Anciens proverbes français. - article ; n°1 ; vol.60, pg 569-601

De
Bibliothèque de l'école des chartes - Année 1899 - Volume 60 - Numéro 1 - Pages 569-601
33 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1899
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Ernest Langlois
Anciens proverbes français.
In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1899, tome 60. pp. 569-601.
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Langlois Ernest. Anciens proverbes français. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1899, tome 60. pp. 569-601.
doi : 10.3406/bec.1899.452534
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1899_num_60_1_452534ANCIENS
PROVERBES FRANÇAIS
alphabétique recueil l'auteur du Legris. Legris, Le Roman manuscrit chanoine de du C'est proverbes livre de et évidemment la commentés 1429 de a Rose, pris Lisieux, français du de soin fonds le sa au qui, même de composition, collectionnés, xve de donner en personnage la 1444, siècle. reine son offrait à Dans au Jean nom rangés que Vatican1 un Lebègue, un : cet Répertoire Stephanus par prologue, Estienne est ordre greffun
ier de la Cour des comptes à Paris2. Les deux ouvrages décèlent
bien une même tournure d'esprit. Nombre des proverbes insérés
dans le Roman de la Rose n'étant pas reproduits ici, on peut en
conclure que le recueil de proverbes est plus ancien que le
Répertoire.
Le prologue, qui occupe les deux premiers feuillets, non pagi
nés, du volume, est en latin, de même que les commentaires qui
accompagnent la plupart des proverbes. L'auteur y indique le
1. Manuscrit en parchemin, 0,164 sur 0,1 Í3, xve siècle, 2 + 161 feuillets de
20 lignes en moyenne à la page. Commencement du 2e feuillet : advertendum
quod. En marge du 1er feuillet : Pauli Petavii, consulis regii. Anciennes cotes :
G. 30; 837; 1588 (837 est le numéro du manuscrit dans la Bibl. Bibl. de Mont-
faucon). Au verso du dernier feuillet, non paginé, un tableau des dates de
fondation des ordres religieux [Temporum varietates quibus fuerunt institua
religiosorum ordines). Les ordres mentionnés sont ceux de Saint-Benoît (531),
de Cluny (812), des Chartreux (1084), de Cîteaux (1098), des Prémontrés (1120),
de Jérusalem (1190), des Trinitaires (1197), des Prêcheurs (1200), des Mineurs
(1210), des Carmélites (1220), de Saint-Augustin (1250).
2. Cf. mes Notices des Manuscrits français et provençaux de Rome, p. 134.
Dans un « rôle » adressé par l'Université d'Angers à l'antipape Clément VII, et
daté du 26 novembre 1378, figure un Stephanus Legris, Ebroicensis diocesis,
scol. trien. in legibus. (M. Fournier, Les Statuts et Privilèges des Universités
françaises, III, p. 508.) C'est sans nul doute le futur chanoine de Lisieux.
Ш9 37 570 AN«ENS PROVERBES FRANÇAIS.
