L’inventaire après décès de Raynard Balbet, bourgeois de Clermont (1359) - article ; n°1 ; vol.160, pg 79-173

De
Bibliothèque de l'école des chartes - Année 2002 - Volume 160 - Numéro 1 - Pages 79-173
Conservé en minute aux Archives départementales du Puy-de-Dôme, l'inventaire après décès de Raynard Balbet, bourgeois de Clermont, est un document d'un type assez rare : sur près de cinq cents articles, en effet, plus de la moitié décrivent les archives familiales. Les Balbet, tant Raynard que son père Guillaume, occupaient dans la société locale une place éminente, due à leur activité d'officiers de finance au service de la monarchie ; leur ascension avait d'ailleurs coïncidé avec celle de plusieurs de leurs compatriotes, évêques, grands argentiers du roi, chanceliers ou officiers de finance ou de justice. L'inventaire, dont une édition est donnée, permet une analyse assez fine du patrimoine des Balbet, notamment de leurs acquisitions foncières. Leurs opérations financières et plus encore commerciales restent en revanche difficiles à cerner. L'étude typologique et chronologique des actes inventoriés montre la richesse des pratiques du recours à l'écrit, la variété des solutions diplomatiques offertes aux contemporains, mais aussi des lacunes et des disproportions qui s'expliquent peut-être par des pratiques parallèles, comme la conservation des minutes chez les notaires sans contrepartie dans les archives de l'intéressé.
Das in den A.D. du Puy-du-Dôme in Brevenform aufbewahrte Güterinventar des verstorbenen Raynard Balbet, Bürger der Stadt Clermont, ist ein Dokument von großem Wert : Mehr als die Hälfte der beinahe 500 Einträgen bezieht sich auf die Familienarchivalien. Raynard und sein Vater Guillaume Balbet nahmen in der örtlichen Gesellschaft als Finanzbeamte der Krone eine heraus-gehobene Stellung ein. Ihr sozialer Aufstieg erfolgte zur gleichen Zeit wie der anderer Bewohner ihrer Stadt, die Bischofe, Finanzminister, Kanzler sowie Finanz- oder Justizbeamte wurden. Das hier edierte Güterinventar von 1359 erlaubt eine minutiöse Studie des Balbetschen Vermögens. Greifbar wird insbesondere der Grunderwerb, während die finanziellen und mehr noch die händlerischen Unternehmungen naturgemäß im Schatten bleiben. Eine typologische und chronologische Studie der verzeichneten Dokumente zeigt darüberhinaus den vielf ältigen Einsatz der Schriftlichkeit und die Varianz der so entstandenen Texttypen. Zugleich werden Lücken und Unausgewogenheiten deutlich, die sich möglicherweise durch eine parallele Buchführung in den Brevenverzeichnissen der Notare erklärt.
Kept in the Archives departementales of Puy-de-Dôme as a notarial minute, the post-mortem inventory of Raynard Balbet, a burgher of Clermont, is of a kind that is seldom found : over fifty percent of the nearly 500 items refer to the family archives. The Balbets, both Raynard and his father Guillaume, held eminent positions in local society as financial officials of the royal government. Their advancement had also been parallel to that of several of their fellow townsmen, bishops, governors of the royal Treasury, chanceliers and other financial and judicial officials. The inventory, published as an appendix to this article, provides fairly detailed evidence about the Balbets' possessions, and especially about the purchasing of estates. On the other hand, it remains difficult to get a clear picture of their financial and even more of their commercial dealings. A typological and chronological survey of the deeds listed in the inventory shows the variety of ways in which the Balbets used written documents, the wide range of diplomatic options available in their time, but also a number of gaps and discrepancies which might have resulted from parallel procedures, e.g. the keeping of minutes by notaries without copies being delivered to those concerned to keep with their own records.
95 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 2002
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Mathieu Lescuyer
L’inventaire après décès de Raynard Balbet, bourgeois de
Clermont (1359)
In: Bibliothèque de l'école des chartes. 2002, tome 160, livraison 1. pp. 79-173.
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Lescuyer Mathieu. L’inventaire après décès de Raynard Balbet, bourgeois de Clermont (1359). In: Bibliothèque de l'école des
chartes. 2002, tome 160, livraison 1. pp. 79-173.
doi : 10.3406/bec.2002.451092
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_2002_num_160_1_451092Résumé
Conservé en minute aux Archives départementales du Puy-de-Dôme, l'inventaire après décès de
Raynard Balbet, bourgeois de Clermont, est un document d'un type assez rare : sur près de cinq cents
articles, en effet, plus de la moitié décrivent les archives familiales. Les Balbet, tant Raynard que son
père Guillaume, occupaient dans la société locale une place éminente, due à leur activité d'officiers de
finance au service de la monarchie ; leur ascension avait d'ailleurs coïncidé avec celle de plusieurs de
leurs compatriotes, évêques, grands argentiers du roi, chanceliers ou officiers de finance ou de justice.
