Inscriptions antiques de Glanum [Saint- Rémy-de-Provence] (Bouches-du-Rhône) - article ; n°1 ; vol.2, pg 167-223

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Gallia - Année 1944 - Volume 2 - Numéro 1 - Pages 167-223
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Publié le : samedi 1 janvier 1944
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Henri Rolland
Inscriptions antiques de Glanum [Saint- Rémy-de-Provence]
(Bouches-du-Rhône)
In: Gallia. Tome 2, 1944. pp. 167-223.
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Rolland Henri. Inscriptions antiques de Glanum [Saint- Rémy-de-Provence] (Bouches-du-Rhône). In: Gallia. Tome 2, 1944. pp.
167-223.
doi : 10.3406/galia.1944.1989
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1944_num_2_1_1989INSCRIPTIONS ANTIQUES DE GLANUM
(Saint-Remy-de-Provence)
Révision et complément du Corpus Inscriplionum lalinarum
par M. Henri Rolland
On doit à Héron de Villefosse une documents épigraphiques découverts de
étude, parue en 1878, spécialement consa puis 1888 sont donnés in extenso, et
crée aux. Inscriptions de Saini-Remy et de accompagnés de références.
quelques localités voisines (1) ; elle a été Quoique divisées en sections corre
largement utilisée, en 1888, pour l'édition spondant à leur nature, toutes ces inscrip
du Corpus Inscriplionum lalinarum (2) tions sont groupées sous un numérotage
(t. XII, p. 127 à 130). Depuis cette unique ; celles qui figurent au Corpus
époque, quelques inscriptions ont disparu, portent en outre, entre parenthèses, le
d'autres ont été découvertes qui sont numéro qui leur est assigné dans ce grand
restées inédites, ou peu connues en raison recueil.
de la dispersion de leur publication dans La division en sections comprend :
divers périodiques ; un inventaire som A, les inscriptions lapidaires ; a) gallo-
maire en a été donné par F. Benoît dans grecques ; b) gallo-romaines ; c) une
la Forma Or bis romani (3). Il y avait inscription chrétienne.
lieu néanmoins de réviser et de compléter B, une sur mosaïque.
les articles du Corpus concernant l'an C, les- inscriptions peintes sur pierre ou
tique Glanum. Tous ces textes, conservés céramique.
pour la plupart au Musée de Saint-Remy, D, les graffites ; a) sur enduit ; b ) sur
ont été revus avec soin. céramique.
Il m'a paru utile de publier à nouveau E, les inscriptions sur métal.
le texte des inscriptions déjà contenues F, les estampilles ou marques de
dans le Corpus ; mais, m'abstenant de brique incisées sur céramique ; a)
répéter les commentaires d'Hirschfeld, je lampes, b) poterie commune, c)
me suis contenté de compléter les sources vaisselle fine unie ou décorée.
bibliographiques et d'indiquer la localisa
Cette dernière catégorie, très importtion actuelle du monument. Tous les
ante, constitue un apport nouveau dû
principalement aux nombreuses décou(1) Paris, 1879, in-8°, extr. du Bulletin monum
ental, t. XLIV, 1878, p. 62-79 et t. XLV, 1879, vertes de tessons faites au cours des
p. 38-62. fouilles de Glanum par P. de Brun qui, (2) Berlin, 1888, in-f». de 1921 à 1939, a conduit les travaux sous (3) T. V, 1936, p. 208-209. ■
168 H. ROLLAND
la direction de M. J. Formigé, membre de de Fr., 1923 ; et Revue Archéologique,
l'Institut. Ces multiples tessons de vases 1924, t. II, p. 388).
à beau vernis rouge proviennent en major P. Jacobsthal, Stèles funéraires celtiques
ité de l'atelier ruthène de La Graufe- de Glanum, traduction française par le
senque. Gap. Louis (Cahiers d'Hist. et d'Archéol.,
Parmi les travaux, parus depuis 1888, 1931, t. II, p. 209) de l'article : Keliische
Grâbpfëiler aus Glanum, paru dans la intéressant l'épigraphîe de Glanum, plu
sieurs m'ont fourni de fréquentes cita Schumacher-Festschrift, Mayence, 1930.
tions bibliographiques, ce sont : P. Jacobsthal et J. Neuffer, Gallia
grseca, recherches sur l'hellénisalion de la
P. de Brun, Note sur quelques sépultures Provence (Préhistoire, t. Il, 1934, et
gallo-grecques des environs de Sainl- extrait in-4°, Paris, 1934).