but qu'il s'est proposé et expose le plan qu'il a suivi. En voici les
passages intéressants :
Ut juvenes speciali1... potissime linguam gallicanam... nonnun-
quam multitudine ac varietate rerum onerati, po'ssint, fastidiente
stomacho, sue speculacioni semper insudare et quasi in ipsa nutriti
seu [labojrantes2 assidue, ex eadem aliquid trahere quod fîdeliter
inhereat in animo, pauca proverbia locutioni gallicane cotidiana in
hoc opusculo recollegi, alfabeti seriem observando, eademque juris
allegationibus corroborando ; quibus visi s ipsi juvenes addant, detra-
hanl, emendent et suppléant tam proverbia per me omissa quam
ailegationes, prout melius occurrere poterunt. Fateor namque quod
non omnia reperient ad plenum allegata, sed mihi suffîcit occasio-
nem dédisse melius dicendi. More igitur apum que vagantur et
flores ydoneos ad faciendum mel capiunt, deinde quidquid attulere
disponunt et per favas dirigunt, ego, Stephanus Legris, occurrentes
undique ailegationes in unum collegi fasciculum, beati Gregorii con-
silium insecutus, .xij. di., с Novit in fine3. Unde in deffinitione
legum et canonum, ad propositum de quo agitur, precise facienda,
licet rationem allegare suffîcientem, ut notatur .j. di., с Consue-
tudo* ; tamen ex habundanti testes induco frequenter poetas quos-
dam et philosophos. Quod licitum est facere etiam in causis judicia-
libus, ut notatur Just, de Emp. et Ven. , § Item precium ъ ; exemplum
de V. Sig., c. Form, § Zis6. Sic et beatus Augustinus allegat Luca-
num, .xxvj., q. .v., с Nec mirum.7. Et Paulus apostolus usus est
versibus poetarumin suis scripturis, .xxvij. di., с Turbats. Jeroni-
mus etiam allegat Oratium de Cons., di. .v., с Legimus0. ldemmet
allegat Ypocrathem in Amphorismis et Galienum ejus interpretem
С. di. [.v.], с. Ne tales*0... Avertendumque tamen quod S. Pauli
verba generaliter interpretari et artare possumus .11. q. .vij. с. Раи-
1. Celte lacune et la suivante représentent chacune deux ou trois mots com
plètement effacés.
2. Les six dernières lettres du mot sont seules lisibles.
3. Bée. de Gratien, lre partie, d. хп, с 10.
4. Ibid., lrc p., d. 1, c. 5.
5. Inst. de Just., I, III, t. 23, g 2.
6. Dec. de Grèg. IX, 1. V, t. 40, c. 10.
7.de Grat., 2e p., C. xxvi, q. 5, c. 14.
8. Ibid., 1" p., d. xxxvii, c. 8.
9. Ibid., 3e p., d. v, c. 30.
10.3e p., d. v, c. 29. PROVERBES FRANÇAIS. 574 ANCIENS
lus1. Et advocatus potest variis modis jura exponere .1. di., c. Quid
est2. Multomagis hec proverbia commentari seu interpretari possu-
mus. Nam quedam sunl omnino falsa per abusům seu yronice pro-
lata, ut illud : A tout perdre, et illud : Le champ a yeux, et illud :
Compaignie ne vaut riens, etc., item illud : Qui doit perdre. Et de
hoc suis in locis clarius patebit. Quedam sunt improprie prolata, ut
apparet de illis in quibus due negaciones valent seu faciunt solam
negacionem nee equi valient uni affîrmacioni, contra regulam logico-
rum, que ponitur ff. de Verbo. sig. 1. Duobus verbis3, ut illud : Nul
n'est villain, etc., et illud : Nul ne perd, etc., et illud : Nul n'est si
riches, etc.; et sic de multis aliis. Taies igitur locutiones improprias
suppléât bonitas intellectus potius quam contemnat, et mentem
pocius quam verba scripture contempletur...
Sauf quelques exceptions, chaque proverbe est suivi d'un com
mentaire de quatre ou cinq lignes en moyenne. Ces commentaires
se réduisent en général aux allegationes annoncées dans le pro
logue et ne méritent pas d'être publiés. Gomme spécimens, je
reproduis ceux qui accompagnent le premier et le dernier pro
verbe du recueil; ils donneront une idée suffisante des autres
et me justifieront de les avoir laissés de côté.
К . — A barbe de fol aprent on a faire. Un de Bernardus, in epi
štola de Regimine rei familiaris '* : « Fuge medicum scientia plenum,
exercitio non probatum. » Et post pauca : « Gave tibi a medico
volente in te experiri qualiter alios de simili morbo curabit. » Pro
quo textus sic inquiens : « Grave est inexpertos obsequiis homini
sociari, » .xix. q. .iij., c. Monasteriis*6. Et Ovidius in de Arte A.
dominabus sic consulit : « Tuta sit ornatrix; odi que sauciat ora6. »
Et sciendum quod barba in vultu et mamille in pectore virili plus ad
decorem quam ad usum sunt posita ; quia, si barba vultui munimen
afferret, pure faciès [sic) feminarum, que utique sunt inflrmiores,
muniri citius conveniret. Нес August[in]us de Ci. Dei, li, fi. .xxij.