L'inventaire, dont une édition est donnée, permet une analyse assez fine du patrimoine des Balbet,
notamment de leurs acquisitions foncières. Leurs opérations financières et plus encore commerciales
restent en revanche difficiles à cerner. L'étude typologique et chronologique des actes inventoriés
montre la richesse des pratiques du recours à l'écrit, la variété des solutions diplomatiques offertes aux
contemporains, mais aussi des lacunes et des disproportions qui s'expliquent peut-être par des
pratiques parallèles, comme la conservation des minutes chez les notaires sans contrepartie dans les
archives de l'intéressé.
Zusammenfassung
Das in den A.D. du Puy-du-Dôme in Brevenform aufbewahrte Güterinventar des verstorbenen Raynard
Balbet, Bürger der Stadt Clermont, ist ein Dokument von großem Wert : Mehr als die Hälfte der beinahe
500 Einträgen bezieht sich auf die Familienarchivalien. Raynard und sein Vater Guillaume Balbet
nahmen in der örtlichen Gesellschaft als Finanzbeamte der Krone eine heraus-gehobene Stellung ein.
Ihr sozialer Aufstieg erfolgte zur gleichen Zeit wie der anderer Bewohner ihrer Stadt, die Bischofe,
Finanzminister, Kanzler sowie Finanz- oder Justizbeamte wurden. Das hier edierte Güterinventar von
1359 erlaubt eine minutiöse Studie des Balbetschen Vermögens. Greifbar wird insbesondere der
Grunderwerb, während die finanziellen und mehr noch die händlerischen Unternehmungen naturgemäß
im Schatten bleiben. Eine typologische und chronologische Studie der verzeichneten Dokumente zeigt
darüberhinaus den vielf ältigen Einsatz der Schriftlichkeit und die Varianz der so entstandenen
Texttypen. Zugleich werden Lücken und Unausgewogenheiten deutlich, die sich möglicherweise durch
eine parallele Buchführung in den Brevenverzeichnissen der Notare erklärt.
Abstract
Kept in the Archives departementales of Puy-de-Dôme as a notarial minute, the post-mortem inventory
of Raynard Balbet, a burgher of Clermont, is of a kind that is seldom found : over fifty percent of the
nearly 500 items refer to the family archives. The Balbets, both Raynard and his father Guillaume, held
eminent positions in local society as financial officials of the royal government. Their advancement had
also been parallel to that of several of their fellow townsmen, bishops, governors of the royal Treasury,
chanceliers and other financial and judicial officials. The inventory, published as an appendix to this
article, provides fairly detailed evidence about the Balbets' possessions, and especially about the
purchasing of estates. On the other hand, it remains difficult to get a clear picture of their financial and
even more of their commercial dealings. A typological and chronological survey of the deeds listed in
the inventory shows the variety of ways in which the Balbets used written documents, the wide range of
diplomatic options available in their time, but also a number of gaps and discrepancies which might
have resulted from parallel procedures, e.g. the keeping of minutes by notaries without copies being
delivered to those concerned to keep with their own records.Bibliothèque de l'École des chartes, t. 160, 2002, p. 79-173.
L'INVENTAIRE APRES DECES
DE RAYNARD BALBET,
BOURGEOIS DE CLERMONT (1359)
par
Mathieu LESCUYER
Les inventaires médiévaux et modernes, pour peu qu'ils recensent des pièces
de quelque qualité et en nombre significatif, offrent aux chercheurs une source
féconde, qu'historiens et philologues se sont gardés de négliger. Édités pour
certains de longue date, recensés dans une bibliographie spécialisée dès la fin du
xixe siècle 1, objets enfin de catalogues 2, ils ne cessent à juste titre de susciter
l'intérêt. Mais leur recensement lance un véritable défi aux archivistes et aux
bibliographes, et leur typologie est à peine esquissée 3. L'une des catégories les
plus marginales de ces inventaires, celle des inventaires d'archives, est aussi
l'une des plus intéressantes. Fort peu nombreux pour la période médiévale, les
inventaires d'archives le sont encore moins si l'on quitte les dépôts d'archives
royaux ou princiers, déjà convenablement recensés ou étudiés 4, pour s'intéres-
1. Fernand de Mély et Edmund Bishop, Bibliographie générale des inventaires imprimés, t. I,
France et Angleterre, Paris, 1892 ; t. II, Paris, 1894 [reste de l'Europe] ; t. III, Tables, Paris, 1895.
2. A titre d'exemple, Documents du minutier central des notaires de Paris, Inventaires après
décès, t. I, 1483-1547, par Madeleine Jürgens, Paris, 1982.
