Synonymie syntaxique et classification des verbes français - article ; n°128 ; vol.31, pg 51-71

91 lecture(s)
Langages - Année 1997 - Volume 31 - Numéro 128 - Pages 51-71
From an electronic dictionary of 25.610 verbal entries, based on syntactic properties of verbs, their lexical components and their derivations, a classification of French verbs was established, which groups verbs into 14 large semantico-syntactic classes and 248 syntactic types. Thus emerges a hierarchy of degrees of syntactic synonymy.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

lire la suite replier

Télécharger la publication

  • Format PDF
Commenter Intégrer Stats et infos du document Retour en haut de page
LANGAGES
publié par

suivre

Vous aimerez aussi

M. Jean Dubois
Mme Françoise Dubois-Charlier
Synonymie syntaxique et classification des verbes français
In: Langages, 31e année, n°128, 1997. pp. 51-71.
Abstract
From an electronic dictionary of 25.610 verbal entries, based on syntactic properties of verbs, their lexical components and their
derivations, a classification of French verbs was established, which groups verbs into 14 large semantico-syntactic classes and
248 syntactic types. Thus emerges a hierarchy of degrees of syntactic synonymy.
Citer ce document / Cite this document :
Dubois Jean, Dubois-Charlier Françoise. Synonymie syntaxique et classification des verbes français. In: Langages, 31e année,
n°128, 1997. pp. 51-71.
doi : 10.3406/lgge.1997.2133
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lgge_0458-726X_1997_num_31_128_2133Jean Dubois
Université de Paris X Nanterre
Françoise DUBOIS-CHARLIER de Provence
SYNONYMIE SYNTAXIQUE ET
CLASSIFICATION DES VERBES FRANÇAIS
I. Les classes de verbes français x
Ce travail est extrait d'un dictionnaire électronique des verbes français,
réalisé sur Dbase et formé de 25 610 entrées verbales représentant 12 310
verbes différents, dont 4 188 à plusieurs entrées. Ces verbes représentent les
formes simples conjuguables, les locutions verbales faisant l'objet d'un autre
dictionnaire constitué sur les mêmes principes. Le dictionnaire contient, pour
chaque verbe, des informations intéressant :
1. la classe selon les principes de classification définis ci-après,
2. le sens donné par un synonyme, un parasynonyme, une définition ou une
explication,
3. le domaine d'emploi principal (géologie, psychologie, météorologie, lan
gue, etc.) et le niveau de langue,
4. la conjugaison et l'auxiliaire,
5. la syntaxe du verbe : intransitif, transitif direct ou indirect, pronomin
al ; nature des sujets, des compléments direct, prépositionnel, etc.,
6. les dérivations (noms d'action, d'instrument, d'agent, de résultat, adject
ifs verbaux),
7. les termes (nom ou adjectif) dont le verbe est éventuellement lui-même
dérivé,
8. le type de dictionnaire où l'entrée est répertoriée.
v
9. A chaque entrée on a associé une ou plusieurs phrases simples, illustrant
le sens et la construction syntaxique.
1. Cette première partie est l'introduction partielle de notre dictionnaire électronique des verbes
français, dont la classification, sous le titre Les verbes français (458 pages) est disponible sur demande aux
éditions Larousse (auprès de Noëlle Degoud).
51 La classification des verbes français repose sur l'hypothèse qu'il y a
adéquation entre les schemes syntaxiques de la langue et l'interprétation sémant
ique qu'en font les locuteurs de cette langue : à la différence syntaxique entre
venir à Paris et venir de Paris correspond une sémantique entre la
destination et l'origine.
Le scheme syntaxique est défini, d'une part, par la nature des constituants
de la phrase, leurs propriétés et leurs relations, et, d'autre part, par les mots
du lexique qui entrent dans les types de constituants définis ; deux formes
syntaxiques semblables par les propriétés des se différencient par
les paradigmes lexicaux de leurs constituants : sortir du peuple et guérir d'une
maladie ont en commun la même description des constituants « sujet humain,
transitif indirect avec complément en de + nom » , mais les paradigmes lexicaux
