Le CaCao – DouCeur et amertume

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Le CaCao – DouCeur et amertume

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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MAGAZINE PARTENAIRES
Le CaCao – DouCeur et amertume
FOCUScôté chocolat – le cacao, entre marchandise et friandise VISITE ÉCLAIRde cultivateurs de cacao du Honduras en Suisse AGIR ENSEMBLEHelvetas et Intercooperation CONCOURSdeux nuits au Kurhaus Bergün à gagner
No202/ décembre 2010 
  oSriseER2MMIA 10 202/tena ParHELVEellei men mn rp rigA  SATe damond un lonsv uooNsuoI NVrSImeneig dent  enttirucés af ed ,éequens lus ll tomoemseh evtn siv l ànveonirmene .tnSSIM NoIsuoNçon autonome et erpsnoaslb eafecp tnemeppolevéd neonrspes ler ouno sageg snen uos en pay desdansa revitcéma roilrseuon cenem lt c mouman stel se veulentutés quierIammos ontidi.Sie vde
Ln & Png
PERSPEcTIVES Naissances............................................................................... ....04 EN cLAIR Chocolat sans arrière-goût.................................................... ....05 REPoRTAGE Jardiniers du cacao au Vietnam ...............................................06 FocuS: côTé cHocoLAT – LE cAcAo, ENTRE MARcHANdISE ET FRIAN dISE Faiseurs d’équitable: Discussion d’Helvetas et de Max Havelaar sur le chocolat....12 Commentaire de l’invité: Jürg Peritz, directeur marketing de Coop............................. ...13 Cuisine séductrice: Saveurs équitables avec le cuisinier Ivo Adam........................15 Les secrets du chocolat: Des paysans du Honduras visitent une fabrique suisse .........16 Sombre histoire: Le travail des esclaves à l’origine du commerce du cacao...........18 En savoir plus ..............................................................................20 SuISSE Un Noël 100 % équitable ..........................................................21 Helvetas et Intercooperation vers un avenir commun.........22 Max Havelaar s’engage pour plus d’autonomie au Sud .........24 AcTuALITé Météo du développement ..........................................................26 Un film chez les sherpas, héros de l’Himalaya.......................26 E-mail du terrain: Tadjikistan.......... ........................................27 Impressum .................................................................................27 Do it yourself: Helvetas sur Facebook ....................................27 Nos réponses ...............................................................................28 Un radeau en PET sur le Rhin .................................................28 Objectifs du Millénaire: lettre à Micheline Calmy-Rey........28 Concours: deux nuits au Kurhaus Bergün.................... ..........29 Agenda .........................................................................................29 ONU: l’eau est un droit humain........................ ......................29 coMMERcE éQuITABLE Des pionniers: Claro Fair Trade et Helvetas................... ........30 Page de couverture: © Matthiew Bennett
0,5 % A pays  hlat, la part e l’qitable estPage pe leve.12 FocuS
Page 06 REPoRTAGE
 
«ensl, ns lns ix ngg ns fcs» mlci Lngsfld
Page 22 FocuS Helvetas et Intercooperation, ensemble vers l’avenir.  
de tentatin Enfant, je me laissais facilement tenter. Je suis gauchère mais j’étais prête à dessiner de la main droite pour obtenir une plaque de chocolat! Je voulais ce bonheur à tout prix. Aujourd’hui, je sais que le chocolat ne rend heureux que lorsqu’on paie un prix correct aux cultivateurs de cacao. En 1991, les Suisses ont lancé le chocolat équitable (p. 30). Mais notre réputation de pionniers n’est plus vraiment une fierté: sur les 12 kg de chocolat que cha-que personne consomme chaque année, seuls 60 g sont issus du commerce équitable (p. 12). Aucun «accro au chocolat» et encore moins les cultivateurs de cacao du Sud ne peuvent en vivre. Dès l’an prochain, les cultivateurs de cacao au Hondur ans les Pageamagissn Coop un produitd  euq-apaspororose dnt lité (p. 14 + 16) et ils comptent sur 24ceux qui ne se contentent pas de SuISSE60 g de chocolat équitable! Les La fnatinarguments parlent en faveur du Max Havelaar sscommerce équitable. Et lorsqu’il la lpes’agit de chocolat, on se laisse fa-cilement tenter. Je souhaite à tous un heureux Noël équitable! Susanne Strässle, rédactrice de Partenaires» «
u . v . HELVETAS Association suisse pour la coopération internationale Rue de la Mercerie 3 Case postale 6435, CH-1002 Lausanne Tél. +41 (0)21 323 33 73 Fax +41 (0)21 323 33 74 romandie@helvetas.org www.helvetas.ch CP 10-1133-7
Editorial
ITéd3LIAoR /022ar P0  1 nateesir
202 / 10Partenaires NaISSaNCeS
Au cours des dernières décennies dans de nombreux pays en développement, on a voulu convaincre les femmes de donner naissance à leurs enfants à l’hôpital. Mais, accompagnée professionnellement, une naissance à la maison est une solution sûre – et une expérience intime partagée par la famille. Au Guatemala, des sages-femmes formées comme Sara Raquec (haut) aident six enfants sur dix à venir au monde dans les campagnes. En Suisse, seulement 1,5% des enfants naissent à domicile. Silas, né à Zurich à la maison en août dernier, est l’un d’eux.