3. F. de Mély et E. Bishop en 1892 le disaient clairement, en tête de F« Avertissement » à leur
Bibliographie générale..., p. v : « Si la crainte d'être incomplets devait arrêter deux auteurs, la
publication de la Bibliographie des inventaires imprimés n'aurait certainement pas vu le jour. Nos
recherches mêmes nous ont, en effet, pleinement convaincus que ce premier volume devait être
seulement considéré comme un essai, destiné à révéler la grande quantité de documents de cette
nature, déjà publiés ». Voir aussi Hildegard Mannheims et Klaus Roth, Nachlaßverzeichnisse :
Internationale Bibliographie, Münster, 1984 (Beiträge zur Volkskultur in Nordwestdeutschland
herausgegeben von der Volkskundlichen Kommission für Westfalen Landschaftsverband
Westfalen-Lippe, 39), p. xiii-xiv ; cette nouvelle «bibliographie internationale», qui prend en
compte les inventaires de livres (mais non d'archives), ne prétend pas plus que celle de ses
prédécesseurs à l'exhaustivité, pas même pour le domaine germanique (p. vin), principalement
concerné avec les pays anglo-saxons et Scandinaves.
4. L'exemple le plus caractéristique est celui de l'inventaire de Robert Mignon, éd. Charles-
Victor Langlois, Inventaire d'anciens comptes royaux dressé par Robert Mignon sous le règne de
Philippe de Valois, Paris, 1899 (Documents financiers, 1), publié non seulement pour les infor-
Mathieu Lescuyer, conservateur au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de
France, 58 rue de Richelieu, F-75002 Paris. MATHIEU LESCUYER B.E.C. 2002 80
ser aux inventaires d'archives seigneuriales ou bourgeoises, aussi mal repérés
que, sans doute, assez rares. Toutes circonstances qui donnent un prix particul
ier à l'inventaire après décès des biens et des archives d'un bourgeois de
Clermont, Raynard Balbet, établi en 1359.
I. Inventaires médiévaux d'archives.
1. Les inventaires des archives princier es. — L'archivistique médiévale est
l'objet de constantes recherches, que ce soit en général dans le cadre classique
de la présentation des sources d'une monographie, ou en particulier par le biais
des études menées à bon train sur les cartulaires, ancêtres des inventaires, et sur
la sélection de la documentation opérée par leurs auteurs 5. Il est donc difficile
de faire une synthèse à partir d'une matière aussi éparse. Deux articles parus
presque simultanément ouvrent la voie vers ce qui est encore une sorte de terra
incognita 6, mais force est de constater que les inventaires d'archives nobiliai
res non princières sont quasiment inconnus ; il n'y aurait de toute façon pas lieu
d'en attendre avant le xrve siècle, au moins pour le Midi où l'enquête a été
menée, puisque les chartriers seigneuriaux eux-mêmes ne paraissent aupara
vant qu'embryonnaires 7.
Les inventaires de chartriers méridionaux, au sens large du terme, fussent-ils
comtaux, ne sont en effet pas très nombreux 8. Le Dauphiné donne l'exemple
en 1277 (puis 1346), suivi par le comté de Genève en 1337, le Bourbonnais vers
1325, le Forez au milieu du xrve siècle. Au début du xve siècle, un inventaire
partiel est rédigé à la chambre des comptes de Moulins, et il ne subsiste que des
mations qu'il fournit sur des originaux dont toute autre trace a disparu, mais aussi pour ce qu'il
apporte sur les méthodes d'archivage et le matériau dont disposait la Chambre des comptes, sans
doute l'institution centrale qui produisait le plus d'archives.
5. Les cartulaires, actes de la table ronde organisée par l'Ecole nationale des chartes et le G.D.R.
121 du C.N.R.S. (Paris, 5-7 décembre 1991), éd. Olivier Guyotjeannin, Laurent Morelle, Michel
Parisse, Paris, 1993 (Mémoires et documents de l'Ecole des chartes, 39) ; Pierre Chastang, Lire,
écrire, transcrire : le travail des rédacteurs de cartulaires en Bas-Languedoc (xf '-XIIIe siècle),
Paris, 2002 (C.T.H.S. Histoire, 2).
6. Emmanuel Poulie, Classement et cotation des chartriers au Moyen Age, dans Scriptorium,
t. 50, 1996 [actes du XIe colloque du Comité international de paléographie latine, Bruxelles, 1995,
La conservation des manuscrits et des archives au Moyen Age], p. 345-355 ; O. Guyotjeannin, Les
méthodes de travail des archivistes du roi de France (xnf -début xvf siècle), dans Archiv für
Diplomatik, t. 42, 1996, p. 295-373, spec. p. 300, n. 14, p. 308, n. 29, et p. 312, n. 37.
7. Martin Aurell, Le roi et les Baux, la mémoire et la seigneurie (Arles, 1269-1270 ), dans
Provence historique, t. 49, fasc. 195-199, janvier-juin 1999 (De Provence et d'ailleurs, mélanges
offerts à Noël Coulet), p. 47-59, à la p. 55, qui cite Pierre-Yves Laffont, Les chartriers seigneuriaux
du xnf siècle : quelques réflexions sur une source méconnue, au travers d'exemples du Haut-
Languedoc, dans Comprendre le xnf siècle, études offertes à Marie-Thérèse Lorcin, Lyon, 1995,
p. 41-58.