1. Dec. de Grat., 2e p., С. и, q. 7, c. 28 ou 33.
2. Ibid., 1" p., d. l, c. 17.
3. Dig. de Just., 1. L, t. XVI, loi 237 : Duobus negaiivis verbis.
4. Sur l'attribution de cet ouvrage à saint Bernard, voir Hauréau, Not. et
lixtr. de quelques mss. lat. de la Bïbl. nat., I, 334-337.
5. Dec. de Grat., 2° p., C. xn, q. 3, c. 6. Nam dum grave sit inexpertos
hominum obsequiis sociari...
6. A. A., III, 239. Il est évident que l'auteur a compris ce vers à contresens. 5*72 ANCIENS PROVERBES FRANÇAIS.
c.4. De experientia qualiter ipsa est rerum magistra efficax et ad quid
ipsa prosit, habetur exemplum De elec, с Quant sit, in vi°2.
798. — Une pièce de bacon vault deux de lard. Lardum dici tur
eo quod in domo expositum conservator, nam antiqui domos lares
dicebant. Нес Ysi. .xx. Et hi. с. j.3.
Les proverbes, au nombre d'environ 800, constituent par eux-
mêmes le principal intérêt du livre. Beaucoup cependant sont
déjà connus, mais souvent par des textes moins anciens ou sous
une forme différente. Je les publie tous, en suivant l'ordre du
manuscrit, un ordre alphabétique pas très rigoureux. Je les ai
numérotés pour faciliter les renvois.
Mon intention n'est pas de faire une étude sur les proverbes,
mais d'en signaler un recueil nouveau et de mettre à la disposi
tion de tout le monde ce que peut contenir d'intéressant un manusc
rit assez difficile à consulter; je m'abstiendrai donc d'allonger
cette notice en signalant pour chaque proverbe les autres exemples
qui en ont été déjà signalés ou que j'ai recueillis dans mes lectures.
Je ne ferai exception que quand le texte aura besoin d'être expli
qué ou justifié, et aussi pour les rapprochements faits par l'au
teur même du recueil avec des proverbes latins. Les textes latins
cités en notes sont, à moins d'avis contraire, extraits du com
mentaire.
Ernest Langlois.
\ . A barbe de fol aprent on a faire {fol. 4).
2. A bon jour bon oeuvre.
3. A bon demandeur sage escondisseur.
4. A bon cheval bon gué {fol. 2).
5. A coulon sa[o]ul cerises ameres.
1. Sttîii ver о quaedam ita posita in corpore ut tantummodo décorent
habeant, non et usum, sicut habet pectus virile mamillas, sicut faciès bar
bant, quam non esse munimento sed virili ornamento indicant purae faciès
feminarum, quas utique infirmiores muniri tutius conveniret. (De Civitate
Dei, liv. xxiv, ch. 22.)
2. Sext, l. I, t. 6, с 6.
3. Isidore, Ethym., liv. xx, ch. 2 de Véd. de Rome, 1801.
1. Le ms. donne bien a faire, et non a raire. Voir un curieux commentaire
de ce proverbe dans Hauréau, Not. et Ext. de quelques mss. lat, IV, 140.
3. Au-dessus de bon, la variante : alias fol.
5. Ore columbarum satura cerasum fit amarum. PROVERBES FRANÇAIS. 573 ANCIENS
6. A courte chausse longue lanière.
7. A celuy qui a sa paste au four doit on donner de son tourtel
(fol. 3).
