Deux notes sur la politique d'Athènes en mer Égée (428-425) - article ; n°1 ; vol.108, pg 161-176

De
Bulletin de correspondance hellénique - Année 1984 - Volume 108 - Numéro 1 - Pages 161-176
1. Τά νησιά Κίμωλος, Φολέγανδρος, Σίκινος καί Θήρα ενσωματώθηκαν στην αθηναϊκή ηγεμονία μετά τήν εκστρατεία του Άλκίδα (427), γιά νά ασφαλίσουν τό Αιγαίο. 2. Οι μειώσεις του φόρου υποτέλειας του Κολοφώνα καί Νότιου στην δεκαετία του είκοσι πρέπει νά συσχετισθούν μέ τίς επιχειρήσεις του Πάχη (427) καί τό νέο εποικισμό (Θουκ. III, 34, 4). Παράρτημα : Γιά τό 428 δέν υπάρχει πίνακας φόρων. Ό κατάλογος ATL II, 27, πού χρονολογείται στά 426/5, αντικατοπτρίζει τόν πίνακα τής περιόδου VIII, διαρκείας ενός μόνο χρόνου.
1. Les îles de Kimolos, Pholegandros, Sikinos et Théra ont été intégrées dans l'empire athénien à la suite de l'expédition d'Alcidas (427), pour verrouiller la mer Egée. 2. Les diminutions du tribut de Colophon et Notion dans les années vingt sont à mettre en rapport avec les opérations de Pachès en 427 et la « nouvelle fondation » dont parle Thucydide (III, 34, 4). Appendice : II n'y a pas eu de bordereau de taxation en 428. La liste ATL II, 27, qui date de 426/5, reflète le bordereau de la période VIII, qui n'a duré qu'un an.
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1984
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Marcel Piérart
Deux notes sur la politique d'Athènes en mer Égée (428-425)
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 108, livraison 1, 1984. pp. 161-176.
Résumé
1. Les îles de Kimolos, Pholegandros, Sikinos et Théra ont été intégrées dans l'empire athénien à la suite de l'expédition
d'Alcidas (427), pour verrouiller la mer Egée. 2.Les diminutions du tribut de Colophon et Notion dans les années vingt sont à
mettre en rapport avec les opérations de Pachès en 427 et la « nouvelle fondation » dont parle Thucydide (III, 34, 4). Appendice :
II n'y a pas eu de bordereau de taxation en 428. La liste ATL II, 27, qui date de 426/5, reflète le bordereau de la période VIII, qui
n'a duré qu'un an.
περίληψη
1. Τά νησιά Κίμωλος, Φολέγανδρος, Σίκινος καί Θήρα νσωματώθηκαν στήν θηναϊκή γεμονία μετά τήν κστρατεία το λκίδα (427),
γιά νά σφαλίσουν τό Αγαο. 2. Ο μειώσεις το φόρου ποτέλειας το Κολοφώνα καί Νότιου στήν δεκαετία το εκοσι πρέπει νά
συσχετισθον μέ τίς πιχειρήσεις το Πάχη (427) καί τό νέο ποικισμό (Θουκ. III, 34, 4). Παράρτημα : Γιά τό 428 δέν πάρχει πίνακας
φόρων. Ό κατάλογος ATL II, 27, πού χρονολογεται στά 426/5, ντικατοπτρίζει τόν πίνακα τς περιόδου VIII, διαρκείας νός μόνο
χρόνου.
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Piérart Marcel. Deux notes sur la politique d'Athènes en mer Égée (428-425). In: Bulletin de correspondance hellénique.
Volume 108, livraison 1, 1984. pp. 161-176.
doi : 10.3406/bch.1984.1851
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1984_num_108_1_1851DEUX NOTES SUR LA POLITIQUE D'ATHÈNES
EN MER EGÉE (428-425)
1. Athènes et les Cyclades du Sud.
Parmi les alliés d'Athènes, au début de la guerre du Péloponnèse, Thucydide
compte toutes les Gyclades, sauf Mélos et Théra1. Il n'a sans doute pas jugé utile
d'exclure de sa liste les petites îles doriennes proches de ces dernières, Kimolos,
Pholegandros et Sikinos, qui apparaîtront plus tard dans les listes de tribut. Aucune
d'elles ne paie le phoros pendant la période VI (434/3-43 I/O)2.
De Théra, l'historien ne parle plus dans la suite de son récit. Le sort de Mélos
nous est mieux connu. En 426, les Athéniens envoyèrent pour la soumettre soixante
navires et deux mille hoplites, sous la conduite de Nicias, le fils de Nicératos. L'expé
dition échoua3. Théra apparaît cependant dans une clause du décret de Kléonymos
sur la perception du tribut, qui fut voté lors de la deuxième prytanie de 426/5, l'été
même où Nicias attaquait Mélos4 :
(1) Thucydide, II, 9, 4. Cf. V, 84, 2.
