi bas sur ce
point le seul où il trouve un appui
L; RUPTURE
Abstraction faite de cette petite coulée latérale la base du glacier
triangulaire était depuis un certain nombre années peu près hori
zontale infléchissant de quelque 50 ou 60 vers le bas la ren
contre du petit glacier de gauche
Le 11 septembre les choses ont changé Au lieu une base
presque horizontale 3100 m. le glacier nous apparaît aujour
hui terminé vers le bas par un arc grossièrement circulaire Les
deux côtés les pieds-droits de la voûte sont restés àleurallitude primi- OGRAPHIE REGIONALE
tive tandis que le sommet la clef atteinf environ altitude de 330
Vue distance du Jura par exemple la partie inférieure du
glacier de Altels ne nous apparaît plus comme la base un triangle
equilateral mais plutôt comme le premier étage une gigantesque
tour Eiffel
est lala seule modification que nous puissionsconstater amon
cellement de matériaux immédiatement au pied de cette face de la
montagne nous dit assez du reste lue la cause du sinistre du
11 septembre réside précisément dans cette rupture
En nous rendant sur les lieux nous constatons abord que la
pente des surfaces des couches de Altels est dans la région de la
rupture environ 3o La pente de la surface du glacier en juger
par les pieds-droits restants devait être un peu plus forte tandis
que immédiatement au-dessus de la clef de la voûte elle ne comporte
guère plus de 30 Cette convexité du glacier est donc pas due
celle de son substratum rocheux est la convexité habituelle des
fronts glaciaires
La surface de rupture présente presque partout une cassure franche
en échelons successifs droite de la clef seulement sur une lon
gueur de SO métrés sa cassure est feuillelée disposée en longues
lames verticales coupées de grandes cavités évidemment il existait
ici une crevasse dont la direction été suivie par la rupture une
manière générale on peut dire avant la catastrophe il existait pas
de crevasses par lesquelles la rupture aurait été prédéterminée Sans
nul doute des crevasses existaient mais elles avaient une trace hori
zontale arc de rupture coïncidé avec une crevasse que dans le
voisinage immédiat de la clef Les pieds-droits encore existants sont
eux aussi encore coupés par plusieurs crevasses de trace horizontale
en outre peu au-dessus de la clef environ 100 métrés de dislance
horizontale) la crevasse principale du glacier la runaye le traverse
presque de pari en part
Ceci suffira pour faire ressortir le rôle très peu important joué par
les crevasses préexistantes
La rimaye marque un changement de pente au delà de laquelle
inclinaison du névé paraît dépasser par places oo pour diminuer
ensuite dans le voisinage du sommet de la montagne
LA TRAJECTOIRE
Rien de particulier dire de la trajectoire dont nous avons déjà
parlé en indiquant le proûl général de la montagne Répétons seule
ment elle constitue abord de 3100 2300 altitude
un vaste plan incliné de sur horizon large de près de
600 et formé par les surfaces des couches jurassiques De DU GLACIER DE AL KLS 463 LVAJANGHE
2300 170 altitude environ une berme gazonnée en pente
relativement faible De 170 au fond de la Spitalmattc 900 m.