du complément sont différents, « groupe social » (sous-ensemble de « collectif
humain ») pour le premier, « maladie » pour le second, ils relèvent de deux
schemes syntaxiques différents ; en revanche, sortir d'une maladie appartient
au deuxième scheme considéré.
L'objet est donc de faire l'inventaire le plus complet possible de ces
schemes syntaxiques, selon les méthodes classiques de la grammaire distribu-
tionnelle et transformationnelle, et selon les différences des paradigmes lexicaux
constatées entre les schemes syntaxiques. Pour réaliser cet inventaire, il était
nécessaire de :
1 - procéder à l'analyse du plus grand nombre possible de verbes et de
phrases contenant ces verbes, la mise en valeur des schemes syntaxiques ne
pouvant reposer sur quelques exemples isolés à valeur démonstrative ;
2 - analyser le plus précisément possible les structures syntaxiques, en
particulier définir :
(a) les types de sujets, d'objets et de cire ons tant s (humain, animal,
non-animé, abstrait, singulier /pluriel, collectif, etc.), les types de compléments
(direct, prépositionnel), etc. Ainsi un même verbe peut présenter des SCHEMES
SYNTAXIQUES différents :
• selon le type de sujet :
sujet animal, le loup hurle I sujet humain, l'enfant hurle dans son berceau,
sujet humain, Paul bégaie I sujet non-animé abstrait, l'histoire bégaie,
sujet humain collectif ou pluriel, la foule afflue, les gens affuent sur la place I
sujet non-animé concret, le sang afflue au cerveau ;
52 • selon le type d'objet direct :
objet non-animé liquide, éponger le liquide renversé I objet non-animé locat
if, éponger la table I objet non-animé abstrait, éponger un déficit budgét
aire ;
• selon le type de complément d'objet :
objet direct + locatif, on change sa voiture déplace I objet indirect, on change
de directeur ; objet direct, on croit Paul I objet indirect, on croit en Paul ;
• selon la présence ou l'absence d'un complément instrumental, locatif, man
ière, temporel ou quantitatif :
l'enfant commence à marcher (sans complément), l'appareil marche
bien/mal, le guide marche en tête (avec complément de manière), le chauffage
marche au mazout (avec instrumental) , on marche sur les fleurs (locatif de
situation), on marche vers le barrage (locatif de destination), le service
marche le dimanche (complément de temps) ;
• selon le type de préposition :
marcher sur les fleurs I marcher contre l'ennemi I le papier marche avec la
moquette ; frapper à la porte /frapper sur un clou ; tenir à Paul I tenir de
ses parents I tenir avec un clou.
(b) les relations entre phrases
Chaque structure syntaxique donne Heu à des VARIANTES issues des diverses
modifications ou TRANSFORMATIONS de la phrase et formant un ensemble de
phrases reliées les unes aux autres :
— instrumental devenant sujet (on ennuie Paul avec nos histoires, nos histoires
ennuient Paul) ;
— locatif devenant sujet (les moustiques pullulent dans les marais, les marais
pullulent de moustiques) ;
— locatif devenant objet direct (on fuit du pays en guerre, on fuit le pays en
guerre) ;
— locatif humain devenant sujet du verbe (les idées grouillent chez Paul, Paul
grouille d'idées) ;
— complément prépositionnel devenant objet direct (on lorgne sur l'héritage de
son oncle, on lorgne l'héritage de son oncle) ;
— objet direct non-animé devenant sujet d'un pronominal passif (ore enrichit la
langue de mots nouveaux, la langue s 'enrichit de mots nouveaux) ;
— objet direct humain devenant sujet d'un réfléchi (on a fourré
Paul dans une sale histoire, Paul s'est fourré dans une sale histoire) ;
53 — pronom réfléchi humain dissocié en objet direct ou locatif partie du corps (ore
s'égratigne aux ronces, on s'égratigne les jambes aux ronces, on s'égratigne
aux jambes) ;
— présence [transitif] ou absence [intransitif ] du complément d'objet direct (ore
fume un cigare, on ne fume plus) ;
— objet duel interne intégré (apparier des pigeons est « lier une paire de
pigeons ») ; etc.
3 - établir les relations de ces schemes avec :
(a) la morphologie du verbe.
Peuvent être intégrés dans la forme du verbe,