(2) Je cite les listes de tribut d'après IG P, en faisant figurer entre parenthèses le numéro qu'elles portent
dans l'édition de B. D. Meritt, H. T. Wade-Gery, M. F. McGregor, The Athenian Tribute List II (1949), cité
ordinairement ATL. Le bordereau de taxation était normalement revu tous les quatre ans, lors des Grandes
Panathénées. Il semble bien que le quatrième bordereau ait été établi en 443/2 au lieu de 442/1. La troisième
période de taxation couvre donc les années 446/5-444/3 et la quatrième, les années 443/2-439/8. Cf. R. Meiggs,
The Athenian Empire (1972), p. 524-537. L'existence d'un bordereau exceptionnel en 425/4 est attestée par le
décret de Thoudippos (IG Is, 71 ; ATL, A9 ; R. Meiggs-D. Lewis, Gr. Hist. Inscr. [1969], n° 69). La période VII
devait normalement comprendre les années 430/29-427/6 : voir à ce sujet l'appendice. En ce qui concerne le
tribut du district des îles, les listes 14 (441/0) et 22 (433/2) sont particulièrement bien conservées et les restitutions
qu'on y a faites ne posent pas de problèmes. D'une manière plus générale, les périodes de taxation II-IV et VI
paraissent suffisamment bien connues pour qu'on puisse affirmer que si une des cités des îles dont on peut lire le
nom dans la liste annexée au décret de Thoudippos (IG I3, 71, I 61-98, cf. Meiggs-Lewis, GHI, p. 200) est
absente des listes de ces périodes, elle n'a jamais été tributaire avant la guerre du Péloponnèse. C'est le cas
de Keria, Belbina, Mélos, qui ne sont pas mentionnées ailleurs dans les listes, Kimolos, Pholegandros, Sikinos,
Théra et Anaphè. La synthèse publiée par R. Meiggs en 1972 (The Athenian Empire) contient suffisamment
d'indications bibliographiques pour qu'il me suffise, le plus souvent, d'y renvoyer le lecteur.
(3) Thucydide, III, 91, 1-3 ; 94, 1.
(4) IG Is, 68, 21-25 (R. Meiggs-D. Lewis, GHI, 68). Mon texte est assez proche de celui des GHI. Celui
des IG I* est restitué comme suit : içsm δε καΐ Σα|μίοις καΐ Θεραίοι[ς Ιιομοΐον φ]σ[έ]φ[ι]σμ[α] περ[1
τ]|δν χρεμάτων δν τε χ[ρέ ποεν πλ]έν τες αίρέσεος | [τ]δν άνδρδν καΐ εϊ τ[ις <5ίλλ]ε πόλις έτάχσατο χρ|[έ]ματα
άπάγεν Άθέν[αζε].
11 MARCEL PIERART [BCIl 108 162
Fig. 1. — IG Is, 282 (Liste 26). Détail de la face A.
ε]στο δέ και Σα-
21. μίοις και Θεραίοι[ς ] Σ.Ι.Σ Ι., [τ-]
δν χρεμάτον ΟΝΤΕΧ [ πλ]εν τες αίρέσεος
23. [τ]δν άνδρδν και εί τ[ις άλλ]ε πόλις έτάχσατο χρ-
[έ]ματα άπάγεν Άθέναζε '
Quelques passages de Thucydide viennent éclairer ce texte qui, faute de parallèles
satisfaisants, ne peut être restitué sûrement. Le premier a trait à la reddition de
Thasos vers 4625 :
Les Thasiens, après deux ans de siège, conclurent un accord avec les Athéniens. Ils
abattaient leurs murs et livraient leurs navires ; on fixait la somme qu'il faudrait acquitter
aussitôt et le tribut qu'ils paieraient par la suite ; ils renonçaient au continent et aux mines.
(5) Thucydide, I, 101, 3. Traduction, légèrement modifiée, de Jacqueline de Romilly, dans les Belles
Lettres. la politique d'athènes en mer égée (428-425) 163 1984)
Θάσιοι δέ τρίτω ετει πολιορκούμενοι ώμολόγησαν Άθηναίοις τείχος τε καθελόντες και
ναυς παραδόντες, χρήματα τε οσα έδει άποδουναι αύτίκα ταξάμενοι και το λοιπόν
φέρε ιν, τήν τε ήπειρον καΐ το μέταλλον αφέντες.
Lors de la capitulation d'Égine, quelque quinze ans plus tard6 :
Les Éginètes, après cela, traitèrent aussi avec Athènes, acceptant de raser leurs fortif
ications, de liver leur flotte et de se faire fixer un tribut pour l'avenir.
