La chronologie du IIIe siècle à Delphes, d'après les actes amphictioniques (280-200) - article ; n°1 ; vol.119, pg 161-208

De
Bulletin de correspondance hellénique - Année 1995 - Volume 119 - Numéro 1 - Pages 161-208
Depuis de nombreuses années était attendu un réexamen des listes et Actes amphictioniques du IIIe siècle, dans une perspective chronologique. Après un exposé de la méthode suivie, fondée sur les cycles de représentation des diverses délégations et les repères internes à Delphes (Pythia-Sotèria), plutôt que sur la prosopographie ou sur l'histoire politique contemporaine, est proposée une fiche signalétique succincte pour chaque document. Les progrès enregistrés depuis la Chronologie Delphique de G. Daux ne sont pas négligeables, mais ce travail ne doit être considéré que comme une étape, attendant d'éventuelles confirmations fournies par d'autres sources. De plus, il reste tributaire de l'état encore provisoire de la chronologie attique.
Η επανεξέταση των αμφικτιονικών καταλόγων και πράξεων απο χρονολογική άποψη, ήταν αναμενόμενη εδώ και πολλά χρόνια. Μετά από μια αναφορά στη μέθοδο που ακολουθήθηκε, και η οποία στηρίζεται όχι τόσο στην προσωπογραφία ή την πολιτική ιστορία, αλλά μάλλον στους κύκλους αντιπροσωπειών των διαφόρων αποστολών και στα καθαυτά δελφικά σημεία αναφοράς (Πύθια - Σωτήρια), παρουσιάζεται ένα σύντομο δελτίο για κάθε πράξη. Οι πρόοδοι που έχουν σημειωθεί από την Chronologie Delphique του G. Daux δεν είναι αμελητέες · ωστόσο, η εργασία αυτή πρέπει να θεωρηθεί απλώς ως ένα βήμα στην εξέλιξη της μελέτης, αναμένοντας νέες πιθανές μαρτυρίες από άλλες πηγές. Επιπλέον, εξαρτάται άμεσα από την αττική χρονολογία, η οποία, όμως, δεν έχει ακόμη παγιωθεί.
A re-examination from a chronological standpoint of the 3rd c. Amphictionic lists and decrees has long been awaited. An explanation is given of the method followed, based on the cycles of the représentation of the different delegations and the internal reference points at Delphi (Pythia-Soteria), rather than on prosopography or contemporary political history, and a brief descriptive record is suggested for each document. Considerable advances have been made since G. Daux's Chronologie Delphique, but this article should only be considered as a provisional step, while we wait for final confirmation from other sources. It remains, moreover, subject to the still tentative state of Attic chronology.
48 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1995
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François Lefebvre
La chronologie du IIIe siècle à Delphes, d'après les actes
amphictioniques (280-200)
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 119, livraison 1, 1995. pp. 161-208.
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Lefebvre François. La chronologie du IIIe siècle à Delphes, d'après les actes amphictioniques (280-200). In: Bulletin de
correspondance hellénique. Volume 119, livraison 1, 1995. pp. 161-208.
doi : 10.3406/bch.1995.1646
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1995_num_119_1_1646Résumé
Depuis de nombreuses années était attendu un réexamen des listes et Actes amphictioniques du IIIe
siècle, dans une perspective chronologique. Après un exposé de la méthode suivie, fondée sur les
cycles de représentation des diverses délégations et les repères internes à Delphes (Pythia-Sotèria),
plutôt que sur la prosopographie ou sur l'histoire politique contemporaine, est proposée une fiche
signalétique succincte pour chaque document. Les progrès enregistrés depuis la Chronologie
Delphique de G. Daux ne sont pas négligeables, mais ce travail ne doit être considéré que comme une
étape, attendant d'éventuelles confirmations fournies par d'autres sources. De plus, il reste tributaire de
l'état encore provisoire de la chronologie attique.
περίληψη
Η επανεξέταση των αμφικτιονικών καταλόγων και πράξεων απο χρονολογική άποψη, ήταν
αναμενόμενη εδώ και πολλά χρόνια. Μετά από μια αναφορά στη μέθοδο που ακολουθήθηκε, και η
οποία στηρίζεται όχι τόσο στην προσωπογραφία ή την πολιτική ιστορία, αλλά μάλλον στους κύκλους
αντιπροσωπειών των διαφόρων αποστολών και στα καθαυτά δελφικά σημεία αναφοράς (Πύθια -
Σωτήρια), παρουσιάζεται ένα σύντομο δελτίο για κάθε πράξη. Οι πρόοδοι που έχουν σημειωθεί από την
Chronologie Delphique του G. Daux δεν είναι αμελητέες · ωστόσο, η εργασία αυτή πρέπει να θεωρηθεί
απλώς ως ένα βήμα στην εξέλιξη της μελέτης, αναμένοντας νέες πιθανές μαρτυρίες από άλλες πηγές.