— les compléments : biseauter est « couper en biseau » [manière intégrée],
faucher est « couper avec une faux » (instrumental intégré]), emprisonner est
« mettre en prison » [locatif intégré] ;
— les adjectifs ou noms attributs ou factitifs : jaunir est « rendre/devenir
jaune » ; momifier est « rendre momie » ; se momifier est « devenir momie » ;
— les objets internes : léguer est « donner comme legs ».
(b) les dérivations nominales.
Les schemes syntaxiques se distinguent aussi selon les types de dérivations :
abattage de abattre 01, abattement de abattre 05 ; casse de casser 01,
cassage de casser 02 ou 03, cassement de casser 12, cassation de 11.
(c) les adjectifs verbaux.
Adjectifs verbaux en -é (-u, i, -it, -is), -ant, -Ые, positifs ou négatifs :
cassant, cassable/incassable de casser 01 ; mérité/immérité de mériter 02.
(d) les mots de base dont éventuellement ces verbes sont dérivés.
bande pour bander 01 [envelopper d'une bande] et non pour bander 03 [ten
dre] ; noir pour noircir tant au propre qu'au figuré ; mat pour mater 05 et
matir (rendre mat), mais non pour les autres entrées de mater.
4 - inventorier les paradigmes ou ensembles lexicaux entrant dans les sche
mes syntaxiques.
Ainsi les noms de maladie (pour « guérir d'une maladie ») sont répertoriés
dans un dictionnaire électronique des mots (127 000 entrées) sous la rubrique
« pathologie [PAT ] » et avec certaines propriétés syntaxiques (nom non-
54 comptable). De même, forment des paradigmes, codés différemment, les noms
d'humains et les noms collectifs d'animaux, qui distinguent des schemes dans les
verbes indiquant des cris ; etc.
5 - établir les classes de verbes.
Une fois l'inventaire réalisé, on a établi une classification visant à tenir
compte de l'adéquation entre la syntaxe et l'interprétation sémantique,
elle-même représentée par un schéma syntactico-sémantique, donné sous la
rubrique « opérateur » qui, dans son classifieur initial, renvoie au verbe de
base (on a usé pour ce faire d'abréviations issues de verbes basiques français,
latins ou anglais). Ainsi :
— les caractéristiques de la classe С (communication) opposant « crier »,
« parler », « dire », « demander », et « montrer » sont représentées par les
opérateurs verbaux :
f.cri [faire cri], loq [parler], die [dire], mand [demander], ind [montrer] ;
— les caractéristiques de la classe E (mouvement de sortie ou d'entrée)
opposant « sortir d'un lieu », « faire sortir d'un lieu », « aller qpart », « faire
aller qpart » sont représentées par les opérateurs verbaux :
ex [sortir], /". ex [faire sortir], ire [aller], f.ire [faire aller].
Selon les types d'opérateurs verbaux dégagés après l'analyse syntaxique et
définissant le caractère sémantique de base, les verbes ont été répartis en 14
classes génériques (communication, mouvement avec ou sans locatif, transfor
mation, don et privation, saisie et possession, mise en relation, état psychique ou
comportement social, auxiliaires).
A l'intérieur de ces classes génériques , les verbes sont classés en 54 classes
sémantico-syntaxiques selon les oppositions « être vivant / non-animé » et
« propre / figuré (ou métaphorique) » .
Les classes sémantico-syntaxiques se répartissent en 248 sous-classes syn
taxiques selon leur scheme syntaxique et leur paradigme lexical.
Enfin, la définition d'un scheme syntaxique reposant sur l'analyse de l'en
semble des phrases reliées entre elles par les transformations, les sous-classes
peuvent alors présenter plusieurs formes syntaxiques qui ne mettent en cause ni
les paradigmes lexicaux des co-constituants ni la sémantique générale de la
phrase. Ces formes diverses du même scheme syntaxique sont les sous-types
syntaxiques, eux-mêmes susceptibles de variantes syntaxiques ou lexicales.
55 A titre d'exemple,
— la classe générique E contient les verbes de « déplacement d'un lieu ou
vers un lieu », et comporte quatre classes sémantico-syntaxiques ;
— la classe sémantico-syntaxique El contient les verbes de type « sortir,
faire sortir qn d'un lieu », « aller, faire aller qn qpart », au sens propre,