Ώμολόγησαν δέ και οι Αίγινηται μετά ταΰτα τοΐς Άθηναίοις, τείχη τε περιελόντες και
ναυς παραδόντες φόρον τε ταξάμενοι εις τον έπειτα χρόνον.
Le troisième texte, qui nous ramène directement au décret de Kléonymos, se rapporte
à la reddition de Samos, en 440/397 :
Ils se rangèrent à un accord : ils abattaient leurs fortifications, fournissaient des otages,
livraient leur flotte et on leur fixait une somme à acquitter en plusieurs fois pour couvrir les
frais de guerre.
. . . προσεχώρησαν ομολογία, τείχος τε καθελόντες και όμηρους δόντες και ναυς παραδόντες
καΐ χρήματα τα άναλωθέντα ταξάμενοι κατά χρόνους άποδουναι.
On voit par ces passages que l'expression χρήματα ταξάμενοι άποδουναι s'oppose à
φόρον ταξάμενοι άποδουναι ou φέρειν ταξάμενοι : elle porte sur des sommes autres que le
tribut, des montants que les cités doivent acquitter tantôt immédiatement (Thasos),
tantôt par versements échelonnés dans le temps (Samos). La clause du décret de
Kléonymos a donc trait au règlement de sommes qui n'émargent pas à la comptabilité
du phoros. Samos n'a jamais été tributaire et on a reconnu, dans le décret de 426/5,
les indemnités de guerre qu'elle fut contrainte de payer après sa reddition8. On serait
semblablement tenté de croire que Théra et les autres cités visées par cette clause
(και ει τις άλλη πόλις) n'étaient pas tributaires en 426/5 9.
Pourtant, on a supposé que le décret de Kléonymos visait des indemnités qui
auraient été imposées à Théra lors de son intégration dans l'empire, que l'on date du
début de la guerre. Ces indemnités, Théra devait encore les acquitter en 426, en plus
du tribut auquel elle était astreinte10. C'est qu'on a cru lire le nom de l'île dans la
liste IG I3, 282 (26), qu'on s'accorde à dater d'avant l'été 42611 ; sur la foi de cette
mention, on l'a aussi restituée dans la liste IG I3, 281 (25), traditionnellement datée
de 430/2912.
(6) Thucydide, I, 108, 4. Traduction de Jacqueline de Romilly.
(7)I, 117, 3. Traduction, légèrement modifiée, de Jacqueline de Romilly.
(8) Cf. Meiggs-Lewis, GHI, p. 187. R. Meiggs, The Athenian Empire (1972), p. 192-193, 328.
(9) L'idée est exprimée par H. B. Mattingly, CIQ NS 28 (1978), p. 86..
(10) Cf. R. Meiggs, The Athenian Empire (1972), p. 321, 328 et la n. 8, ci-dessus.
(11) 430/29 : SEG V (1931), 25 ; H. Nesselhauf, Unlersuchungen zur Geschichle der delisch-altischen
Symmachie, Klio, Beiheft 30 (1933), p. 69-73, 85. — 429/8 : B. D. Meritt, Athenian Financial Documents (1939),
p. 3-12. B. D. Meritt-H. T. Wade-Gery-M. F. McGregor, ATL I (1939), p. 191-199. D. W. Bradeen-
M. F. McGregor, Studies in Fifth-Century Attic Epigraphy (1973), p. 20-23; IG, I», 282. — 427/6 :
H. B. Mattingly, Historia 10 (1961), p. 166-168; CIQ NS 11 (1961), p. 155-160 et 16 (1966), p. 179-183;
BSA 65 (1970), p. 133-142. — Sur les dates adoptées par U. Koehler et Κ. J. Beloch, cf. infra, n. 28.
(12) I G I», 281, II, 54. De là viennent les dates proposées pour l'annexion de Théra par Athènes. — Cf.
infra, n. 29. 164 MARCEL PIÉRART [BGH 108
On peut lire, en effet, dans l'édition des listes de tribut {ATL 26, III 23) :
HHH [Θ]ερ[αΐ]οι.
A. R. Rangabé, Anl. hell. (1842), p. 252 et 272, n° 223, lisait HHH Ε 31, qu'il interprétait
HHH .ερ. . . A. Boeckh, Slaalshaushallung, II2 (1851), p. 257, n° CI, tab. VII, 223 reproduit
la lecture de Rangabé, mais transcrit HHH . ..ε.ι. Κ. S. Pittakis, EphArch 32 (1853),
p. 764 et 766, n° 1252, lit Περίνθιοι : « « Εις την σ γραμμήν της αύτης στήλης ό Κ. €Ραγκ.