Επιπλέον, εξαρτάται άμεσα από την αττική χρονολογία, η οποία, όμως, δεν έχει ακόμη παγιωθεί.
Abstract
A re-examination from a chronological standpoint of the 3rd c. Amphictionic lists and decrees has long
been awaited. An explanation is given of the method followed, based on the cycles of the représentation
of the different delegations and the internal reference points at Delphi (Pythia-Soteria), rather than on
prosopography or contemporary political history, and a brief descriptive record is suggested for each
document. Considerable advances have been made since G. Daux's Chronologie Delphique, but this
article should only be considered as a provisional step, while we wait for final confirmation from other
sources. It remains, moreover, subject to the still tentative state of Attic chronology.CHRONOLOGIE DU IIIe SIÈCLE À DELPHES, LA
D'APRÈS LES ACTES AMPHICTIONIQUES
(280-200) *
II est aujourd'hui possible de réduire, sinon de résoudre, certaines des difficultés
soulevées par la chronologie du me siècle à Delphes. Depuis les travaux fondamentaux de
R. Flacelière et de G. Daux, divers savants ont contribué à préciser nos connaissances sur
cette période1. En combinant les gains résultant de leurs travaux, il était déjà possible de
fixer quelques amarres stables dans le siècle. Restait alors à suivre le vœu de G. Nach-
tergael : «ce travail (reconsidérer l'ensemble de la chronologie delphique du me siècle) ne
peut être entrepris qu'après une analyse approfondie de toutes les listes amphictio-
niques»2. C'est l'objet de la présente étude, qui se propose de présenter sous une forme
concise l'état de la question pour chacun des Actes amphictioniques de cette période. Il
ne s'agit que d'une étape, en vue de la réalisation d'une nouvelle Chronologie Delphique :
la refonte de l'ouvrage de G. Daux ne pourra être mise en œuvre, pour le 111e siècle,
(*) Cet article doit beaucoup à la généreuse complicité de D. Knoepfler, dont la communication au col
loque organisé par l'École française d'Athènes pour le Centenaire de la Grande Fouille de Delphes (septembre
1992) a permis d'améliorer considérablement notre connaissance du 2e quart du me siècle. L'auteur m'a autorisé
ici à en utiliser les principaux acquis chronologiques, avant la parution de son étude dans le présent fascicule du
Bulletin de Correspondance Hellénique.
(1) Citons J. Bousquet, BCH 71 (1955), p. 479-482; P. Herrmann, Anatolia 9 (1965), p. 97, n. 95
(aujourd'hui contesté par F. Piejko, Belleten 55 [1991], p. 13-69, mais cela ne modifie pas la datation proposée
pour Mégartas, vers 203/2) ; .R. Etienne, M. Piérart, BCH 99 (1975), p. 59-62 (Pleiston en 262/1); G. Nach-
tergael, Historia 25 (1976), p. 62-78 et Chr. Habicht, Untersuchungen zur politischen Geschichte Athens im 3.
Jahrhundert υ. Chr. (1979), p. 133-141 (Polyeuctos à Athènes en 246/5; voir aussi S. Elwyn, JHS 110 [1990],
p. 177-180, et Bull. [1991], n° 473); G. Nachtergael, Les Gâtâtes en Grèce et les Sôtèria de Delphes (1977)
(désormais cité Nachtergael), p. 209-294 (périodicité des Sôtèria, synchronisme avec les Néméa) ; Chr.
Habicht, ZPE 69 (1987), p. 87-89 (Philaitôlos avant Mantias 200/199) ; Ph. Gauthier, Nouvelles inscriptions de
Sardes (1989), p. 149 (un seul Anaxandridas, vers 225), à compléter par D. Knoepfler, MH 50 (1993), p. 41-42 ;
J. B. Scholten, ZPE 83 (1990), p. 289-291 (Eudocos en 272/1); D. «Les relations des cités
eubéennes avec Antigone Gonatas et la chronologie delphique au début de l'époque étolienne», supra, p. 137-
159 : traité étolo-athénien entre 268/7 et 266/5.
(2) Les Gâtâtes en Grèce et les Sôtèria de Delphes (1977), p. 292. FRANÇOIS LEFÈVRE [BCH 119 162
qu'après réexamen systématique de tous les décrets de la cité. Eux seuls pourront, peut-
être, apporter preuves ou contre-preuves3. Cependant, de nouvelles bases peuvent être
désormais établies, principalement pour les années 280-250 et pour le dernier quart du
siècle.