8. La liste qui suit n'est qu'une rapide compilation sans aucune prétention à l'exhaustivité. r
comte Villefranche-en-Beaujolais. B.É. montre mentions chambres 1405 C. et 2002de du une Foix, d'un des comté activité comptes qui inventaire de dressent Foix plus L INVENTAIRE de réalisé entre l'État intense l'inventaire Dans 1403 à bourbonnais, le la : DE même cinq et des RAYNARD 1429. inventaires, archives temps, date La trois à BALBETseconde s'activent la du inventaires chambre château par moitié exemple, les de des archivistes dans du Castelbon comptes xve pour la siècle mouvdu les en de 81
ance des d'Albret, avec ceux du château de Casteljaloux en 1460 et 1482 et
celui de Nérac en 1492, et encore l'inventaire des archives des princes des
Baux-de-Provence en 1473 9.
2. Les inventaires des petites seigneuries. — Le tour d'horizon est bien plus
simple pour les petites seigneuries. Dans sa monographie sur le Quercy, Jean
Lartigaut a consacré quelques pages au « grand vide des archives rurales », pour
mettre en lumière trois inventaires d'archives seigneuriales de modeste
ampleur mais néanmoins fort précieux, datant tous trois de la seconde moitié
du xve siècle 10. Dans deux des cas étudiés, la rédaction correspond clairement
à une remise en ordre de la seigneurie et à la volonté de clarifier les droits réels
ou prétendus. Non loin de ces seigneurs quercynois, c'est chez les Durfort que
Nicole de Pena a découvert, pour son édition des actes de la famille, un bel
inventaire d'archives enchâssé dans l'inventaire après décès de Bernard de
Durfort, composé en 1415 n.
9. Albret : Jean-Bernard Marquette, Le trésor des chartes d'Albret, t. I, Les archives de Vayres,
première partie : le fonds de Langoiran, Paris, 1973 (Documents inédits), p. 23-25. Baux : Louis
Barthélémy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille,
1882. Bourbonnais : Olivier Mattéoni, La conservation et le classement des archives dans les
chambres des comptes de la principauté bourbonnaise à la fin du Moyen Age, dans La France des
principautés : Les chambres des comptes XIVe et XVe siècles, [actes du] colloque tenu aux Archives
départementales de l'Allier, à Moulins-Yzeure, les 6, 7 et 8 avril 1995, éd. Philippe Contamine et
O. Mattéoni, Paris, 1996, p. 65-81, spec. p. 72. Dauphiné : Ulysse Chevalier, Inventaire des archives
des Dauphins à Saint-André de Grenoble en 1277, Paris-Lyon, 1869, et des des de Viennois à Saint-André de Grenoble en 1346, Paris, Lyon, 1871. Foix : Paul Ray
mond, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Basses-Pyrénées,
série E, 1867, aux cotes E 391 et E 393 ; Henri Courteault, Un archiviste des comtes de Foix au
XVe siècle, le chroniqueur Michel du Bernis, dans Annales du Midi, t. 6, 1894, p. 272-300. Forez :
Etienne Fournial, Les inventaires du Trésor des chartes du comté de Forez, dans Bulletin de la
Diana, t. 51, 1989, p. 29-55. Genevois : Peter Rück, Notes sur les cartulaires de l'évêché (vers
1307) et sur les premiers inventaires des archives du chapitre (1334) et du comté de Genève
(1337), dans Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, t. 14, 1969, p. 185-203.
Savoie : P. Rück, L'ordinamento degli archivi ducali di Savoia sotto Amedeo VIII, 1398-1451,
Rome, 1977 (Quaderni délia Rassegna degli Archivi di Stato, 48).
10. J. Lartigaut, Les campagnes du Quercy après la guerre de Cent ans (vers 1440-vers 1500),
Toulouse, 1978, p. 55-57 ; Un mode de repérage des parchemins dans deux inventaires du XVe siè
cle, dans Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, t. 107,
1986, p. 181-184. Ces inventaires sont modestes, puisqu'ils ne recensent respectivement que 457,
174 et 119 actes.
11. Nicole de Pena, Documents sur la maison de Durfort (xf-xv0 siècle), Bordeaux, 1977, t. II,
p. 845-880, n° 1478. MATHIEU LESCUYER B.E.C. 2002 82
Ce type de document est très peu commun et n'apparaît en général qu'à
l'occasion d'une succession difficile, telle précisément celle de Bernard de
Durfort dont les enfants voient leurs tuteurs se récuser jusqu'à ce que le juge du
Lauragais intervienne pour demander la rédaction d'un inventaire. La part de
l'inventaire dévolue aux archives, avec près de cent soixante articles sur un total
de trois cents, ne manque pas de surprendre. Mais, à bien y réfléchir, les archives
constituent manifestement une part essentielle de l'héritage, elles fondent les
droits des héritiers, justifient le passif et l'actif, d'où l'intérêt de les recenser
comme des objets précieux — ce qui se vérifie dans le cas des registres, mais
aussi de la majeure partie des actes, dont le mode d'identification par l'incipit
de la deuxième ligne du premier feuillet par exemple reprend celui, classique,
des livres de bibliothèque, considérés à l'égal des tissus luxueux ou des joyaux.
