Etude préliminaire d'une industrie magdalénienne au Camp d'Auvours, commune de Saint-Mars-la-Brière (Sarthe) - article ; n°1 ; vol.69, pg 347-355

De
Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1972 - Volume 69 - Numéro 1 - Pages 347-355
Résumé. — L'étude typologique et statistique de l'outillage récolté en surface à Auvours près du Mans permet d'attribuer cette industrie au Magdalénien supérieur et selon toutes vraisemblances au Magdalénien terminal. Les auteurs établissent quelques comparaisons avec des séries lithiques de Dordogne (Le Flageolet II, couche et de Haute-Loire (Le Blot).
9 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1972
Lecture(s) : 15
Nombre de pages : 10
Voir plus Voir moins

Michel Allard
R. Guyot
Etude préliminaire d'une industrie magdalénienne au Camp
d'Auvours, commune de Saint-Mars-la-Brière (Sarthe)
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1972, tome 69, N. 1. pp. 347-355.
Résumé
Résumé. — L'étude typologique et statistique de l'outillage récolté en surface à Auvours près du Mans permet d'attribuer cette
industrie au Magdalénien supérieur et selon toutes vraisemblances au Magdalénien terminal. Les auteurs établissent quelques
comparaisons avec des séries lithiques de Dordogne (Le Flageolet II, couche et de Haute-Loire (Le Blot).
Citer ce document / Cite this document :
Allard Michel, Guyot R. Etude préliminaire d'une industrie magdalénienne au Camp d'Auvours, commune de Saint-Mars-la-
Brière (Sarthe). In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1972, tome 69, N. 1. pp. 347-355.
doi : 10.3406/bspf.1972.8169
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1972_hos_69_1_8169Bulletin de la Société préhistorique française, tome tii), 1972, Etudes et Travaux, fascicule 1.
Etude préliminaire d'une industrie magdalénienne
au Camp ďAuvours, commune de Saint-Mars-La-Brière
(Sarthe)
par M. Allard et R. Guyot
Résumé. — L'étude typologique et statistique de l'outillage récolté en surface à Auvours près du Mans
permet d'attribuer cette industrie au Magdalénien supérieur et selon toutes vraisemblances au Magdalénien
terminal. Les auteurs établissent quelques comparaisons avec des séries lithiques de Dordogne (Le Flageolet
II, couche IX) et de Haute-Loire (Le Blot).
Il faut noter enfin que le gisement ď Auvours est le premier du genre à être signalé dans le Maine.
En 1969, à l'occasion de travaux de terrass Le matériau utilisé pour la fabrication de l'ou
ement sur le terrain militaire d'Auvours à Saint- tillage est essentiellement un silex grisâtre, rare
Mars-la-Brière (Sarthe), l'un de nous (R.G.) dé ment brun, plus ou moins foncé. L'un de ses
couvrit une station paléolithique de plein air d'un traits les plus constants est d'avoir été généra
type nouveau pour la région des Pays de la lement chauffe, intentionnellement ou par acci
Loire. dent, à des degrés divers. Cela lui confère un
aspect souvent blanc mat ou rougeâtre, parfois D'après la carte géologique, le gisement se craquelé ou avec de petites cupules dues à trouve situé sur des alluvions anciennes d'âge l'éclatement de la roche sous les effets therquaternaire. Quelques sondages effectués récem miques. ment ont montré que la couche archéologique
Les restes corticaux sont assez fréquents, atteignait en moyenne 35 cm d'épaisseur. Elle
même sur l'outillage (21 %) dès qu'il atteint des est constituée de sables récents gris-blancs, essen
dimensions supérieures à 4 cm. On peut donc tiellement quartzeux, superposés à une formation
supposer que la matière était constituée princégalement sableuse, ancienne et plus compacte.
ipalement de rognons de silex de petite dimensL'acidité du sol exclut pratiquement toute possi
ion dont l'origine peut être recherchée dans bilité de conservation des matières organiques. La
végétation qui se développe dans cette zone est une formation d'argile à silex toute proche.
celle d'une lande à bruyères et ajoncs avec quel
ques pins épars. Il n'est pas rare que les incendies
de broussailles y dévastent de grandes étendues. Etude typologique et statistique.