Cette mise au point est aussi le prélude indispensable à la republication prochaine
des documents amphictioniques, dont le 111e siècle a livré le plus grand nombre. Dans les
pages qui suivent, nous renverrons d'ores et déjà aux numéros que porteront les textes
dans ce fascicule du Corpus des Inscriptions de Delphes 4. Il est aisé de les retrouver au
moyen de la table de concordance ci-jointe5.
Définissons brièvement les règles observées et les critères retenus.
* Le critère paléographique est ici le plus souvent inopérant : outre qu'il semble en
général peu fiable à Delphes, notre propos est de donner des fourchettes réduites (au plus
quelques années). Or la forme des lettres n'est d'aucun secours pour une telle précision.
La place relative des textes, sur les monuments, n'a d'ordinaire guère plus de significa
tion.
* Les critères internes (cycle de renouvellement des hiéromnémons dans chaque État-
membre, périodicité des Pythia et des Sôtèria) sont bien sûr prioritaires et quasi intan
gibles8. Nous acceptons ici les conclusions de G. Nachtergael pour les Sôtèria étoliennes :
aucune des données en notre possession aujourd'hui ne permet de les remettre en cause.
Refuser le système de l'auteur (pentétéricité et position relative des listes) équivaudrait
d'ailleurs à renoncer à tout classement pour les catalogues de vainqueurs entre le milieu
et la fin du siècle, et par là-même à toute chronologie amphictionique pour cette période 7.
En revanche, une étude récente de D. Knoepfler déjà citée (cf. note 1) établit de manière
très convaincante que les Sôtèria amphictioniques étaient triétériques, et non annuelles.
Il faut donc renoncer au tableau proposé par G. Nachtergael pour ces concours8. Enfin, la
(3) Le ive siècle est désormais clarifié par J. Bousquet, CID II, tableaux p. 6-7 et 145-146. Les ne et
Ier siècles seront traités par D. Mulliez, dans son étude d'ensemble sur les Actes d'affranchissement (CID V, à
paraître).
(4) CID IV, à paraître.
(5) Renvois à Pw, Beitrâge=H. Pomtow, Beitrâge zur Topographie von Delphi (1889); GDI; IG; FD;
Syll. 8 abrégé SIG ; ISE = L. Moretti, hcrizioni storiche ellenistiche (1967) ; ECD = J. Bousquet, Études sur les
comptes de Delphes (1988) ; CID I et II ; enfin au catalogue d'Actes dressé par G. Nachtergael à la fin de son étude
sur les Sôtèria déjà citée.
(6) Rappelons ici les données principales : cycle automne-printemps pour les Delphiens et les Athéniens,
cycle julien pour les Étoliens, Eubéens, Béotiens. Les Pythia sont repérables à partir de 290. Les Sôtèria
étoliennes pentétériques et tenues un an après les Pythia à partir de 245/4, succèdent aux Sôtèria amphiction
iques, triétériques, et célébrées les années paires (synchronisme avec une année pythique assuré).
(7) Op. cit., p. 280. Si l'on préférait la datation ancienne proposée par Chr. Pélékidis pour l'archontat de
Polyeuctos à Athènes, (247/6, BCH 85 [1961], p. 53-68; B. D. Meritt, Hesperia 50 [1981], p. 80-82), les consé
quences ne seraient cependant pas aussi importantes : il faudrait remonter d'un an toutes les dates proposées
dans la présente étude pour les catalogues de Sôtèria étoliennes (synchronisme avec les Pythia), en adaptant la
chronologie relative des textes directement ou indirectement au contact de ces catalogues ; on bénéficierait aussi
de plus de latitude pour les années 210-200, permettant de dissocier les N° 95 et 96, mais au prix de quelques
difficultés avec les stratégies étoliennes correspondantes (voir appendice). Néanmoins, la datation de Polyeuctos
en 246/5 est aujourd'hui admise par la plupart : Chr. Habicht, op. cit., p. 153.
