entre conservation et recherche

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Publié le : lundi 11 juillet 2011
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MuLséum nEational d’HiMstoire naturUelle LaSLettre dé’informaUtion Numméro 8Décembre 2008
La MéNagerie, entreCONservatiONetreCherChe
Ouverte en 1794, la Ménagerie du Jardin des Plantes est l’un des plus vieux zoos encore en activité. En dépit de son grand âge, elle continue à remplir les trois missions principales confiées par le Muséum : la conservation des espèces animales, la diffusion des connaissances et la recherche.
À un détail près. La Ménagerie ne “montre” pas seulement une collection d’animaux vivants, elle s’engage dans la protection et l’étude de la faune. En s’impliquant dans de nombreux programmes internationaux d’élevage d’espèces menacées, elle pratique de plus en plus la conservation ex situ, devenant de fait un conservatoire d’espèces menacées dans leur milieu naturel. Une action de sauvegarde qui permet aussi de sensibiliser le public à ce phénomène.
Enfin, et c’est une autre de ses spécificités, son appartenance à un établissement scientifique permet à la Ménagerie de participer à des recherches dans des domaines variés tels la biologie, la reproduction, la taxonomie, la génétique des populations, la médecine vétérinaire, la biologie du comportement…
Le but ? Approfondir perpétuellement les connaissances pour améliorer le bien-être des animaux en captivité et contribuer à leur conservation in et ex situ. Elle a été classée monument historique en 1993.
m seour eson nvena re,ou enve oppan techniques de conservation et axes de recherche. État des lieux...
Grand saphir de Louis XIV (135,80 carats), dit “Ruspoli”, du nom de la famille romaine qui le possédait avant le roi de France. Sa taille en rhomboèdre est intemporelle. C’est le seul exemple de grande gemme d’origine indienne que ni les rois, ni les républiques n’ont fait retailler à la mode du jour. L’échantillon est conservé dans les réserves du Muséum.
Le Panda roux, originaire de l’Himalaya et de la Chineméridionale est menacé dans son milieu naturel. Deux jeunes sont nés à la Ménagerie en 2007.
co a ora onro e ee onguea eavec e Muséum. Avec, à la clef, la publication récente d’une liste rouge des espèces françaises menacées.
Tigre de Sumatra, une espèce aujourd’hui très menacée. Naturalisation, salle des espèces menacées et disparues de la Grande Galerie de l’Évolution.
ViVe la recherche !
là RECHERCHE du Muséum Est pouR nous tous un sujEt dE fiERté : nous En ConnàIssons L’oRIgInàLIté, Là dIvERsIté, Là RICHEssE, Et Là pRoduCtIvIté. Nous sàvons CombIEn son àppoRt sCIEntIfiQuE Est ImpoRtànt pouR Là sCIEnCE fRànÇàIsE Et pouR Là ConnàIssànCE dE Là nàtuRE, Et LE RôLE motEuR Qu’IL jouE pouR L’EnsEmbLE dE nos mIssIons. Nous sàvons àussI Qu’ELLE Est pàRfoIs méConnuE du pubLIC, dont nàtuRELLEmEnt L’àttEntIon sE poRtE pLus fàCILEmEnt suR LEs àCtIvItés QuI LuI sont dEstInéEs, màIs àussI, pàRfoIs, d’obsERvàtEuRs QuI dEvRàIEnt êtRE mIEux InfoRmés dE Là RéàLIté.
l’ànnéE 2008 à vu L’agEnCE d’ÉvàLuàtIon dE Là rECHERCHE Et dE L’ensEIgnEmEnt SupéRIEuR sE pEnCHER suR CHàCunE dE nos éQuIpEs Et unItés, Et poRtER suR ELLEs un jugEmEnt d’EnsEmbLE éLogIEux, CLàssànt QuàtoRzE unItés Et éQuIpEs “a+ ou a” Et sEuLEmEnt QuàtRE “B”. auCunE éQuIpE n’Est CLàsséE “c”. lE RàppoRt d’étàbLIssEmEnt évoQuE Quànt â LuI « unE RECHERCHE REstRuCtuRéE Et LàRgEmEnt
nàIssànCE généRàLE s’àjou-ouR Là ConfiRmER, unE séRIE dE RéCompEnsEs Et dIstInC-Es IndIvIduELLEs : gRànd pRIx Là FondàtIon SImonE Et cIno PHILIppE JànvIER, PRIx iRènE  LàFEmmE sCIEntIfiQuE dE RIgIttE SEnut, médàILLE d’Ex-dE L’European Mineralogical Rs MEIbom, pRIx là rECHERCHE, nnEmEnt, pouR annE TREssEt, StépHànIE BRéHàRd, JosépHInE Iàm, MàRjànE MàsHkouR Et E, séLECtIon àu pREmIER àppEL European Research Council  BàLàssE,pRIx lE MondE dE uR DEnIs DupLàt Et, Enfin, PRIx NEumàn dE L’aCàdémIE dEs Rnàud huREL. oIns dE sEpt médàILLEs, pRIx  àvEC,LE pLus souvEnt, unE CLEf, pERmEttRont àux LàuRéàts uRs sujEts d’étudE, d’àgRàndIR QuéRIR un màtéRIEL dE poIntE... EuRs HoRIzons Et d’àLLER pLus CHERCHE Et Là ConnàIssànCE  bIoLogIQuE,géoLogIQuE Et tRE pLànètE. Ion dE L’étàbLIssEmEnt, CEs uI mEttEnt En RELIEf Là QuàLIté E pàR L’aereS, sont àutànt ILEs dàns LEs négoCIàtIons R LE début dE L’ànnéE 2009 : tRàt d’étàbLIssEmEnt, CELLE àvEC LE cNrS Et LEs àutREs tutEuRs dE nos unItés, Et pLus ELLEs QuI doIvEnt pERmEttRE â L’étàbLIssEmEnt dE pREndRE Là pLàCE Qu’IL méRItE dàns un pàysàgE dE Là RECHERCHE unIvERsItàIRE En pLEInE mutàtIon. cEs RésuLtàts justIfiEnt LEs EffoRts dE REdREssEmEnt Engàgés pàR tous CEux QuI ContRIbuEnt â notRE RECHERCHE, dIRECtEmEnt ou â tRàvERs LEs 1 fonCtIons suppoRt. MERCI Et bRàvo, donC, â tous CEux QuI y ont ContRIbué : tACHons dE LEuR donnER LEs moyEns dE fàIRE EnCoRE mIEux En 2009 ! BERtRànd-PIERRE GàLEy Directeur général
acTUàlITéS