L'utilité des archives est d'ailleurs expressément mentionnée par le notaire
rédacteur 12, et leur valeur magnifiée par l'appellation médiévale commune de
trésor. Fait significatif, les archives des Durfort sont conservées non dans la
famille mais au couvent des Carmes de Toulouse, où elles sont jugées plus en
sécurité 13. Il n'y a pas pour autant de contradiction entre la conscience qu'ont
les hommes du Moyen Age du prix de leurs archives et leur peu de souci d'en
rédiger des inventaires, tant que leur masse ne les rend pas totalement inexploit
ables. L'inventaire en effet n'aura d'intérêt qu'à partir du moment où les
documents auront été classés, cotés et rangés.
3. L'Auvergne et les inventaires. — Ni les comtes d'Auvergne, ni les La Tour
qui leur succèdent au xve siècle, n'ont laissé d'inventaire de leurs archives 14 ;
quant aux Dauphins, qui héritent au xrve siècle des vastes terres des Mer cœur,
ils ne firent pas rédiger d'inventaire avant 1489, alors que le Dauphiné était
passé aux mains des Bourbons. Il existe cependant de petits registres très
sommaires qui recensent les hommages, sorte de bribes d'inventaire, tel celui
de Bertrand de La Tour, seigneur d'Olliergues au début du xrve siècle, ou
des Dauphins vers la même époque 15. En haute Auvergne, Bernard d'Armag
nac, vicomte de Cariât, fait dresser en 1442 l'inventaire de cinquante-quatre
pièces du xine siècle qu'il retire des archives des comtes de Rodez lors du
12. Ibid., p. 861, n° 158 : « instrumenta antiqua tara recognicionum quam laudiminum de obliis
(...) que (...) vendite fuerunt, et sic non opportet nec est necesse amplius specifficare nec tenere
tempus quoad predicta instrumenta ». A l'inverse, un acte de reconnaissance de dette passé par
n° 279), se doit de Bernard de Durfort, « fractum et cancellatum tanquam solutum » {ibid., p. 877,
figurer dans l'inventaire, sans doute à décharge en cas de contestation.
13. Ibid., p. 860, n° 143.
14. Ce qui reste du chartrier se trouve aujourd'hui dans le supplément du Trésor des chartes
(Arch, nat., série J) ; sans parler de quelques rapides inventaires du xvie siècle, l'outil de référence
demeure l'inventaire de 1622 réalisé par Pierre Dupuy, envoyé sur place par le roi (Arch, nat.,
JJ 317).
15. Pour Olliergues, Lucien Drouot, Inventaires anciens du trésor des chartes du château
n° d'Olliergues, 5803 (cahier Roanne, de 20 ff.). 1978, p. 249 (cahier de 10 ff.) ; pour les Dauphins, Arch, nat., P 4713, 2002 L INVENTAIRE DE RAYNARD BALBET 83 B.É.C.
partage de l'héritage de son père le connétable d'Armagnac 16. Rien ne subsiste
pour les autres seigneuries d'importance, telle Mercosur ou Murât.
Pierre Charbonnier, dont les recherches ont porté tout particulièrement sur
les archives seigneuriales laïques en basse Auvergne, a rapidement signalé,
outre « l'inventaire des papiers de feu Guillot Balbet », qui va nous retenir plus
spécialement, celui des d'Amblard de Murol déposés à Clermont en
1406, et m'a signalé un autre inventaire du même Amblard daté de 1390 17. Le
même chartrier de Murol, toujours privé, conserve un autre petit inventaire des
archives des Murol à Saint- Amant en 1430 18, dépourvu de cotation à l'instar
des précédents, et qui recense des pièces déjà mentionnées en 1390 et 1406. Le
fonds de Murol est évidemment exceptionnel par la qualité de sa documentat
ion, tout particulièrement pour la fin du XIVe et la première moitié du XVe siè
cle, comme l'ont abondamment illustré les travaux de P. Charbonnier. Il révèle
chez les Murol un curieux souci des inventaires, qui s'explique peut-être par
leur volonté de maîtriser la gestion de leur seigneurie de Saint- Amant. Celle-ci
leur était récemment échue, par succession maternelle, mais son histoire ne
leur était sans doute pas aussi familière que celle de la seigneurie paternelle de
Murol. L'aspect matériel des inventaires, consignés sur des cahiers de papier de
petit format, n'était pas de nature à leur assurer les meilleures chances de
conservation. De plus grande ampleur, avec plus de six cents regestes assortis de
cotes, l'inventaire réalisé en 1434 des archives de la baronnie de Calvinet, au sud
du Cantal, sera difficilement qualifié d'inventaire seigneurial : il est à porter au
crédit du duc de Bourbon, récent acquéreur de la baronnie 19. Ce dernier
exemple montre bien à quel point ce sont des circonstances accidentelles qui
président le plus souvent à la réalisation des inventaires.
