La villa gallo-romaine de Guiry-Gadancourt (Seine-et-Oise) - article ; n°2 ; vol.16, pg 266-280

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Gallia - Année 1958 - Volume 16 - Numéro 2 - Pages 266-280
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Publié le : mercredi 1 janvier 1958
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Pierre-Henri Mitard
La villa gallo-romaine de Guiry-Gadancourt (Seine-et-Oise)
In: Gallia. Tome 16 fascicule 2, 1958. pp. 266-280.
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Mitard Pierre-Henri. La villa gallo-romaine de Guiry-Gadancourt (Seine-et-Oise). In: Gallia. Tome 16 fascicule 2, 1958. pp. 266-
280.
doi : 10.3406/galia.1958.2234
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1958_num_16_2_2234266 PIERRE-HENRI MITARD
(8) Le pavement sera republié en détail dans favorables à l'insertion du pavement de
V Inventaire attendu des mosaïques romaines de Herzogenbuchsee dans la série des mosaï la Suisse par Mlle Victorine von Gonzenbach, ques de Bellérophon, dont il porte à douze qui m'a aimablement donné des renseignements
le nombre total des exemplaires connus8. détaillés à son sujet. — Rappelons les provenanc
es des douze pavements connus : Olynthe,
Jocelyn M. C. Toynbee, Autun, Avenches, Nîmes, Reims, Herzogenbuchs
Museum of Classical Archaeology, ee, Parndorf, Coïmbra, Gerona, Lullingstone,
Constantinople et Ravenne. Cambridge.
La Villa gallo-romaine de Guiry-Gadancourt (Seine-et-Oise)
sur la commune de Guiry-Section Z — - Les vestiges d'époque romaine
signalés dans les publications régionales, parcelle 53. Mais, avant le remembre
sur la base desquelles le regretté ment intervenu en 1952, qui a amené
Maurice Toussaint a établi son Répert une modification de la limite inte
oire Archéologique du Département de rcommunale, toute la terre qui compose
Seine-el-Oise1 , ne donnent qu'une idée ces parcelles appartenait à la commune
insuffisante du degré d'occupation à cette de Guiry et le nom du lieudit figurant
époque de la partie du Vexin comprise au cadastre était celui, beaucoup plus
entre l'Oise et l'Epte. Sur le territoire évocateur au point de vue archéologique,
de la commune de Guiry (ou des com de : « Les Terres Noires », qui s'est con
munes limitrophes), où le groupe Archéo servé dans l'usage courant. L'ancienne
voie romaine de Paris à Rouen, encore logique du Camping Club de France a
établi le centre de ses activités depuis reconnaissable sur le terrain et dite
« Chaussée Jules César » passe au Nord- quelques années2, les fragments de legulae
et les tessons de poteries caractéristiques Est à environ 850 mètres du centre de la
se rencontrent en surface en des points zone des fouilles. Des vestiges antiques
relativement nombreux : dans un rayon divers avaient déjà été remarqués dans
d'à peine 2 kilomètres autour de l'aggl ce secteur à la fin du xixe siècle3, mais
omération de Guiry nous avons noté une n'avaient pas suscité de fouilles syst
dizaine de points offrant des indices de ématiques ni même d'observations tant
soit peu précises. cette nature correspondant, à coup sûr,
à autant d'établissements gallo-romains. Le site est un vaste plateau dénudé,
L'emplacement choisi pour les fouilles descendant en pente très douce vers la
est situé au lieudit « Le Chemin de Chaussée et contrastant avec la vallée
Gadancourt », commune de Gadancourt- verdoyante et boisée où s'est établi le
village de Guiry à 1700 mètres au Sud- Section Z — parcelle 23, avec extension
sur les parcelles 21, 22 et 24, ainsi que Ouest. Les fouilles entreprises fin août
1955 ont pris fin, pour ce premier chant
ier, en novembre 1956, date à laquelle
le terrain exploré a été remis en état de (1) Paris, 1951.
(2) Cf. Gallia, XV, 1957, p. 161, Informa-
lions de M. A. Piganiol, à qui nous adressons
l'expression de notre respectueuse gratitude
pour le constant appui qu'il veut bien apporter (3) Cf. Manuscrits Léon Plancouard à la
à nos travaux. mairie de Magny-en-Vexin. I
.
I
.