La série lithique que nous étudierons ici pro
L'ensemble de l'industrie (2 770 pièces) posvient uniquement des récoltes de surface effec
sède un caractère assez fortement laminaire. tuées sur le site dans la zone décapée par les
Le matériel lithique comprend les outils puis travaux, c'est-à-dire approximativement une
les autres produits de débitage. bande de terrain de 200 m de long sur 15 m
de large. Nous y avons localisé plusieurs aires a) Etude de l'outillage. — quatre jusqu'à ce jour — pouvant atteindre
une dizaine de mètres de diamètre chacune, où L'outillage représente à peu près 4 % de
l'outillage en silex est abondant et entre le l'industrie lithique récoltée. La série brute (110
squelles il y a peu ou pas de trace d'industrie. pièces) a été décomptée suivant la liste typolo
L'un de ces emplacements est marqué par une gique établie par D. de Sonneville-Bordes et
teinte plus sombre du sol. J. Perrot.
347 •
des grattoirs : IG = 10,99. Groupe lames (fi g. 1. nos 17, 18, 22, 23). Un exemplaire
atypique dont le coup de burin a dégagé une Les outils qui constituent ce groupe sont un sorte d(y. Ъгс perçoir aigu, possède une usure peu plus souvent effectues sur éclat (58,33 % d'utilisation très nette du bord de l'éclat sous du groupe) que sur lame (41,66 %). Le front du l'enlèvement du coup de burin (fig. 1, n° 18). grattoir peut être fuyant ou assez redressé et par — Burins dièdres multiples : 10 % du groupe. fois très abrupt. Ils sont effectués sur gros éclats. L'un possède — Grattoirs simples sur bout de lame :
deux n" 4). burins L'autre d'angle associant dont un dièdre sur cassure droit (fig. à un 2, 4,54 % de l'outillage ; 41,66 % du groupe. Tous
façonnés sur extrémité distale de lames non dièdre d'angle est effectué sur éclat cortical épais retouchées latéralement, mais fracturées trans (fig. 1, n° 20). versalement par flexion. Dans 80 % des cas — Burin transversal sur troncature latérale. cette fracture est directe, c'est-à-dire effectuée à Un seul exemplaire exécuté sur fragment distal partir de la face inférieure de l'outil vers la face de gros éclat de décorticage (fig. 2, n° 6). supérieure. Il en résulte souvent des pièces qui
ne sont guère plus longues que larges. Sur cer — Burin multiple sur troncature. Un seul
taines, on observe des restes corticaux impor exemplaire également, fabriqué sur lame corti
n"" 3 et 4). tants (fig. 1, cale. Il montre une préparation surtout inverse
— Grattoir atypique : un seul exemplaire du bord, destinée à faciliter le départ du coup
de burin (fig. 2, n° 1). effectué sur éclat épais. Le front est abrupt et
denticulé (fig. 1, n° 11). — Burins multiples mixtes : 10 % du groupe.
— Grattoir en éventail : il s'agit d'un exemp Ce sont essentiellement des outils sur lame. Un
bel exemplaire associe un burin sur troncature laire sur éclat à front arrondi et retouché lat
éralement jusqu'à son extrémité proximale rétrécie concave à deux burins d'angle sur cassure dont
(fig. 1, n° 8). l'un est mal venu (fig. 2, n° 3). Une autre pièce
porte un burin sur troncature et un burin d'an— Grattoirs sur éclat : 6,35 % de l'outillage ;
gle sur cassure (fig. 2, n° 2). 58,33 % du groupe. Quelques-uns, exécutés sur
éclats courts, possèdent un front large avec — Burins nucléif ormes : 10 % du groupe.
parfois un léger épaulement leur donnant l'a Ce sont des nucleus réutilisés et associant plu
spect d'un museau très aplati et ne sont pas sans sieurs burins généralement dièdres.
rappeler certains exemplaires de grattoirs aziliens — Burin plan. Le seul exemplaire, effectué nos 9, 10). Les autres se présentent sur (fig. I, sur éclat, présente un enlèvement de coup de nos 5, 6). éclats plus allongés (fig. 1, burin qui détermine un biseau très aigu avec la
— Grattoir caréné : il n'y en a qu'un seul face supérieure de l'outil (fig. 2, n° 5).
