Les forêts

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Le magazine du PNUE pour les jeunes
pour les jeunes · sur les jeunes · par des jeunes
Les forêts
De vrais sauvages
Comment faire la différence ?
L’argent pousse sur les arbres
Les héros de la forêt
L’échange dette-forêts
Planter pour la Planète : La campagne pour un milliard d’arbres
TUNZA le Magazine du PNUE pour les Jeunes www.ourplanet.com et www.unep.org Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) PO Box 30552, Nairobi, Kenya Tél. (254 20) 7621 234 Fax (254 20) 7623 927 Télex 22068 UNEP KE uneppub@unep.org www.unep.org ISSN 1727-8902 Directeur de la publication Eric Falt Coordination Wondwosen Asnake Rédacteur en chef Geoffrey Lean Rédactrices invitées Karen Eng et Claire Hastings Coordination à Nairobi Naomi Poulton Directeur de la diffusion Manyahleshal Kebede Jeunes collaborateurs Julia Butterfly Hill, Etats-Unis ; Monir Bu Ghanem, Liban ; Michael Chan, Hong Kong (Chine) ; Marina Mansilla Hermann, Argentine ; Nadia Ramos, Pérou ; Shane Recalde, Equateur ; Waranya Mei Roekpoorita, Thaïlande ; Joao Felipe Scarpelini, Brésil ; Nikolaos Theofilidis, Grèce Autres collaborateurs Karl Ammann ; Maria Beckett, Religion, Science and the Environment ; Michelle Dépraz, WWF ; Daryl Hannah ; Cecilia Kibare ; Ivonne Higuero ; Elaine Marshall ; Stéfane Mauris, WWF ; Martin et Vicky Palmer, ARC ; Rosey Simonds et David Woollcombe, Peace Child International ; Erika Vohman Maquette Edward Cooper, Equateur Traduction Anne Walgenwitz/Ros Schwartz Translations Ltd Rédacteur web Graham Barden Production Banson Responsable du service Enfance et Jeunesse/Sport et Environnement du PNUE Theodore Oben Imprimé au Royaume-Uni Les opinions exprimées dans le présent magazine ne reflètent pas nécessairement celles du PNUE ou des res-ponsables de la publication, et ne constituent pas une déclaration officielle. Les termes utilisés et la présentation ne sont en aucune façon l’expression de l’opinion du PNUE sur la situation juridique d’un pays, d’un territoire, d’une ville ou de son administration, ni sur la délimitation de ses frontières ou limites. Tout article du présent magazine qui n’est pas protégé par copyright peut être reproduit gratuitement à condition que TUNZA et l’auteur ou le photographe concernés soient informés par écrit et reçoivent un justificatif de publication. TUNZA recevra avec plaisir les articles, comptes rendus, illustrations et photographies qui lui seront envoyés, mais ne peut cependant pas garantir leur parution. Les manus-crits, photographies et illustrations non sollicités ne seront pas retournés. Abonnement Pour recevoir TUNZA régulièrement et figurer sur notre liste de diffusion, renseignez-vous auprès de Manyahleshal Kebede, Directeur de la diffusion, TUNZA, en indiquant vos nom et adresse, et la langue de votre choix (français, anglais, chinois, coréen, espagnol, japonais). Changement d’adresse Veuillez envoyer l’étiquette portant votre adresse ainsi que votre nouvelle adresse à : Manyahleshal Kebede, TUNZA, UNEP, PO Box 30552, Nairobi, Kenya ; email : manyahleshal.kebede@unep.org . Le PNUE encourage les pratiques écophiles, dans le monde entier et au sein de ses propres activités. Ce magazine est imprimé avec des encres végétales, sur du papier entièrement recyclé et ne comportant pas de chlore. 2 TUNZA Vol 4 No 3
Sommaire 3 4 5 6 7 8 10 10 11 12 14 15 16 16 18 18 19 20 21 21 22
Editorial Des arbres de vie Une histoire d’arbres TUNZA répond à tes questions Que du bonheur avec Tunza ! Les héros de la forêt De vrais sauvages : 1 L’échange dette-forêts Rien de neuf sous la canopée Les forêts en danger Savoir prendre et savoir donner Un style guérilla De vrais sauvages : 2 L’argent pousse sur les arbres Le retour du panda Jungles de béton : oasis de verdure Les champions de la Terre Comment faire la différence ? Des noix magiques De vrais sauvages : 3 Sept merveilles de la forêt