γράφει ECI [sic], εις δε τον λίθον αναγιγνώσκω ΠΕΡΙΝΘΙΟΙ ». U. Koehler, Urkunden
und Untersuchungen zur Geschichle der delisch-allischen Blindes (1870), p. 60 et tab. IX, lit
et restitue le premier [Θ]ηρ[αΓοι] [sic]. Le supplément [Θ]ηρ[αϊ]οι repris par A. Kirchhoff,
IG I, 257, 1. 22, est généralement admis13.
Plus récemment, D. W. Bradeen et M. F. McGregor ont réédité la liste, après un
nouvel examen particulièrement minutieux. Parmi les raisons qui les conduisirent à
cette nouvelle enquête, il y avait précisément la leçon [Θ]ερ[αΖ]οί,14. Ils devaient se
prononcer en faveur de la restitution traditionnelle15 : « We see enough of the letters
printed to make the reading sure: the horizontals of epsilon, the bow of rho, the upper
tips of the iotas, the circular scar of omicron. We cannot identify any trace of the first
letter. » Dans un article paru il y a peu, H. B. Mattingly publiait les résultats d'un
nouvel examen de la pierre en août 1976, en compagnie de M. Osborne. Il mettait
en doute la restitution traditionnelle et proposait de lire HHH [Η]ΕΦ[Α]Ι[Σ]Τ[ΙΕΣ] :
« I found nothing that would rule it out. 'The circular scar of omicron' may well not be
a letter at all. To the right of Bradeen and McGregor's second iota the surface si so
worn that I doubt whether any letters once there would still show.16 »
J'ai revu à plusieurs reprises la pierre au Musée d'Athènes17. Bien que la stèle
où était gravée la liste IG I3, 282 (26) soit presque entière, sa surface en est si abîmée
que la lecture en est très pénible18. Des traces de concrétions ocre, qui se sont incrus
tées par endroits dans les lettres et n'apparaissent pas sur les photographies ou les
estampages, facilitent par endroits la lecture, mais elles peuvent être trompeuses.
A l'endroit où l'on a cru déchiffrer la mention des [Θ]ερ[αΐ]οι, l'épiderme de la pierre
a été profondément attaqué. Voici ce que j'ai cru voir. A la ligne 23, on devine les
(13) Sur la description des fragments de la liste IG P, 282 (26), cf. ATL, Ι Π939), p. 93-96;
D. W. Bradeen et M. F. McGregor, op. cil., p. 3-9.
(14) D. W. Bradeen-M. F. McGregor, op. cit., p. 3.
(15) D. W. F. op. cit., p. 14.
(16) H. B. Mattingly, CIQ NS 28 (1978), p. 87.
(17) Pendant l'hiver 1975, en compagnie de mes camarades P. Marchetti et R. Etienne ; je suis retourné
plusieurs fois à la pierre en 1976, 1977 et 1978. J'en ai pris des estampages et, à ma demande, une photographie
partielle a été exécutée (llg-. 1). Qu'il me soit permis d'exprimer ici toute ma gratitude à Mme Dina Peppas-
Delmouzou et à son assistante Mme Karapa-Molisani pour la gentillesse de leur accueil.
(18) Les éditeurs qui se sont reportés à la pierre ont tous souligné combien son déchiffrement était
difficile. Le lecteur pourra se faire une idée de l'état de conservation de la pierre d'après la fig·. 1 et les photo
graphies publiées par D. W. Bradeen-M. F. McGregor, Studies ... (1973), p. 5-6, pi. I-II. K. S. Pittakis,
ArchEph 32 (1853), p. 765, rapporte des renseignements intéressants sur le lieu de la trouvaille : « La plaque
sur laquelle se trouvent les inscriptions 1252 et 1253 [il s'agit de la face latérale de la liste] a été trouvée près de
l'angle N.-O. du Parthenon. Cette plaque (dont la hauteur est de 1,57 m, la largeur, 0,80 m et l'épaisseur,
0,16 m), brisée en deux, servait de pavement au bain turc ; l'eau déversée sur elle pendant de nombreuses années
a formé les concrétions qui recouvrent actuellement toute la surface de l'inscription qui y figure et qu'elles ont
rendu difficile à lire. [Je traduis] ». LA POLITIQUE D'ATHÈNES EN MER EGÉE (428-425) 165 1984]
traces d'une lettre à la deuxième colonne du stoichèdon19, puis un trait vertical assez
haut à la troisième, avec un renflement qui ne permet pas d'exclure un Φ. Les traces
de la quatrième ligne font penser à l'angle supérieur gauche d'un Ν plutôt qu'à un A.
Plus à droite, on voit nettement 0, sinon sur la pierre, du moins sur l'estampage. C'est,
en définitive, la lettre la plus sûre : aussi serais-je enclin à écarter la lecture de H.