à sujet ou objet humain, et comporte sept sous-classes syntaxiques ;
— la sous-classe syntaxique Ela contient les verbes de type « sortir d'un
lieu » , et comporte trois sous-types : les intransitifs (avec trois variantes
lexicales selon que le sujet est humain / animal / pluriel-collectif), les
pronominaux (avec quatre variantes selon que le sujet est humain /
animal / pluriel-collectif, et selon que le verbe est seulement pronominal
ou à la fois pronominal et intransitif) , enfin les intransitifs et pronomi
naux avec transitif locatif (avec deux variantes selon que le verbe est
seulement intransitif ou à la fois intransitif et pronominal) .
Si on peut penser qu'un grand nombre de schemes syntaxiques a pu être
inventorié, il est évident :
— d'une part, que le nombre d'entrées verbales de chaque scheme n'est pas
limité aux seules entrées indiquées, puisqu'il dépend du recensement lui-même
(limité à 25 610 entrées) ; ceci est particulièrement vrai pour les verbes les plus
usuels (jouer, passer, conduire, prendre, etc. ) qui peuvent entrer dans un grand
nombre de schemes syntaxiques ;
— d'autre part, que ces schemes sont productifs, au sens où des verbes
néologiques ou des emplois nouveaux de verbes existants peuvent s'intégrer
dans un scheme donné avec l'interprétation sémantique qui est attribuée à ce
scheme.
II. Les rubriques du dictionnaire électronique exploitées dans la
classific ation
Rubrique MOT
Cette rubrique (M) contient les entrées du verbe à l'infinitif, selon la
tradition lexicographique française ; ces entrées sont présentées selon la carac
téristique syntaxique dominante dans le scheme considéré :
forme simple : abattre 01 ; pronominale : abaisser 07 (s), aller 15(s'en) ;
forme négative : décolérer (ne) ; être et participe passé : attentionner (ê).
56 L'entrée infinitive est indépendante du caractère limité ou défectif du verbe
dans son usage contemporain. Un verbe peut n'être employé qu'aux formes
composées (cette marche Va courbatu, il est courbatu après cette marche), qu'à
la forme pronominale (il s'absente quelques instants), qu'avec une négation (il
ne décolère pas), qu'avec un quantitatif (ça va bien, ça marche mal), qu'avec il
impersonnel (neiger, bruiner), etc. Ces propriétés font partie inhérente des
schemes syntaxiques de ces verbes tels qu'ils sont alors définis.
Il en est ainsi en particulier pour les formes verbales en -é, -i(s,t), -u, souvent
considérées par les dictionnaires comme des adjectifs et qui ont cependant sur
plusieurs points une syntaxe verbale ; ceci est vrai pour les formes négatives
comme inconnu, immérité, inutilisé, inorganisé, inhabité, inattendu, invérifié,
etc. (alors que les mêmes dictionnaires laissent dans le verbe simple les formes
positives), ou pour celles qui sont issues de verbes transitifs ou pronominaux
disparus, inemployés ou rares comme être contrit, courbatu, éperdu, bondé,
déguenillé, ou encore pour les emplois figurés de verbes usuels comme cinglé,
timbré, enragé, consommé, gratiné, calé, endurci, etc. Il est apparu plus justifié
de donner le même statut verbal à pourvu et dépourvu, à isolé et s'isoler, etc.,
tout en tenant compte de leur syntaxe verbale spécifique. Ainsi l'entrée atten-
tionner (ê) indique que ce verbe ne connaît que les formes composées avec être ;
il en est de même de être dépourvu (de), être censé (faire), etc.
Chaque verbe a autant d'entrées numérotées qu'il entre dans des classes ou
des sous-classes différentes ou qu'il présente, à l'intérieur de ces dernières, des
variantes selon le type de sujet et d'objet (humain, animal, non humain, singul
ier, pluriel), selon la forme des compléments prépositionnels, la nature des
circonstants , etc. : jouer a 33 entrées, maudire 4, finasser 1 entrée.
Rubrique OPERATEUR
Cette rubrique (OPER) contient les opérateurs qui sous-tendent la défini
tion des classes et l'analyse syntaxique du verbe ; ils constituent les entités
fondamentales de chaque classe.
Les opérateurs caractéristiques de chaque classe sont donnés dans le para
graphe d'introduction à la classe. Ainsi pour la classe E (verbes d'entrée et