Le PNUE et Bayer, multinationale allemande, et développer de nouveaux programmes spécialiste de la santé, de l’agrochimie et pour la jeunesse. Au nombre de ces projets des matériaux de hautes performances, se figurent le magazine TUNZA, le Concours sont associés pour sensibiliser les jeunes international de peinture sur l’environne-aux questions environnementales et encou-ment pour les jeunes, la désignation d’un rager les enfants et les adolescents à se Délégué spécial commun à Bayer et au prononcer sur les problèmes mondiaux de PNUE pour la jeunesse et l’environnement, l’environnement. l’organisation de la Conférence interna-tionale Tunza du PNUE, la mise en place de Le PNUE et Bayer, qui collaborent sur des réseaux de la jeunesse pour l’environne-projets en Asie et dans la zone du Pacifique ment en Asie-Pacifique, le Forum « Eco-depuis presque dix ans, ont passé un nouvel Minds » en Asie-Pacifique et un Concours accord de partenariat en vue d’accélérer international de photographie en Europe de l’avancement des projets en cours, faire pro- l’Est intitulé « Ecology in Focus » (Objectif fiter d’autres pays des initiatives fructueuses Ecologie).
UN MILLIARD D’ARBRES EN 2007 ! C’est l’objectif du PNUE. Avec le soutien de personnalités comme Wangari Maathai, lauréate du prix Nobel de la Paix, la campagne du PNUE intitulée « Planter pour la Planète » met au défi les pays, les sociétés, les associations, les quartiers et les gens ordinaires – c’est-à-dire toi et moi – de planter un milliard d’arbres. Chaque arbre planté aidera à préserver nos sols et la qualité de nos eaux, à absorber le dioxyde de carbone, à encourager la faune et la flore… et plus généralement à créer un monde meilleur. Si tu veux participer activement à cette campagne, envoie tes propositions ou celles de ton école, de ton lycée ou de ton groupe de copains – sur www.unep.org/billiontreecampaign. Le site te donnera également des conseils pratiques sur la manière de planter, la bonne période et les soins à apporter aux arbres. Il t’indiquera aussi quelles sont les essences endémiques et les mieux adaptées à ta région. Tu pourras également suivre les progrès de la campagne du PNUE, diffuser des photos de « planteurs » en pleine action et t’informer de ce que font les autres.
www.unep.org/billiontreecampaign
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E d i t o r i a l Amlioerusx,loesncaoutrpèesr:viltoerscqounesliedsérAénqgluoi-lsavxaolanist conquirent l’Angleterre au 5 e siècle, la moitié des forêts sauvages qui couvraient o ommes des êtres de la forêt N aussfauurterneDtfeodpiésubios8i0séqe%su.eldquuetserridtoéicreennbireitsa,nnciqetutee – et pas seulement parce que nos Sans les arbres, nous ne pourrions pas politique se retourne contre nous. Le dé-survivre. Ils nous protègent de la fureur de boisement des bassins versants provoque la nature et de nos propres folies. Sur les l’assèchement des ressources en eau, la montagnes, les bassins versants boisés pluie dévale les coteaux mis à nu et régulent les ressources en eau d’un tiers des provoque des inondations. Les mangroves, humains. Le long des côtes, les forêts de déracinées et aménagées en élevages pisci-palétuviers protègent la terre des tempêtes et coles ou en complexes touristiques, ex-des tsunamis, et servent de nourriceries aux posent les populations à la violence de la poissons. Partout, les arbres absorbent une mer. Et en brûlant les forêts, on libère du partie du dioxyde de carbone qui autrement dioxyde de carbone qui accélère et aggrave accélérerait le réchauffement mondial. le changement climatique. Pourtant, dès que l’humanité a com- Pourtant, certains peuples n’ont jamais mencé à labourer la terre, elle a traité les adopté cette approche destructrice. Dans arbres en ennemis plutôt qu’en amis. Ils la forêt, des cultures indigènes ont appris nous gênaient et occupaient des terrains que à exploiter leur environnement tout en le nous souhaitions cultiver ou habiter. Pire préservant. Si nous voulons vivre en har-encore, ils semblaient servir de refuge aux monie avec la nature, nous avons beaucoup sorcières et aux bêtes féroces, et aux voleurs à apprendre de ces peuples. Notre géné-et guerriers susceptibles de nous attaquer. ration doit mettre fin à cette agressivité vis-
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Viens nous rejoindre, prends ta bêche et commence à planter.
