Aide à l'autonomie : EVOLUTION DES EFFECTIFS DES PERSONNELS DE LA SANTÉ ET DES SOINS

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3- EVOLUTION DES EFFECTIFS DES PERSONNELS DE LA SANTÉ ET DES SOINS (france entière) 1- Vue d’ensemble - Sur la période 2003 – 2015, 41 % des effectifs employés en 2002 seront partis à la retraite (max. en 2012 avec 30 000 départs dans l’année). - Pour les médecins, les cessations d’activité seront supérieures aux entrées en activité jusqu’en 2015, date à partir de laquelle le redressement du numerus clausus de 2006, porté à 7 000, fera sentir ses effets (ne pas oublier l’impact du numerus clausus: 1971, effectifs en 2è année de médecine : 8 500 , mais seulement 3 5OO en 1993 !) - La part des femmes augmentera pour atteindre 45 % des effectifs en 2015 - La répartition entre généralistes et spécialistes est difficilement prévisible. Actuellement, les étudiants s’orientent plutôt vers les spécialités, mais on ne peut non plus préjuger des évolutions dans des régions dites « peu attractives », ni dans quelques spécialités qui ont connu une moindre attractivité dans les périodes récentes (gérontologie, psychiatrie, ophtalmologie, anesthésie-réanimation, gynécologie-obstétrique). - Quelques inquiétudes également dans le paramédical, en particulier kinésithérapeutes et orthophonistes pour l’exercice hospitalier, ou manipulateurs d’électroradiologie médicale pour lesquels il y aurait déficit de vocations - Aides-soignants, nombreux postes potentiels à pourvoir - Infirmiers, augmentation globale des effectifs à partir de 2007-2008, mais des manques ...
Publié le : dimanche 27 novembre 2011
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3-EVOLUTION DES EFFECTIFS DES PERSONNELS DE LA SANTÉ ET DES SOINS (france entière)
1-Vue d’ensemble-Sur la période 200341 % des effectifs employés en 2002 seront partis à la 2015, retraite (max. en 2012 avec 30 000 départsdans l’année). -Pour les médecins, les cessations d’activité seront supérieures aux entrées en activité jusqu’en 2015, date à partir de laquelle le redressement dunumerusclausus2006, de porté à 7 000, fera sentir ses effets (ne pas oublier l’impact dunumerus clausus: 1971, effectifs en 2è annéede médecine : 8 500 , mais seulement3 5OO en 1993 !) -La part des femmes augmentera pour atteindre 45 % des effectifs en 2015 -La répartition entre généralistes et spécialistes est difficilement prévisible. Actuellement, les étudiants s’orientent plutôt vers les spécialités, mais on ne peut non plus préjuger des évolutions dans des régions dites « peu attractives », ni dans quelques spécialités qui ont connu une moindre attractivité dans les périodes récentes (gérontologie, psychiatrie, ophtalmologie, anesthésie-réanimation, gynécologie-obstétrique). -Quelques inquiétudes également dans le paramédical, en particulier kinésithérapeutes et orthophonistespour l’exercice hospitalier, oumanipulateursd’électroradiologie médicale pour lesquels il y aurait déficit de vocations -Aides-soignants, nombreux postes potentiels à pourvoir -Infirmiers, augmentation globale des effectifs à partir de 2007-2008, mais des manques peuvent apparaître selon les régions, les spécialités, ou les abandons en cours d’étude2-Prospectionjusqu’en 2025Sur la base d’unnumerus claususde 7 000 à partir de 2006 et d’un âge moyen de départ à la retraite de 64 ans, les projections tendancielles relatives aux médecins font apparaître 3 périodes -équilibre entrées/sorties jusqu’en 2006 -solde négatif croissant entre 2006 et 2015  -réduction du solde négatif à partir de 2016 NB-Il existe en moyenne un décalage de dix ans entre l’entrée en étude et l’entrée en activité des médecins. Evaluation de cette projection: -en 2002, ce qui représenterait le niveau des186 000 médecins en 2025 contre 205 200 années 1980 -chute de près de 15 % du nombre de médecins pour 100 000 habitants (335 en 2002 et 283 en 2025) -âge moyen des médecins en hausse jusqu’en 2015 (passant de 47,5 ansen 2002 à 50,6 en 2015) -la part des femmes augmenterait de 28 % entre 2002 (76 100 femmes recensées) et 2025 (estimation de 97 300 en 2025)
