Fouilles de Délos (avril-août 1886) : Dédicaces grecques et latines - article ; n°1 ; vol.11, pg 244-275

De
Bulletin de correspondance hellénique - Année 1887 - Volume 11 - Numéro 1 - Pages 244-275
32 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1887
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Gustave Fougères
Fouilles de Délos (avril-août 1886) : Dédicaces grecques et
latines
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 11, 1887. pp. 244-275.
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Fougères Gustave. Fouilles de Délos (avril-août 1886) : Dédicaces grecques et latines. In: Bulletin de correspondance
hellénique. Volume 11, 1887. pp. 244-275.
doi : 10.3406/bch.1887.3991
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1887_num_11_1_3991'244 fOUILtÊS DE ïïétOS #
. . . . ώι κα δικά]ζε[ν] άρτώς επαιρηι πέντε λέβ
ητας χαταστάσαι. At δε κά μω[λγ)]
«qui soit arbitre
que l'adopté n'a pas laissé de parents successibles . . .
s'il y a un frère de père et de mère.
Si l'un soutient que les biens sont paternels et si l'autre
soutient le contraire, et si les témoins sont partagés . . .
à celui qu'il a chargé de les juger, il remettra cinq chau
drons. S'il soutient »
R. DARESTE.
FOUILLES DE DELOS
Avril-Août 1886.
DEDICACES GRECQUES ET LATINES
Au mois d'avril de l'année dernière, M. le Directeur de
l'Ecole française d'Athènes me confia la mission de continuer,
au nom et aux frais de cette École, les fouilles de Délos. Grâce
aux travaux de M. Homolle et de ses successeurs (1), les sanc
tuaires de File et les principaux édifices civils avaient été com
plètement explorés. Il ne me restait qu'à glaner après eux, à
approfondir quelques tranchées, à multiplier les sondages sur
certains points que l'abondance des matériaux avait fait lais
ser de côté. Voici les résultats de cette campagne de quatre
(I) Voy. dans le Bulletin les articles de MM. Horaolle, Hauvetle-Besnault,
S. Reinach et Paris. DE DÉLOS ' 245 FOUILLES
mois (avril-août 1886) pour l'épigraphie, l'archéologie et la
topographie de Délos (1) :
Dédicaces.' — Plus d'une quarantaine, trouvées dans les tran
chées voisines de l'Artémision, du Porinos Oikos, dans le Por
tique des Cornes (2) et sur la berge orientale du lac Sacré.
Décrets. — Quatre fragments de décrets athéniens de la s
econde domination. Le premier est la fin du décret en l'hon
neur du poète Amphiclès (3), le second contient le début d'un
décret en faveur d'un autre poète, Ariston, fils d'Acrisios, de
Phocée, qui avait célébré en vers épiques Délos, ses dieux et
le peuple athénien. Les deux autres fragments semblent ap
partenir à un même décret des clérouques en faveur de Gor-
gias, du dême d'Ionidai.
Un fragment du IVme siècle, στοιχηδον, très-mutilé. Quatorze
décrets de proxénie, dont deux en faveur de Rhodiens; — des
fragments d'une douzaine d'autres.
Deux décrets honorifiques, l'un en faveur du roi Ptolémée,
l'autre rendu par un synode égyptien au bénéfice de deux
personnages inconnus.
inventaires et comptes. — Un inventaire de 160 lignes, brisé
obliquement à gauche; l'inscription forme un triangle de 1™Ί5
de hauteur, 0m'72 de largeur en haut. La face opposée était
également inscrite, mais les caractères ont été usés et sont de
venus illisibles.
Des morceaux de comptes plus ou moins conservés, variant
entre 20 et 60 lignes.
Inscriptions du gymnase. — Dix dédicaces agonistiques con
sacrées à Apollon, Hermès et Hercule par des vainqueurs à la
, (1) Je suis heureux de remercier ici mon camarade, M. Diirrbach, qui a
bien voulu m 'accompagner à Délos et y rester pendant quelques jours pour
m'initier aux détails des fouilles.
(2) Pour ces monuments, voir le plan de l'enceinte sacrée dressé par M.