à-vis de la forêt. Elle doit s’inspirer de la sagesse des cultures indigènes. Si elle ne le fait pas, l’avenir des forêts actuelles et le nôtre se présentent bien mal.
Si tu as des idées, des nouvelles ou une opinion à nous communiquer, n’hésite pas à écrire à TUNZA par e-mail : tunza@ourplanet.com Les forêts 3
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Des arbres de vie ! A iucltornueevfroraeiisse,tnetbpeilenunvsirqaouvneallnaatmmqoouiittiiaéépdepenalrvaiarisosusnpeedrelficacegiserifdcoeurllêtatusrTaee,nrrceil.eensAnueajsro,buerrtedse généralement été brûlées, reboisées ou affectées d’une manière ou d’ par la présence humaine. Et la destruction se poursuit : chaque ann 130 000 kilomètres carrés boisés – une superficie comparable à celle d de la Grèce ou de l’Etat d’Alabama aux Etats-Unis d’Amérique – son Abattre une forêt, c’est s’automutiler. Les forêts sont absolument bien-être des humains – voire à leur survie – puisqu’elles régulen e c ma e les ressources en eau. Pourtant, les forêts ont été parmi les premières victimes de la civilisation : il y a plus de 3 000 ans, le déboisement entrepris par les Mésopotamiens avait rapidement transformé la région en désert. De nos jours, les pays développés ont pratiquement perdu leurs forêts. En dehors de la Fédération de Russie, il ne reste plus que 1 % de l’ancienne couverture forestière européenne. Et 95 % des forêts des Etats-Unis continentaux ont été déboisés depuis l’arrivée des colons européens. De nombreux pays en développement ont connu le même sort, du Bangladesh à Haïti, du Nigéria aux Philippines, en passant par la Thaïlande et la Côte d’Ivoire. Ces pays ont pratiquement perdu toutes leurs forêts et c’est désormais sous les tropiques que l’abattage est le plus rapide, car c’est dans cette région que sont situés la majorité des pays en développement. Pourtant, nous avons plus que jamais besoin des arbres. Plus de 2 milliards de personnes sont tributaires de bassins versants boisés pour leur eau potable. Les arbres régulent efficacement la pluviométrie : ils interceptent les pluies, leur permettent d’infiltrer lentement la terre et d’alimenter ainsi les rivières et les sources. Les arbres servent également à lier la terre au sol. Lorsque l’on déboise, la terre se trouve mise à nu et la surface arable est emportée par les pluies. Les rendements agricoles baissent. L’eau de pluie n’étant conservée puis libérée progressivement, elle dévale les coteaux dénudés, provoquant des inondations suivies de pénuries. La couche arable érodée se dépose dans le lit des rivières, dont ils relèvent le niveau. Les torrents d’eau forcent alors la rivière à sortir de son lit. C’est exactement ce qui se passe avec le fleuve Jaune en Chine : non loin de l’embouchure de la mer, il chemine de 3 à 10 mètres au-dessus de la campagne environnante. Quant aux alluvions, ils s’accumulent derrière les barrages dont ils réduisent considérablement la durée de vie. Plus important encore, les forêts sont un frein vital au réchauffement mondial : on considère qu’elles absorbent un tiers de toutes les émissions de dioxyde de carbone, principal responsable du changement climatique. Quand on coupe une forêt pour exploiter son bois, c’est comme si on enlevait le frein. Quand on la brûle, on appuie sur l’accélérateur puisqu’on libère encore plus de gaz nocifs