Au terme de ce survol, l'inventaire des archives de Raynard Balbet présente
deux caractéristiques inédites : d'une part sa précocité, d'autre part la catégorie
sociale à laquelle se rattache l'intéressé, puisque Raynard appartient plus à la
bourgeoisie qu'à la noblesse, au monde urbain et non rural, quand bien même
16. Gustave Saige et comte de Dienne, Documents historiques relatifs à la vicomte de Cariât,
Monaco, 1900 (Collection de documents historiques publiés par ordre de S. A. S. le prince
Albert Ier, prince souverain de Monaco), t. I, p. x et xv-xviii.
17. Pierre Charbonnier, Une autre France, la seigneurie rurale en basse Auvergne du XIVe au
xvf siècle, Clermont-Ferrand, 1980 (Publications de l'Institut d'études du Massif Central, 20),
XVe t. I, p. 351, n. 3, et p. 400, n. 3 ; 1973 id., Guillaume de Murol, de un petit seigneur du auvergnat au début 11), du
p. 17, n. 24 ; fonds de Murol au château de Jozerand, au « carton des papiers intéressants ».
18. Je remercie mon ami L. Drouot, qui m'a signalé cette acquisition très récente, Arch,
dép. Puy-de-Dôme, 115 J 154. Chacun de ces inventaires demeure bien modeste : quatre-vingts
cotes tout au plus en moyenne.
19. Calvinet (Cantal, cant. Monsalvy). Francisque Michel, Histoire de la guerre de Navarre en
1276 et 1277 par Guillaume Anelier de Toulouse, Paris 1856 (Documents inédits), édite quelques
extraits de l'inventaire concernant Eustache de Beaumarchais, p. 764-776 ; comme souvent,
l'inventaire sert de preuve à défaut de conservation des originaux dont il demeure la seule trace. Je
reprendrai plus en détail l'étude des inventaires auvergnats dans le cadre de ma thèse sur Armand
de Châteauneuf et son cartulaire. MATHIEU LESCUYER B.É.C. 2002 84
sa carrière, ses biens et son inventaire font apparaître les liens profonds entre
l'un et l'autre.
4. Le manuscrit de l'inventaire. — L'inventaire après décès de Raynard
Balbet est conservé dans un registre de brèves du notaire clermontois Dalmas
de Lagarde. Hasard heureux, car il ne subsiste que fort peu de registres
notariaux pour l'Auvergne médiévale, dont le statut de frontière entre nord et
Midi se vérifie ici une fois encore. De tout le Moyen Age, seule une demi-
douzaine de registres est conservée aux Archives départementales du Puy-de-
Dôme, sans parler de quelques épaves très fragmentaires. Ils couvrent les
années 1325-1377 20 ; tous clermontois, ils proviennent d'une même étude,
pour autant qu'on en puisse juger 21.
Au sein de ces registres, l'inventaire fait figure d'exception : aucun autre
inventaire après décès n'y paraît, non plus d'ailleurs qu'aucune autre brève
d'une longueur supérieure à un feuillet, là où l'inventaire en totalise une
quinzaine. Situé en début de registre, il est suivi de formules qui établissent
clairement que le notaire a le sentiment de ne débuter son protocole qu'après le
texte de l'inventaire 22, dont la nature ne s'accorde nullement avec le contenu
ordinaire des registres. C'est dire encore une fois la singularité de sa nature, et
la rare bonne fortune qui a présidé à sa conservation. Il faut d'ailleurs convenir
que la rédaction même d'un inventaire après décès en bonne et due forme et non
par manière de brouillons n'était pas chose courante, à en juger par le peu de
témoins subsistants. Au reste, dans le cas des Balbet, ce fut du bailli d'Auvergne
et non de la famille que vint l'initiative de cette entreprise quelque peu coûteuse
et de longue haleine, puisque étalée sur quatre mois, du 22 août au 20 décembre
1359.
Le bailli n'agissait lui-même que sur l'injonction de Jean, futur duc de Berry,
alors lieutenant du roi en Languedoc, dont le premier souci était peut-être plus
de préserver les éventuelles créances royales sur l'héritage de Raynard que
d'intervenir en faveur de ses héritiers 23. Or, et cela n'est pas la moindre des
20. Soit un total d'un peu moins de 6000 actes d'après le ratio établi par P. Charbonnier, qui
synthétise les données relatives aux registres notariaux auvergnats dans Une autre France..., t. I,
p. 31, n. 1.