B. Mattingly.
Parmi les cités des îles dont le tribut correspond à celui qu'on peut lire à la
ligne 23, figurent Chalcis, Érétrie, Kythnos, Siphnos, Kéos20. Il se pourrait qu'on ait
[ΣΙ]ΦΝ[Ι]0Ι. J'hésite à le proposer, car je ne suis pas sûr que le Ο figure à la sixième,
et non à la cinquième place du stoichèdon : les mesures verticales sont très difficiles
à prendre dans l'état de conservation de la pierre.
Même si l'aporie demeure, l'état de conservation de la pierre ne permet sûrement
pas d'affirmer que ΘΕΡΑΙ0Ι s'y trouvait. Les conséquences qu'on a voulu tirer de
cette lecture sur le plan historique sont donc loin de s'imposer.
Le hasard a voulu que, dans la liste annexée au décret de 425/4 sur la taxation
du tribut, la rubrique du νησιωτικός φόρος soit très bien conservée21. Parmi les cités
qui apparaissent là pour la première fois, et dont on est sûr qu'elles n'étaient pas
tributaires pendant la période VI (434/3-431/0), figurent les îles du Sud des Gyclades :
Mélos, Kimolos, Pholegandros, Sikinos et Théra. Toutes, sauf Mélos, se retrouvent
dans l'une ou l'autre des listes ultérieures :
IG P, 288 IG P, 289 IG P, 71 IG P, 287
{ATL, A 9) {ATL, 33 = 37) {ATL, 38) {ATL, 39)
425/4 418/7? 417/6? 416/5
1. Mélos 15 t.
1 000 dr. 2. Kimolos m
3. Pholegandros 2 000 dr. J 000 [1 500 000]
4. Sikinos 1 000 dr. 500 [500]
5. Théra 5 t. m
II est clair, à tout le moins, qu'en 425/4, Athènes entendait posséder toute la
mer Egée. Cette prétention, on la voit formulée pour la première fois en 426, lors de
l'expédition de Nicias à Mélos22 :
En effet, les Méliens habitant une île et ne voulant pas se soumettre ni entrer dans leur
alliance, ils voulaient les y contraindre.
. . . τους γαρ Μηλίους οντάς νησιώτας και ουκ έθέλοντας ύπακούειν ουδέ ες το αυτών
ξυμμαχικδν ίέναι έβούλοντο προσαγαγέσθαι.
(19) C'est la deuxième lettre qui a été lue E, ce qui est possible, mais ne s'impose nullement. J'ai cru
distinguer, à la troisième rangée, une légère dépression en forme de demi-lune, qui a dû être à l'origine du P
qu'on a cru voir.
(20) La lecture HHH me paraît sûre.
(21) IG Is, 71. ATL, A9, I 61-98.
(22) Thucydide, III, 91, 2. 166 MARCEL PIÉRART [BCH 108
Rien, on l'a vu, ne permet d'affirmer qu'Athènes se soit intéressée aux Cyclades du
Sud avant cette époque. Elle avait peut-être alors un bon motif de le faire.
On se souvient qu'au début de l'été 428, les habitants de Mytilène, entraînant
avec eux toute l'île de Lesbos sauf Méthymna, firent défection. Ces alliés, qui possé
daient une flotte, étaient des adversaires d'autant plus redoutables que les Athéniens
étaient affaiblis par la peste. Toutefois, prévenus à temps, ceux-ci purent dépêcher
sur les lieux quarante navires et mettre le blocus devant les ports de Mytilène. Cepen
dant, les Lesbiens réussirent à envoyer secrètement des ambassadeurs aux Pélo-
ponnésiens. Vers la mi-août, à Olympie, ils prirent la parole devant les Lacédémoniens
et leurs alliés, qui venaient de célébrer le concours et les convainquirent d'intervenir
en leur faveur. On projeta d'envahir une deuxième fois l'Attique, par terre et par mer
cette fois, mais la lenteur des préparatifs permit aux Athéniens d'équiper une flotte
de cent navires où ils embarquèrent toutes les troupes disponibles et l'on en resta là.
Plus tard les Lacédémoniens équipèrent une flotte de quarante-deux vaisseaux, à la
tête de laquelle ils placèrent Alcidas, avec le titre de navarque. Pendant ce temps, les
Athéniens envoyèrent mille hoplites en renfort à Lesbos, sous la conduite du stratège
Pachès, qui entourèrent Mytilène d'un mur simple. Ainsi, au début de l'hiver,
Mytilène était-elle soumise à un blocus sévère, sur terre et sur mer23.
Ce n'est qu'au début de l'été 427 que la flotte commandée par Alcidas put quitter
les eaux du Péloponnèse. Elle ne devait jamais atteindre Lesbos, car les Mytiléniens
furent contraints de capituler auparavant24. Malgré cet échec, l'expédition d'Alcidas
ébranla profondément les Athéniens. Thucydide y fait allusion à deux reprises.