(8) Op. cit., p. 273. LA CHRONOLOGIE DU IIIe SIÈCLE À DELPHES 163 1995]
Table de concordance CID IV /éditions antérieures
(Le signe + indique des améliorations par rapport aux éditions antérieures)
1 CID I 10 26 FD 1, 298 51 BCH 83 (1959), p. 172
2 BCH 118(1994), p. 99-112 27 SIG 419 52 SIG 436
3 BCH 73 (1949), p. 256 28 FD 4, 415 (SIG 482) 53 Nachtergael, 9
IG II2 1127 4 29 CID II 129a (1. 1-3) 54 SIG 422
5 BCH 62 (1938), p. 359 30 Staatsvertrâge III 470 55 Nachtergael, 10
6 BCH 68-69 (1944-45), p. 96 31 56 SIG 444A Nachtergael, 4
7 SIG 224 32 BCH 82 (1958), p. 82 57 CID II 139
8 CID II 33 33 FD 4, 359 (SIG 483) + 58 GDI 2509
34 9 CID II 74 I, 1. 1-21 CID II 130, 1. 1-4 59 GDI 2508
10 ECD, p. 97 35 FD 3, 202 (SIG 488) 60 GDI 2512
11 ISE 72 + 36 ISE 76 + 61 Nachtergael, 59
12 FD 2, 68, 1. 61-94 (SIG 399) 37 BC// 115 (1991), p. 174 62 GDI 2511
13 FD 4, 360 38 FD 4, 358 63 FD 3, 167 (SIG 461)
14 FD 1, 87 {SIG 405) 39 GDI 2514 64 FD 3, 218A (SIG 506)
15 FD 1, 88 (S/G 406) 40 FD 4, 357 65 FD3, 219 bis
16 CID II 123 (1. 1-3) 41 FD 3, 190 66 SIG 499
17 BCH 80 (1956), p. 23 42 67 Nachtergael, 3 Nachtergael, 62
18 BCH 80 (1956), p. 31 43 SIG 498 68 GDI 2525
19 BCH 62 (1938), p. 359 44 FD 3, 184 (SIG 494) 69 FD 4, 364
20 FD 1, 83 + 45 70 fiC// 85 (1961), p. 79 (1. 11-29) Nachtergael, 5
21 FD 1, 472 46 71 Ibid. (1. 30-39) FD 4, 365 +
22 FD 2, 205 (S/G 416) 47 72 Nachtergael, 7 Ibid. (1. 1-10) +
23 FD 3, 203 (S/G 417) 48 73 8 Nachtergael, 63
24 FD 1, 473-474 49 FD 4, 361 (SIG 431) 74 GDI 2524
25 FD 3, 185 (SIG 418A) 50 Zflio (1915), p. 287 75 Nachtergael, 64 164 FRANÇOIS LEFÈVRE [BCH 119
SIG 635 107 FD 3, 261 138 76 FD 4, 258 (SIG 808)
SEG XXXII 541 + 108 SIG 636 139 SIG 813B 77
FD 1, 352 109 BCH 63 (1939), p. 159 140 78 FD 3, 181 (SIG 813A)
79 110 Delphes, App. IX 141 SIG 813C Nachtergael, 65
80 BCH 83 (1959), p. 473 111 GDI 2535 142 SIG 821 Ε +
81 Aitoliens, App. I, n° 51 112 143 FD 1, 538 (SIG 822) FD 2, 135, 1 (SIG 654)
82 FD 4, 363 113 BCH 83 (1959), p. 479 144 BCH 78 (1954), p. 428 +
83 FD 4, 366 114 FD 2, 68, 1. 1-61 (SIG 692) 145 FD 1, 544
IG II2 1132 84 115 146 SIG 823A Nachtergael, 68
IG II2 1133 85 SIG 523 + 116 147 SIG 823B
86 FD 3, 221 117 FD 2, 69 (SIG 704E) 148 SIG 823C
87 FD 3, 220 (SIG 545) 118 FD 4, 43 149 S/G 825A
FD 4, 276-285* 88 FD 3, 225 119 150 FD 4, 472 (S/G 829A)
IG II2 1134, 1. 77-109 89 FD 3, 226 120 151 SIG 843
90 FD 3, 227 121 BCH 64-65 (1940-41), p. 115 + 152 FD 4, 302
91 FD 3, 229 122 FD 1, 578, col. I 153 SIG 835B
92 ££// 116 (1992), p. 187 123 FD 4, 39 154 FD 3, 61
93 Ibid. 124 FD 4, 38 155 FD 1, 539 (S/G 825B)
94 125 FD 4, 40 156 BCH 87 (1963), p. 199 Nachtergael, 66
95 FD 2, 86 {SIG 539A) + 126 FD 4, 41 157 FD 4, 265
96 FD 4, 362 (SIG 538) 127 FD 2, 139 (S/G 729) 158 FD 4, 474
97 FD 2, 134b (SIG 564) 128 FD 4, 51 + 159 BC// 88 (1964), p. 394
98 5C7/ 78 (1954), p. 62-63 + 129 FD 4, 254 160 Pw, Beitrâge..., p. 123
99 FD 4, 163 (OGI 234) 130 FD 1, 480 161 BCH 115 (1991), p. 179
100 S/G 598B + 131 FD 1, 527 (S/G 76 1C) 162 S/G 846
101 SIG 603 + 132 FD 4, 256 (S/G 779AB) 163 BC// 85 (1961), p. 91
102 FD 3, 223 133 SIG 779D 164 BCH 94 (1970), p: 694
103 5C// 88 (1964), p. 387 134 FD 2, 161 (SIG 795B) 165 FD 6, 96
104 FD 4, 353B 135 BC// 54 (1930), p. 398 166 BCH 76 (1952), p. 627
105 FD 4, 160 136 FD 1, 530 (SIG 791 B) 167 FD 4, 267
106 S/G 613 137 FD 4, 257 168 FD 4, 274
106* BCH 73 (1949), p. 274
*119A = 276; Β = 277; C = 278; D = 279; Ε = 280; F = 281 ; G = 282; H = 283; I = 284; J = 285. LA CHRONOLOGIE DU IIIe SIÈCLE À DELPHES 165 1995]
mention d'une proclamation de couronne ou de statue lors de concours à venir n'est
d'aucun secours : ces clauses pouvaient être spécifiées plusieurs années avant la célébra
tion indiquée.