J. Rhys, The Celtic inscriptions of Gaul Rémy, 1930, extr. de Provincia, t. X,
1930, p. 26. (Proceedings of the British Academy,
— Glano près Saint-Remy-de-Provence 1911,1912, 1913).
( Bouches- du-Rhône). Colonie marseill L. Rochetin, Les Baux dans l'Antiquité
aise du IIe siècle avant notre ère ;■ (Mémoires de l'Académie de Vaucluse,
in-8°, Marseille, 1932, extr. de Provincia 1890, p. 8-42).
t. XII, 1932, p. 117. H. Rolland, Saint-Remy-de-Provence, in-
— Les dieux de Glano et de Glanum ; 8°, Bergerac, 1934.
in-8°, Marseille, 1 936, exlr.de Provincia,' V. et H. Rolland, Les inscriptions préro
t. XV, 1935, p. 247. maines du Musée des Alpillesr in-8°,
— Les dieux de Glano et de Glanum, Sup Nimes, 1933 ; extr. des Cahiers d'Hist.
plément ; in-8°, Marseille, 1941, extr.de et d'Archéol., 1933, t. VI, p. 273.
V. Rolland, Les inscriptions Celtiques Provincia, t. XXI, 1941, p. 44-62.
— Les lampes antiques en argile du Musée de Glanum (Assoc. Guillaume Budé,
des Alpilles d Saint-Remy-de-Provence ; Congrès de Nimes, 1932, p. 146).
in-8°, Nimes, 1933, extr. des Cahiers
d'Histoire et d'Archéologie, t. VI, 1933, * * p. 81.
— Note sur la céramique antique de Saint- Glanum, agglomération indigène de la
confédération des Salyens (1), située au Remy-de-Provence ; in-8°, Vienne, I, II
et III, extr. de Rhodania, 1924 (n° 953), débouché Nord d'un des principaux défi
1928 (n<> 1308), 1931 (n° 1566). lés des Alpilles, fut de bonne heure en
Gagnât et Formigé, Inscriptions de Saint- contact avec les établissements grecs de la
côte ; ces relations sont attestées par des Remy (Revue Archéologique, 1925, t. II,
p. 346). apports de céramique du vie siècle et des
monnaies massaliotes du ve avant E. Esperandieu, Inscriptions latines de
Gaule (Narbonnaise) ; in-4°, Paris, notre ère (2). Comprise dans le domaine
1929. de Marseille, elle vit son importance se
— Inscriptions antiques du Musée Calvel développer aux 111e et 11e siècles, et, à
cette dernière époque, des constructions d'Avignon, in-8°, Avignon, 1899, extr.
des Mémoires de l'Académie de Vau-
cluse. (1) Ptolémée, II, c. x, 15.
(2) H. Rolland, Fouilles d'un habitât préroJ. Formigé, Inscriptions de Saint-Remy main à Saint-Remy-de-Provence (Provincia, t. XVI,
(Bulletin de la Soc. Nat, des Antiquaires 1936, p. 193, et extrait) (F. O. II., n° 529, 1). INSCRIPTIONS ANTIQUES DE GLANUM 169
de belle ordonnance, de type hellénis portions de la'voie Domitienne, elle es
tique (1), s'élevèrent tout à proximité des située par les itinéraires à sept ou huit
habitations indigènes demeurées primi milles d' Ernaginum, et à seize milles de
tives et accrochées aux pentes rocheuses Cavaillon (1).