une escarpe raboteuse de tête do couches coupées alternant avec des
bandes de gazon Immédiatement au pied coule le ruisseau du
Schwarzbach
Vue distance de Uescbinengrat par exemple sa trajectoire est
Profil de Altols üescliinenp ral dans axe de ebouleinent
Direction
Echelle longueurs cl hauteurs >0 01)0
nettement délimitée droite et gauche elle semble avoir re un
puissant coup de balai qui nettoyé la roche et étalé les débris dans
les anfractuosilés De prés on constate que la mise nu de la roche
en place est moins considérable il ne paraît abord les surfaces
gazonnées de la benne du ïatelen ont que très peu souffert les brins
herbes sont simplement courbés vers aval et appliqués sur le sol
par suite du poids un mélange de glace concassée et de pierres qui
les recouvreni presque partout
uanl escarpe au-dessus du Scinvarzbach elle très peu souf
fert sans doute par suite de son inclinaison plus forte qui produit
là un léger angle mort
LE COM LEMEN
Nous arrivons la région la mieux étudiée la plus souvent décrite
et la seule parcourue par les milliers de touristes qui ont visité les
lieux le cône de avalanche
remiére vue aucune analogie entre la forme de cet étalement
de matières et celle un cône éboulement ou avalanche ordinaire
Il existe cependant aucune différence essentielle entre ces divers
traits de la surface terrestre
Un cône éboulement étale sa pente superficielle diminue dans
la mesure dans laquelle augmente la force vive des matériaux qui OGRAPHIE GIONALE 6i
viennent la constituer il se forme en masse un coup la vitesse
des éléments étant très considérable les frottements faibles le cône
prendra aspect une coulée adaptée aux formes du terrain
est précisément ce qui est arrivé ici
Triturée en mpnus fragments dans sa longue course de plus de
km la masse de glace est arrivée la Spitalmatte avec une vitesse
prodigieuse1 resultant une chute de 300m de hauteur Différence
altitude du centre de gravité du segment éboulé et de la Spital
matte 200 900 -= 300m. Sur la Spitalmaltc elle est
étalée en tous sens surtout dans la direction de la chute mais là
rencontrant le rempart de ueschincmvand elle déferlé retom
bant en arrière et donnant lieu une coulée en retour dirigée vers le
débouché de la vallée
Sans nous arrêter davantage ces accidents très clairement mar
ques du cône avalanche qui beaucoup égards ressemble fort
une coulée de lave passons sa structure intérieure
La masse détritique étalée sur le pâturage de la Spitalmatte est un
conglomérat fragments de glace arrondis entre lesquels se trouve
logée une poussière de glace finement triturée que beaucoup
prennent pour de la neige Des pierres et des poussières provenant
de la roche en place se rencontrent un peu partout dans ce conglomé
rat mais en quantité relativement faible ils en constituent certai
nement pas les cinq centièmes la surface par contre grâce la
fusion delà glace avalanche abord un blanc étincelant passé
peu peu la teinte noirâtre de la roche trois semaines après la
catastrophe on aurait cru de loin avoir affaire aune masse de pierre
et de boue les blocs de glace on trouvait abord disséminés un
peu partout la surface avaient pour la plupart disparu Ce change
ment rapide du ablation superficielle intense produite par les
hautes températures du mois de septembre est un phénomène bien
connu des alpinistes qui visitent les parties inférieures des glaciers
moraines abondantes
épaisseur d.e la coulée qui constitue le cône avalanche est assez
variable le chiffre de paraît correspondre assez près moyenne Avec certaines exagérai ions cl quelques aLté-
nuaLions la surface de avalanche reproduit les formes ondulées du
fond seuls deux petits cônes éboulis adossés escarpement qui
domine le Schwarzbach sont nouveaux les petits cônes paraissent
dus aux éléments traînards de avalanche la masse principale étant
allée plus loin et ayant heureusement traversé le torrent heureu
sement disons-nous car qui sait quels desastres eussent pu entraî
ner un barrage et la débâcle conséquente
Heim évalue 118 m. Bruckner 120 AVALANCHE DU GLACIER DE ALTELS 46r>
Quant au fond sur lequel repose avalanche il déjà reparu au
jour en quelques endroits Partout où on peut le voir il ne porte pres
que aucune trace action mécanique les brins herbe du gazon
sont couchés dans le sens du mouvement de avalanche mais ont
pas même été arrachés
Il en est tout autrement dans la zone périphérique de avalanche