4 PERSPEcTIVES
Le ChoCoLat SaNS arrIÈre-GoÛt
202 /1  0P artenaires 
En Suisse, la consommation annuelle de Helvetas est engagée dans plusieurs Grâce à Helvetas, des chaînes de com-chocolat est de 11,7 kilos par habitant, initiatives pour un cacao écologique mercialisation alliant qualité, écologie, contre à peine 100 grammes en Asie. et équitable, avec des partenaires très responsabilité sociale et réussite com-Mais les pays émergents se rattrapent, divers. Au Vietnam, elle gère un pro- merciale ont vu le jour. C’est la preuve et la demande de cacao augmente. Cette jet pour les paysans qui ont adopté la qu’il existe une alternative au travail des année, à l’échelle mondiale, le secteur culture biologique du cacao, en étroite enfants et à la destruction écologique. transformera 22% de cacao de plus qu’il collaboration avec des offices gouverne- Par un achat sélectif, les consommatrices y a dix ans. «Le cacao devient rare», tel mentaux. Au Honduras, Helvetas offre et consommateurs suisses soutiennent était l’avertissement donné par la NZZ son soutien aux cultivateurs afin d’amé- cette alternative et contribuent à ce que voilà précisément une année. Depuis, le liorer la production et la qualité d’un ca- les fabriquants suisses s’engagent pour un prix du cacao brut a littéralement explo- cao bio destiné au commerce équitable, chocol -et, à la mi-juillet, des contrats à terme en étroite collaboration avec l’entreprise se monnayaient 3000 dollars la tonne, Chocolats Halba de Coop. Au Ghana, soit deux à trois fois plus qu’il y a dix son aide va à une entreprise privée lo-ans. Ces valeurs ont fléchi entre-temps, cale, dans la mise en place d’un réseau mais le monde du chocolat anticipe de de 7500 cultivateurs qui produisent une nouvelles hausses à long terme. récolte annuelle de 5000 tonnes. Si des prix élevés sont intéressants pour les paysans – qui en touchent égale-ment une petite part – ils sont aussi dan-gereux, car la culture du cacao devient très attrayante pour les grands proprié-
«La pression des consommateurs des pays industrialisés s’avère indispensable»
taires terriens et les trusts de l’agro-in-dustrie. Ces derniers détruiront de plus belle les forêts tropicales humides, com-me on a pu l’observer avec la production d’huile de palme, de biocarburants ou de caoutchouc. Des milliers d’hectares supplémentaires de forêts seront mena-cés. Si cette situation perdure, il y aura toujours plus de travail forcé et d’enfants esclaves travaillant dans des conditions déplorables et en totale dépendance de leurs maîtres. Comment éviter ce scé-nario et empêcher que le cacao ne soit exploité au détriment de l’environne-ment et des travailleurs? La pression des consommateurs des pays industrialisés s’avère indispensable.
E5Nc LAIR
Melchior Lengsfeld, Secrétaire général d’Helvetas Traduit de l’allemand par Stéphanie Zutter
LeSJ arDINIer
Soin: Le Than Phong coupe chaque cabosse avec précaution sur le tronc et les branches sur lesquels elles poussent.
SD u 
  C aCao
202 / 10Partenaires 
Le cacao est un produit récent au Vietnam. Pourtant, en quelques années, les petits paysans du delta du Mékong en sont devenus des planteurs convaincus. Un projet d’Helvetas ajoute une dimension nouvelle: à la fin de cette année, 150 paysans cultiveront leurs cacaoyers selon les principes de la culture biologique.