de la montagne. C'est vraisemblablement La période impériale est celle de la plu
à cette même époque que remonte le part des inscriptions de ce recueil ; du icr
au ine siècle la vie laisse de nombreux nom grec de FXàvov qui nous est connu
par le texte de Ptolémée (2). Une monnaie témoins à Glanum, mais, vers 258, l'i
particulière, de bon style et à légende nvasion germanique qui désola alors la
grecque, fut alors frappée au nom des Gaule vint lui porter un coup mortel ;
habitants (3) de cette antique localité. quelques pauvres familles continuèrent
Celle-ci fut en partie ruinée vers la fin seules à habiter ses ruines alors que beau
du IIe siècle, (4) mais ses habitations furent coup de ses habitants dont l'exode vers la
rapidement restaurées, et, tout au début plaine plus fertile avait déjà commencé,
du Ier siècle, elle se trouvait en pleine voie se fixèrent désormais plus au Nord, sur
de romanisation (5). Durant cette pé une déviation du chemin de Cavaillon, à
riode, des sépultures à incinération sont sa rencontre avec une vieille voie venant
accompagnées de stèles portant parfois d'Avenio. Là se forma une nouvelle agglo
des inscriptions celtiques en caractères mération où, autour d'un baptistère qui
grecs. devait s'élever au vie siècle (2), se groupa
La chute, au pouvoir de Rome, de la population d'un vicus. La donation de
Marseille et de son domaine, en 49 avant ce village aux moines de Saint-Remy de
J.-C, apporta dans Glanon de profondes Reims fut l'origine du nom de Saint-
modifications. L'établissement à Arles, Remy-de-Provence (3).
sous les ordres de Tiberius Néron, d'une
colonie de vétérans de la VIe Légion A. — Inscriptions lapidaires
ouvrit, pour la région, une période de
a) préromaines reconstruction ; c'est vers 40 que semble
1. — (C. /. L., t. XII, p. 127, no 1). pouvoir être datée l'édification de monu
ments publics {6) à Glanum dont le nom Inscription aujourd'hui perdue.
fut latinisé en devenant celui d'une pos ON 0OYOIIO AIOVI BPÂTOV
session romaine. La ville figure dès lors Dottin remplace la 3e lettre (8 du
au nombre des Oppida de droit latin ; ses C. I. L.) par O pointé et propose la leccitoyens sont inscrits dans la tribu Volti- ture ...ov Oouotco Stout ppaTou... ; on
nia. Desservie par une route préromaine peut presque sûrement compléter Pparou-
qui du Rhône à la Durance unit les deux [8e], mot connu par plusieurs inscriptions
de la Narbonnaise. Rhys proposait une
(1) H. Rolland, La maison hellénistique de autre lecture : Ovoovo7co Stout Pp<xToo[8e Glanon ; Bergerac, 1932 {F. O. R., n° 529, 10»).
xavreva] et traduisait « Onovopos (gave) (2) Ptolémée, /. /.
(3) H. Rolland, La drachme de Glanon, Ber
gerac, 1933.
(4) Cette ruine a peut-être pour origine le soul (1) Itinéraire d'Anlonin; Vases Apollinaires ;
èvement des indigènes contre Marseille ; c'est à Table de Peutinger.
cette occasion que cette ville fit appel à la protec (2) En partie dégagé en 1941-1942, voir Gallia
tion des légions romaines. t. I, fasc. 2, p. 207 à 228.
(5) Cf. inscription n° 79. (3) E. Leroy, dans Mémoires de VInslilul his
(6) Les premiers thermes et le monument à torique de Provence, t. IX, 1932; t. XI, 1934;
abside (F. O. R., 529, 3 et 2). t. XIII, 1936 ; t. XIV, 1937. H. ROLLAND 170
à haste oblique, les branches supérieures first fruits to the goddess according her
rectilignes ou arrondies. Le premier A est command ».
mutilé par l'usure. Ce texte n'étant connu que par une
copie du xvie siècle (Manuscrit Romieu,
f° 95), il est impossibl de sortir du do
maine des hypothèses.
Rochetin, p. 14, note 3. — Rhys-
Inscr., p. 33 et additions, p. 271. — Dot-
tin, La langue gauloise, p. 148. — V. et
H. Rolland, p. 29.
2. — (= C. p. 127, n°!4). Cette inscrip
tion qui aurait existé, en 1856, au Mas de
Durand-Maillane est aujourd'hui perdue.