* A priori, on attend beaucoup de la prosopographie. Ainsi J. Pouilloux déclare-t-il à
propos du N° 83 et de l'archonte Nicodamos : «Seul le classement de toutes les listes et la
prosopographie systématique peuvent actuellement permettre de réduire la marge
d'incertitude...». Cette étude fort longue a été réalisée ici : elle a dû examiner le cas
d'environ mille hiéromnémons recensés9. Les résultats ne sont pas négligeables d'un point
de vue sociologique, et seront exposés ailleurs10. Mais ils s'avèrent peu secourables pour la
chronologie : outre les risques qu'elle comporte (homonymies), la prosopographie n'in
dique que des fourchettes trop vagues, et peut tout juste fournir une confirmation glo
bale, dans le meilleur des cas11.
* Gorrélative du point précédent, la valeur chronologique des décrets de la cité, quand
ils sont rendus pour des hiéromnémons, est bien incertaine. Certains reçoivent la proxénie
durant l'année de leur charge, d'autres avant celle-ci, d'autres encore après. A priori, on
sera tenté de placer les éponymes de ces décrets, quand ils sont différents, assez près des
éponymes des Actes amphictioniques auxquels participèrent ces hiéromnémons. Mais le
«jeu» peut rester assez important. La seule exception est pour le cas (unique : succession
Straton-Athambos) où c'est l'ensemble d'un collège qui est honoré : il est alors beaucoup
plus vraisemblable que la cité ait voté le décret aussitôt après la sortie de charge des
hiéromnémons.
(9) En comptant le ive et le ne siècle. R. Flaceliêre, BCH 53 (1929), p. 467-489, avait commencé le
travail pour la période étolienne, qui nous occupera plus particulièrement ici.
(10) L'Amphictionie pyléo-delphlque : Histoire et Institutions (à paraître).
(11) La cité de Delphes, grâce à une abondante documentation locale, fournit le réservoir d'information le
plus étendu. Voici selon quels principes ces informations ont été utilisées :
1) On admet une période d'activité maximale dans les plus hautes charges civiques d'environ 35 ans (voir
le cas sûr dsΆθαμβoς, Chronologie Delphique L1-L28, soit 28 ans).
2) II faut garder présent à l'esprit que les homonymies sont toujours possibles, quand les patronymes sont
inconnus, ce qui est le cas le plus souvent. La plus grande prudence est donc de rigueur.
3) Ce risque ne doit cepehdant pas décourager a priori, ni conduire à des excès de scepticisme. Ainsi
G. Daux se refuse-t-il le plus souvent à tout rapprochement, même si parfois, inexplicablement, il s'y hasarde
(Chronologie Delphique F31 ou K25; avec A. Salaô dans FD III 3, 103). Delphes est une petite cité, son
personnel politique est inévitablement réduit, et des «carrières» sont repérables. Les cas indiscutables (= avec
patronyme) sont d'ailleurs assez abondants pour encourager à quelque hardiesse quand les preuves font défaut :
à chacun de garder les doutes qu'il croit légitimes devant les données ainsi rassemblées, car le coefficient de
réussite est de toute façon impossible à déterminer. Mais dans tous les cas, une partie au moins des occurrences
désigne le même citoyen, selon toute vraisemblance. Pour ma part, je serai donc plus optimiste que G. Daux
dans sa Chronologie Delphique. Je note que l'auteur n'y fait malheureusement pas figurer les hiéromnémons, sauf
à l'occasion de quelques remarques éparses. Or du point de vue qui nous intéresse ici, «croiser» listes amphictio
niques et décrets de la cité s'avère souvent instructif.