expositions renDeZ-Vous PoRtRàIts sEnsIbLEs GRACE â Là tECHnIQuE du poRtRàIt HumàIn, JoE ZàmmIt-luCIà CRéE unE gàLERIE sàIsIssàntE d’EspèCEs dont bEàuCoup sont mEnàCéEs ou En voIE dE dIspàRItIon. Un fàCE â fàCE QuI nous InvItE â ConsIdéRER LEs ànImàux CommE dEs IndIvIdus àvEC LEuR CàRàCtèRE, LEuR pERsonnàLIté Et LEuRs émotIons. là bEàuté dEs CLICHés sERt LE mEssàgE-CLé dE L’àRtIstE : Là ConsERvàtIon dEs Or natif. EspèCEs Et Là défEnsE dE L’EnvIRonnEmEnt. Monde sauvage : regards et émotionsl’OR dEs améRIQuEs 22 octobre 2008 - 5 janvier 2009 À tRàvERs unE ExtRàoRdInàIRE CoLLECtIon d’oRs Grande Galerie de l’Évolution. nàtuRELs, déCouvREz CE pRéCIEux métàL sous En collaboration avec l’ambassade de Malte, à l’occasion dIfféREnts àspECts : son oRIgInE dàns Là nàtuRE, Là fièvRE Qu’IL déCLEnCHE, LEs CIvILIsàtIons QuI LE CéLèbREnt… sàns oubLIER unE pRésEntàtIon unIQuE dE bIjoux pRéCoLombIEns. Avril 2009 - janvier 2010 Galerie de Minéralogie et de Géologie. au fiL dEs àRàIgnéEs cRàIntEs, voIRE détEstéEs, màIs Comptànt àussI pàRmI LEs CRéàtuREs LEs pLus InCRoyàbLEs du mondE ànImàL, LEs àRàIgnéEs sont ICI àboRdéEs dE mànIèRE InsoLItE, dEpuIs LEuR bIoLogIE jusQu’àux mytHEs QuI LEuR sont LIés. UnE ExposItIon QuI àIdERà LE vIsItEuR â mIEux LEs ConnàîtRE Et, pouRQuoI pàs, â LEs àImER… Septembre 2009 - janvier 2010 BIodIvERsIté poLàIRE Grande Galerie de l’Évolution. PRoLongEmEnt nàtuREL dE Là mIssIon sCIEntIfiQuE et toujouRs… Mers australes, CEttE ExposItIon dE pHotogRàpHIEs REtRàCE LEs pLus bEàux momEnts pàssés â boRd l’ExposItIonIncroyables Cétacés !pRogRàmméE dEs bàtEàuxAurora AustralisEt L’Astrolabe, jusQu’àu 25 màI 2009, bàt dEs RECoRds dE màIs égàLEmEnt LoRs d’ExpédItIons àntéRIEuREs fRéQuEntàtIon (190 000 vIsItEuRs mI-déCEmbRE). dàns LE subàntàRCtIQuE Et â pRoxImIté dEs îLEs làIssEz-vous EntRàînER dàns LEs pRofondEuRs dE KERguELEn. cEs CLICHés montREnt toutE Là oCéànIQuEs, EsCoRté pàR CEs màmmIfèREs, LEs RICHEssE dE CE “Hot spot” dE bIodIvERsIté. UnE mIEux àdàptés â Là vIE àQuàtIQuE. DéCouvREz pRésERvàtIon duE àu pàtCHwoRk dE mILIEux LEuR dIvERsIté, LEuR évoLutIon spECtàCuLàIRE En pRésEnCE : àLoRs Qu’unE CàLottE dE gLàCE màIs àussI LEs RELàtIons àmbIguës EntREtEnuEs RECouvRE LE ContInEnt àntàRCtIQuE, unE végétàtIon àvEC LEs HommEs, àInsI QuE LEs pRInCIpàLEs InsoupÇonnéE EnvàHIt LEs îLEs subàntàRCtIQuEs. étàpEs dE Là CHàssE àux gRànds CétàCés. DEs Dàns CEs pàysàgEs subLImEs évoLuEnt dEs ànImàux dEvEnus EmbLémàtIQuEs dEs EspèCEs popuLàtIons d’oIsEàux, dE mànCHots, dE pHoQuEs, mEnàCéEs… dE bàLEInEs… ToutE Là vàLEuR àjoutéE du tRàvàIL www.mnhn.fr/cetaces dEs sCIEntIfiQuEs RésIdE bIEn Lâ : pouvoIR obsERvER dEs EspèCEs dIffiCILEs â àppRéHEndER HoRs d’un ContExtE dE RECHERCHE. SEuLEs CEs mIssIons offREnt En EffEt Là possIbILIté dE pREndRE ConnàIssànCE dEs fonds màRIns àntàRCtIQuEs Et d’En déCouvRIR LEs spéCIfiCItés : CàRàCtéRIstIQuEs d’àdàptàtIon InCRoyàbLEs dE CERtàIns poIssonskiosque àux CondItIons ExtRêmEs ; RICHEssE Et dIvERsIté StRàtotypE lutétIEn dEs foRmEs Et dEs CouLEuRs CHEz LEs vERtébRés (moLLusQuEs, CRustàCés…). cE pREmIER voLumE dE Là CoLLECtIonPatrimoine L’Antarctique, haut lieu de biodiversité géologique– QuI CompREndRà â tERmE unE 15 novembre 2008 - fin avril 2009 uàRàntàInE d’ouvRàgEs – évoQuE un étàgE dE toIRE dE Là TERRE mondIàLEmEnt REConnu Et été. lE lutétIEn Est RICHE dE sEs fossILEs, dEs umEnts fàbRIQués â pàRtIR dEs RoCHEs dàtànt son époQuE Et dEs pERsonnàgEs QuI sE sont REssés â LuI. BIEn doCumEnté, àbondàmmEnt stRé, àgRéàbLE â pàRCouRIR, L’ouvRàgE ConstItuE syntHèsE dEs ConnàIssànCEs àCQuIsEs suR LE E tIEn â L’àubE du XXisIèCLE. l’àmbItIon dE oLLECtIon Est dE pRésEntéE CHàQuE stRàtotypE pubLIC, Qu’IL soIt pRofànE, àmàtEuR, étudIànt RofEssIonnEL. pages, 35ition Publications scientifiques uséum-Biotope. pub@mnhn.fr
Petite colonie de manchots-papous, îles Kerguelen.
Làs dE Là floRE sàuvàgE BouRgognE tI En oCtobRE 2008, CEt ouvRàgE pRésEntE EspèCEs dE CE tERRItoIRE sous foRmE dE ogRàpHIEs CompLètEs àvEC stàtut, CàRtE dE àRtItIon, péRIodE dE floRàIson Et pHotogRàpHIE uR LEs EspèCEs RàREs ou àyànt un stàtut IEL). lEs EspèCEs â EnjEu ou EnvàHIssàntEs t, ELLEs, tRàItéEs dàns dEs CHàpItREs â pàRt. n, LEs àutEuRs OLIvIER BàRdEt, ÉRIC FédoRoff, L càussE Et JàCQuEs MoREt pRoposEnt un bILàn oRIQuE REtRàÇànt L’évoLutIon dEs ConnàIssànCEs nIQuEs ConCERnànt CE tERRItoIRE. 752 pages, 69Coédition Publications scientifiques du Muséum-Biotope. diff.pub@mnhn.fr
Zoo de Vincennes : l’Odyssée des aNimaux
Après 75 ans de bons et loyaux services, le parc zoologique de Paris ferme pour e accomplir, en quatre ans, sa métamorphose en zoo du XXIsiècle. Vingt-cinq à trente mois de travaux sont en effet nécessaires, et six mois pour l’acclimatation des animaux. Pour saluer ce passage entre l’ancien parc et le nouveau, le Muséum a offert au public un week-end de festivités, les 29 et 30 novembre. Côté pensionnaires, les départs s’enchaînent à un bon rythme, selon Delphine Roullet, gestionnaire de collections :“Nous avons jusqu’en juin 2009 pour évacuer nos cinq cents animaux. Certaines espèces sont faciles à placer, en raison de leur petite taille ou parce qu’elles sont très recherchées par les zoos. Les oryx ont ainsi ouvert le bal fin août, en rejoignant Thoiry. Les choses se compliquent pour les espèces impliquées dans un programme d’élevage international ou inscrites dans un “stud-book”, le livre des origines. Dans ce cas, il nous faut une recommandation du coordinateur du programme – celui des zèbres de Grevy est basé en Angleterre – ou du “stud-book keeper”. Mais le plus émouvant est sans doute le départ pour Apeldoorn, aux Pays-Bas, de notre dernière famille de propithèques (lémuriens). Nous y sommes attachés car elle fait l’objet d’une première mondiale asso artificiel.”Mais si le zoo de préparation du nou poursuit avec ardeur ! doit boucler le progr pédagogique et le p de conservationin s veiller sur les anima qui restent, comme le girafes, préparer les dossiers d’autorisatio et l’arrivée des futurs pensionnaires… Affaire à suivre !