exemplaire assez étroit, façonné sur éclat très
épais. Groupe des lames tronquées : ILT = 2,71. Ce
sont pour la plupart des lames à troncature G roupe des outils composites : 1С = 1,81. légèrement oblique, et ne portant pas d'autre
trace de retouche. L'une de ces lames possède Ils sont peu nombreux. On y trouve un burin
sur lame tronquée (fig. 2, n° 7), ainsi qu'un ii° une 9). troncature Une autre inverse lame du avec côté troncature proximal concave (fig. 2,
perçoir-grattoir avec une petite encoche bien mar
n° 8). n° pourrait 15). être associée à une coche en bout (fig. 2, quée latéralement (fig. 2,
Groupe des burins : IB = 18,18 ; IBd = 12,72 ;
IBt = 1,81. Groupe des lames à retouche continue sur un
ou deux bords : ILret = 5,45. L'indice des burins est presque double de
celui des grattoirs. Il s'agit la plupart du temps de fragments de
lames à retouche très marginale. Parmi les lames Il s'agit principalement de burins dièdres assez
à retouche continue sur un bord, l'une présente variés.
de telles traces d'utilisation que le bord en est — Burins dièdres droits : 15 % du groupe
très émoussé. Pour toutes les lames à retouche (fig. 1, nos 13, 14, 15). La plupart de ceux-ci sont continue sur deux bords cette retouche est effectués sur lames et du côté de l'extrémité alterne. Sur l'une des pièces, elle forme deux proximale. larges encoches opposées (fig. 2, n° 21). — Burins dièdres déjetés : 10 % du groupe.
Ils sont tous exécutés sur éclats et ne sont pas
Groupe des outils divers : IOD = 14,54. des plus typiques (fig. 1, n"s 16, 19).
— Burins dièdres d'angle : 10 % du groupe. Ce sont surtout les encoches qui constituent Le n° 12, figure 1, est effectué sur débris lami la majeure partie de cette série (56,25 %). La
naire, et le n° 21, figure 1, sur fragment de lame plupart sont sur lame ou sur fragment de lame,
épaisse. et assez souvent situées près de l'extrémité
— Burins d'angle sur cassure : 20 % du proximale. Elles sont toutes directes, et géné
groupe. Ils sont sur éclats ou sur fragments de ralement peu profondes (fig. 2, nos 16 à 20).
348 ^*šr 2 2 21
Fig. 1. — Auvours : Industrie lithique de surface. 20
5 cm
Fig. 2. — Auvours : Industrie lithique de surface. 11 12 14 15 10
17 18 19 20 21 25 26
29 30 31 32
о 5 cm
Fig. .'i. — Auvours : Industrie lithique de surface. Il existe également quelques (lenticules prin INVENTAIRE TYPOLOGIQUE
n"s 23, 24), ainsi cipalement sur éclats (fig. 2, DE L'INDUSTRIE LITHIQUE
n" 1) et deux raclettqu'un racloir latéral (fig. 3, DU CAMP D'AUVOURS
es, l'une en bout et Г autre latérale ifig. «5, (D'après la liste type de J. Piïrrot n')S 2, 3).
e! 1). de Sonnkvillh-Bordks)
(i roupe des microlithes : IM ■= 41,81.
C'est de loin le groupe le plus important et
Nombre l'un des plus caractéristiques. Il ne comporte
pas de microlithes géométriques typiques, mais
seulement des lamelles diversement retouchées. Groupe des grattoirs : — Lamelles tronquées : elles sont rares et 1. Grattoir en bout de lame 5 4,54 assez peu caractéristiques. A été classée sous 2.atypique 1 0,9 cette rubrique une lamelle bitronquée qui fut 7. Grattoir en éventail 1 0,9 n" 4). peut-être un perçoir double épointé (fig. 3, 8.simple sur éclat 4 3,63
— Lamelles à dos : 28,18 % de l'outillage et 11. Grattoir caréné 1 0,9
67,39 % du groupe. C'est la catégorie la plus Groupe des outils composites : abondante (fig. 3, nos 6 à 36) mais les pièces
19. Burin sur lame tronquée 1 0,9 entières sont assez rares. La plus longue atteint 21. Perçoir grattoir 1 0,9 à peine 35 millimètres. Le dos généralement très
abrupt, peut être continu ou partiel, rectiligne, Groupe des burins :
courbe ou sinueux. Lorsque la retouche n'est 27. Burin dièdre droit 2,71 3 que partielle, elle se prolonge cependant toujours 1,81 28.déjeté 2
jusqu'à une extrémité, proximale ou distale de 29. Burin dièdre d'angle 2 1,81
la lamelle. 30.d'angle sur cassure 4 3,63