dans l’atmo-sphère. En plan-tant des arbres, on peut atténuer ces impacts. D’ailleurs, le reboisement est en train de s’accélérer : dans le monde entier, Environ 57 000 kilo-mètres carrés sont replantés chaque année, ce qui permet de limiter la perte globale à 73 000 kilomètres carrés – une superficie de la taille de la Sierra Leone ou de Panama. Mais le reboisement ne permet pas de remplacer exactement ce qui a disparu. Les forêts coupées sont généralement luxuriantes et très anciennes, et à l’échelle mondiale, elles abritent plus de la moitié des espèces de la Terre. Mille hectares de forêt ombrophile tropicale, par exemple, peuvent contenir jusqu’à 1 500 espèces de fleurs, 740 essences d’arbres, 400 es-pèces d’oiseaux, 100 de reptiles, 60 d’am-phibiens et 150 de papillons. Quant aux insectes en général, ils sont bien trop nom-breux pour qu’on puisse les comptabiliser. Cette incroyable diversité est généralement remplacée par de vastes étendues plantées d’une ou deux espèces qui attirent une faune restreinte. L’impact est immense – sur la faune et la flore mondiales, sur l’extinction d’espèces qui auraient pu fournir d’importants aliments et médicaments nouveaux, et sur les populations locales qui tirent plus d’un cinquième de leurs maigres ressources de la richesse des forêts. Il est bien plus sage de conserver les forêts anciennes. Il est un pays – le minuscule royaume du Bhutan dans l’Himalaya – qui montre la voie. Mesurant le succès de ses politiques à l’échelle du « Bonheur National Brut » plutôt que du Produit National Brut, le Bhutan a décidé, il y a plus de trente ans, que 60 % de son territoire conserverait sa couverture forestière. Aujourd’hui, il est couvert de forêts à 74 %, ce qui fait de lui la plus grande étendue boisée d’une chaîne de montagne de plus en plus dénudée. Un chiffre qui fait honte au reste du monde et que nous ferions bien de méditer.
Une histoire d’arbres D anslunedeliessuersnthliistmopiroers-de la création du monde, les Maoris reconna tance des arbres. Rangi, le père du ciel, et Papa, la mère de la terre, s’enlacèrent. Ils se serrèrent si forts qu’ils empêchèrent les rayons du soleil de pénétrer. Leurs enfants furent obligés de vivre dans la pénombre, écrasés entre la terre et le ciel. Finalement, les enfants en eurent assez de vivre dans l’obscurité. Ils discutèrent entre eux de la meilleure façon d’accéder à la lumière du soleil. Tuma, l’enfant le plus féroce, voulait tuer ses parents, mais Tane, le gardien des forêts s’y opposa. « Séparons-les : le ciel sera loin au-dessus de nous et la terre se trou-vera sous nos pieds. Que le ciel nous soit étranger, mais que la terre reste proche de nous, qu’elle soit notre mère nourricière. » Chacun à son tour, les enfants essayèrent de séparer Rangi de Papa, mais leurs parents étaient trop étroite-ment enlacés. Tane fut le dernier à tenter sa chance. Allongé sur le dos, les épaules contre la terre, il parvint à glisser ses pieds contre le ciel. Il commença à pousser de toutes ses forces en grondant sous la tension. Dans un effort surhumain, Tane par-vint à briser les tendons qui reliaient ses parents. Très vite, à l’aide de grands arbres provenant de ses forêts, il étaya son père, pour que le ciel et la terre ne puissent plus jamais se réunir.