Nénot et qui fait suite à l'ouvrage de M . Homolle : Les archives de V Inten
dance sacrée à Délos, 1887. ""*
(3) Publié par M. Homolle, Bull, de Corr. hellén., X, p. 35. , · *■ * FOUILLES DE DÉLOS 246
course aux flambeaux, des éphèbes, des gymnasiarques et des
άλειφομενοι.
Trois catalogues d'éphèbes: l'un est de l'archontat de Théo-
clès; l'autre du paidotribat de Staséas, fils de Philoclès, du
dême de Colone, contient 47 noms de παίδες divisés en Ιερείς,
άγωνοθέται, λαμπαδάρχαι, γυμνασίαρχοι; — le troisième donne
une liste des épbèbes sous l'archontat de Xénon.
Une vingtaine de plaques en marbre blanc ou bleuâtre, sur
lesquelles on remarque: des noms gravés en tout sens, — des
listes de φίλοι encadrées dans des cartouches, dans des stèles à
frontons, dans des couronnes, — des reliefs représentant des
hommes nus, des hermès, des vases, — enfin des dessins géo
métriques ayant servi aux jeux des éphèbes.
• Sculpture. — Un petit buste d'homme, archaïque, sans tête
ni bras.
Un beau torse d'homme, archaïque, avec le bras droit
moins la main; la tête manque.
Une statue d'homme, archaïque, très-mutilée. La tête, les
épaules et les bras manquent, la jambe gauche est brisée au
genou. Une jambe droite s'adaptant à un pied scellé à la partie
supérieure d'une base ronde.
La partie inférieure d'une statue archaïque d'homme nu,
très-mutilée.
Un buste d'homme nu, plus gros que nature. 11 manque la
tête et les bras.
La partie inférieure d'une statue de femme drapée (époque
romaine).
Une petite statue de femme drapée, accoudée sur un sup
port. La tête manque. Travail romain.
La statue du préteur pro consule C. Billienus, en costume
militaire. La tête, le bras droit et le mollet droit manquent.
Une tête de femme; la figure seule subsiste; le nez est en
levé. Grandeur naturelle.
Une petite tête de femme, d'un travail très-fin. Le net est
endommagé. DE DÉLOS ' 247 FOUILLES
Une tête de jeune homme. La partie supérieure et posté
rieure du crâne a disparu.
Une tête de satyre, bien conservée, un peu plus petite que
nature.
La partie inférieure dune tête de jeune homme avec le cou
et la 'partie supérieure du buste.
Une tête de jeune homme très-mutilée.
Une tête d'homme avec un cou taillé pour être encastré en
tre les épaules d'une statue.
Un corps de lionne en marbre blanc, d'un beau travail.
Un griffon, les ailes éployées, en relief sur une grande pla
que de marbre.
Un corps de sphinx, sans tête.
Un de loup ou de chien en relief sur une plaque de
marbre.
Un monstre en marbre blanc.
Une main de ayant appartenu à une statue archaï
que colossale, peut-être le grand Apollon des Naxiens.
Architecture. — Nos fouilles ont dégagé l'extrémité Ε du Por
tique des Cornes et retrouvé, sous un amas de grosses pierres,
une ligne de bases appuyées contre le mur du fond, qui fait
suite au péribole. Ces bases sont de l'époque romaine et por
tent des inscriptions. Dans le même portique, nous avons re
trouvé différentes pièces, telles que chèneaux avec mufles de
lionsjtriglyphes avec têtes de taureaux, et le tympan d'un fron
ton, en trois pièces, lisse.
Dans la Schola Romanorum, nous avons dégagé une chamb
re contigue à la loge de C. Cluvins: le parquet forme une
mosaïque médiocre avec une inscription.
Entre le lac Sacré et les Posidoniastes,· on a mis au jour
deux bases garnies de corniches et montées sur des degrés.
L'une est quadrangulaire, l'autre cylindrique. C'est près d'el
les qu'ont été découverts les fragments archaïques. Ces bases
se trouvaient engagées dans des constructions de basse époque.
De l'autre côté du lac (rive E), nous avons . sondé jusqu'au £48 FOUILLES DE DÉLOS
pied un long mur qui fait suite au péribole en passant der
rière la Schola Romanorum et qui aboutit près de la palestre
de granit. Il a été bâti à la hâte à une époque assez récente
avec des blocs de marbre quadrangulaires empruntés à des
monuments détruits. Le niveau des assises inférieures est, à
peu de différence près, le même du lac.