4) Ont été prises en compte la fréquence ou la rareté relative des noms, ces deux derniers concepts étant
toutefois à manier avec prudence. En effet, à une époque donnée, un nom peut paraître répandu car les
occurrences en sont nombreuses, mais rien n'interdit de penser que ces occurrences renvoient au même person
nage, alors particulièrement actif! Rappelons enfin les codes utilisés dans la Chronologie Delphique, de
G. Daux : groupe C = 364-324 ; D = 326-304 ; Ε = 2e moitié du ive s., places indéterminées ; F = 315-280,
places indéterminées ; G = 279-247 ; H = me s., places indéterminées ; Κ = 247-199 ; L = ne s. FRANÇOIS LEFÈVRE [BCH 119 166
* La croissance et la décroissance du nombre des hiéromnémons étoliens est un critère de
classement reconnu par tous depuis K. J. Beloch12. Nous considérerons ici que dans le
renoncement, les Étoliens furent aussi tenaces que dans les gains. Ce présupposé (improu
vable) permet de classer les listes dans les dix dernières années du siècle : lui non plus
n'est démenti par aucune contre-preuve 13. Y renoncer, c'est abandonner tout espoir de
reconstituer la chronologie de cette période. Néanmoins, il ne faut voir dans les résultats
ainsi obtenus qu'une étape, attendant des moyens de confirmation qui ne sont pas actuel
lement en notre possession14.
* Les autres critères externes sont plus suspects 15. Ils semblent encore assez fiables lors
de YAufslieg des Étoliens, mais beaucoup plus incertains quand s'est amorcé leur Nieder-
gang :
— L'opposition étolo-macédonienne paraît un témoin assez fidèle, au moins dans la pre
mière moitié du siècle : les alliés de l'Étolie participent aux pylées, tandis que ceux de la Macédoine
s'en abstiennent16. Par la suite, les vicissitudes connues par les uns et les autres durent entraîner
bien des exceptions.
— Les témoignages littéraires (Polybe et Tite-Live principalement) donnent avant tout
des indications de type militaire, précieuses, mais parfois délicates à exploiter. Ainsi, il peut être
dangereux de mettre en rapport tel passage d'armée dans une région avec telle perte de suffrage
pour les Étoliens : le sac d'une ville ou (L'une contrée ne signifie pas forcément que son auteur ait
définitivement repris le contrôle des territoires correspondants, et donc des ψήφοι qui vont avec (cas
de la Doride saccagée par Doson en 228) ".
(12) Klio 2 (1902), p. 205-226 ; Gr. Geschichte * IV 2 (1927), p. 385-426.
(13) II sera cependant justifié dans notre étude d'ensemble sur l'Amphictionie, à la suite de M. Feyel,
Polybe et l'histoire de Béotie (1942), p. 114, et de Nachter&ael, p. 287, qui insistèrent tous deux, à juste titre,
sur la difficulté du renoncement pour les Étoliens.
(14) Citons ici R. Etienne, M. Piérart, art. cit., p. 61 n. 30 : «On nous reprochera peut-être de recher
cher systématiquement la cohérence dans un domaine où le hasard peut toujours être invoqué. Mais il ne faut
pas oublier que le classement des textes delphiques a fait des progrès le jour où l'on a admis comme une règle la
croissance continue des suffrages aitoliens ... Faut-il renoncer dans notre cas à un effort de rationalité?». À cette
question, mieux vaut sans doute répondre par la négative.
(15) De nombreux savants ont déjà dénoncé la vanité d'analyses trop subtiles. R. Flacelière le pre
mier : «Vais-je dès lors, comme on l'a fait (allusion à Walek), étudier un à un le cas de tous les peuples
amphictioniques qui étaient représentés à Delphes au ive siècle et qui manquent ici, pour rechercher les causes
de leur absence? Un tel examen me semble tout à fait vain...» (Les Aitoliens à Delphes [1937] [désormais cité
Aitoliens], p. 115; voir aussi M. Feyel, op. cit., p. 178). Plus tard, P. de La Coste-Messelière parle de «pure
illusion» à propos des naopes (Mélanges Daux [1974], p. 199); G. Daux adresse, lui, une mise en garde à qui
abuserait des analyses géopolitiques à propos des listes amphictioniques (Mélanges Salaé [1955], p. 39).
A. Aymard, RH 196 (1946), p. 296-298, leur avait ouvert la voie.
(16) Comme le rappelle R. Flacelière, «ce qu'il convient d'expliquer, ce n'est pas l'absence de tel ou tel
peuple, mais la présence de tel autre» (Aitoliens, p. 117). Nul n'échappe cependant à la tentation de formuler des
hypothèses, au premier chef l'auteur de cette remarque.