Lorsque Pachès apprend la présence des Péloponnésiens sur la côte d'Érythrées25 :
. . . l'Ionie étant dépourvue de fortifications, grande fut la crainte que les Péloponnésiens
naviguant dans ses parages, même s'ils n'avaient pas l'intention d'y rester, ne ravageassent
les cités en tombant sur elles à l'improviste.
. . . ατείχιστου γαρ οΰσης της Ιωνίας μέγα το δέος έγένετο μη παραπλέοντες οι Πελο-
ποννήσιοι, ει και ώς μη διενοουντο μένειν, πορθωσιν άμα προσπίπτοντες τας πόλεις.
L'expédition attisa encore la colère des Athéniens lorsqu'ils délibérèrent sur le sort
de Mytilène26 :
. . . mais ce qui s'ajoutait pour provoquer surtout la passion, c'était l'audace des vaisseaux
péloponnésiens venus jusqu'en Ionie soutenir Mytilène malgré le risque : cette défection ne
semblait pas avoir été faite à la légère.
. . . καΐ προσξυνελάβοντο ουκ ελάχιστον της ορμής αϊ Πελοποννησίων νήες ες Ίωνίαν
έκείνοις βοηθοί τολμήσασαι παρακινδύνευσαν * ου γαρ άπο βραχείας διανοίας έδόκουν την άπόστασιν
ποιήσασθαι.
Même si l'envoi des trières péloponnésiennes dans l'Egée n'eut pas de consé
quences militaires, les Athéniens prirent donc l'affaire au sérieux : ils venaient d'être
surpris sur mer, dans leur propre zone d'influence. Le coup d'audace de leurs ennemis
(23) Thucydide, III, 2-6, 8-16, 18.
(24)III, 29-34.
(25)III, 33, 2.
(26) Thucydide, III, 36, 2. Traduction R. Weil. la politique d'athènes en mer égée (428-425) 167 1984]
pouvait se reproduire. Mélos, Théra et les autres îles doriennes du Sud des Gyclades
se trouvent naturellement sur la route d'une flotte partant du Péloponnèse. Elles
pouvaient donc servir de relais ou de base de départ. Je crois que c'est pour prévenir
cette éventualité qu'en 427-26, les Athéniens prirent la décision de soumettre ces îles.
La prise de Cythère, en 424, devait fournir aussi bien une base aux Athéniens qu'un
moyen d'achever le blocus naval de Sparte27.
La clause mutilée du décret de Kléonymos tendrait à prouver que Théra, comme
peut-être aussi les autres îles, céda à la pression d'Athènes28. Mélos s'y refusa29.
L'expédition que dirigea contre elle Nicias se solda par un échec. Le sort qui fut réservé
plus tard à la petite île est bien connu30.
L'île d'Anaphè, située au large de Théra, apparaît pour la première fois dans
la liste IG P, 283 (27), où elle figure sous la rubrique du tribut d'Ionie31. Dans la liste
annexée au décret de Thoudippos, et plus tard, on la trouve là où on l'attend, dans
le phoros des îles32. On pourrait attribuer cette divergence à une confusion des rédac
teurs de la liste IG I3, 283 (27), qui auraient ignoré la position géographique exacte
de l'île33. Elle s'explique mieux, je pense, si l'on admet qu'à l'époque de la liste, les
îles doriennes du Sud des Cyclades n'étaient pas encore tributaires. La liste IG I3,
283 (27) ne saurait être antérieure à 427 /6, on le verra dans la section suivante. Si elle
date, comme je tenterai de l'établir plus loin, de 426/5, les îles du Sud des Cyclades
n'auraient pas été inscrites au bordereau de taxation avant 425/4.
(27) Thucydide, IV, 53-54, avec le commentaire de A, W. Gomme, III (1956), p. 508-509.
(28) II n'est peut-être pas inutile de noter que U. Koehler, Urkunden ... (1870), p. 146, ne pensait pas
que les Athéniens aient entrepris de soumettre Théra avant Mélos. 11 considérait que la liste IG Is, 282 (26)
datait de 426/5. La même opinion est émise par K. J. Beloch, Gr. Gesch. II 1 (1914), p. 353 ; 2 (1916), p. 361,
qui suppose que le silence de Thucydide est dû au fait que Théra s'est soumise sans combat. Les difficultés
n'ont commencé que du moment où l'on a fait remonter la liste : H. Nesselhauf, Untersuchungen ... (1933),
p. 86-87 place la soumission de Théra entre 431 et 429 ; les auteurs des ATL III (1950), p. 198, 336 la situent
en 430.
(29) Thucydide, III, 91.