Atapue despre
Les restes fossiles déc dans la province de B sur l’anatomie et les 1,2 million et 200 000 d’Anténéanderthalien anciens vestiges de la occidentale. Àla Sim à au moins 32 individ monde pour le Pléisto des vestiges de la vie d’utilisation, une offr régional deCastilla y l’ouverture prochaine les excellentes relatio espagnoles concernée
atàpuERCà, suR LEs tRàCEs d 16 jànvIER - 16 màRs 2009,
L’Herbie Commencé à la fin botanique qui s’ann le plus grand et le pl Car les embûches f proposition de Cla en 1666, une grande la publication par De chapitres et 38 planch servir à l’Histoire des tourne court en 1694, de botaniquede Pitt artistes tels Abraha Louis de Châtillon a 319 planches, aujour Quatorze de ces esta pour cette exposition de Dodart, elles sont modernes imprimés chalcographie* du L de plaques de cuivre. * Gravure sur métal, principale l’HERbIER du roy jusQu’àu 15 jànvIER 2009 càbInEt d’HIstoIRE du JàRdIn
Tilavo, propithèque couronné né au Parc zoologique de Paris.
Gravure sur métal.
AuCœurdespierres
tERRàIN
Sous nos pieds : la terre. Dans la terre : des roches… composées de minéraux. Un monde immobile ? En apparence seulement. Car au pays de la minéralogie, le mouvement, invisible à l’œil nu, existe bel et bien à l’échelle du temps géologique. Découvrez la collection de minéraux du Muséum et vous ne regarderez plus jamais les pierres comme avant !
Le Muséum est dépositaire d’une des premières collections de minéralogie au monde, fruit de trois siècles et demi d’acquisitions, donations, voyages et découvertes.« Aujourd’hui, nous ne connaissons ni l’étendue, ni le contenu exact de notre patrimoine », explique François Farges, professeur au Muséum et chargé de la conservation de cette collection.
HistOrique mais daNs sON temps
Lancée il y a un an, la mise à jour de l’inventaire a permis, dans un premier temps, de recenser les pièces les plus précieuses : 10 000 dans les réserves du Trésor et quelques milliers dans les vitrines. Il faudra encore 5 ans pour répertorier l’ensemble de la collection, aujourd’hui estimée à 250 000 échantillons, avec une marge d’erreur de plus ou moins 20 000. Plus de la moitié des objets se trouvent dans la Galerie de
Galène offerte au Muséum par la Bulgarie en 1985. Elle est composée de plusieurs groupements de cristaux cubiques de galène accompagnés de gerbes de cristaux de quartz incolore. Provenance : Madan (Bulgarie).
INOrgaNiques et dyNamiques
Il n’ont pas de cœur, ni de sang dans les veines… mais les minéraux sont dynamiques. Généralement inorganiques et cristallisées, ces structures solides naissent, existent puis sont vouées à la destruction pour mieux se transformer … en nouveaux minéraux. Ce recyclage perpétuel illustre le vieil adage de Lavoisier :« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » « Quand la minéralogie a été créée,explique François Farges,on a beaucoup étudié les minéraux tels qu’ils étaient. Depuis 20 ou 30 ans, on s’intéresse aussi à leur formation et, aujourd’hui, à leur environnement et à leur pérennité. »Cette évolution va de pair avec une prise de conscience de leur fragilité :« Si on les trouve dans leur cadre naturel, c’est qu’ils étaient stables dans ce milieu-là. Le déplacement dans un
Argent natif issu de la mine norvégienne de Kongsberg. Cadeau du roi du Danemark Christian VII à Louis XV.
ns, uit res ais et ute rter ois par tise des nt, nie de ue ce les iel, ion des
nte aux hir, .
Quels axes de reCherChe ?
Aujourd’hui, la minéralogie systématique reste incontournable, mais l’approche descriptive des minéraux ne constitue plus la seule voie de recherche. La minéralogie environnementale s’intéresse au devenir des minéraux dans leur cadre naturel et au sein des collections. L’étude de l’interaction des minéraux avec la biodiversité permet d’établir des passerelles vers d’autres disciplines. L’analyse de l’influence des minéraux sur la santé ouvre des perspectives d’applications thérapeutiques. François Farges aime « les minéraux qui parlent, qui sont comme des livres ouverts »…Ils nous racontent l’histoire de la Terre et même,viales météorites, celle de notre système solaire !
Reconstitution du “diamant bleu de la Couronne” par ordinateur.
l’ÉPOPÉe D En 1671, Louis XIV ordonne la retaille d’un diamant brut d’environ 115 carats, ramené des Indes par Jean-Baptiste Tavernier. Une taille asymétrique très complexe à réaliser, dite en rose de Paris, en forme de triangle et avec 7 facettes, renforce la pureté et la couleur bleu unique de la pierre précieuse. Elle pèse alors 69 carats. Emblématique de la couronne de France, ce chef d’œuvre de l’art lapidaire baroque français est inséré à la Toison d’or de Louis XV en 1749. Hélas, ce joyau est dérobé en 1792. Seules deux gravures anciennes en conservent la trace. En 1812, un diamant bleu foncé de 45 carats apparaît à Londres, chez un joaillier, puis dans la collection du banquier Henry Philip Hope. S’agit-il de celui de la couronne de France ? Plus d’un siècle s’écoule sans qu’une preuve ne vienne étayer cette hypothèse.
Mais en 2005, laSmithsonian Institutionde Washington, où le diamant “Hope” est exposé, décide d’en savoir plus en le comparant au joyau de la couronne de France, extrapolé à partir des deux gravures. Verdict : il s’agit bien de la même pierre. Entre 1792 et 1812, elle aurait été retaillée, perdant au passage un peu plus de 23 carats. L’enquête est-elle bouclée ? Pas encore.
Au Muséum, François Farges et son équipe achètent une réplique du joyau de la couronne à laSmithsonian Institution. Très vite, ils font le rapprochement avec une copie en plomb d’un grand diamant conservé dans les fonds anciens de la collection. Coup de théâtre ! Il s’agit de la copie du diamant bleu de France. Elle en porte les sept facettes distinctives. Dans la foulée, les travaux de recherche de François Farges permettent de reconstruire virtuellement le joyau d’origine et de réaliser bientôt sa réplique exacte… en zircone ! Elle sera visible au Muséum à partir de 2010.