Par Hanspeter Bundi (texte) et Matthew Bennett (photos)
«Il était enthousiasmé par l’idée! Comment aurais-je pu re-fuser?» Loan se souvient en souriant de cette soirée où, voilà plus d’un an, Le anh Phong évoquait pour la première fois la possibilité de cultiver du cacao bio. Sous mandat d’Helve-tas, des conseillers agricoles vietnamiens avaient donné des informations au club du cacao de Vinh Huu et recherché des agriculteurs novateurs. Ils avaient esquissé le programme du cacao bio, parlé de compost et de destruction biologique des
202 / 10Partenaires parasites, et aussi des prix de vente plus élevés. Dix paysans, étaient étouffés par la végétation. Les Américains n’ayant pas dont une femme, se sont annoncés pour la phase pilote. utilisé «d’agent orange», le défoliant contenant de la dioxine, Phong était l’un d’eux. Dès la fin de la conférence, il a les paysans de Vinh Huu ont pu recommencer à cultiver sans tout expliqué à son épouse et lui a demandé son avis. «Sans que leur santé soit menacée. Phong a aidé son père à abattre les Loan, je n’aurais pas participé», reconnaît-il aujourd’hui. Son troncs morts et à planter de jeunes palmiers. La rizière leur a sourire rêveur laisse à penser qu’il a la tête dans les étoiles, permis de vivre jusqu’aux premières récoltes de noix de coco. alors que sa femme semble avoir les pieds sur terre et maîtriser La famille vit aujourd’hui dans une maison en pierre. Par le la réalité, sans perdre le sourire. passé, cela aurait été tout aussi impensable que le fait que les deux filles de Phong, prénommées ao et uan, puissent Un jardin paradisiaqueétudier un jour à l’université. Devant la terrasse de la maison s’étendent les plantations de bananiers et les buissons en fleurs; au-delà, on aperçoit les co-Agriculture en mutation cotiers qui caractérisent la vie et le paysage au nord du delta La vie de Phong et de Loan est représentative du développe-du Mékong. Une poule picore, ses poussins l’imitent. Des co- ment à l’échelle nationale. En 25 ans seulement, le Vietnam chons grognent, des chiens aboient. Le vent fait bruisser les est passé du statut de demandeur à celui du deuxième plus feuilles des palmiers. Un bruit sourd: une noix de coco vient grand exportateur de riz au monde. Les trusts internationaux de tomber. Les paysans parlent de leur «jardin» lorsqu ils évo- y ont reconnu un site de production. Chaque année, le produit quent leur plantation. Le mot paradis résonne doucement. national brut augmente de 7 % environ. Cet étonnant bond Phong possède un jardin de cocotiers de 7000 m2 économique et a également touché les petites gens. L’espérance une rizière deux fois plus de vie augmente, la morta-petite. Un hectare, c’est peu lité infantile diminue, et le et pourtant cela suffit pour nombre d’étudiants n’a ja-vivre dans le delta fertile du«Il est temps d’inclure la naturemais été aussi élevé. Mékong. Les cocotiers, ladans nos planifications»Mais toute médaille plantation de riz et un petitNguyen Hoan Ha ha son revers. La maximisa-élevage de cochons sont lesntion des profits tend à faire plus rentables. Les cinq à six rapidement disparaître cer-millions de dong (entre 250 taines variétés régionales de et 300 francs) issus de la culture du cacao bio sont un revenu riz, ainsi que le savoir local. On détruit des forêts entières de complémentaire important. Le cacao est un produit récent au mangroves pour privilégier l’élevage de crevettes. La diversité Vietnam. Il y a sept ans, une ONG américaine l’a importé dans des poissons du Mékong s’amenuise. Dans la version anglaise le delta du Mékong, en collaboration avec la province et l’Uni- du «Vietnam Times», on publie les premiers articles sur les versité agricole de Ho Chi Minh Ville. Ce sont les paysans qui forêts menacées, la perte de la biodiversité et la salinisation ont eu l’idée d’exploiter l’espace ombragé sous les cocotiers et du Mékong. les arbres fruitiers. Désormais au Vietnam, 12 000 hectares «Il est temps d’inclure la nature dans nos planifica-de terrain sont consacrés à la culture du cacao. D’ici à 2015, tions», dit Nguyen Hoan Hanh. Vice-directeur du départe-on pourrait en compter 60 000. Des fabricants de chocolat, à ment pour la technologie et la recherche de la province de l’instar de «Mars», voient au Vietnam une alternative aux pays Tien Giang, il peut lancer les premiers projets favorisant un producteurs de l’Afrique de l’Ouest, politiquement instables. changement écologique. C’est lui qui a ouvert les portes à Hel-Phong est l’un des premiers à avoir misé sur le cacao vetas et à son projet de cacao bio. Il a mis à disposition les durant la phase pilote et à s’être enthousiasmé pour la culture chercheurs et les instructeurs et a défendu le projet devant les biologique. Lors d’une promenade dans son jardin sillonné de instances politiques. canaux, je demande à