(30) Les historiens sont divisés sur le point de savoir si Mélos a été tributaire. Ainsi, pour prendre les
deux dernières synthèses, R. Meiggs, Athenian Empire (1972), p. 328 répondait par la négative, tandis
qu'E. Will, Le monde grec et Vorient I (1972), p. 345 considérait qu'elle avait payé tribut. La construction
d'A. E. Raubitschek, Historia 12 (1963), p. 72-83 a été combattue par E. Buchner, Chiron 4 (1974), p. 91-99,
qui plaide en faveur de la version thucydidéenne. Dans le même sens, W. Sghuller, Die Herrschaft der Alhener
im ersten attischen Seebund (1974), p. 20, n. 63. Je crois que l'apparition d'un nom dans le décret de Thoudippos,
qui représente à beaucoup d'égards un programme politique, ne signifie pas que la cité concernée a effectivement
payé le tribut, mais seulement que les Athéniens l'ont considérée comme tributaire (cf. Ghr. Habicht, Akten VI.
Kongr. fur gr. u. lai. Epigr. [1973], p. 367). Il ne me semble pas qu'on puisse assimiler le statut de Mélos à celui
des cités de Chalcidique dans la Paix de Nicias (Thucydide, V, 18, 5), qui seront tributaires mais neutres, comme
le voudraient A. Giovannini et G. Gottlieb, Thukydides und die Anfange der Athenischen Arche (1980), p. 42-43.
Thucydide dit expressément dans le passage cité plus haut (n. 22) que les Méliens ne veulent être ni sujets
ni alliés (III, 91, 2 ; cf. V, 84, 2).
(31) IG Is, 283, II 31.
(32) IG P, 71 {ATL, A9), I 85 ; 287 {ATL, 33 = 37), I 9 ; 289 {ATL. 39) I 9. Dans cette dernière liste,
qui date de 416/5, la restitution Ά[ναφαϊοι] est très probable, car la rubrique des îles est presque entièrement
conservée.
(33) Cf. H. Nesselhauf, Untersuchungen ... (1933), p. 74, qui tire argument de cette anomalie pour dater
la liste d'avant la période IX. Voir aussi B. D. Meritt-H. T. Wade-Gery-M. F. McGregor, ATL III (1950),
p. 21, 198 et n. 4 qui pensent que l'île n'est pas entrée dans l'empire avant Théra. MARCEL PIÉRART [BCH 108 168
2. Colophon et Notion.
Une autre particularité de la liste IG I3, 283 (27) nous renvoie directement aux
événements dont il vient d'être question : les paiements de Notion et de Colophon.
Après avoir abandonné la poursuite d'Alcidas au large de Patmos, Pachès retourne
à Lesbos. En chemin, il en profite pour remettre de l'ordre à Colophon. Voici le récit
de Thucydide34 :
En revenant le long de la côte, il aborda à Notion de Colophon où les gens de Colophon
étaient descendus s'installer une fois la ville haute prise par Itamanès et ses barbares, qu'avait
appelés une faction agissant pour son propre compte ; la prise de la ville avait coïncidé, autant
qu'on puisse dire, avec la deuxième invasion péloponnésienne en Attique [été 430]. A Notion,
donc, chez les réfugiés installés là, les troubles avaient recommencé : certains, appelant des
auxiliaires et barbares fournis par Pissouthnès, les avec eux dans un retranchement ;
là étaient entrés aussi et avaient droit de cité ceux qui parmi les gens venus de la ville haute
étaient partisans des Mèdes ; les autres, qui s'étaient soustraits à eux et étaient exilés, appe
lèrent Pachès.
Παραπλέων δέ πάλιν έ'σχε και ες Νότιον το Κολοφωνίων, ού κατωκηντο Κολοφώνιοι της
άνω πόλεως έαλωκυίας ύπο Ίταμάνους και των βαρβάρων κατά στάσιν ιδίαν έπαχθέντων *
έάλω δε μάλιστα αΰτη δτε ή δευτέρα Πελοποννησίων έσβολή ες την Άττικήν έγίγνετο. Έν
οδν τω Νοτίω οι καταφυγόντες και κατοικήσαντες αυτόθι αδθις στασιάσαντες, οι μεν παρά
Πισσούθνου επικούρους Άρκάδων τε και των βαρβάρων έπαγαγόμενοι έν διατειχίσματι είχον,
και των εκ της άνω πόλεως Κολοφωνίων οι μηδίσαντες ξυνεσελθόντες έπολίτευον, οί δέ ύπεξελ-
θόντες τούτους και βντες φυγάδες τον Πάχητα επάγονται.
Thucydide raconte alors comment Pachès réussit à s'emparer de la place par ruse.
Il poursuit :
Pachès remit Notion aux gens de Colophon, sauf aux partisans de la Perse. Plus tard,
les Athéniens envoyèrent des fondateurs officiels pour coloniser Notion selon leurs propres lois,
en rassemblant tous les gens de Colophon, dans quelque cité qu'ils fussent.