À BieNTÔT… La Galerie de Minéralogie et de Géologie est le premier musée érigé en tant que tel par Louis Philippe, en 1741. Elle est temporairement fermée pour travaux de mise en conformité (sécurité, incendie et électricité). Réouverture en avril2009 pour l’expositionOr des Amériques. en àttEndànt, vIsItEz Là gàLERIE vIRtuELLE : www.musEum-mInERàL.fR
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DOSSIER
La faisanderie.
Quelle que soit l’entrée par laquelle vous vous faufilez, la visite de la Ménagerie est un enchantement ! Si l’endroit conserve son côté récréatif de promenade, il est désormais orienté vers la conservation des espèces menacées. En effet, la Ménagerie ne “montre” pas seulement une collection d’animaux vivants : elle participe activement à la protection et à l’étude de la faune. Pour le bien-être de ses pensionnaires, plus de 60 professionnels – soigneurs, jardiniers, surveillants, ouvriers, chercheurs, vétérinaires… – s’y relaient, assurant une présence permanente. Déambulation avec Jacques Rigoulet, vétérinaire et directeur des lieux.
TraditiON et COup de balai
Il y a dix ans, la Ménagerie abritait encore des loups, des lions et des ours bruns. Ces animaux, plébiscités par le public, ont rejoint au fil des ans différent de prése mais tou vue de l présenta avons ac depuis ci ours bru progress un petit conditio naturel, dans d’ rôle de français de nouv apparte nous de espèces collectio bousculé ainsi, u été libéré aras ou
UN TÉ Née en 1 Ménageri animaux sont édifi croix de l présentée la Médite la premi L’ancienn restaurée Les trent singerie (
ReprOduCtiON daNs la Fauverie
oulisses de éNagerie
 desPlantes, 5,5 hectares abritent près  :c’est la Ménagerie, vieille de 215 ans. espèces au monde ayant vécu en captivité  Ménagerie! Quelque 250 mammifères, ptiles, ainsi que desarthrOpOdeset des  aujourd’huibon ménage. Un patrimoine quenté par plus de 600 000 personnes erie est, depuis 2007, le site le plus visité
Au hasard des allées, le promeneur découvre félins, à l’affût dans la fauverie en partie réno Tapies derrière de larges baies vitrées – qui remplacé les barreaux –, des panthères longiban des neiges et de Chine observent le chaland, v les artistes animaliers qui leur tirent le portr « Nous avons sélectionné en priorité des esp rares et menacées, de taille moyenne ou petite, p lesquelles nos cages sont parfaitement adapté la reproduction. Les grands zoos européens cautionné ces installations en acceptant de me en dépôt ces espèces fragiles. »En plus de son éducatif, la Ménagerie participe à de nombr programmes internationaux d’élevage d’espè menacées, en partenariat avec d’autres z européens. Un travail accompli dans le cadre réseau EAZA, l’Association européenne des zoos et des aquariums. Les parcs zoologiques sont devenus
Une panthère de Chine dans la fauverie ; cette espèce est devenue rare car trop chassée.
à elles-mêmes, les prélèvements dans la nature devenant très rares et très réglementés. Désormais,
Ara Macao ; ces grands perroquets colorés prennent le pas sur les rapaces, qui occupaient traditionnellement les volières de la ménagerie.
Cagou, femelle adulte ; cette espèce est aujourd’hui en danger dans son milieu naturel.
VOlières et plumes eN tOut geNre
Dans les volières, les perroquets (ou aras) prennent de plus en plus le pas sur les rapaces. À portée d’ailes, toucans, grues, martins de Rothschild, gouras, flamants roses, spatules, touracos, ibis rouges et faisans - dont les fameux paons du Congo et les argus - paradent toutes plumes dehors. Quant aux cagous, oiseaux endémiques de Nouvelle-Calédonie, présentés exclusivement ici, ils sont classés par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature parmi les douze espèces d’oiseaux les plus menacées au monde.
ÉCailles et Chair de pOule
Frissons garantis dans le bâtiment réservé aux reptiles. Les crocodiles du Nil sont placides, mais les dentitions bien visibles rappellent leur dangerosité. Figés, caméléons et hydrosaures semblent attendre une hypothétique proie, tandis
que les grands serpents constricteurs hypnotisent le regard. Plus loin, les tortues géantes des Seychelles cohabitent, durant l’hiver, avec des paresseux alanguis dans leur hamac. Représentantes vivantes de la faune de l’atoll d’Aldabra, ces tortues sont les héroïnes de l’exposition temporaireAldabra, trésor de la biodiversité, présentée à la Rotonde. Ces nouvelles ambassadrices de la biodiversité sont le parfait symbole du travail des zoos en matière de pédagogie et de sensibilisation du public aux e grands enjeux écologiques du XXIsiècle. La visite se poursuit au rayon des amphibiens. Plusieurs d’entre eux, dendrobates et grenouilles-singes notamment, affichent des couleurs très vives qui sont un défi au nuancier chromatique.
SiNgerie et reCherChe sCieNtifique
La singerie est actuellement consacrée aux cercopithèqueset aux orangs-outans, mais d’autres espèces rares de primates comme les saïmiris, les tamarins et les ouistitis sont présentées à la nouvelle faisanderie.« La force de la Ménagerie est de pouvoir mener des activités scientifiques de pointe, ce qui est impossible dans un zoo lambda. Ainsi, à la fin des années 1990, ses vétérinaires ont été les premiers au sein des zoos à publier avec les professeurs Montagnier et Barré-Sinoussi, récents prix Nobel, sur les différents rétrovirus portés par certains cercopithèques ». Des résultats importants en termes d’origine des rétrovirus des primates (non humains et humains) et de modalités sanitaires de gestion en captivité des primates non humains, porteurs sains de ces virus.
La tortue géante des Seychelles est une espèce menacée. Il s’agit de la plus grosse tortue terrestre, dont la longévité peut dépasser 150 ans.
AcTES DE nAISSAncE
GRuE CouRonnéE SEptEmbRE 2006
anoà NovEmbRE 2006
MàngoustE jàunE MàI 2008
Dendrobates azureus; ces grenouilles colorées d’Amérique du Sud ne mesurent que quelques centimètres.