sortie), les opérateurs sont ire [entrer], ex [sortir] et le factitif/, dans/", ire [faire
entrer],/, ex [faire sortir].
Les opérateurs (avec leurs compléments) interprètent sémantiquement les
schemes syntaxiques. Ainsi dans Cl, pour l'opérateur loq, on distingue syntaxi-
quement et sémantiquement :
— mots (parler d'une certaine manière : nasiller), loq
— loq + objet interne au verbe (loq fable, chimère -.fabuler),
57 — loqAV (parler avec : discuter avec qn),
- — loq AV qn D/SR qc (parler avec qn de/sur qc : bavarder avec qn d'une
question),
— loq A qn (parler à qn : causer à qn),
— loq oui A qn (répondre oui à qc, à qn : acquiescer à une proposition),
— loq CT (parler contre : rouspéter contre un impôt),
— loq PR/CT (parler pour ou contre : plaider pour un accusé, se prononcer
contre un accusé) ,
— loq SR (parler sur : s'étendre sur un sujet),
— loq.mvs ou loq. bien (parler en bien ou en mal de qn, de qc : compliment
er, morigéner).
L'opérateur loq peut aussi être associé à un réitératif loq+re (parler de nou
veau : reparler) ou à un quantitatif loq+qt (parler fort : gueuler).
Rubrique SENS
Cette rubrique (SENS) contient les parasynonymes ou les formes abrégées
de définitions qui éclairent éventuellement le sens de l'entrée (ex. : débiner
03(s) : « s'enfuir, se calter » ; filer 15 : « communiquer » [filer son rhume à
qn]).
Rubrique PHRASE
Cette rubrique (PHRASE) contient une ou plusieurs phrases simples qui
réalisent en langue les schemes syntaxiques donnés par les constructions et les
opérateurs.
— le verbe est représenté par la 1ère lettre suivie d'un tilde ; le temps du
verbe est laissé disponible.
— le sujet humain est représenté soit par on soit par un terme générique du
domaine pragmatique (le céramiste, le chirurgien).
— l'objet humain est représenté soit par P (Paul, Paulette) soit par un
terme générique du domaine pragmatique.
— le sujet ou objet non-humain (animal, chose) sont représentés par des
termes génériques du domaine
Rubrique DERIVATION
Cette rubrique (DER) signale l'existence d'adjectifs verbaux et de dérivés
nominaux : dérivés en -able, -é, -ant, -age, -ment, -ion, -eur, oir(e), -ure.
58 Dans le texte imprimé, seuls sont pris en considération les dérivés nominaux,
d'action, de résultat, d'instrument, d'agent. Leur existence est signalée par une
abréviation standard ; par exemple pour l'agent, on trouvera -eur aussi bien
pour charmer (charmeur) que pour corrompre (corrupteur) .
Les codes de formation permettant de produire la forme exacte du dérivé
sont dans le dictionnaire électronique.
Rubrique CLASSE
Cette rubrique (CLA) contient les informations sur l'appartenance du verbe
à une classe générique et à une sous-classe syntactic o-sémantique. Ces infor
mations sont codées sur trois caractères :
— le 1er caractère, lettre majuscule, indique la classe générique :
С (« communication ») ; D (« don, privation ») ; E (« entrée, sortie ») ; F
(« frapper, toucher ») ; H (« états physiques et comportements ») ; L (« lo
catif ») ; M (« mouvement sur place ») ; N (« munir, démunir ») ; P (« ver
bes psychologiques ») ; R (« réalisation, mise en état ») ; S (« saisir, serrer,
posséder ») ; T (« transformation, changement ») ; U (« union, réu
nion ») ; X (« verbes auxiliaires »).
— le 2ème caractère indique, à l'intérieur de la classe générique, la classe
sémantico-syntaxique selon le type de sujet et l'opposition propre/figuré, dési
gnée par un chiffre :
classes E, F, H, L, M, N, R, S, T, T, U :
1 : humain ou animal propre.
2 : figuré.
3 : non-animé propre.
4 : non- animé figuré.
classe D (donner) : classe P (psychologique) :
1 : humain. 1 : sujet humain.
2 : non-humain propre. 2 : objet
3 : figuré. 3 : humain ou non-animé.
classe С (communication) : classe X (auxiliaire) :
1 : humain, animal (crier, parler). 1 : auxiliaires temporels ou aspectuels.
2 : humain (dire qc). 2 : impersonnels.
3 : (montrer). 3 : synonymes de être + temps, lieu.
4 : figuré. 4 : finir et commencer.
59

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

 
Lisez à volonté, où que vous soyez
1 mois offert, Plus d'infos