(17) Pour la Doride, voir Ph. Gauthier, Bull. (1989), n° 275. P. Roussel, dans un article fondamental où
il dénonce les errements d'H. Pomtow (BCH 47 [1923], p. 1-48), fut le premier à mettre en évidence les abus de
ce genre d'analyses, et spécialement les raisonnements circulaires qu'elles entraînent : «Que gagne-t-on en effet
à dresser une chronologie delphique à l'aide des données incertaines de l'histoire du me siècle? Après quoi, on
usera des textes épigraphiques, datés par ce procédé, pour fabriquer du me siècle...» (p. 47). LA CHRONOLOGIE DU IIIe SIÈCLE À DELPHES 167 1995]
— Si même il y a perte territoriale, il resterait à savoir dans quelle mesure les Étoliens
ont «joué le jeu», pour reprendre une formule de G. Nachtergael18. Il est sûr en tout cas qu'ils ne
répercutaient pas toujours instantanément les pertes qu'ils subissaient, d'autant qu'ils pouvaient à
bon droit maintenir une fiction de contrôle, tant qu'ils possédaient une partie du territoire corre
spondant au ψήφος χβ. Une seule cité pouvait en effet déléguer pour l'ensemble d'un ethnos : si l'esprit
de la représentation était peut-être faussé, la lettre en était respectée20.
— Que dire des ethniques particuliers donnés par les listes à partir du dernier tiers du
siècle? G. Daux rappelait que la date de leur apparition n'est pas précisément définissable, et
qu'elle ne saurait servir de repère : «il faudra d'abord classer les listes, et l'on pourra ensuite induire
une règle»21. Cela établi, il faut définir dans quelle mesure les ethniques sont utilisables, du point de
vue de l'analyse géopolitique, et donc de l'interprétation des sièges détenus par la Confédération.
Rappelons ici que les ψήφοι sont exploités « en pool », avec une priorité manifeste pour les ressortis
sants de l'Étolie historique. Ce n'est donc pas Vabsence de tel ou tel ethnique dans les listes qui est
significative, mais, éventuellement, sa présence. Or même ce dernier point n'est pas totalement
fiable. Comme divers savants l'ont montré en effet, il y a à cette époque en Étolie de nombreux
exilés pro-Étoliens (ou anti-Macédoniens), qui peuvent exercer le suffrage de leur cité d'origine,
pour le compte de la seule minorité qu'ils représentent22. Malgré tout, on refusera l'échappatoire
qui consiste à voir un exilé derrière chaque ethnique non-étolien figurant dans les listes de la fin du
siècle : toute analyse deviendrait alors impossible28. Voici les différents cas où l'on peut invoquer
cette explication, et son degré de probabilité :
(18) Op. cit., p. 278.
(19) R. Flaceliêre, Aitoliens, p. 322; Nachtergael, p. 285. Le fort cloisonnement de ces régions, mont
agneuses pour la plupart, expliquerait encore le maintien parfois durable de ces possessions partielles, suff
isantes pour justifier la possession du ψήφος.
(20) Cette question touche au problème plus vaste, dans chaque peuple représenté, du poids respectif de la
notion de polis et d'ethnos. Nous ne savons rien des prérogatives, roulements, modes de désignation du hiérom-
némon en général, hormis les quelques indications fournies par les querelles eubéennes et locriennes de la fin du
ne siècle (représentation commune ou pour le compte de chaque cité à tour de rôle, κατά μέρος, etc ...). On ne
peut donc accuser trop vite les Étoliens dans ce domaine, car leur «arbitraire» a peut-être respecté parfois des
règles qui nous échappent encore, faute de connaître mieux les mécanismes de l'Amphictionie. Remarquons
aussi que les ethniques particuliers apparaissent dans les listes amphictioniques au moment où l'on peut
commencer à soupçonner les Étoliens de manipulations «illicites». Cela correspond-il à un souhait de justifier la
composition de leurs délégations, devenues territorialement en partie illégitimes, ou n'est-ce que pure coïn
cidence ?
(21) Chronologie Delphique, K33. Lui-même n'a d'ailleurs pas toujours appliqué ce bon principe : voir
BCH 83 (1959), p. 473-475.
(22) F. Stâhlin, Philologue 77 (1921), p. 199-206; J. V. A. Fine, TAPhA 63 (1932), p. 147; G. A. Leh-
mann, Untersuchungen zur hislorischen Glaubwûrdigkeit des Polybios (1966), p. 73-74. B. Helly, BCH 115 (1991),
p. 336, a montré avec de bons arguments que ces «usurpations» n'étaient peut-être pas aussi scandaleuses qu'on
l'imagine généralement, car une bonne partie de la population des cités concernées pouvait être sincèrement
pro-étolienne. La légitimité de ces délégations dépendait donc de la proportion de la population (majorité/
minorité) qu'elle représentait. Notons cependant que quelques années plus tôt, A. Giovannini avait mis en
lumière de manière tout aussi convaincante des tendances nettement pro-macédoniennes dans certaines
régions : Ancient Macedonia I (1970), p. 148-149. Il est utile de savoir que de tels mouvements existent, mais en
gardant conscience du fait qu'ils sont très difficilement utilisables pour notre propos (la Thessalie et l'Achaïe
Phthiotide sont principalement concernées ici). Ils montrent en tout cas que des usurpations pures et simples
ont indiscutablement été commises, mais qu'il faut se garder de généraliser l'accusation.