Phong de me parler de la Guerre du Debout devant la statue du révolutionnaire Ho Chi Vietnam. Il hésite, comme le font la plupart de Vietnamiens. Minh, il explique: «Le cacao bio, c’est quelque chose de tout à La guerre se trouve dans les livres scolaires et dans les quel- fait nouveau dans le delta du Mékong. Non seulement pour les ques musées qui lui sont consacrés; en dehors de cela, ce sont paysans, mais aussi pour les autorités.» Derrière lui, un dra-surtout les touristes européens et américains qui s’y intéres- peau du parti communiste du Vietnam flotte devant un mur sent. Phong raconte lentement, il choisit ses mots. Il n’était peint en bleu. Une réminiscence de la révolution dont plus qu’un enfant lorsque sa famille a fui pour échapper à la guerre. personne ne parle, mais qui revêt encore une importance ca-A leur retour, les jardins n’existaient plus. Les cimes des coco- pitale pour l’administration vietnamienne. tiers avaient brûlé, les troncs nus se dressaient vers le ciel et La phase pilote du projet de cacao d’Helvetas est ter -8 REPoRTAGE
Frais: les fèves de cacao sont entourées d’une membrane fruitée.
Recyclage: les peaux des fèves font un précieux engrais.
202 / 10Partenaires 
Récolte: les cultivateurs apportent leurs fruits au centre de stockage.
Force du soleil: les fèves séchées fermentent sur un tréteau.
minée. A la fin de l’année, 150 paysans produiront leur cacao tion. Des paysans ouvrent à même le sol les cabosses récoltées de manière biologique. A Tien Giang, ils seront bientôt mille. les derniers jours. Ils fendent la coque avec une machette et Hanh est convaincu que cet exemple fera école. «Le cacao bio en vident les semences avec la pulpe légèrement douce et gé-d’Helvetas est un projet phare. Grâce à lui, l’idée même de latineuse. Cette masse fermentera pendant six jours dans une production biologique fera son chemin jusqu’aux autorités.» boîte. Le sucre de la pulpe va fermenter, l’alcool empêchera la Selon lui, on évoquerait désormais la volonté de faire marche germination et éliminera l’amertume. L’acide acétique libérera arrière dans la course au développement afin de se concentrer les arômes. Finalement, les semences seront nettoyées puis sé-sur les technologies adaptées à la région, sur les questions re- chées au soleil. latives à la biodiversité et à la production biologique. Tandis qu’ils ouvrent les cabosses, les paysans parlent du cacao. «Organic» disent-ils, «biologique». Organic est l’un Transmettre les idées et les expériencesdes seuls mots anglais qu’ils connaissent, et une oreille atten-Phong apporte sa petite récolte dans la station de fermenta- tive est à même de le relever dans leur conversation. 9 REPoRTAGE
02 2 /01  aPrtenaires  10REPATRoEGp tnos ep nu sule.èmblro iaesp nuolep seH nuiltises nsiblaj ssenunad as sla patntn,ioes ley naV niVtea a ttiré les fourmiesilUtugN euq siuped :
Nguyen Van Viet est fier de son «jardin». Le sol, recouvert les plantations de cacao. Une équipe universitaire tenta de feuilles et de restes de plantes, ressemble à un tapis; l’expérience, en vain. les cocotiers tanguent dans le vent, et les cabosses de Viet étudie alors le comportement de la fourmi jaune et dé-cacao, rebondies et intactes, pendent aux branches des couvre sa prédilection pour les restes de poisson. Il sus-cacaoyers. pend au tronc d’un cacaoyer des têtes de poisson et, pour Viet est âgé de 50 ans, il est l’un des pionniers du projet faciliter l’accès à cette friandise, il relie son arbre au verger d’Helvetas pour le cacao bio au Vietnam. C’est un pay- de son voisin par une ficelle. Victoire! Les fourmis s’instal-san moderne, à l’écoute lorsqu’il échange ses expérien- lent sur son arbre. Viet suspend alors des têtes de poisson ces avec ses collègues. Une personne qui prend le temps à tous ses cacaoyers, tend entre eux une ficelle, et six mois d’observer son jardin. C’est ainsi qu’il a résolu un problème plus tard la fourmi jaune a établi une nouvelle colonie dans qui laissait les spécialistes perplexes. son jardin. Il y a deux ans, alors que Viet inspecte sa plantation de ca- Dans le cadre des projets d’Helvetas, l’échange d’expé-cao, il découvre que les punaises Helopeltis qui attaquaient riences et d’informations est essentiel. Les cultivateurs de les arbres et empêchaient la croissance des plantes ont cacao de Vinh Huu sont les premiers à y recourir. C’est ain-disparu. Il fait part à tous de cette nouvelle. Un des voisins si que les collègues de Viet ont profité de sa découverte, raconte qu’il a déjà eu ces parasites dans son verger et suspendant des têtes de poisson à leurs arbres et tendant qu’ils ont disparu lorsque la fourmi jaune est apparue. Mais des ficelles entre tous les jardins. Désormais, les problè-personne ne savait comment introduire cette fourmi dans mes liés à la punaise Helopeltis appartiennent au passé.