8. A ceste mesure le me brasses.
9. A chacun oisel son ny lui samble bel.
10. A chat lecheur bat l'en souvent la queue (fol. A).
M. Achoison trouve qui son cha(s)t ba(s)t.
\2. A cheval donné ne fault regarder en la gueule.
43. Adès ne vente mie vens.
К A.chante le cucu de soy mesmes.
\ 5. A dur asne dur aguillon (fol. 5).
46. A fel chien aspre lien.
47. Adès cuide le larron que chascun soit son compaignon.
\ 8. A goupil endormi ne chiét riens en la gueule.
49. Aide toy Dieu te aidera.
20. Aise fait les larrons [fol. 6).
2J . Ainsi va qui mieux ne peut.
22.dit regnart des meures.
23. A la barbe a son voisin doit on faire la soue.
24. A la court du roy chascun y est pour soy.
25. A l'avanture met on les oeufz couver.
26. A la touche preuve on l'or.
27. A l'engneler verra on lesquelles furent prains.
28. A l'anfourner fait on les pains cornus (fol. 7).
29. A l'oeuvre congnoit on l'ouvrier.
30. Aler et parler peut on.
34 .et venir font les baies peler.
32. A l'antrée de la ville le commencement des maisons (fol. 8).
33. A longue corde tire Qui aultrui mort desire.
34. A l'ostel priser et au marché vendre.
35. Amendement n'est pas pechié.
36. A malvais chien queue luy vient.
37. A mal chat mal rat.
6. Si brevis est caliga, sit tibi long a liga.
9. Cuilibet propria sua dulcissima.
11. Occasiones querit qui vult recéder e ab amico.
15-16. Ces deux proverbes sont réunis par l'expression : hec duo coincidunt.
20. Sepe facit plures exislere copia fures.
22. Regnart et goupil sinonima sunt.
36. Et mala radices alcius arbor agit (Ovidius [Rem. Am. v. 106]). ANCIENS PROVERBES FRANÇAIS. 574
38. A mol pasteur lou lui chie laine (fol. 9).
39. Amours vaint tout que cueur villain.
40. Amour de femmes et ris de chien Ne valient riens, qui ne
dit : tien.
U . Amy pour aultre veille.
42. Anemy ne dort (fol. 4 0).
43. Annieux vaint et nyent beaux.
44. A petit mercier petit pennier.
45. A petite fontaine boit on souvent.
46. A pluye chiét grant vent.
47. A petite achoison Prant le lou le mouton (fol. -H).
48. Après bon vin bon cheval.
49.faire barguigner.
50. Après compter boire fault.
51.la poire le vin.
52. Après mangier assés cueulles nappe.
53.tout dueil boit on.
54. A qui Dieu veult aidier nul ne lui peult nuire.
55. A quelque chose est maleiireté bonne (fol. Í2).
56. Arbres souvent remuées font a paine bon fruit.
57. A riche homme son beuf lui velle, et au povre homme sa
vache lui avorte.
43. M. Tobler pense que ce proverbe, dont il ne cite pas d'autre exemple que
celui des Proverbes au Vilain (p. 94), et il établit ainsi le texte : Ennious
veint ne mie beaus, est susceptible de deux interprétations : « uber einen
Widerwartigen trâgt ein keineswegs Schôner » et « ein Widerwartiger siegt,
keineswegs ein Scboner. » Le premier sens est de lui-même peu vraisemblable;
de plus, il ne s'accorde pas avec le sixain qui doit l'expliquer ; enfin notre
texte l'écarté absolument.
45. Souef conviendrait mieux, semble-t-il, que souvent (Cf. Tobler, Li Prov.
au Vil., p. 75 et p. 163).