La Ménagerie a longtemps présenté des animaux provenant des anciennes colonies françaises : cercopithèques d’Afrique équatoriale et centrale, faisans et bovidés d’Asie du Sud Est. Certains, comme le kouprey (bovidé emblématique du Cambodge), auraient totalement disparu dans la nature.« Toutefois, il existe d’autres gros bovidés au Cambodge, comme le banteng et le gaur. »Ce dernier, un des plus grands bovidés existant sur Terre, est inscrit sur la liste rouge de l’UICN et possède un statut “vulnérable”. Or, la Ménagerie en possède plusieurs, dont les souches sont proches de celles, sauvages, du Cambodge. Pour le confirmer, nous procédons à des études génétiques avec Norin Chai, l’un de nos collègues vétérinaires. Et, en accord avec le gouvernement et la royauté cambodgiens, nous avons décidé de transférer un jeune mâle né à la Ménagerie vers leNational Rescue Centerde Phnom Tamao, qui possède d’autres spécimens confisqués à des braconniers. »Premier du genre au Cambodge en matière de conservationex situd’une espèce menacée, ce projet utilise le gaur comme porte-drapeau pour permettre aux Cambodgiens d’appréhender la variété de leur faune et de leurs milieux naturels. Il les invite également à la conservation et à la protection de ce patrimoine naturel mondial. Embarquement prévu en avril 2009…
DÉfInITIonS Arthropodes :animaux à pattes articulées (araignées, acariens, crustacés, insectes…) Cercopithèques :petits singes d’Afrique centrale et équatoriale
la ScieNce aU SerVice De la cONSerVaTiON
Dans le contexte de crise de la biodiversité, la Ménagerie offre à la fois une plate-forme exceptionnelle d’études sur les espèces vivantes et un site de sauvegarde et de développement pour celles en voie de disparition. Michel Saint Jalme, maître de conférence rattaché pour ses recherches au département Écologie et Gestion de la Biodiversité et directeur adjoint de la Ménagerie, évoque les nombreux travaux de recherche actuellement menés.« En matière de génétique des populations, nous travaillons en lien étroit avec le département Systématique et Évolution sur l’histoire du peuplement de gaurs et ses relations phylogéographiques avec les autres bovinés*. Dans le domaine de la biologie du comportement, nous étudions des primates (orangs-outans), en collaboration avec le département Hommes, Natures, Sociétés.
ibIs RougE août 2008
En appréhendant leurs capacités à discriminer les caractères organoleptiques** des aliments traditionnels de ceux issus de l’agriculture biologique, nous pensons améliorer le bien-être des animaux en parcs zoologiques et offrir des perspectives de santé publique aux consommateurs humains. De leur côté, certains amphibiens font l’objet d’études en alimentation, pathologies et épidémiologie en vue d’applications à la fois thérapeutiques et économiques. Enfin, des recherches fondamentales en biologie évolutive et en éthologie permettent de creuser des thèmes comme la sélection sexuelle et la compétition spermatique, aux implications majeures sur la gestion des élevages conservatoires. » * Sous-famille des bovidés ** Qualifie les substances perceptibles par les organes sensoriels.
cHEvàL dE PRzEwàLskI MàI 2008
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acTUàlITéS
Mentions DIstInCtIons TRoIs pERsonnàLItés sCIEntIfiQuEs du Muséum ont été déCoRéEs dE L’oRdRE dE Là légIon d’HonnEuR. PàtRICk BLàndIn, mEmbRE dE L’unIté ÉCo-àntHRopoLogIE Et EtHnobIoLogIE du dépàRtEmEnt hommEs, NàtuREs, SoCIétés, Est éLEvé àu gRàdE d’offiCIER ; PIERRE-hEnRI Gouyon, mEmbRE dE L’unIté TàxonomIE Et coLLECtIons du dépàRtEmEnt SystémàtIQuE Et ÉvoLutIon Et SyLvIE rEbuffàt, dIRECtRICE dE L’unIté cHImIE Et BIoCHImIE dEs substànCEs nàtuRELLEs du dépàRtEmEnt réguLàtIons, DévELoppEmEnt Et DIvERsIté moLéCuLàIRE, àu gRàdE dE CHEvàLIER. antHRopoLogIE À pàRtIR d’oCtobRE 2008, Et pouR QuàtRE àns, ÉvELynE hEyER, pRofEssEuR àu dépàRtEmEnt hommEs, NàtuREs, SoCIétés, Et FRànz MànnI, màîtRE dE ConféREnCEs, àssuRERont Là dIRECtIon sCIEntIfiQuE dE Là REvuE àntHRopoLogIQuE IntERnàtIonàLEHuman Biology, édItéE pàR L’unIvERsIté WàynE, â DétRoIt, àux Étàts-UnIs. cE sont LEs pREmIERs non améRICàIns â ExERCER CEttE CHàRgE dEpuIs Là CRéàtIon dE Là REvuE, En 1929.
puBLiCations
GénétIQuEmEnt vôtRE DEs fàCtEuRs génétIQuEs pEuvEnt, àu mêmE tItRE QuE dEs fàCtEuRs soCIàux, InfluEnCER LE CHoIx du ConjoInt. c’Est CE QuE montRE L’étudE pubLIéE pàR ràpHàëLLE cHàIx, CHERCHEusE àu Muséum Et àu dépàRtEmEnt dE StàtIstIQuEs d’OxfoRd. Is Mate Choice in Humans MHC-Dependant? PloS Genetics, 12 septembre 2008
MyéLInE l’àppàRItIon dE Là myéLInE CHEz LEs vERtébRés, IL y à EnvIRon 425 mILLIons d’ànnéEs, àuRàIt màRQué un touRnànt dàns L’évoLutIon En pERmEttànt àux pREmIERs poIssons â mACHoIRE d’àCQuéRIR Là vIvàCIté néCEssàIRE pouR CHàssER Et sE nouRRIR. TELLE Est Là déCouvERtE dE BERnàRd ZàLC, dIRECtEuR â L’insERm, DànIEL GoujEt, pRofEssEuR àu Muséum Et DàvId coLmàn, pRofEssEuR â L’instItut dE NEuRoLogIE dE MontRéàL. The origin of the myelination program in vertebrates, Current Biology,juin 2008.
cLImàt GRACE â dEs éLépHànts dE mER éQuIpés dE CàptEuRs oCéànogRàpHIQuEs mInIàtuRIsés, dEs CHERCHEuRs du Muséum Et du cNrS ont obtEnu dEs InfoRmàtIons suR Là tEmpéRàtuRE Et Là sàLInIté dE L’Eàu àu sud dE L’oCéàn austRàL Et sous Là bànQuIsE àntàRCtIQuE. inédItEs Et dIffiCILEs â obtEnIR, CEs donnéEs pERmEttEnt dE mIEux CompREndRE L’un dEs RéguLàtEuRs EssEntIELs du CLImàt mondIàL. RevueProceedings of National Academy of Science of the USA (PNAS),semaine du 11 août 2008.
TubERCuLosE À L’HEuRE où Là tubERCuLosE REdEvIEnt un fléàu 6 mEnàÇànt, CompREndRE sà Co-évoLutIon àvEC L’HommE dEpuIs LEs tEmps pRéHIstoRIQuEs Est ImpoRtànt. PLusIEuRs RéponsEs LIéEs â L’oRIgInE, â L’AgE Et â Là dIspERsIon dEs souCHEs àppàRtEnànt àu CompLExEMycobacterium tuberculosissont àppoRtéEs pàR LEs tRàvàux dE THIERRy WIRtH, pRofEssEuR àu Muséum Et dE PHILIp SuppLy, dIRECtEuR dE RECHERCHE â L’instItut PàstEuR dE lILLE. Origin, Spread and Demography of the Mycobacterium tuberculosis Complex,Plos Pathogens, septembre 2008.
2008 :un beaupalmarèspour lareCherChe !