ci le dépôt est pas profond pas meme continu des éclats de pierre
jonchent le sol ils ont par places profondément labouré les
arbres de superbes arolles séculaires sont déracinés ou coupés près
du sol couchés et pelés les chalets de la Spitalmatle sont démolis
leurs débris gisent formant une traînée longue de quelque ceni
mètres la poutraison un chalet existant autrefois au milieu de la
Spitalmatte se trouve actuellement 500 de là et 100 plus
haut surle versant abrupt de ueschinemvand
Tous ces phénomènes périphériques sont les effets du souffle
est-à-dire du coup de vent qui précédait avalanche origine du
souffle est pas malaisé reconstituer les arbres couchés les
objets transportés convergent presque rigoureusement vers un point
situé dans axe de avalanche ouest de escarpement de Tate-
len Dans notre carte cette zone périphérique est couverte de lignes
pointillées donila direction coïncide avec celle du souffle
Sur la terrasse de ïatelen le souffle ne est pas fait sentir il part
un point situé au delà dans le sens de la marche du phénomène
est selon toute apparence elle eut franchi la terrasse de
Tatelen que avalanche comprima violemment air du chéneau de la
Spitalmalte qui tendit échapper dans toutes les directions Une seule
direction celle de aval droite était parfaitement libre le souffle
laissé peu de traces en face de obstacle Ueschinenwand qui ne
pouvait être surmonté mais au sommet duquel on trouve des éclats de
pierre de 700 grammes gauche la résistance due la pente et au ré
trécissement du chéneau produit les plus grands ravages
DIMENSIONS
Quelques mots sur les dimensions de notre avalanche seront en
place ici
Superficie du champ de rupture ... i.000 iiiq
épaisseur de la glace ........ 40 moyenne approximative .. 25
Avolume de glace épancliée aviron 3.800.000 mc
Superficie du enne avalanche /.one centrale
des dépôts profonds ... 120 ha
xone centrale et périphérique
Superficie de forets entièrement détruites ha
de endommag es .. 10 ha
ANN DE Or Ve 30 66 OGRAPHIE GIONALE
LES VICTIMES
Los corps de quatre hommes ont été retrouvés lo0 melros envi
ron sous le vent des chalets de la Spitalmatte Ils gisaient affreuse
ment mutiles parmi les débris de toiture avalanche parait les
avoir surpris en train de habiller il est possible que reveilles en
sursaut par le bruit qui dû précéder de quelques secondes le coup
de vent ils aient encore cherché sorlir Deux autres qui étaient
sans doute déjà au pâturage ont pas été retrouvés leurs corps
gisent sous le cône en compagnie des cadavres de 20 télés de bétail
environ Une quarantaine de vaches mortes ont été reirouvécs la
surface les unes sont mutilées autres ne présentent aucune bles
sure quelconque et paraissent avoir été tuées avant même être
entraînées par le soufile Heim) trois énisses égarées sont les seuls
êtres sortis vivants de la catastrophe
Le désastre matériel ne consiste pas seulement en victimes
humaines ni dans la destruction du troupeau alpage superbe de la
Spitalmattc est anéanti pour delongues années la glace disparaîtra
lentement et après elle le gazon restera recouvert une couche de
pierres mince il est vrai mais qui en sera pas moins pendant long
temps un obstacle la végétation
Les pertes que supporte presque exclusivement la population
pauvre de Louèche sont estimées par le rapport officiel Valaisan
13o 000 francs
LES CA SES
Resterait parler des causes de avalanche
Par suite de quelles circonstances le glacier de Altcls est-il
rompu celte année-ci plutôt que toute autre
Pour répondre une manière définitive cette question il faudrait
connaître exactement histoire des variations du glacier et les circon
stances climatiques de la région depuis un certain nombre années
Malheureusement on sait peu de di ses des unes et moins encore
des autres
Nous savons cependant en août 1782 un phénomène touta fait
analogue dévasté une première fois la partie nord de la Spitalmatte
Gette première grande avalanche du glacier de Altels est produite
comme fort bien montré Forel la suite un été extrêmement
chaud meme chose eu lieu en 1895 les iempéralures des jour
nées du îti août au 11 septembre ayant présenté dans les Alpes suisses
une anomalie positive de température considérable dans les grandes
hauteurs surtout
eboulemcnL da glacier do Altels Archives drs sciences physiques el natu
rells Gcitèue XXXIV 1895 513)

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