A l'endroit aujourd'hui appelé Καλύβια, nous avons dégagé
les ruines d'un grand édifice quadrangulaire, analogue à la
Schola Romanorum. Les inscriptions et les pierres trouvées à
cet endroit et dans les environs le désignent comme un gymn
ase. Le plan a pu en être levé; il offre de grandes ressem
blances avec la palestre d'Olympie.
Enfin sur le rivage occidental, en face du grand Rhema-
tiari, entre les colonnes de granit et l'anse de Fourni, nous
avons dégagé les assises d'un petit édifice en marbre, proba*·
blement une base monumentale.
1 1 . — Base quadrangulaire trouvée dans le Portique des Çpr- '
. nés. H. 0,57. L. 0,70. Ε 0.50.— Très-mutilée. A
lc,?«iî<w«if^>ll ~AI~ONN ΗΣΙ ΑΡΧ Ν Οι] ν[ησιώτ]αι [τ]όν νησίαρχ[ο]ν
' ΧΠΝΙΡΑΛ ΜΗ ΙΟΙΛΣ
· άνέθηκαν- ΑΝΕΘΗΚΑΝ
Le nom du personnage est illisible; la ligne 2 ne peut être
restituée. Cette dédicace date du 3e siècle, du régime de la
Confédération des Cyclades sous la tutelle de l'Egypte, puis
de la Macédoine et enfin de Rhodes. (Sur le κοινον των νησιω
τών, voy. Homolle, Bull, de Corr. hellén. IV, p. 320-334.—
Hauvette- Besnault, ibid. VII, p. 5-10. — Durrbach, ibid.
X, 119).
Le titre de νησίοφχος est donné au gouverneur des îles sous
les Ptolémées (inventaire de Farchontat de Démarès 1. 72-73).
Un décret de Délos récemment publié (Bull, de Corr. hellén.
X, p. 118) mentionne un gouverneur rhodien avec le Jitre DE DÉLOS ■ 249 FOUILLES
Suivant: αρχών επί τε [τών νή]σων και των πλοίων των νησιωτί-
[κ]ών. Π cumule les fonctions du ναύαρχος et du νησίαρχος égypt
ien, mais on ne" voit pas qu'il porto lui-même- le titre de νη-
σίαρχος.
«t 2. — Base quadrangulaire en marbre blanc, trouvée dans le
Portique des Cornes. H. 0,74. L. 0,56. F]. 0,48. Le milieu
de l'inscription est très endommagé.
ΚΡΟΚΟΝΤΟΝ|Υ|||||ΝΗΒΑΣΙΛΕΩΣ
ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥΚΑΙ :""Ί § § fj; J Ι Σ Σ Η Σ
ΚΛΕΟΠΑΤΡΑΣΤΗΣΑΔΕΛΦΗΣΚΑΙ
ΒΑΣΙΛΙΣΣΗΣΚΛΕΟΓΓΑΤΡΑΣΤΗΣ
5 ΓΥΝΑΙΚΟΣΚΑΙΝ '^Υ//// ΧΟΝΚΑΙΣΤΡΑΤΗΓΟΝ
ΑΥΤΟΚΡΑΤΟΡΑΚΑΙΥΠΕΡ ΚΑΙΑΡΧΙΕ
ΡΕΑΤΩΝΚΑΤΑΚΥ . . ΟΝΗΣΥΝΟΔΟΣΤΠΝ
ΕΝΑΛΕΞΑΝΔΡΕΙΑΙΠΡΕΣΒΥΤΕΡίΙΝΕ
ΓΔΟΧΕΩΝΕΥΝΟΙΑΣΕΝΕΚΕΝΚΑΙ
10.Δ Ι Κ Α Ι ΟΣΥΝ Η ΣΤΗ Σ Ε Ι Σ ΕΑΥΤΗ Ν
ΚΑΙΤΟΥΣΑΛΛΟΥΣΞΕΝΟΥΣ
ΑΠΟΛΛίΐΝΙ ΑΡΤΕΜΙΔΙΛΗΤΟΙ
, τον [σ]υ[γγε]νη
Πτολεμαίου και [βασιλ]ίσσης
Κλεοπάτρας της αδελφής, και
βασιλίσσης Κλεοπάτρας της
5 γυναικός, κχί ν[α]ύ[_χρ]χον, καΐ στρατηγον
αυτοκράτορα και ύπερ και αρχιε
ρέα των κατά Κύ[πρ]ον, ή σύνοδος τών
εν Άλεξανδρείαι πρεσβυτέρων ε-
γόοχεων, εύνοιας ένεκεν και
10 δικαιοσύνης της εις έαυτην
και τους άλλους ξένους
Άπόλλωνι, 'Αρτέρ.ιδι, Αητοΐ.