Directeur de recherche au département Histoire de la Terre, Philippe Janvier est aussi l’un des plus grands paléontologues français, spécialiste des premiers vertébrés (300 à 530 millions d’années). Le 11 juin 2008, il a reçu le Grand prix scientifique de la Fondation Simone et Cino del Duca-Institut de France pour l’ensemble de son travail. La mise en évidence de groupes fossiles à l’origine des vertébrés à mâchoires a largement contribué à sa renommée. C’est au cours de l’expédition au Spitzberg, montée en 1969 par le Muséum et le CNRS, qu’il découvre ces poissons cuirassés de 400 millions d’années. Homme de terrain et adepte des zones presque inconnues des paléontologues, Philippe Janvier a contribué à de nombreuses découvertes de fossiles exceptionnels, comme leSacabambaspis: un spécimen complet du plus ancien vertébré à squelette connu, trouvé en Bolivie, son terrain de prédilection. Aujourd’hui, c’est là qu’il se concentre sur les requins fossiles primitifs et leurs
Philippe Janvier a reçu le Grand prix scientifique de la Fondation Simone et Cino del Duca-Institut de France.
Sa collègue, Brigitte Senut, autre paléontologue de renom et professeur au sein du même département, a reçu la distinction de Femme scientifique de l’année, dans le cadre de la septième édition du Prix Irène Joliot-Curie. Depuis trente ans, elle se consacre à l’étude de la divergence entre hominidés et grands singes, l’évolution de ces derniers et des environnements associés. Parmi ses nombreuses découvertes,Otavipithecus, le premier grand singe de l’Afrique sub-saharienne, vieux de douze millions d’années, ou encore la dent d’un grand primate de dix-huit millions d’années dans la mine de diamants de Ryskop, en Afrique du sud. Et puis…Orrorin tugenensis, “l’homme du Millénaire”. Découvert au Kenya en 2000, âgé de six millions d’années, il est le premier hominidé à bipédie avérée. Plus humain que les Australopithèques éthiopiens comme Lucy (âgée “seulement” de 3,2 millions d’années),Orrorina donc obligé les scientifiques à revoir les scénarios sur les origines
de l’homme et suggère que les Australopithèques ne sont pas nos ancêtres directs, mais représentent une branche latérale de notre arbre généalogique. La dichotomie entre les grands singes et l’homme remonterait à plus de six millions d’années. Mais Brigitte Senut n’oublie pas de s’intéresser à la diffusion de la culture scientifique dans les pays émergents. Son dernier défi est l’ouverture d’un musée de la culture Karimojong à Moroto, en Ouganda.
reMiSeS De PriX
Le prix Le Monde de la recherche a été décerné à cinq jeunes scientifiques, dont notamment Denis Duplat pour ses travaux de thèse sur la nacre au sein de l’équipe biominéralisation, dirigée par Christian Milet, du département Milieux et Peuplements aquatiques ; il est aujourd’hui responsable Recherche & Développement chez Covalmar, société innovante de biotechnologie marine travaillant en collaboration avec le Muséum. La Mention Environnement du prix La Recherche, récompensée par Veolia Environnement à hauteur de 10 000 euros, a été décernée à Anne Tresset, Marie Balasse, Stéphanie Bréhard, Joséphine Lesur-Gebremariam, Marjane Mashkour et Jean-Denis Vigne du Département Écologie et Gestion de la Biodiversité, pour leurs travaux intitulésPremières domestications animales et début de l’élevage dans l’ancien monde : nouvelles données de l’archéozoologie. Marie Balasse est par ailleurs lauréate du premier appel à projets de l’European Research Council(ERC). Elle fait partie des 300 jeunes chercheurs sélectionnés parmi plus de 9 000 candidats. A la clef, une bourse de 888 500 euros pour une durée de 5 ans. Anders Meibom du Laboratoire d’étude de la matière extra-terrestre rattaché au département Histoire de la Terre a également reçu la médaille d’excellence 2008 de l’European Mineralogical Union. Enfin, le Prix Grammaticakis-Neuman (histoire des sciences et épistémologie) de l’Académie des Sciences, a été décerné à Arnaud Hurel, du département Préhistoire, pour son ouvrageLa France Préhistorienne de 1788 à 1941.
Brigitte Senut a été consacrée Femme scientifique de l’année.
LabiOdiversitéà l’heureeurOpée
Pour la quatrième fois depuis 1995, l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) confie au Muséum la coordination de son Centre Thématique Européen sur la Diversité Biologique (CTE/DB), pour la période 2009-2013. Ses missions ? Construire des indicateurs de biodiversité qui serviront à l’élaboration, par l’AEE, de bilans et d’évaluations sur l’état de l’environnement en Europe ; apporter un soutien scientifique et technique au développement de politiques européennes et nationales. Il participe ainsi à la mise en œuvre, au niveau européen, des directives Oiseaux et Habitats, en particulier pour le réseau Natura 2000, et à l’évalu d’intér avec u notam et la bi les fou Des ac la déci ainsi d financ égalem
Comme chaque autre Tchèque ; Air et chang Déchets et flux de mat du sol et information s un consortium d’instit issues de huit pays centrale de coordina de personnels issus Muséum et des inst du consortium, est de sept nationalité française, britanniqu irlandaise, allemande, slovaque, roumaine et lettone. Son directeur, Carlos Romao, est lui de nationalité portugaise.
http://biodiversity.eionet.europa.eu
Coordonné par le Muséum, le Centre Thématique Européen sur la Diversité Biologique apporte un soutien précieux pour l’évaluation de l’état de l’environnement en Europe.
Le Comité français de l’UIcn, aCteur majeurde labiOdiversité
Née à Fontainebleau en 1948, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a pour membre fondateur le Muséum. Ce dernier abrite, depuis 1992, son Comité français, à la fois tête de réseau et instance représentative de l’UICN. Patrick Blandin, professeur au Muséum, en a été le premier président. Pour évoquer ce partenariat actif et vivant, François Letourneux, actuel président, et Sébastien Moncorps, directeur, parlent de cette approche commune de ité.
La population totale du Lynx d’Espagne (Lynx pardinus) est aujourd’hui estimée entre 84 et 143 individus adultes seulement, plaçant cette espèce en danger critique d’extinction.
François Letourneux :Notre mission principale est dédiée à la conservation de la biodiversité et à l’utilisation durable et équitable des ressources naturelles. En pratique, nous apportons un éclairage sur les enjeux de la biodiversité en France. Autre contribution, nous valorisons l’expertise française au sein du réseau mondial de l’UICN. Notre objectif : mieux faire reconnaître la biodiversité comme un héritage unique et précieux, indispensable à la vie et au bien-être de la société. Sébastien Moncorps :Nos programmes sont orientés vers le suivi et l’évaluation des politiques publiques concernant la biodiversité, les espèces menacées, les aires protégées et la conservation des milieux naturels sensibles (forêts, montagnes, zones côtières et humides). Avec un focus particulier sur l’implication forte de la France dans les collectivités d’outre-mer et son action dans l’espace francophone pour le soutien aux ONG des pays du Sud. Nous engageons également des partenariats avec les entreprises et les collectivités locales pour renforcer l’action globale sur la biodiversité.
cOmmeNt s’iNsCrit vOtre aCtiON au seiN de l’UIcn ?