21. La succession des notaires s'établit ainsi : Rigaut et P. Germain (Arch. dép. Puy-de-Dôme,
5 E0 1334, mai 1325-novembre 1326) ; P. Rigaut et G. Boni (5 E0 1335, août 1345-sept. 1366) ;
Guillaume Vaurs et P. Germain (5 E0 1336, mars 1351-juin 1357) ; P. Germain (5 E0 1337, mars
1357-mars 1359) ; D. de Lagarde, subrogé à P. Germain (5 E0 1338, janvier 1361-novembre 1362) ;
J. Revel (5 E0 1339, 1368).
22. Le fol. 18, qui suit l'inventaire dans le registre, débute par une formule pieuse, « Assit
principio virgo Maria meo, amen », et donne, tel un memento de l'année, la liste des chanceliers des
diverses cours, royales et ecclésiastiques ; seul le premier tiers du feuillet est utilisé. Le document
est édité ci-après, annexe II ; renvoi sera fait, autant que de besoin, aux numéros attribués à ses
différents articles, cités entre crochets carrés.
23. L'absence manifeste de diligence incite cependant à penser que récupérer les créances
importait moins que favoriser les héritiers : l'acte royal est du 11 janvier 1359, lors du passage du 2002 l'inventaire de kaynakd balbet 85 B.É.C.
surprises qu'il recèle, ne fournit aucune appréciation des dettes de
Raynard, et les actes passés dans les dix dernières années de sa vie ne représent
ent qu'une très faible part de l'ensemble des actes inventoriés. Quoi qu'il en
soit, l'intervention royale signifie que le rôle social ou professionnel des Balbet
n'était pas sans importance, d'où l'intérêt d'étudier leurs origines.
IL La famille balbet.
Les premiers membres de la famille Balbet 24 qui aient laissé un nom se
prénomment respectivement Durand et Guillaume ; leur existence est révélée
par le fameux « terrier Dogue » de 1242, en réalité un censier de l'église
Notre-Dame-du-Port de Clermont 25. Le nom de Guillaume Balbet revient
régulièrement par la suite parmi ceux des bourgeois de Clermont, jusqu'à ce
qu'un acte de 1312 le mentionne comme décédé 26. À la génération suivante
apparaissent Guillaume, Durand et Jean, dont on ne connaît que les noms 27.
C'est avec le fils de ce Guillaume, un autre Guillaume, père du Raynard Balbet
dont les biens font l'objet de l'inventaire après décès, que la documentation
s'étoffe. Et ce Guillaume, troisième du nom à nos yeux, est celui des Balbet dont
la carrière est la plus réussie, puisqu'il se voit anobli, ainsi que sa postérité en
ligne directe, par Philippe VI en novembre 1336, en récompense de ses servi-
prince à Riom ; le bailli attend le 28 juillet pour donner son mandement, et la tâche n'est accomplie
qu'à la fin décembre.
24. Quelques indications sur les Balbet, tantôt erronées, tantôt précieuses, se trouvent dans
l'ouvrage vieilli mais non remplacé d'Ambroise Tardieu, Histoire de la ville de Clermont-Ferrand,
Moulins, 1870-1872, 2 vol. (repr. Marseille, 1976), spec. t. II, p. 187. A. Tardieu a le mérite d'avoir
dépouillé un très grand nombre de documents ; il a cependant le défaut d'opérer des i-approche-
ments ou des raccourcis hâtifs et fâcheux. Marcellin Boudet a repris rapidement les données de
Tardieu : Étude sur les sociétés marchandes et financières au Moyen Age, dans Revue d'Auvergne,
t. 28, 1911, p. 1-20, 145-186, 239-270, 379-429 ; t. 29, 1912, p. 116-141, 261-281 ; t. 30, 1913,
p. 102-144 ; t. 31, 1914, p. 278-288, 331-353 ; t. 32, 1915, p. 45-59, 135-144, 199-214 ; t. 33, 1916,
p. 41-64, 129-138, en particulier aux t. 29, 1912, p. 263-264, et t. 30, 1913, p. 120-123, en y ajoutant
notamment ce qu'il avait trouvé dans VHistoire générale de Languedoc. Pour la famille au
xrve siècle, voir ci-dessous, en annexe I, le tableau généalogique et son commentaire.
25. Mon ami Emmanuel Grélois, qui prépare une thèse sur Clermont au Moyen Age sous la
direction de Monique Bourin, a réalisé l'édition du terrier Dogue et m'a très libéralement commun
iqué les informations dont il dispose. Les sources auvergnates ne remontent guère au-delà du
troisième quart du xiii° siècle lorsque l'on considère les chartriers d'origine laïque ; en revanche,
dès le début du xine siècle, les archives ecclésiastiques sont assez riches, notamment pour
Clermont.
26. Terrier Dogue de 1242, Arch. dép. Puy-de-Dôme, 4 G 55, § 149, 219 et 430, et nombreuses
mentions dans les amodiations, passim. Parmi les actes relevés par E. Grélois, le plus important est
celui de septembre 1284 où un Guillaume Balbet figure dans la liste des bourgeois (concives) qui
représentent Yuniversitas ac respublica Claromontensis : Arch. dép. Puy-de-Dôme, 3 E 113 DEP,
fonds I, AA 6, C III a 1 b, éd. A. Tardieu, Histoire de la ville..., t. II, p. 340-342. Mention de
Guillaume Balbet déjà décédé en février 1312 : Arch. dép. Puy-de-Dôme, 3 G, arm. 5, sac J, c. 13 p.