Les forêts5
 et Estde lope  eêm,ed suisneR , nehi Cenu qmenu ùo Cs. aesduéilal te eiulp al ct enuvso, geei nne totbm sericed aveerrela tsur ction dece à lats g âredl Oeuur Ee opavgrene om t snimèlbse e Eure ensist per slim iaro,dudN e quriménA eet  seinU snoitaN sli sostnp raitucion initial, et op rdtniop etullèstroi lden eu lduhojrupeor,il les  et . Aulacsel ruop stêrof senemèrlifscinot 
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rapport parlementaire vient de conclure qu’un tiers de cet immense pays est concerné. Q Existe-t-il une législation internationale pour protéger les forêts vierges du déboisement ? Est-elle efficace ? R Il n’existe pas de lois mondiales empêchant le déboisement des forêts vierges, mais des Principes concernant la forêt ont été négociés lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Aujourd’hui, le Forum des Nations Unies sur les forêts (UNFF), constitué de tous les Etats-membres des Nations Unies et de ses organismes spécialisés, s’efforce de remplir la mission qu’il s’est donnée de promouvoir « la gestion, la conservation et le développement durable de tous les types de forêts ». Q Dans certaines régions, on commence à voir des cultures forestières. Est-ce une bonne idée ? R Le bois et d’autres produits, alimentaires notamment, peuvent être cultivés dans des plantations et forêts gérées de manière durable, qui devraient réduire la pression sur les forêts anciennes naturelles. L’UNFF est très favorable à l’exploitation durable, qui permet de gérer tous les types de forêts, y compris les plantations, tout en atteignant des objectifs socioéconomiques et environnementaux. Q Est-ce qu’il ne faudrait pas essayer de ne JAMAIS couper d’arbres ? R Le bois a de très nombreux usages – matériel de construction, papier, pinceaux et autres outils, et son utilisation durable est bénéfique aux populations locales, aux peuples indigènes et à l’ensemble de l’industrie. Certaines forêts peuvent être exploitées de manière à répondre aux besoins humains et socioéconomiques. Ce qui pose problème, c’est l’exploitation non durable des forêts. Il constitue un risque pour les espèces et pour les biens et services environnementaux, comme la régulation du climat ou la protection des bassins versants, et cause donc des dommages irréversibles à la santé et au bien-être des populations et de notre planète. Q On sait que certaines espèces sont transplantées aux quatre coins du globe – on plante des hévéas d’Amérique latine en Malaisie et en Indonésie, et des eucalyptus d’Australie en Afrique. Est-ce vraiment une bonne chose ? R La plupart des experts se montrent extrêmement réservés en matière d’introduction à grande échelle d’espèces non indigènes, dans la mesure où elles risquent de détruire les écosystèmes locaux et de provoquer des dommages économiques et environnementaux considérables. Les espèces étrangères envahissantes constituent une menace considérable et peuvent être préjudiciables aux espèces indigènes et à l’environnement local. Q Comment les jeunes peuvent-ils aider à préserver les forêts ? En plantant des arbres ? R Les jeunes peuvent planter des arbres, bien sûr, et ils peuvent également participer à la promotion de la gestion durable des forêts. Les organisations qui favorisent la plantation d’arbres utilisent généralement des essences locales indigènes appropriées. Renseigne-toi dans ta région pour savoir comment tu peux les aider – ou participe activement à la campagne de plantation d’arbres organisée par le PNUE (www.unep.org/billiontreecampaign).
Q Lorsqu’on coupe une forêt ombrophile, peut-on par la suite la replanter et retrouver la biodiversité initiale ? R L’évolution de la biodiversité de la forêt ombrophile s’est faite sur des millénaires. Nous commençons seulement maintenant à bien comprendre les liens qui existent entre les différentes espèces, dont beaucoup n ont pas encore été identifiées et encore moins étudiées. En reboisant, il est peu probable que nous arrivions à retrouver toutes les espèces qui auront disparu. Q On n’entend plus beaucoup parler des pluies acides en ce moment. Continuent-elles à décimer des forêts à travers le monde ? R Les pluies acides résultent des émissions de combustibles fossiles, en particulier de dioxyde d’azote et de soufre. Associés à la vapeur d’eau, à la lumière du soleil et à l’oxygène de l’atmosphère, ces produits chimiques se transforment en acide sulfurique et en acide nitrique
Q & R TUNZA répond à tes questions Si tu as des QUESTIONS l’environnement et sur le développement, tu peux les poser aux spécialistes du PNUE. Envoie un e-mail à uneppub @ unep.org , et nous essayerons de te répondre dans les prochains numéros.