F.L :Le Comité français est un réseau unique puisqu’il mobilise deux ministères – Écologie et Affaires étrangères –, cinq établissements publics (Muséum, ONF, Conservatoire du littoral, ONCFS et Cirad), trente-sept ONG (FNE, LPO, WWF…) et plus de deux cents experts. Cette structure originale lui offre un rôle irremplaçable et constructif de plate-forme d’échanges et de concertation entre les ONG et les pouvoirs publics. À ce titre, sa place dans le réseau mondial de l’UICN est incontournable. Jugez-en plutôt : le Comité français est le troisième au monde par le nombre de ses membres – après les USA et le Royaume-Uni – et le deuxième par son niveau d’activité. Il travaille en relation permanente avec le siège mondial de l’UICN, en Suisse, et les autres comités et bureaux, en particulier ceux situés en Europe et en Méditerranée.
la BiODiVerSiTÉ FraNçaiSe
Notre pays possède l’un des patrimoines naturels les plus riches du monde par la variété de ses écosystèmes. Si sa métropole se partage entre quatre des six grandes zones biogéographiques d’Europe (atlantique, continentale, méditerranéenne et alpine), son outre-mer dispose de la richesse écologique couvrant les trois grands océans du globe. Des millions d’hectares de forêt tropicale de Guyane aux atolls de Polynésie, en passant par les colonies d’oiseaux marins et d’éléphants de mer dans les îles Kerguelen subantarctiques, la biodiversité des territoires français comprend 3 450 plantes et 380 vertébrés endémiques, soit plus que toute l’Europe continentale. La France porte donc une responsabilité de premier ordre pour enrayer l’extinction de la biodiversité d’ici 2010, comme elle s’y est engagée dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, signée en 1992.
types de COllabOratiONs rejOigNez-vOus ? ncontres sont fréquentes et se font à plusieurs vec le Directeur général, nous évoquons ent notre partenariat et collaborons souvent t Graffin, délégué au développement durable rtise, actuellement vice-président du Comité ar ailleurs, nos commissions et groupes de ueillent de nombreux experts du Muséum. le Service du patrimoine naturel, dirigé par ouvilliez, nous réalisons notamment la Liste aise des espèces menacées. Ce projet, sans  plusimportant, est né d’une conjonction ntre les deux organismes.
 uNsiste Cette Liste rOuge ? S.M :Depuis 1963, la Liste rouge des espèces menacées (animales et végétales) est le document le plus connu de l’UICN, une référence en la matière. Élaborée selon une méthodologie éprouvée, elle classe selon des critères précis les espèces dans différentes catégories : “en danger critique d’extinction”, “en danger”, “vulnérables”… Nous avons, à notre tour, décidé de réaliser une Liste rouge exhaustive pour la France, à partir d’un constat simple : les dernières évaluations propres à l’Hexagone, limitées à la métropole, dataient de 1994 pour la faune et de 1996 pour la flore. Et comme, de son côté, le Muséum était chargé d’actualiser les listes d’espèces menacées, la collaboration était évidente !
Le Diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii) est une espèce menacée, désormais dans la catégorie “en danger”. F.L :Il ne peut que se renforcer à l’avenir, et beaucoup de projets préparés ensemble sont sur le feu. Nous en parlerons quand ce sera mûr ! L’un de nos enjeux majeurs sera sûrement de faire participer davantage d’experts du Muséum aux commissions internationales de l’UICN, où l’expertise est encore majoritairement anglo-saxonne. D’ailleurs, pour valoriser notre réseau, nous allons bientôt publier un répertoire des experts consultable sur Internet.
PeNsez-vOus la préservatiON de la biOdiversité eN bONNe vOie ? S.M :L’alliance et la coopération de tous les acteurs de la biodiversité est plus que jamais nécessaire pour tenter d’enrayer la crise d’extinction actuelle. Le quatrième Congrès de l’UICN a récemment réaffirmé que la conservation de la biodiversité est l’un des plus grands défis à relever aujourd’hui par la communauté internationale. En profitant du contexte créé par le Grenelle de l’environnement, nous devons être force de propositions et d’actions pour modifier les politiques, changer nos modes de production et de consommation et faire évoluer notre regard et nos comportements sur la nature, dont nous dépendons si étroitement.
www.uicn.fr et www.iucn.org
pàRTENàRIàTS
la FraNce SOrT Sa liSTe rOUGe
lE pRojEt dE lIstE RougE LànCé En 2007 pàR LE comIté fRànÇàIs dE L’UicN Et LE Muséum Répond â un EnjEu dE tàILLE : dREssER un bILàn objECtIf du dEgRé dE mEnàCE pEsànt suR LEs EspèCEs â L’éCHELLE du tERRItoIRE nàtIonàL. apRès Là pubLICàtIon dEs donnéEs suR LEs REptILEs Et LEs àmpHIbIEns dE métRopoLE, LE 26 màRs dERnIER, CELLEs suR LEs oIsEàux ont été CommunIQuéEs LE 3 déCEmbRE 2008.
Le crabe violet des marais (Afrithelphusa monodosa) était presque totalement inconnu de la science jusqu’à récemment. Cette espèce est également en danger.
exerc cecons s er un res me euresnformations disponibles et les données les plus récentes sur le risque de disparition du territoire des espèces végétales et animales qui s’y reproduisent en milieu naturel, ou qui y sont régulièrement présentes. Entre chapitres taxonomiques (mammifères, plantes vasculaires, crustacés…) et géographiques (métropole, Guadeloupe, Réunion…), l’élaboration de la Liste rouge nationale repose notamment sur la mobilisation de l’expertise des 130 membres de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN, des 80 membres de son groupe de travail outre-mer et des scientifiques du Muséum. Le tout dans un esprit participatif : organisations disposant d’une expertise et de données fiables sur le statut de conservation des espèces en France et acteurs de référence en outre-mer sont étroitement associés.
À la fois inventaire du risque d’extinction des espèces en France, base scientifique solide pour orienter les mesures de conservation au plan national, cadre de référence permettant de compiler des indices pour surveiller l’évolution de l’état de la biodiversité, relais de sensibilisation de l’opinion publique et des décideurs ou encore guide d’aide à la décision dans le cadre des politiques nationales, la Liste rouge nationale contribue à mesurer l’ampleur des enjeux, les progrès accomplis et les défis à relever pour la France. Avec comme perspective le grand rendez-vous du bilan de l’objectif 2010 fixé par la communauté internationale.
La Perruche de l’Ile Maurice (Psittacula echo), est classée “en danger”. Sa population a décliné en raison de la dégradation de son habitat naturel. Ce spécimen naturalisé est exposé dans la salle des espèces menacées et disparues de la Grande Galerie de l’Évolution.
UN cONSTaT MONDial SaNS aPPel À l’occasion de son quatrième Congrès, organisé à Barcelone début octobre, l’UICN a présenté sa Liste rouge mondiale 2008. Pas moins de 16 928 espèces sont menacées d’extinction. 7 Signe encourageant : les efforts de conservation peuvent inverser la situation d’espèces proches de l’extinction. Ainsi, 5 % des mammifères actuellement menacés montrent des signes de rétablissement à l’état sauvage. Dans cette grande galerie des espèces en péril se côtoient le putois à pieds noirs, le crabe pourpre d’eau douce, la mygale ornementale de Rameshwaram, le sengi à face grise ou musaraigne-éléphant, le mérou corallien ou mérou à queue carrée, le lynx ibérique, l’éléphant d’Afrique, le diable de Tasmanie, le cheval sauvage ou encore le lézard géant de La Palma.
pORTRàIT
SabriNa KrieF UnlabOdans laFOrêt
Dans son laboratoire à ciel ouvert, en pleine forêt ougandaise, Sabrina Krief observe jour après jour une communauté de chimpanzés. Un jeu de patience et une rigueur scientifique au service de deux ambitions : connaître les grands singes pour mieux les protéger et identifier, dans les plantes qu’ils consomment, des molécules susceptibles de soigner les Hommes.