(23) Si les Étoliens l'avaient voulu, ils auraient tout aussi bien pu faire siéger un résident athénien (cf. le
héraut sacré Calliclès 'Αθηναίος οίκων έν Αίτωλίαι, Ν° 56 ; 58-60 ; 62) et usurper ainsi le ψήφος de la cité. Or ils ne
l'ont jamais fait, à notre connaissance. Il ne faut donc pas abuser non plus de cette solution. FRANÇOIS LEFÈVRE [BCH 119 168
Explication à peu près garantie pour :
♦Pharsale : N° 87 et 95 (206/5 et 204/3 : récupérée par Doson en 228").
*Thèbes : N° 97 (203/2); N° 99 (201/0 25).
Explication possible ou probable, mais non assurée, pour :
♦Matropolis : N° 82 (220-210 : cité thessalienne ou acarnanienne ?).
*Limnaion : N° 72 (226/5 ou 222/1); 86 (207/6 — plutôt Limnaia d'Acarnanie ?).
*Gomphoi ou Scarphée : N° 86 (207/6).
♦Homilai : N° 87 (206/5), et peut-être N° 96 (204/3)*.
♦Scarphée : N° 96 (204/3) 27.
*Kypaira : N° 85 (209/8) et 96 (204/3)».
*Hypata : N° 97 (203/2); 99 (201/0) 29.
Explication exclue ^cités toujours étoliennes à notre connaissance) :
*Lamia : N° 72 (226/5 ou 222/1) ; 82 (220-210) ; 85 (209/8) ; 97 (203/2).
*Mélitaia : N° 77 (dernier quart du me siècle) ; 85 ; 86 (207/6) ; 96 (204/3).
*Kyténion : N° 86 (207/6) et 96 (204/3).
♦Thaumacoi : N° 95 (204/3), N° 99 (201/0); N° 101 (193/2).
Il est indispensable de tenir compte de ces divers facteurs pour une enquête chrono
logique au ine siècle : l'Amphictionie conserve alors une dimension politique indis
cutable, et est dans une large mesure le reflet des conflits du temps. Néanmoins, le dosage
qu'on peut faire de ces données reste fort problématique, en raison de leur fiabilité iné
gale. Cette réserve forcée, ajoutée à nos innombrables ignorances de détail, contraint
donc à la plus grande prudence.
Telles seront les règles adoptées pour cette enquête. Chaque document fera l'objet
d'une fiche signalétique concise, rappelant la datation proposée par les recherches pré
cédentes (à l'exception de la «Pomtows Palinodie», pour reprendre l'expression de
Beloch : le lecteur curieux pourra se reporter facilement aux éditions correspondantes de
la Sylloge Inscriptionum Graecarum) :
K. J. Beloch, Gr. Geschichte2 IV 2 (1927), p. 420-421.
R. Flacelière, Les Aiioliens à Delphes (1937), App. 1.
(24) Justin, XXVIII 3,14-15 et Frontin, Slrat. II 6,7. Voir J. V. A. Fine, TAPhA 63 (1932), p. 126-155, et
AJPh 61 (1940), p. 132; P. Trêves, Athenaeum 12 (1934), p. 396; S. Dow, C. F. Edson, HSPh 48 (1937),
p. 165-168; M. T. Piraino, Atti délia Accad. di Palermo 13 (1953), III 2, p. 365-368; G. Daux, Studia Anliqua
A. Salac oblata (1955), p. 35-39; G. A. Lehmann, op. cil., p. 67-78; Nachtergael, p. 283-284; E. Will, Hist
oire politique du monde hellénistique I2 (1979), p. 361 ; S. Le Bohec, Anligone Dôsôn roi de Macédoine (1993),
p. 154-158.
(25) Philippe s'est emparé de Thèbes en 217 : Polybe, V 100. Voir G. A. Lehmann, loc. cit.; E. Will,
Histoire II2 (1982), p. 93.
(26) Philippe est en Malide en 208 : Tite-Live, XXVII 30,3.
(27) Prise par Philippe avec Thrônion en 207 : Tite-Live, XXVIII 7.
(28) Kypaira était perdue en 198 (Tite-Live, XXXII 13,14), mais on ne sait depuis quand (217 ou 207?). À
la fin du siècle, un épimélète du sanctuaire pour le compte des Étoliens est originaire de cette cité : BCH 50
(1926), p. 124-125.
(29) L'Ainide est saccagée par Philippe en 207 (Tite-Live, XXVIII 5,15). Mais dans les années 220-210, la
représentation étolienne d'Hypata doit être parfaitement légitime (N° 82).

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