1,81 31. Burin dièdre multiple 2 Certaines pièces sont appointées, et dans ce cas 38. Burin transversal sur troncature latéla retouche abrupte court jusqu'à l'extrémité rale 1 0,9 pointue. L'abattage du bord est toujours direct, 40. Burin multiple sur troncature 1 0,9 sauf sur une pièce appointée où il est mixte 1,81 41.mixte 2 n° 24). (fig. 3, 43. Burin nucléiforme 2 1,81
44.plan 1 0,9 Illustration non autorisée à la diffusion Il faut remarquer qu'aucune lamelle — sauf
un seul exemplaire à retouche abrupte bilatérale Groupe des lames tronquées :
n" 6) — ne présente de et convergente (fig. 3, 61. Lame à troncature retouchée oblique 2 1,81 retouche intentionnelle sur le bord opposé au 62. Lame à retouchée concave 1 0,9 dos abattu. On y trouve par contre de façon à
Groupe des lames retouchées : peu près constante de très fines traces d'utilisa
tion, visibles seulement à la loupe. Par ailleurs, 65. Lame à retouche continue sur 1 bord 3 2,71
66.à sur 2 bords 2,71 lorsqu'il est possible d'orienter ces lamelles, nous 3
observons que sur la majeure partie d'entre elles Groupe des outils divers : (75 %) le dos abattu est à droite. 74. Encoche 8,18 9 — Lamelles à dos tronquées : 8,69 % du 75. Denticulé 4 3,63 groupe (fig. 3, nos 39 à 42). Quatre exemplaires, 77. Racloir 1 0,9 parmi lesquels trois ont une troncature retou 78. Raclette 2 1,81
chée proximale, la quatrième étant distale
Groupe des microlithes : (fig. 3, nu 40).
84. Lamelle tronquée 3 2,71 On note autant de dos abattu à gauche qu'à 85. à dos 31 28,18 droite. Dans les 3/4 des cas, la troncature et la 86. Lamelle à dos tronquée 4 3,63 portion de dos abattue sont adjacentes. Sur une 1 88. denticulée 0,9 lamelle, l'abattage du dos est effectué à partir 89- Lamelle à encoche 7 6,36
des deux faces de la pièce support (fig. 3, n" 41).
Divers 4,54 5 — Lamelle denticulée : 2,17 % du groupe. Un
seul exemplaire atypique. Total 110 100 %
— Lamelle à encoche : 15,21 % du groupe et
6,36 % de l'outillage (iîg. 3, n"s 43 à 47). L'en
coche est souvent étroite et bien marquée. Sur
un n" 43). exemplaire seulement elle est inverse (lig. 3, — trois pièces à cran plus ou moins nettes :
une lamelle naturellement pointue dont la base a
Divers : 4,54 % de l'outillage. été n" 51) rétrécie et deux par lamelles une retouche à troncature abrupte distale (fig. très 3,
Nous avons classé dans cette catégorie : oblique (l'une droite et l'autre légèrement concave)
— deux lames, à retouche inverse et très ra prolongée par une retouche latérale abrupte avec n"s laquelle elle détermine un léger cran (fig. 3, sante nos 48, affectant 49). partiellement l'un des bords (iig. 3,
53). 52,
352 .
:
!
Produits de débitage Lamelles : b)
On en compte 289 dont 4 à crête. Parmi ces
lamelles, 8,3 % seulement portent des traces Les nucleus :
corticales. Les fragments se répartissent comme
On compte 13 nucleus : 5 nucleus prismatiques suit : 82 proximaux, 94 mésiaux et
à un seul plan de frappe ; 2 50 distaux.
à deux plans de (fig. 3, n" 54.) ; 1 nucleus
à 4 plans de frappe alternes deux à deux ; 1 nu Eclats et débris : 1.803. cleus à 4 plans de frappe opposés à deux
(fig. 3, n° 55) (les deux plans de frappe principaux Ils n'atteignent jamais de très grandes dimens
à bord finement retouché ont pu jouer le rôle ions. Dans la série étudiée, les plus gros ne
de rabots) ; 1 nucleus globuleux ; 2 nucleus dépassent pas 8 cm.
informes 2 fragments de nucleus. Tous ces produits de débitage portent fréquem
ment de petites retouches pour lesquelles il est
Lames souvent difficile de dire si elles sont intentionn
elles, accidentelles ou si résultent d'une II a été dénombré 140 lames, dont 11 à crête. utilisation de la pièce. Dans certains cas cepenLeur longueur moyenne oscille autour de 5-6 cm ; dant, en particulier sur quelques lames émous- mais deux exemplaires dépassent 10 cm. 32 % sées, les traces d'utilisation sont évidentes. des lames ont une épaisseur inférieure à 0,5 cm
et parmi celles-ci 11 % seulement portent des Description et interprétation du diagramme restes de cortex. Pour les exemplaires plus épais, cumulatif et des principaux indices. la proportion des lames corticales passe à 50 %.