-Baisse du nombre de médecins libéraux (de 122 300 en 2002 à 103 800 en 2025) dont moins 23 % pour les spécialistes et moins 9 % pour les généralistes. Quasi stagnation des médecins salariés. -A l’horizon 2050, avec les mêmes hypothèses, forte augmentation des effectifs de médecins (de 186 000 à 245 000) -Divers autres niveaux d’hypothèses sont possibles, selon le taux de partage entre choix spécialiste ou généralistede la part des étudiants en médecine d’une part etniveau de numerus clausus(porté par exemple à 8 000) d’autre part. 3-Médecins -diminution des effectifs entre 2008 et 2025 (si numérus clausus supérieur à 7 000 /an), accompagnéed’une hausse de l’âge moyen et de la féminisation de profession-répartition en 2005, spécialistes : 51 % et généralistes : 49 % -en 2005, libéraux 59 % (contre 62 % en 1990), salariés hospitaliers 29 % et salariés non hospitaliers 12 % -le nombre de médecins généralistes de ville diminueraitde 96 900 à 85 600 d’ici 2020, suite notamment à des départs du métierainsi qu’àla faible attirance de l’activité aux yeux des étudiants (un grand nombre de postes d’internes en médecine générale ne sont pas pourvus, 40 % en 2005) 4-personnel paramédical de la filière soin -Lesmasseurs kinésithérapeutes sont60 640, en forte croissance, dont 14 500 salariés (hôpital et médico-social) -Infirmiers: 450 000 en 2005. On prévoit 500 00 en 2014, 550 000 en 2020 et 650 000 en 2025. Les ¾ travaillent dans le secteur hospitalier. Les quotas de recrutement ont augmenté à partir de 1995 (passage de 18 000 à 30 000 par an) -Aides-soignants: 242 000 en 2005, les capacités d’accueil dans les écoles d‘aides soignants ont été relevées de 13 000 à 20 000 en 2002. Il s’agit de la famille professionnelle soignante et du métier où les postes sont les plus nombreux : 603 000 en 2015, avec une création nette de 151 000 postes entre 2005 et 2015 (soit 109 000 départs d’emploi et 260 000 à pourvoir)-Sages-femmes:l’effectif avoisine les 20 000, dont 15 % en libéral.-Manipulateurs radio: 25 000 opérateurs, effectifs en légère croissance. Des difficultés sont recensées car écarts de salaires très importants entre le secteur privé et la FPH (rémunération moyenne double dans le secteur privé), de plus dans le secteur hospitalier, les titularisations «traînent »,les établissements préférant recruter des agents contractuels, pour des raisons budgétaires. 5-Des recrutements susceptibles d’évolution Dans le secteur de l’hôpital, des maisons de retraite et des soins à domicile, les restrictions liées aunumerus claususaux médecins et aux infirmières vont applicable conduire à de fortes tensionssur ces métiers. Dans ce cadre, et dans l’optiquede réduction des dépenses de santé, les recrutementspourraient s’accentuerles vers métiers d’aides-soignants et de service aux personnes. Ces personnels seraient alors chargés d’une partie des tâches d’aide aux malades et aux personnes âgées, anciennement dévolues aux infirmières. Ce qui ne serait pas sans difficulté pour les différents intervenants pour identifier et reconnaître les actes effectués par chacun et ouvrir des perspectives de carrière aux moins qualifiés. NB-Ces projections ont été établies sans tenir compte d’insuffisances financières éventuelles pour recruter les personnels, construire les établissements de soins ou installer les lits.
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