IYP Fig. 1. Autel en calcaire tendre. AKL
HOC
Y€A Lecture proposée : Camoulati A.utro-
La forme quadrangulaire du cippe qui ni[os] Nin... ; A Camoulas A.utron[ios]
la portait fait penser à une stèle funéraire (fils) de Nin... Le premier nom se justifie
du type des n08 4 à 7. La transcription pro par un graffite KAMOYAA sur fond de
posée : [*H]pàxX[ei]oç ne paraît pas accep coupe de type samien, découvert à
table ; elle apporte des modifications trop Vertault (Côte-d'Or) (1) ; on peut rappro
sensibles à la copie donnée par Revoil, et cher d'A.utroni[os] le nom Aelronia re
ne tient pas compte du groupe uea qui trouvé sur une inscription de Nimes (2).
termine ce texte. V. et H. Rolland, p. 3 et 23 (fig.). —
F. O. R., 528 P. de Brun, Glano, p. 22 (lecture fautive) ;
Les dieux de p. 9 fautive). 3. — Autel en calcaire tendre dont la — H. Rolland, Saint-Remy, p. 53 et partie inférieure est détruite ; trouvé 57 (fig.). en 1930 dans les déblais des fouilles de
4. — ( = C. p. 127, n° 3). Stèle funéGlanum" il avait été incorporé comme
raire trouvée en 1836 à Saint-Remy, moellon dans le mur E. du Balneum. dans un champ inculte au N. de la « Gal- Haut. 0,16 ; larg. 0,24 ; épais. 0,15. Au
line », sur la « voie Aurélia » (d'après Musée (Inv., 1175). {Fig. 1.)
Estrangin, Description de la v. d'Arles,
KAMOYAATI 1845, p. 167). Au Musée (Inv., M. 7).
A-YTPONI (Fig. 2.) •NIN O YPITTA
Gravure assez nette, lettres bien fo KOC HAO rmées ; malheureusement la pierre a beau Y C KO N I coup souffert ; quelques caractères sont OC effacés et la brisure de l'angle inférieur
La lecture Oupirraxoç HXouaxovtoç ne droit doit avoir fait disparaître une partie
de l'inscription. Il semble manquer une
lettre entre A et Y de la 2e ligne, une ou (1) Bull, archéol. du Comité, 1926, p. 139. deux à la fin de cette même ligne et une (2) E. Espêrandieu, dans Le Vieux Nimes,
ou plusieurs à la fin de la 3e. Les Y sont 1932, p. 26. INSCRIPTIONS ANTIQUES DE GLANUM 171
p. 32. — Dottin, toc. laud., p. 148. — P. de laisse aucun doute ; elle peut se transcrire
Brun, Sépull. gall.- grecques ; Glano (fig.). Uriitacos (nom propre d'homme) Elusco-
— Jacobshtal. — V. et H. Rolland,
p. 16 (fig.). — H. Rolland, Sainl-Remy,
p. 55 — J. Brunel, Bull, de la Soc.
d'Hisl. et d'Archéol. de Nimes, 1934-1935,
p. 48.-F. O. R., 527.
5. — (= G. p. 127, n° 2). Stèle funé
raire trouvée à Saint- Remy, vers 1836,
au Nord du coteau où fut recueillie l'ins-
Fig. 3. Stèle funéraire trouvée vers 1836.
cription précédente, au lieudit « Mas de
Bigot ». Au Musée (Inv., M. 5). {Fig. 3).
BIMIMOC
A ITOYM
A P G O G
La lecture la plus vraisemblable paraît
être Bi{Ai[x.oç AiToojxapeoç,, la difficulté ré
side dans l'interprétation de la ligature
Ml ou MV de la lere ligne. Fig. 2. Stèle funéraire trouvée en 1836.
Particularités graphiques MI et MO liés,
A à barre diagonale inclinée à droite, dernios (déterminatif) et se traduire vraisem nier O et G (sigma lunaire) pointés. blablement par : Urittacos (fils) d'Elus-
Gomme sur la précédente stèle on a con[os].
ici un nom propre d'homme, Bimimos, Holder, All - celtischer Sprachschatz,
suivi d'un déterminatif Lilumareos ; pro- Leipzig, 1896-1922. — Rhys, Inscriptions, 172 H. ROLLAND
bablement Bimimos (fils) de Lituma- c i r o • o y
ros (1). Tiopei z
Holder, /. /. — Rhys, p. 32. — Dottin, ecKerrop
p. 148. — P. de Brun, Sépul. gal.-gr. — OYI
Jacobsthal (fig.)- — V. et H. Rolland, Gravure superficielle et défectueuse,
p. 18 (fig.). — H. Rolland, Saint-Remy, mutilée au milieu de la première ligne.
p. 55. — F. O. R., 527. Lecture proposée Sigo[t]ouiioreix Eskeg-
6. — Stèle funéraire en calcaire dur goroui ; que l'on peut transcrire : Sigoiou-
local, trouvée à Saint-Remy, en 1925, tiorex (nom au nominatif) Eskeggoroui
près du pont dit de la « Pistole ». Fût (nom au génitif), et traduire Sigotoutio-
rïx (fils) d'Eskengorvos.