La recherche à la base
Ils évoquent les récoltes. Le compost. Les tarifs. La Sous les palmiers de son jardin, Phong ne parle ni de Mère fourmi jaune qui protège les plants de cacao du parasite He- Nature, ni de nourriture saine dans le monde, mais bien lopeltis. «Ils parlent de cacao. Ils parlent tout le temps de ca- de revenus. «Nous avons analysé et expérimenté ce que les cao, quels que soient le lieu et le moment de leurs rencontres», techniciens nous ont expliqué, dit-il, après avoir fait les nous explique l’interprète. calculs, nous sommes arrivés à la conclusion que la pro-Pour les paysans de Vinh Huu, la «culture bio» n’est pas duction biologique est meilleure pour nous.» Cette simple une question idéologique, mais essentiellement économique. constatation est aussi une demande: il faut que les consom-
nod  eacac oib o que la productios e tnelbate scas uxnae  dntveruno sas eel tuq plu lesuvres pad sruetaoac-ac ele, èsccivltcus né de sut couronorej tseS? ielp pre etojen g dred tec esli-orp ronttireres pauvul ssnp yaassep .Lvéle éusplx rip nu reyap à stê pens lu cdesoontammsruenos rp tLexpérience monrt euq eedp ul servrlit amsuf sed tnem- .oacac que dès cultles uesrvitarrnop uottiRS rerper esiagnga errtpoe soab oid  sudc cam, lentu Vietnatiuqé ecremmoc ucae  lnsDa? leablogo sibudtirp-ous d isss etiqueemrnoc naoL .tnpas le, les anysccmocra  éedapngrépa a pu poré d enunahcS.ecl ru aetleils urt aim iaos nedP ohgna terrasse de la rlae qun a, esuqiport sed oib nam Viet au iquelogo ncétuoivéloquripae ent mé AoruEe epsrue ne produitsour les naategp eitnd va Marns àBüzbcus ,rc reegnitaoodr pdur eumeamgrro tam produits, à lisnat rudr zi ,edfrs tsuiu  os deugél.semeuq oits eom,el ustil  a bioacaoe «c-dèlnart ertê tuep »estraudà é osspbael .lIse tertn alors ps serontitraepicstêrp à t.jear Paur ro pc tateetà c p sanenttienpar-nap uuH hniV ed oaccae  drseuativltoPruq euoab oi .r le cac-jet pounu éorp  a scnalel Htaveo-ége,ril davaivetaHel- uœcGAAE urtrud RTPoRE11 Bien que les cumr iel sapvuer.slu ppas reuvpas o ,srt nevuosel ahcrsidnl edam aaclt haixprt  ehc éuq i telm rate, cese. Ensuip sli-tnos sruetheacs Le. decidéed suo regp naat davayer à prêtse  dodprtiuc pon rered àof ssemrpaysans courent-ueé atlbei.seC sdéu ?AueHe, rtpacnod sliqsir nu  un ntitain certsal vlteagarue reurs invagricultustruo tneitsf ,e  dojpr denutébissurus  .tea tEs quille fam desu n,td vune iepat mue vdet inpocasnoc es ,leiréll earsinoL?argiculture écologi euq tsessuanu ipre ccéoatupn iortlaec-neHvl ed. Noetasevonus d srola s riovuopr tempcos der sunamér:geavTrl aieima sed
reconnaissance. «Le cacao bio a un bel avenir devant lui», dit Hahn, du département de technologie à Tien Giang. Les pay-sans acquiescent. Ils pensent comme lui. Hanspeter Bundiest rédacteur et reporter chez Helvetas. Traduit de l’allemand par Elena Vanotti
3  au Vietnam
202 / 10Partenaires 
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