L. 1. Un Κρόκος a inscrit son nom sur un des rocs sculp- 250 , FOUILLES DE
tés de la vallée de Foâkhir. (Letronne, Inscr. gr. et lat. de
V Egypte, t. H, p. 446. N° CDLXXX. — C. I. G, t. HI, add.
4716^44).
L. 2. Le titre de συγγενής βασιλέως καΐ της βασιλίσσης est fr
équent dans les inscriptions d'Egypte et de Chypre. C'était le
premier des grades honorifiques à la cour desPtolémées.(Voy.
Franz C. I. G. t. III, p. 290). Le titre de parents du roi et de
la reine est souvent porté parles amiraux, généraux et archi-
prêtres. (Cf. Waddington, t. Ill, 2796 et suiv.).
L. 3 et suiv. — Dans les inscriptions grecques d'Egypte
(C /. G. 4895 et suiv.) où il est fait mention d'un Ptolémée
et de deux reines Cléopâtres, l'une avec le titre de sœur, l'au
tre avec celui d'épouse, il faut entendre, suivant Franz et Le
tronne (1), Ptolémée VIII Evergète II Physcon, frère et succes
seur de VI Philométor.
Il régna de· 170 à 117: 1° seul, sur l'Egypte, de 170 à 168,
pendant l'occupation d'Antiochus IV Epiphane. 2° avec son
frère Ptoléraée VI, de 168 à 164-3. 3° sur la Cyrénaïque, de
-164-3 à 146. 4° Enfin sur l'Egypte, de 146 à 117, d'abord
seul de 146 à 127, puis avec les deux Cléopâtres, de 127
à 117.
En effet, il épousa d'abord, en 146, sa sœur Cléopâtre I,
veuve de Philométor (mort en 146); puis, il divorça (1 43-2) pour
se marier avec Cléopâtre III, sa nièce et sa belle-fille, c'est
à dire la fille de Philométor et de Cléopâtre II. Lorsque, après
avoir été chassé par ses sujets et s'être exilé à Chypre pen
dant trois ans, Ptolémée VIII reprit possession du trône d'E
gypte en 127, il se réconcilia avec sa sœur et première femme,
et l'associa au pouvoir avec sa seconde épouse. Cléopâtre II
eut le titre de reine-sœur ou de reine-sœur-et-épouse (βασί
λισσα ή άδελφη OU άδελφη και γυνή), et Cléopâtre III celui de
reine-épouse (βασίλισσα ή γυνή). Notre dédicace se rapporte à
(1) Recueil des inscr. gr. et lat. de l'Egypte, t. I, p. 18, 26, 28, 30, 383
et 384- . FOUILLES DE DÉLOS 25t
cette période du règne à trois et se place entre 127 et 1 1 7
av. J. C. (1).
L. 6. — La lacune qui précède αρχιερέα ne peut être comb
lée à l'aide de l'estampage. Entre le Π et, Γα, il y a un es
pace très-mutilé qui contenait environ neuf ou dix lettres. On
penserait à restituer: στρατηγον αυτοκράτορα, και ύπατον και κτλ:
c'est à dire général plénipotentiaire et en chef. Mais'on n'ob
tiendrait pas ainsi le nombre de lettres qui manquent; il res
terait après ύπατον et avant le second και un vide d'au moins
trois lettres. — Peut-être ύχέρ[τατον].
mots'
L. 7. Κύ[πρ]ον est une restitution probable, mais les
των κατά sont d'une lecture certaine. Il y avait à Chypre, sous
les Ptolémées, un archiprêtre^ cbef du culte des dieux $ver-
gètes (les Ptolémées divinisés), de Dionysos, de Déméter et
des autres sanctuaires de l'île. Il est différemment appelé dans
les inscriptions de Chypre:
άρχιερευς ό κατά Κύπρον (G, I. G. 2619). ό κατά την νησον (2622, 2624).