Les fragments de lames sont également nom Bien que l'outillage étudié ici ne soit pas très
breux : 70 fragments proximaux, 77 mésiaux et abondant et provienne de récoltes de surface,
nous avons essayé d'en établir des diagrammes 36 distaux.
G OC p В Pà D LT OS OD LR M 100X
/ / 90 / ; /
/ /
i i 80
i t
j r 70 "" 1 \ s
« / j
60 /
50
/ /
1 A
40 -j-i- ! 1
f 30 /
1 f^..
20
/ /
....
Fig. brute lithes Légende Pièces Microlithes. 4. — (Rigaud, : à Auvours des dos. abréviations LT 3 1970) 10 и ft ; = Diagrammes Le 13 и :' Lames 1$1( Flageolet 1Г u utilisées и ta tronquées. tílSUttUft и cumulatifs ; II, Le : ii couche Blot, G $û LR = U série IX, Я ; Grattoirs. я Auvours Si Lames série sjSUo brute if sans JAíS OC retouchées. surface, (Dclporte, Í4 microlithes = AS ifsrAi*/ Outils série Я 1966) OS Я composites. »Í?»S/ brute (Rigaud, ~ : %? Outils si Со a 1970) « P a solutréens. is aif =Auvours ci : Perçoirs. Ta Le ff H Flageolet OD fS surface, » В . fSfiff = = Outils II, Burins. ÏS73 série ti couche U divers. sans S! P К IX, гз if à micro- 36 M D 31 série SI = 353 cumulatifs. Il a également paru intéressant, à Conclusions :
titre indicatif, d'effectuer des comparaisons avec Malgré l'absence de document d'ordre strati- d'autres courbes d'allure assez semblable. graphique et paléontologique, l'étude de l'outil
Les diagrammes cumulatifs d'Auvours établis lage d'Auvours semble permettre d'attribuer
respectivement sur la série brute — ensemble de cette industrie à une séquence du Magdalénien
l'outillage récolté en surface — et sur la série supérieur présentant des analogies avec celle de
sans microlithes (les pièces correspondant aux la couche IX du Flageolet II.
numéros supérieurs à 78 de la liste type n'ont Il serait sans doute prématuré de vouloir tirer pas été comptées), montrent dans l'ensemble un plus de précisions de l'analyse statistique, car bon parallélisme avec ceux obtenus par J.-Ph. l'outillage récolté sur l'ensemble du site peut Rigaud (1970) pour le Magdalénien supérieur de comporter quelque mélange de niveaux archéolola couche IX du Flageolet II à Bézénac (Dor- giques. En effet, les dernières récoltes effectuées dogne). en surface tendent à montrer des variations
Dans les séries brutes, l'indice de grattoirs est notables entre certaines aires d'habitation.
sensiblement plus faible au Flageolet (7,57) qu'à Récemment d'ailleurs le tamisage des déblais Auvours (10,99) alors que les indices de burins provenant d'un même habitat a permis de représentent des valeurs comparables (respectiv cueillir de nombreuses pièces dont l'étude staement 17,18 et 18,18). Dans les deux cas, les per- tistique provisoire a révélé l'absence de lames çoirs sont inexistants ou presque. Les principales retouchées — nos 60 à 68 de la liste type — en différences apparaissent au niveau du groupe des même temps qu'une plus grande abondance de outils divers, plus important à Auvours, et de lamelles à dos. Ces résultats laissent donc entrecelui des microlithes (Auvours IM = 41,81 ; voir la possibilité de corrélations avec d'autres Le Flageolet IM = 58,04) ce qui peut résulter sites du Magdalénien supérieur notamment celui de la difficulté de les récolter en surface. Notons du Blot en Haute-Loire (fig. 4) pour lequel H. également que certaines pièces caractéristiques, Delporte (1966) signale également l'absence de telles que la pointe de Laugerie-Basse, la pointe pointe à cran magdalénienne, de pointe de azilienne et la de Hambourg présentes au Laugerie-Basse, de pointe azilienne et de géométFlageolet n'ont pas encore été rencontrées à riques. De prochaines fouilles sont prévues sur Auvours. l'habitat en question et devraient permettre d'en
Si l'on calcule les indices d'outillage pour les préciser les premières données, car l'industrie
mêmes séries sans leurs microlithes on obtient lithique semble abondante et il serait surprenant
par contre une proportion de grattoirs un peu que sur un espace aussi restreint l'outillage ne
plus forte et une de burins sensibl soit pas homogène.