Jacobsthal (fig.). — V. et H. Rolland.
p. 5 et 20 (fig.) et Courrier numismatique,
n0B 33-34. — H. Rolland, p. 55. —
E. Leroy, La stèle A* du Musée des Al-
pilles, extr. du Bull, de la Soc. d'Hisl. et
d'Archéol. de Nimes et du Gard, 1934-1935
("g.)-
7. — Stèle funéraire en calcaire local,
provenant du « Mas de Cloud », à Saint-
Remy. Haut. 2,77 ; larg. 0,31 en haut et
0,40 à la base ; épaiss. 0,32 au sommet,
0,40 à la base. Au Musée (Inv. M. 2).
A Y PEU
Restes d'inscription très détériorée,
gravée sur la face latérale du monument,
sur le bandeau soutenant le fronton.
La terminaison ••• P E 1 1 = •• rîx in
dique un nom au nominatif, vraisembla
blement celui du mort.
V. et H. Rolland, p. 7.
8. — Trois éléments en calcaire dur
d'un conduit ayant servi d'aqueduc, de
profil quadrangulaire ; haut, et larg. 0,32 ;
longueur de chaque élément 2 m. 35
(-\ ). Découverts en 1928 au cours de
Fig. 4. Stèle funéraire trouvée en 1925. l'exploitation d'une sablière sur le che
min du « Cimetière des juifs » au « Mas de
Gros » ; l'inscription reconnue seulement légèrement pyramidal ; haut. 1,90; larg.,
en 1931. Au Musée (Inv., 1174). [Fig.h.) en bas, 0,40 ; en haut, 0,33 ; ép., en
haut, 0,34 ; en bas, 0,47.
Au Musée (Inv., M. 3).
(Fig. 4.)
à (1) Saint-Maximin Ce nom gaulois et Grenoble. est connu Fig. 5. Fragments en calcaire dur d'un conduit ayant servi'd'aqueduc. •
INSCRIPTIONS ANTIQUES DE GLANUM 173
Sur la face nord des éléments 1 et 3, Inscription de la fin du Ier siècle
av. J.-G. d'après les circonstances de sa Al PIK
découverte. Sur le bord supérieur de l'élément central
C'est en Gaule le monument le plus K méridional se rapportant au culte d'Epo- gravure bonne et profonde. na, la déesse d'origine probablement celPIK peut avoir ici le sens de sillon —can tique, protectrice des chevaux. al. V. et H. Rolland, p. 3 et 27 (fig.). — V. et H. Rolland, p. 2 et 25 (fig.). — H. Rolland, S.-Remy, p. 53 — H. Rolland, S.-Remy, p. 53 (fig.). — P. de Brun, Glano, p. 22 ; Les dieux de P. de Brun, Glano, p. 14 (lecture fautive Al Glano, p. 9. pour Al fig.).
9. — Fragment de dalle en calcaire, b) Inscriptions romaines
découverte en 1942 dans les fouilles de 11. — (= C. 994). Inscription perdue.
Glanum, dans les décombres, au S. de la i o m
maison XVI. Haut., 0,18 ; larg., 0,10 ; c on
ép., 0,05. Au Musée (Inv., 3237). SER V A
• • • D A
P • •• ATTIA • • ••
XO . . . . N VS • • • •
Inscription incomplète, gravure négli conserva- gée ; TO incomplet, le P semble suivi I(ovi) o(ptimo) M(aximo)
(tori) ...da... Allia ...nus... d'un A.
Peut-être faut-il lire simplement Iovi D'après l'emplacement de sa décou
conservator i. verte, ce fragment est, au plus tard, de la
P. de Brun, Les dieux de Glano, p. 12. première moitié du Ier siècle av. J.-C.
10. — Autel 12. — (= C. 995). Inscription aujour
d'hui perdue en calcaire ten
io m dre; haut, 0,26;
CONSERVATORI larg., 0,13;
SEXT' IVL LV(t)TO épais., 0,08.