52. Ce proverbe est relié au précédent par le mot ou, ce qui semble indi
quer que le compilateur attribuait aux deux la même signification. Mais ne
vaudrait-il pas mieux lire cueuller au lieu de cueulles, et considérer nappe
comme une variante de ? Leroux de Lincy donne les trois formules
suivantes : Après mengier cuiller (и, 138); Après mengier nappe (n, 146);
Après manger assez des coillers (II, 386). On disait aussi : Après maingier
tualie (Bibl. de l'Éc. des ch., XXXIV, p. 39). En latin : Tarde gausape dat
homo, si prius esca recédât. Tarde mapa datur est ubique quisque satur
(Bibl. de l'Éc. des ch., ibid.). Post epulas tarde in mensis mensalia sternis
(Fecunda Ratis, I, 821).
53. Après tous deus convient joie mener (Huon de Bordeaux, éd. Guessard,
v. 7334). Cf. ibid., v. 251, etc. .
ANCIENS PROVERBES FRANÇAIS. 575
58. Assés demande qui se complaint.
59.dort qui riens ne fait.
60. Assés escorche qui le pié tient [fol. 43).
64 . va au moulin qui son asne y envoie.
62. Assés ottroie qui se taist.
63.peult pleurer qui n'a qui l'apaise.
64. Assur dort qui n'a que perdre.
65. A tart crie l'oysiaux quant il est prins.
66. A toile ourdie Dieu y envoie fil [fol. 44).
67. A tous seigneurs tous honneurs.
68. A tel coutel telle guaine.
69. A tel pot tel cuillier.
70. A telle forme tel soulier.
74 . A tout perd[r]e n'a qu'un coup périlleux.
72. Au besoin voit on qui amis est.
73. Au bon beuf mue la chair.
74. Au derrain sçaira on qui menga le lart [fol. 4 5).
75. Au bon chouleur la pelote ly vient.
76. Au monter bust Dieu.
77. Au premier coup ne chiét le chesne.
78. Au plus mescbant le vireton.
79. Au plus fol la machue.
80. Au pois preuve on Feaue.
84. Au[s] chacoutes flert on (fol. 46).
82. Aussi tost meurt veau comme vache.
83.bien pleure mal batus comme bien batus.
60. Voyez le n" 89.
64. Cantabit vacuus coram I air one viator \Juv. Sat., X, 22].
72. A falso verum casus discernit amicum (Quidam).
JSotus in adversis omnis amicus erit.
73. Le même proverbe est dans Leroux de Lincy : Au bon beuf es(t)meut on
la char (I, 94), et dans les Proverbes au Vilain : Au bon buef esmuet on le
char (n° 158). Sous cette dernière forme, le proverbe se comprendrait facil
ement : c'est avec le bon bœuf qu'on démarre le chariot, mais ce sens n'a pas
de rapport avec celui du sixain qui doit l'expliquer ; avec le mot char au fémi
nin, on peut entendre : le bon bœuf même reçoit des coups d'aiguillon, et ce
sens peut convenir au sixain. Mais la nouvelle version que nous apportons
semble demander une troisième interprétation.
76. Si bene perpendi, quinque sunt cause bibendi :
Dulcedo vint, presens sitis, atque futura,
Hospitis adventus, et ne pereant mea jura {Quidam).
81. Chacoutes = coups de poing. Cf. Godefroy, au mot sacoute. ,
ANCIENS PROVERBES FRANÇAIS. 576
84. Aussi bien sont amourettes Soubz bureaux comme soubz
brunetes.
85. Autant despent avair comme large.
86.se prise beau variet comme belle mechine.
87. Autant va ung homme a ung jour comme un g ly maçon a
cent ans.
88. Autant vault choier comme trebuscher [fol. 47).
89.fait celui qui tient comme celui qui escorche.
90. Au vespre loués l'ouvrier et au matin vostre hoste.
94. Au voir dire pert on le gieu.
92. Avoir n'est preux qui a son seigneur fait honte.
93. Avant chante fol que prestre.
94. Aux te(l)z sçait on quelles les potis furent.
95. Aux grans pescheurs eschapent les anguilles [fol. -18).
96. Baston porte paix.
97. Beau se châtie qui par aultry se châtie.
98.servir fait amis Et voir dire anemis [fol, 49).