ement plus faible pour Auvours que pour Le Fla
geolet. Ces résultats concernant les principaux Direction des Antiquités Préhistoriques indices (IB, IG, IBD, IBT) sont encore plus nets des Pays de la Loire (*). lorsqu'on les transcrit sur un diagramme ci
rculaire (fig. 5) du type utilisé par J.-Ph. Rigaud
(1970) : les indices de grattoirs et de burins
dièdres sont du même ordre et dominés par
l'indice des burins. (*) 2, allée Charcot, 44 - Nantes.
IBt
IBd
Fi«. 1 5. : — Le Auvours Flageolet : II, Diagrammes couche IX (Rigaud, circulaires 1970) des ; 2 indices : Auvours typologiques surface. principaux (en pointillé : industries sans microlithes).
354 :
:
:
BIBLIOGRAPHIE Delporte H. (1966) — Le Paléolithique dans le Massif
Central Le Magdalénien des vallées supérieures de la Loire
et de l'Allier. Bull. Soc. Préhist. Fr., t. LXIII, 1966, pp.
181-207.
BouYSSONlE J. (1956-57) — L'Abri Jardel II, commune de Kozlowski J. K. (1971) — Les problèmes du Magdalénien Peyzac (Dordogne). C. R. XVe Session du Congr. Préhist. Fr. en Europe Centre-Est. Actes du VIIIe Congr. Nation, des (Poitiers-Angoulême), 1956-57, pp. 262-270. Sciences Préhist. et Protohist., Beograd 1971, t. 1er, pp. 53-70.
Champagne F. et Espitalie R. (1970) — L'Abri du Roc Lenoir M. et Terraza S. (1971) — Le Magdalénien supéd'Abeilles à Calviac (Dordogne). Gallia Préhist., t. XIII, 1970, rieur de l'Abri Faustin, commune de Cessac (Gironde). Bull. fasc. 1, pp. 1-21. Soc. Préhist., Fr., 1971, t. 68, pp. 311-327.
Cordier G. (1959) — Contribution à l'étude préhistorique Leroi-Gourhan A., Bailloud G., Chavaillon J. et La- de la Vallée de l'Indre Le campement magdalénien de la ming-Emperaire A. (1968) — La Préhistoire. P.U.F., Nouvelle Perrotière, commune de Loché-sur-Indrois. Bull. Soc. Préhist. Clio. Fr., t. LVI, 1959, pp. 385-390.
Mary G. (1964) — Le périglaciaire des environs du Mans Crochet J. Y. (1967) — Le Magdalénien I de Birac, com (Sarthe, France). Biuletyn Peryglacjalny, nr. 13, Lodz 1964. mune de Saint-Sulpice et Cameyrac (Gironde). Bull. Soc. Préh
ist. Fr., t. LXIV, 1967, pp. 100-106. Rigaud J. Ph. (1970) — Etude préliminaire des industries
magdaléniennes de l'Abri du Flageolet II, commune de Bézenac Daniel R. (1970) — L'Abri de la Font-Brunel à Limeuil (Dordogne). Bull. Soc. Préhist. Fr., t. 67, 1970, pp. 456-474. (Dordogne) : Contribution à l'étude de son outillage lithique.
Bull. Soc. Préhist. Fr., t. 67, 1970, pp. 81-84. Schmider B. (1971) — Les industries lithiques du Paléo
lithique supérieur en Ile-de-France. VIe suppl. à Gallia PréDaniel R. (1971) — L'Abri de Rochebécude à Trémolat histoire, Ed. du C.N.R.S. (Dordogne) : Contribution à l'étude de son outillage. Bull. Soc.
Préhist. Fr., t. 68, 1971, pp. 136-139. Sonneville-Bordes D. de (i960) — Le Paléolithique supé
rieur en Périgord. Delmas Ed. Delarue R. et Vignard Ed. (1961) — Trois nouveaux
gisements magdaléniens dans les bois de Beauregards de Ne Y. P. et Genty R. (1971) — La station magdalénienne des
mours Gros Monts V, VI, VII. Bull. Soc. Préhist. Fr., t. Forts, commune de Thionne (Allier). Bull. Soc. Préhist. Fr.,
t. 68, 1971, pp. 333-344. LVIII, 1961, pp 75-86.
355

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.