27. Guillaume est encore vivant en 1320 : [176]. Pour Durand et Jean, voir à la note précédente
la mention de février 1312. MATHIEU LESCUYER B.E.C. 2002 86
ces, et parvient, après avoir rempli l'office de receveur en Agenais, au rang de
conseiller du roi, maître des comptes et trésorier du roi.
1. La carrière d'officier de Guillaume [III] Balbet. — De façon surpre
nante, ce n'est que lors de son anoblissement que Guillaume [III] apparaît pour
la première fois dans les sources, en l'occurrence dans les registres du Trésor
des chartes, et c'est là l'une des rares mentions de son office de receveur en
Agenais 28. L'ordinaire du Trésor de 1338-1339 le cite avec le titre de trésorier
du roi 29 ou de trésorier de France, titre qu'il porte jusqu'en 1344 30. Il est aussi
commissaire du roi de Bohême, alors lieutenant du roi en Languedoc, pour les
francs-fiefs et nouveaux acquêts en 1339, et ses préoccupations le tournent
toujours vers la guerre de Gascogne 31. Du Trésor, il passe en 1345 à la Chambre
des comptes où il devient maître des comptes, ce qui lui vaut désormais de
porter le titre de conseiller du roi 32, parfois sans plus de précision 33.
Retournant en Languedoc, il est chargé en juillet 1345, de concert avec le
sénéchal de Toulouse, de négocier avec les villes et communautés des séné
chaussées de Toulouse et d'Albi la levée d'un subside destiné à lutter contre les
Anglais 34. Dès le mois suivant, il semble poursuivre les tractations dans la
28. Anoblissement : Archives nationales, Registres du Trésor des chartes, t. III, Règne de
Philippe de Valois, par Jules Viard et Aline Vallée, Paris, 1978-1984, 3 vol. [désormais : Reg. VI\, t. II, n° 3185. Trésorier d'Agenais et de Gascogne : Bibl. nat. de Fr., Clairam-
bault 181, n° 46 (29 mars 1337 ; il a alors pour lieutenant le clermontois Benoît Alhat) ; nouv. acq.
fr. 5121, n° 9 (2 janvier 1338).
29. J. Viard, Les journaux du Trésor de Philippe VI de Valois, suivis de V« Ordinarium
thesauri » de 1338-1339, Paris, 1899 (Documents inédits), n° 5410.
30. En 1338 : Bibl. nat. de Fr., Clairambault 114, fol. 8947. En 1339 : Registres de Philippe VI,
t. II, n° 5833 ; Bibl. nat. de Fr., 13, fol. 855 ; Doat 186 cité par dom Claude de Vie et
dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, lre éd. 1730-1745, éd. revue et complétée
notamment par Auguste Molinier, publiée par Edouard Privat [désormais : H. G.L.], t. X, col. 836-
838. En 1340 : Bibl. nat. de Fr., Clairambault 21, fol. 1515 ; P. O. 175, dossier 3683, fol. 2. En
1343 : Bibl. nat. de Fr., P. 0. 175, dossier 3683, fol. 4. En 1344 : H.G.L., t. X, col. 954 ; Bibl. nat. de
Fr., P. O. 144, doss. 2854, fol. 2 ; P. O. 175, doss. 3683, fol. 5-8 ; fr. 25997, nos 361, 403 et 406 (ce
dernier acte est édité par Leopold Delisle, Actes normands de la Chambre des comptes sous
Philippe de Valois, 1328-1350, Rouen, 1871, p. 315, n° 178, comme me l'a aimablement signalé
Michel Nortier).
31. Commission de 1339 : Reg. Philippe VI, t. II, n° 5833. Vers 1338-1341, il fixe les gages de
deux prêtres qu'il avait envoyé chercher « les deniers de la province de Nerbonne » : Bibl. nat. de Fr.,
nouv. acq. fr. 9237, p. 775 (comptes du trésorier des guerres de Gascogne).
32. Titre qui s'applique tout autant aux membres du conseil qu'aux maîtres des requêtes de
l'Hôtel, maîtres des comptes, trésoriers, etc. : Reg. Philippe VI, t. III, p. 547.
33. Quittance de Guillaume Balbet au trésorier du duc de Normandie, 18 juillet 1346 : Bibl. nat.
de Fr., P. O. 175, doss. 3683, fol. 12.
34. Compte de Jean Hardi, receveur de Toulouse et d'Albi du subside levé pour résister aux
ennemis qui se rassemblent en Aquitaine, Bretagne et Flandre, juillet 1345 : « venerabilem virum
dominum Guillelmum Balbeti, consiliarium et magistrum in camera compotorum Par. dicti
domini nostri régis, et nobilem et potentem virum dominum Aguotum de Baucio, militera,
senescallum Thol. seu ejus locum tenentem, commissarios auctoritate regia deputatos ad peten-
dum subsidium a communitatibus (?) dicte senescallie pro resistendo inimicis dicti domini nostri

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