99. Beau chanter souvent ennuie.
4 00. Beaux est qui vient et plus beaux qui aporte.
4 04. Belle promesse fait fol lyé.
402.chiere, cueur arrière.
403. Belle chiere vault ung moys [fol. 20).
404.chose est tost ravie.
405. Bel escrie le lou qui la praie resqueust.
406. Beaulté sans bonté ne vault riens.
4 07. Berte fut a la mait; s'elle em prist si en ait.
408. Besoing fait vieille troter.
89. Voyez le n° 60.
90. Tous les exemples de ce proverbe cités par M. Tobler (Li Proverbe au
Vilain, p. 120) donnent le jour au lieu de l'ouvrier. Cependant Leroux de
Lincy a aussi : Au vespre loue l'ouvrier Et au matin Vostellier (и, 169).
93. Precinit neseta gens quam sacra flamma agens.
97. Felix quem faciunt aliéna pericula cautum [Proverbia seriosa
424, Hoffmann, Horae Belgicae. Leipzig, 1845].
Casus dementis correctio sit sapientis.
103. Lire mes = mets, au lieu de moys.
In tenui mensa satis est immensa voluntas,
Nobilitat viles frons generosa dapes (Esopus, de Mure r. et u.
[Hervieux, Les Fabulistes latins, II, p. 321, 2e éd.]).
107. Dans le commentaire : Mait dicitur pistrinum. ANCIENS PROVERBES FRANÇAIS. 577
409. Bien gabés est que gabés gabe [fol. 24).
440.se part de la place qui son amy y laisse.
444. Bien batu, mal batu, .v. sous paie.
442.est a sa maison qui de ses voisins est amés.
■ИЗ. Bon baratiers est qui barateur conchie.
444. Bon chatel garde qui son corps garde.
44 5. Bon droit a bien mestier d'aide.
4 46. Bon est le dueil qui après aide.
447. Bon est le lièvre dont cent soubz couste la pel [fol. 22).
4 48. Bon gré maugré va le prestre au senne.
449. Bon marché trait argent de bourse.
420. Bons mos n'espargnent null[ui].
424. Bonne est la maille qui sauve le denier.
4 22.journée fait qui de fol se délivre.
423. Bonne parole bon lieu tient [fol. 23).
424.cbiere fait cueur lié.
-125. Bonne volenté est réputée pour fait.
-126. Ce advient a une heure qui n'avient pas a cent [fol. 24).
-127. Ce esmeut ung fol que .xl. sages ne pourroient apaisier.
4 28. Ce forfait la truye : que les pourceaux le compeirent.
-(29. Ce n'est pas or quanque reluit.
-130. Ce sont les pires bourdes que les vraies.
434. Ce qu'aprent poulain en amblure, II mentient tant comme
il dure.
-132. Ce que gaigne clerc о penne Tout emporte с. о. п. [fol. 25).
4 33. C'est bon mestier que de truant, se ne fussent les faultes.
434.le plus fort a escorchier que la queue.
435. C'est bon debat de chat a chien; chascun a ongles.
436.belle chose de besongne faicte.
4 37. C'est bien dit, mais querés qui le face.
4 38. Ceste queue n'est pas de cest veau [fol. 26).
131. Quod nova testa capit inveterata sapit.
[Hervieux, Les Fab. latins, II, p. 360, 2e éd.J
Quo semel [est] imbuta recens servabit odorem.
[Horace, Ep., I, n, 69.]
138. Voici une ancienne explication de cette expression : Exemplum de Isa-
bel caput ornante in horto alienis capillis, visa a scolaribus per studia, сиг
in opprobrium versum est : « Isabel, ceste queue n'est pas de ce veel. » (Hau-
réau, Not. et Ext. de quelques mss. lat., IV, 177.)

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