άρχιερεύων της πόλεως (2620). της νήσου (2633).
άρχιερευς των κατά Κύπρον Δη[/.ητρος ιερών (2637) (2).
Boeckh (C. L G. 2619) se refusait à admettre la conjecture
άρχιερευς τών κατχ Κύπρον, en sous-entendant ιερών. Notre ins
cription confirme, au contraire, cette forme abrégée.
L. 8-10. On connaît par une dédicace les εγδο^εΐς de Lao-
dicée (3), et le κοινόν εμπόρων χαί ναυκλήρων και εγδοχέων de
Beyrouth, dont, M. Reinach a retrouvé le sanctuaire à Délos(4).
Il y avait probablement alors à Alexandrie deux confréries
d'entrepositaires en relations commerciales et religieuses avec
(1) Of Homolle Bull, de Corr. hellén. IV, p. ?23. Waddington, 2757,2781.
— Pour la chronologie des Ptolémées : Stuart Pool. Catalogue of greek coins.
XGIV et p. 88.
(?) WaddingtOJl, III, αρχιερέα (2757) ; άρχιερεΰς τών κατά τήν νήσον [ίερών]
(2781); άρχίίρευς τη[ς 'Αφροδίτης της Παφ-'ας κα'ι] Κλεοπάτρας θεα[ς] (2786);
(3) Bulï de Corr. hellén. t. I, p. 285.
[i) Ibid. t. VII, p. 467 sqq.252 FOUILLES DE DÉLOS
'
Délos. Celle qui nous occupe se qualifie la plus ancienne pour
' ... se distinguer de l'autre.
— 3. — Base quadrangulaire en marbre blanc, trouvée avec la
précédente. Une cassure en diagonale a enlevé la moitié de
l'inscription. — Lettres peu ornées. — H. 0,70. L. (totale)
0,57. Ε:·0,50.
■ il Ν Τον δείνα τον συγγενή βασιλέ]ων
\ Ι Σ Σ Η Σ ΙΙτο"Κε|Λαίων και βασιλίσσης
Η Σ Κ Α Ι Κλεοπάτρας της άδελψ]ής και
ν Γ Ρ Α ΣΤ Η Σ βασιλίσσης Κλεοπά]τρας της
ΟΣΤΠΝΕΝΑΛΕ 5 γυναικός ή σύνοδ]ος τών εν Άλε-
, ϊΥΤΕΡΩΝΕΓΔΟΧΕΠΝ ξανδρείαιπρεσβ]υτέρωνέγδοχέων
ΕΚΕΝΤΗΣΕΙΣΕΑΥΤΗΝ εύνοίχς εν]εχ.εν της εις έχυτην
λΝΙΑΡΤΕΜΙΔΙΛΗΤΟΙ Άπόλλω]νι, Άρτέ^δι, Λητοί
La restitution est donnée par la précédente inscription.
À la fin de la ligne 1, on serait tenté de lire ΩΣ, de façon
à rétablir τον συγγενή βασιλέως. Mais l'estampage donne très-
nettement un Ν après 1'π· Peut-être pourrait-on restituer le
pluriel τον συγγενή βασιλέων Πτολεμαίων; en effet, Ptolémée VIII
partagea à trois reprises, le trône avec un de ses parents: la
première fois avec son frère Ptolémée VI (168-164-3); ensuite
avec Ptolémée IX Philopator II, qui régna avec lui, d'abord
sur Chypre (121-0), puis sur tout le royaume (119-8-117).
Les noms des princes corégnants étaient associés dans les actes
publics (1), et ils avaient des συγγενείς communs. Le person-·
.nage inconnu dont les εγδοχεΐς dédient la statue avait vu l'un
de ces règnes à deux et avait aussi vécu sous le régime des
deux Cléopâtres. L'inscription se rapporterait plutôt à l'épo
que du partage de l'empire avec Ptolémée IX Philopator; car
Ptolémée VI était mort depuis près de 20' ans, quand com
mença le règne des deux Cléopâtres. Nous la placerions donc
entre 120 et 117.
(1) Voy. Letronne, ibid., p. 20. , _ , , .

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