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Conseil junior Tunza 2008 Amérique latine et Caraïbes Daniela Meléndez (Colombie) Asie de l’Ouest Ammar Hussain Ali (Bahreïn) Afrique Nayle Nagda (Kenya) Guy Nindorera (Burundi) Europe Nathan Sutcliffe (Royaume-Uni) Amérique du Nord Clara Simpson (Canada) Asie et Pacifique Michael Bradley Lewis (Australie) Membre du Conseil junior choisi par le PNUE Juan Samuel Loyola (Philippines) Représentants de la Norvège, prochain pays d’accueil Helga Anfinsen Hanna Eikas Hakon Haaland Kristian Oion
Si 250 enfants de 60 pays se retrouvent pour planter une forêt ! P n’était qu’une des nombreuses activités organisées pour les d Conférence internationale des enfants Tunza 2006 parrainée par Sur le thème « Sauvons un arbre, sauvons nos poumons », la à Putrajaya, du 26 au 30 août dernier. Les participants, âgés avaient été choisis sur la base de leur participation à des clubs d’environnement dans leur propre pays. La Conférence était pour eux l’occasion de rencontrer d’autres jeunes du monde entier, de discuter et de s’informer de leurs droits et responsabilités en matière d’environnement. Les participants ont présenté les activités de leur club, parlé de leurs inquiétudes et partagé leurs idées sur l’environnement, la conservation et la durabilité. C’est Son Altesse Raja Permaisuri Agong Tuanku Fauziah Binti Al-Marhum Tengku Abdul Rashid, Reine de Malaisie, qui présidait la cérémonie d’ouverture. Elle a con-seillé aux jeunes de passer ces quelques jours à se faire des amis et à s’informer mutuellement. Toutes les personnes présentes ont beaucoup apprécié les spectacles offerts par des enfants malais, notamment une pièce intitulée Les larmes des arbres . D’éblouissants costumes rendaient l’histoire encore plus poignante. Le message était simple : il faut permettre aux arbres de pousser et de se reproduire si nous voulons préserver l’écosystème de notre Mère la Terre. Les quatre journées bien remplies étaient placées sous le signe de la bonne humeur. Des ateliers ont abordé des sujets aussi divers que variés : « Comment devenir écojournaliste », « Comment fabriquer du papier à partir de déchets » et « Comment sauver la tortue marine ». Chaque matin, un petit groupe de délégués présentait brièvement des projets environnementaux auxquels ils participent. Plusieurs excursions ont conduit les jeunes aux tours PETRONAS, aux jardins botaniques de Putrajaya, et au centre de recherche de la forêt, particulièrement en pointe – sans oublier, bien sûr, la plantation de la forêt. Les participants, leurs accompagnateurs et des bénévoles ont planté au moins un arbre chacun au nom de leur pays. Couverts de boue mais parfaitement heureux, les enfants ont continué à travailler bien après avoir planté l’arbre représentant leur pays, dans un effort de coopération véritablement mondiale. La nouvelle forêt a été baptisée Rimba Tunza Taman Wetland Putrajaya – ce qui signifie, en gros, « Forêt Tunza ». La Conférence a pris fin après quatre jours aussi sympas qu’instructifs. Le dernier jour s’est terminé en apothéose ! Les élections au Conseil junior ont eu lieu le matin, et en début d’après-midi, on connaissait déjà les noms des nouveaux élus (voir cadre). Ces jeunes dynamiques vont travailler très dur au cours des deux prochaines années pour organiser et décider des grands thèmes de la Conférence internationale des enfants Tunza 2008 qui se tiendra en Norvège. Les cérémonies de clôture ont commencé par un défilé de mode hors du commun : les délégués, les accompagnateurs et les bénévoles portaient tous d’incroyables tenues réalisées à partir de déchets recyclés. Avant de se quitter, tous les délégués ont signé un contrat qui les engage, de même que le PNUE, à continuer à participer activement à la protection de l’environnement et à la promotion des questions écologiques. Nikolaos Theofilidis, quatorze ans, qui était venu de Grèce, a parfaitement résumé l’intérêt que présente la Conférence : « Avant la Conférence des enfants Tunza, je connaissais uniquement les problèmes d’environnement de la Grèce. Mais ici, j’ai appris ce qui se passe ailleurs dans le monde. Il faut tous que nous changions d’attitude vis-à-vis de l’environnement. La Terre, c’est chez nous, et quand on fait du mal à la Terre, on se fait du mal à soi-même. »
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Participez ! Chaque année en Australie , des milliers de béné-voles et d’étudiants participent à la Journée nationale de l’arbre durant laquelle ils plantent des arbres et des arbustes. Plus de 10 millions d’arbres ont été ainsi plantés dans les dix dernières années.
Depuis l’an 2000, l’organisation à but non lucratif Cultiva aide des étudiants de la région de Santiago, au Chili , à reboiser les contreforts andins fortement érodés. Le Gouvernement du Newfoundland et du Labrador a lancé un programme pilote de petits
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L. Hrinivasan/PNUE/Topham
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