Κολοφωνίοις δέ Νότιον παραδίδωσι πλην των μηδισάντων. Και ΰστερον 'Αθηναίοι οίκιστας
πέμψαντες κατά τους εαυτών νόμους κατωκισαν το Νότιον, ξυναγαγόντες πάντας έκ των πόλεων,
ει πού τις ήν Κολοφωνίων.
Tous ceux qui admettent une date haute pour la liste IG 1 3, 283 (27) — 428/7 — ont
considéré que les paiements effectués par Notion et Colophon, 100 et 500 drachmes35,
étaient symboliques : ils refléteraient le médisme de ces cités dans les années 430-
427 36. H. B. Mattingly a fait remarquer que ces paiements étant les mêmes que ceux
de 425/4, la liste pourrait dater aussi bien d'une année ultérieure, mais il ne semble
(34) Thucydide, III, 34. Traduction, modifiée sur un ou deux points, de R. Weil.
(35) IG P, 283 (liste 27), III 23-24.
(36) Cf. R. Meiggs, The Athenian Empire (1972), p. 532. H. Nesselhauf, Untersuchungen (1933), p. 75,
voit dans la modicité des tributs de Colophon et de Notion la preuve que Pachès n'a pas encore restauré l'ordre
athénien. Il fait donc de 426/5 le terminus ante quern de la liste. LA POLITIQUE D'ATHÈNES EN MER EGÉE (428-425) 169 1984]
pas remettre cette interprétation en cause37. L'examen du tribut payé par Colophon et
Notion suggère cependant une autre explication.
IGls IG P, 71 X XI I II III IV V VI 283 (27) {ATL,A9)
Colophon. . . . 3 t. lt. 3000 lt. 3000 3 t. 500 500 500
Notion 2000 2000 2000 2000 2000 2000 100 100
Colophon paie le même tribut dans la liste IG P, 283 (27) que pendant les périodes
X et XI, tandis que Notion qui paie seulement 100 drachmes dans la liste IG P, 283
et dans la liste annexée au décret de Thoudippos, voit son tribut relevé à 2 000 drach
mes à partir de la période X. Il ne peut s'agir, dans les deux cas, que de montants
fixés par Athènes, par décret ou lors de l'établissement du bordereau de taxation. Cela
n'est guère concevable avant l'intervention de Pachès, en 427.
Les événements décrits par Thucydide se sont déroulés en deux temps :
1. A la faveur de dissensions internes, Itamanès et les Perses s'emparent de la
ville haute38 en 430. Les réfugiés s'installent à Notion.
2. Plus tard, une nouvelle discorde éclate dans Notion même, parmi les réfugiés.
Avec l'aide d'une garnison de mercenaires à la solde de Pissouthnès, les partisans des
Perses occupent un retranchement et gouvernent la cité39. Au moment où Pachès
intervient, à la demande des exilés, Colophon et Notion sont en révolte. Il serait
étonnant qu'elles aient payé tribut alors. Par contre, on peut voir dans la modicité
des sommes payées à l'époque de la liste /G3, 283 (27) et dans la liste annexée au
décret de 425/4, qui se caractérise pourtant par sa sévérité, une mesure concédée
par Athènes dans le cadre de la restauration de la cité, après l'intervention de Pachès.
Dans cette perspective, les montants qui figurent dans la liste IG P, 283 n'ont pu
être acquittés avant 427/6. Cette date fournit le terminus a quo de la liste et peut
servir de point de départ à un réexamen de la datation des listes basses.
Le statut de Colophon et de Notion n'est pas clair. Rien ne permet de supposer
qu'Athènes ait repris la ville haute avant 409, si le renseignement de Xénophon est
exact40. Pourtant, dans les listes, deux communautés apparaissent, avant, comme
après 430-427. Comme la mention d'une ville dans les listes de tributs n'implique pas
(37) H. B. Mattingly, CIQ NS 28 (1978), p. 84 et n. 11. Il semble se prononcer finalement pour 428/7
« where the 100 drachmai tribute of Notion fits admirably — just after the Notion "troubles" and the settlement
of the Kolophonian remnant there », mais sans exclure une date ultérieure.
(38) Par ville haute (της #νω πόλεως), Thucydide désigne sans aucun doute Colophon « l'Ancienne », dont
le site est à proximité de Degirmende, à 13 km au Nord du port de Notion, à l'intérieur des terres. Voir
C. Schuchhardt, AM 11 (1886), p. 398-434 ; pour le site, L. B. Holland, Hesperia 13 (1944), p. 91-171. Cf.
L. et J. Robert, JSavants (1976), p. 171, n. 72.
(39) Sur la configuration de l'acropole de Notion et l'endroit où a dû se situer le retranchement dont
parle Thucydide, voir les observations de C. Schuchhardt, AM 11 (1886), p. 420-421.
(40) Xénophon, Helléniques, I, 2, 46.

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