VOTO DICAVIT Trouvé en 1931,
dans les fouil I(ovi) o(plimo) M(aximo) conservatori
les de Glanum, Sext(us) Iul(ius) Lutto voto dicavil.
remployé com Comme sur la précédente inscription,
me moellon on doit, peut-être, à la première ligne subs
dans le mur N. tituer la lecture iovi à celle qu'a donnée
de la cour du Soliers. La restitution du cognomen Lutto
Balneum. Au ou Luito est incertaine.
Musée (Inv., P. de Brun, Les dieux de Glano, p. 12.
1047). {Fig. 6) (conservati, sic).
[e]PONA 13. — (= C. 996). Autel en calcaire La première tendre, trouvé à l'entrée de la route de lettre disparue
Mouriès, contre le rocher de la montagne. semble être un
Haut., 1,23 ; larg., 0,38 ; ép., 0,25. Base Autel en cïcaire tendre Glunaire, l'A est
et sommet mutilés. Au Musée (Inv., M. 18). trouvé en 1931. à barre brisée. 174 H. ROLLAND
Lettres grossières et frustes, devenues inférieure mais plus ancienne, en lettres
presque complètement illisibles. De la de meilleure forme.
transcription donnée par le Corpus : Iovi 1. — Inscriptions supérieure (IIIe siè
ofptimo) M(aximo), Iunoni, Minervae cle ?).
(votum) s(olvil) I I X M IP PO l(ibens) m(erito), L C V I A T O • on ne distingue IID DIS OMN • • actuellement que
B V S les lettres :
i o vi • o • • • • A la première ligne peut-être un point
iv • • • oni entre les deux P ; peut-être également HP
liés au lieu de IP. VAE
Restitution difficile, on adoptera pro
Réunion des visoirement celle qu'a proposée M. Jé
trois divinités ca- rôme Garcopino : ex m(onilu) (1) Ip-
pitolines. po(nae) /Lfucius ) C(ornelius) Vialo(r)/
(a)ed(iluus) dis omn(i)/bus. — Sur l'P. de Brun, Les
dieux de Glano, avertissement d'[Ep]ona, Lucius Cornel
p. 12. — F. O. R., ius Viator (2), sacristain, à tous les dieux.
524. Le culte d'Epona est attesté à Glanum
par l'inscription n°*10, cependant l'inter14. — Pilier en
valle existant entre les deux P et le calcaire tendre,
point qui- peut-être les sépare laisse trouvé en 1937,
planer un doute sur cette partie de dans les fouilles de
la restitution. (A)ed. pourrait être égalGlanum, dans une
ement mis pour (a)edilis, cependant, la des chambres de
place occupée par le pilier sur la façade Vinsula Ouest de
d'un lieu de culte, comme l'indique la la rue des ther
seconde inscription, autorise pleinement mes (1). Haut.,
la transcription (a)ed(iluus). 2,05 ; larg., 0,33 ;
2. — Inscription inférieure (Ier sièép., 0,17. A Gl
cle ?). anum (Inv., 2719).
Celle-ci, de meilleur style, est anté(Fig. 7.)