Sabrina et un chimpanzé. Parc de Kibale, Ouganda
À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, elle avait un rêve :Au Cœur de la FOrêt UNe Malle iTiNÉraNTe travailler sur la faune sauvage. C’est devenu son quotidien. Sabrina s’intéresse à la communauté de Kanyawara,Faire connaître les grands singes et leur habitat pour mieux les préserver : En 1996, Sabrina prend la route de l’Afrique, direction une quarantaine de chimpanzés habitués, depuis unetel est l’objectif éponyme d’une malle pédagogique vouée à faire le le Congo. Son but ? Consacrer sa thèse vétérinaire à un vingtaine d’années, à la présence des scientifiques.tour des écoles et des collèges situés à proximité des forêts où vivent groupe de six chimpanzés orphelins, élevés par l’homme, « Nousn’approchons pas à moins de 5 mètres pournos plus proches cousins. Fruit d’une collaboration entre l’Unesco, le et tout juste relâchés en milieu naturel.« J’étais chargée Muséum et France Coopération, et portée par l’Association-Projet pour la éviter tout risque de transmission d’une maladie et toute de leur suivi sanitaire et comportemental. C’était une Conservation des Grands Singes, l’opération est coordonnée par Sabrina interférence sur leur comportement. Mais s’ils acceptent expérience inédite : nous ne savions pas si ces animaux et Jean-Michel Krief. Lancée en Ouganda et au Gabon, elle concerne les d’être observés, encore faut-il les trouver ! Concrètement, allaient survivre. »Dès le premier jour,« ils ont réussi enfants de 21 pays d’Afrique, d’Indonésie et de Malaisie. Au programme cela veut dire être en place avant leur réveil, sachant qu’ils à trouver leurs aliments par eux-mêmes. Mais comment des activités proposées : anatomie, comportement, écologie, nombre et construisent et changent de nid tous les soirs ». Autre savaient-ils se nourrir ? »Pour Sabrina, c’est le déclic. localisation de ces primates, sans oublier les menaces qui pèsent sur difficulté : ils sont souvent dispersés sur un domaine Elle se dirige vers la recherche. 2eux et les solutions possibles. vital d’environ 20 km .« On peut passer à trois mètres d’eux sans les voir, ni les entendre… Idem - mais plus Le ChOix de la reCherChe périlleux - pour les éléphants ! »précise Sabrina .« Le UN travail d’équipe En 1999, la jeune femme effectue un DEA au sein dutravail consiste à repérer les plantes consommées par les chimanzés de manière inhabituelle, enarticulierEn 2003, Sabrina a définitivement intégré le Muséum département Hommes, Natures, Sociétés du Muséum. où elle est maître de conférences. Illustrant la Son propos ? Montrer que les chimpanzés réintroduits pluridisciplinarité de l’institution et la complémentarité dans la nature, après avoir testé un large échantillon de ses équipes, ses travaux de recherche au sein du de plantes, ont privilégié les plus nutritionnelles, département Hommes, Natures et Sociétés s’effectuent sans écarter complètement les plus dangereuses. en lien avec celui de Régulations, Développement et Certains végétaux contiennent en effet des métabolites Diversité moléculaire, pour la partie chimie. Ils sont secondaires : toxiques lorsqu’elles sont absorbées aussi le fruit d’un partenariat entre le Muséum, le en grande quantité, ces substances peuvent devenir CNRS et l’Université de Kampala.« Je poursuis mon thérapeutiques employées à faible dose par la médecine inventaire de la biodiversité de la forêt, tout en étudiant occidentale. Elles permettent généralement à la plante la médecine traditionnelle africaine : quels usages – et d’éloigner les herbivores ; un goût désagréable est maladies – les chimpanzés et les populations locales d’ailleurs souvent corrélé à leur toxicité.« Pourquoi partagent-ils ? Que peuvent-ils nous apprendre ? ».Une les singes relâchés n’ont-ils pas totalement éliminé ces passion intacte au service d’un engagement de longue produits de leur régime alimentaire ?Les utilisent-ils date : protéger les grands singes. plus ou moins intentionnellement pour se soigner ?se demande Sabrina.Comme j’avais observé des animaux réintroduits dans la nature, dont le goût avait pu êtreLes chimpanzés de Kanyawara mangent des feuilles de Trichiliaen association avec de la terre. Les travaux récents dénaturé par une alimentation fournie par l’homme, ont montré que l’activité antipaludique de cette mixture est j’ai voulu travailler sur des chimpanzés sauvages et supérieure à celle de la plante consommée isolément. aller plus loin au niveau de la chimie des plantes. » cONTacTS Le défi de la ChimiekRIEf@mnHn.fR www.sàbRInà-jm-kRIEf.Com DépàRtEmEnt hommEs, NàtuREs, SoCIétés Sa curiosité n’attend pas : en 2000, la jeune femme DIRECtEuR : SERgE BàHuCHEt entreprend une thèse de doctorat au Muséum.« Il ne USM 0104 ÉCo-àntRopoLogIE Et etHnobIoLogIE s’agissait plus seulement de tester la présence de cesDépàRtEmEnt réguLàtIons, DévELoppEmEnt Et DIvERsIté moLéCuLàIRE DIRECtEuR : BàRbàRà DEmEnEIx métabolites dans les plantes consommées par les USM 0502 cHImIE Et BIoCHImIE dEs SubstànCEs nàtuRELLEs chimpanzés, mais d’isoler des molécules et de savoir si elles avaient une activité potentielle sur la santé. »MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Mais Sabrina doit d’abord relever un autre défi : 57 rue Cuvier - 75005 Paris « Se mettre à la chimie ! ». À l’Institut de chimie des Tél. : 01 40 79 30 00 LEMUSéUm www.mnHn.fR substances naturelles (ICSN) de Gif-sur-Yvette, Thierrysur cette plante mettront en évidence deux nouvelles Sévenet, directeur de recherche et pharmacien demolécules antipaludiques. DirecTeUr De la PUBlicaTiON formation, l’initie aux principales manipulations. EnFeuilles, tiges, fleurs, fruits, écorces sont récoltées, Bertrand-Pierre Galey 8 DirecTeUr ÉDiTOrial parallèle débutent les premières missions en Ouganda,séchées sur place puis envoyées en France. Sabrina Hugo Plumel encadrées par Claude-Marcel Hladik, écoprimatologueenfile alors sa blouse blanche pour tester, en laboratoire, rÉDacTrice eN cheF Sophie Landrin au Muséum. L’étudiante découvre ce qui va devenirles extraits de plantes sur différentes cibles : parasites rÉDacTiON son territoire de prédilection : le parc de Kibale, undigestifs, cellules cancéreuses, virus, bactéries... Si une Agence PCA : 2 espace préservé de 795 m , situé entre 1 400 et 1 700 mactivité est identifiée, elle s’emploie à isoler la moléculeIsabelle Servais-Hélie, Anne Béchiri GraPhiSMe d’altitude, où la densité des grands singes est la plusconcernée. Matthieu Carton forte au monde. iMPreSSiON Imprimerie Escourbiac - 81300 Graulhet DÉPÔT lÉGalDécembre 2008 TéLéCHàRgEàbLE suR www.mnHn.fR iSSN1760-6950
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