rieure à la précédente ; elle encadre un Sur le sommet
loculus destiné au dépôt d'une offrande ; petite cavité - en
deux autres loculi sont creusés, l'un sur forme de patère ;
l'autre, au-dessous de l'inscription. sous la corniche
SEXPTIBPVERPMISSICI se lisent deux ins
VS AVR E VM criptions superpos
IPOS • ées, l'une en ca MART
• • N A R A • A D PRIMAractères à tendanFig. 7. Pilier S HVIVS TEMPVLI en calcaire tendre. ce cursive, l'autre,
(1) Cf. C.I.L., v., 205. (1) Probablement dans celle où se trouvaient
plusieurs dédicaces à la Bonne Déesse, et qui (2) Un Lucius Cornelius Viator est connu à
semble avoir servi de lieu de culte. Rome sous Hadrien (C. /. L., VI, 975). ANTIQUES DE GLANUM 175 INSCRIPTIONS
Bons caractères du ieri)u ne siècle, la Lettres de forme défectueuse, de 0,03 de
hauteur. première ligne avec points séparatifs trian
gulaires. Merc...JV(olum)S(olvit)Me(rito)L(i-
Sex(ius). Tib(erius). Ver(na). missi- bens). Espérandieu pensait que l'on pou
vait compléter la première ligne en Mer- ci/us aureum/ Marti pos fuit )/(i)n ara ad
pri(m)/as huius tempuli. — Sextus Ti c[urio], mais l'hypothèse d'une dédicace
par un dévot Merc[....] lui paraissait plus berius Verna, soldat en congé (1), a posé
probable. On peut en effet rapprocher les un « aureum » pour Mars, dans l'autel
[situé] à l'entrée de ce temple. noms Merc-o (Holder) ; Mercius (C. I. L.,
Je dois à M. Jérôme Garcopino. la V, 449, 9) ; Mercatia à Aix [C. I. L., XII,
connaissance de l'emploi de Tiberius 523, et p. 814). — Mercatilla (C. /. L.,
comme nom propre à Annemasse (2) et à m, 413 ; V, 4861 ; XII (Die) 1663 ; XII
Rome (3) ainsi que celui de Verna comme (Nimes) 3844.
cognomen à Gavaillon et à Narbonne (4) Gagnât, Bull, archéol., 1925, p. lviii. —
La traduction « dans l'autel » et non « sur Cagnat et Besnier, Année épigr., 1925,
p. 7, n° 35. — Espérandieu, n° 145. — l'autel » est j ustifiée parla présence du locu-
P. de Brun, Les dieux de Glano, p. 16 lus destiné à contenir l'offrande, et creusé
(avec erreur Mercurius). dans le pilier qui est en forme d'autel.
La formule ad primas huius tempuli est 16. — (= C. 998.) Autel en calcaire
à rapprocher de celle inlra fines eius tendre, avec base mais sans couronne
templi existant à Narbonne (C. I. L., XII, ment, trouvé au « mas de Périat » à Saint-
6038) ; malgré l'absence d'exemples épi- Remy. Haut., 0,58 ; larg., 0,39 ; épais.,
graphiques, les textes littéraires emploient 0,22. Au Musée (Inv., M. 31).
primae pour signifier primae parles, ici S E X VALER • • •
peut-être la façade du temple (5). LVTE V I • F • S AM I C V
Reste à définir quelle fut la nature de MINERVAE • V«S« L« M*
Yaureum déposé dans le loculus et offert Bons caractères du ier siècle ; à la
à Mars : vraisemblablement monnaie, ou 2e ligne TE liés ; à la 3e ligne NE et VA liés.
objet d'or ou doré ? Rien ne permet de le Sex(lus) Valerfius ) /Lulevi f(ilius) Sa- préciser. micu(s ) /Minervae v(olum) (solvit) l(i-
P. de Brun, Les dieux de Glano, suppl., bens) m(eriio). p. 6 et 8, fig. — H. Rolland, P. V. de la 17. — (= C. 991.) Fragment de stèle Soc. fr. de Numismatique, 1945. en pierre calcaire. Haut., 0,14 ; larg., 0,13 ;
15. — (= Espérandieu, 145.) Autel en ép., 0,10. Au Musée (Inv. M. 19).
calcaire local, à base intacte et fronton AIOLI
détériorié, trouvé en 1922, au mas Tardieu, NI
dans les fouilles de Glanum. Haut., 0,52 ; Lettres grossières, point creux sous l'O. larg.,0,18;ép.,0,15.Au Musée (Inv., 1163).
A[p]oli/ni; la restitution du P n'est MIIRC
pas certaine, il ne reste de cette lettre que V • S • M • L
la haste ; la brisure de la pierre ne permet
pas de reconnaître si la première ligne est (1) En congé libérable.
complète et doit se lier à la seconde. La (2) C. I. L., XII, 2576.
(3) C.I.L., VI, 1057, 105*8, 7484, 26617, lecture proposée demeure vraisemblable. 27399, 27400, 36430. P. de Brun, Les dieux de Glano, p. 13. — (4) C. /. L., XII, 1054, 4535, 4874.
(5) Lettre de M. J. Carcopino. F. O. R., 528.

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