1
r 1 à 144m. du point a
extrémité du mur FOUILLES GALLO-ROMAINES (angle")
DES TERRES NOIRES
Communes de Guiry-Gadancourt-S.«.Q
COUPE A-B
Profil au terrain
Ë2SI
/ïurkh 1 2 3 V S
à 25m du point « Cil) .Limite dela^one réservée.
zone O: interruption 35m. Limite des jones fouillées ?"à ligne 34rn. 0( de . o là (ô|à39m. -"]' gne & du mur de la en [in de chantier. j>
Fig. 1. — Guiry-Gadancourt. Plan des fouilles de la villa. •
268 PIERRE-HENRI MITARD
culture4. Les éléments découverts sont qui avait une épaisseur différente en
constitués par les substructions d'un fondation (jusqu'au niveau du dallage,
bâtiment à plusieurs salles, quelques murs soit sur 35 centimètres) : 70 centimètres
isolés, un four, des fosses-dépotoirs et en hauteur : 60 centimètres, ce qui
(plan, fîg. 1) et par une collection d'objets correspond peut-être à une reconstruction.
de nature diverse5. Le niveau supérieur La construction était, sous réserve
de ce qui restait des murs se rencontrait de ce qui sera dit plus loin pour la
immédiatement sous la couche de terre grande salle, couverte de tuiles (tegulae
de labours à 25 centimètres en moyenne et imbrices) de 35 à 38 centimètres de
de la surface. longueur. Ce bâtiment n'avait certa
inement pas été édifié en une seule fois ;
1. Le bâtiment (fig. 1 et 2). — De l'examen a fait apparaître divers indices
20x16 mètres, il comprenait : une de remaniements successifs : non imbri
grande salle centrale prolongée à chaque cation des pierres appartenant à des
extrémité par un espace étroit entre tronçons distincts, alignement imparfait
deux murs parallèles, — deux salles de deux tronçons, différence de niveaux
dallées à l'Ouest, — deux autres à la base des fondations. La représen
symétriques formant retour d'ailes sur la tation des murs sur le plan tient compte
façade Est. des observations ainsi faites. Il semblait
La partie sud était la mieux conservée : que la partie la plus ancienne fût consti
70 centimètres de hauteur pour le mur tuée par les murs b'^j-gg ; un premier
sud (i 3), alors que le mur nord n'avait remaniement aurait eu pour effet de
plus que 35 centimètres dans sa section réduire en largeur le bâtiment initial
en substituant au mur b' k2 et même 15 à 20 centimètres dans sa x, le mur b2
section hx, cette différence s'expliquant et de l'allonger par la construction du
par la dénivellation du sol : 1 mètre d'une mur k2-k3, et des sections b3 et g 4.
extrémité à l'autre du bâtiment. Les A l'autre extrémité du bâtiment on
murs étaient faits de pierres brutes ou observait une adjonction comparable
grossièrement taillées (de formes plus (zone 12). Les autres salles se seraient
régulières aux angles), de grosseur simultanément ou ultérieurement ajou
variable, liées entre elles par un simple tées au noyau central ainsi constitué.
mortier de terre. Leur épaisseur était en
A. Salle Centrale (4) et prolongements général de 70 à 75 centimètres, exception
(12 et 14) : le grand espace central faite des murs des salles 7 et 18 (e, /,
(6,40 x 15,80 m.) n'a pas fourni beaucoup m, /), du mur de séparation d et du mur c
de tuiles au cours de la fouille. A moins
d'imaginer une cause particulière de cette
(4) Qu'il nous soit permis de remercier ici rareté (écroulement entraînant la toiture
le propriétaire de ce terrain M. Fernand Radet, vers l'extérieur, travail de déblaiement agriculteur à Commeny (S.-et-O.), pour son pour la mise en culture plus complet dans esprit de compréhension.
cette zone), il est permis de supposer que (5) Tous ces objets sont déposés au Musée
Archéologique de Guiry, fondé au printemps cet espace était couvert non de tuiles
1955 avec le concours du Groupe et placé dans mais de chaume. — C'est dans cette
le cadre du Foyer Rural de cette petite commune salle qu'on a recueilli la majorité des (130 habitants) grâce à l'intérêt manifesté vases qui ont pu être reconstitués (une par la Municipalité et en particulier par son
douzaine). Maire. M. André Huppe. •
LA VILLA DE GUIRY-GADANCOURT 269
Illustration non autorisée à la diffusion
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Fig. 2. — Le bâtiment (vue prise au cerf-volant. Cliché L. Bulot).
Le foyer, situé dans la partie nord, ligne extérieure, témoignant d'un rema
était caractérisé par une zone de terre niement.
brûlée épaisse de plus de 20 centimètres
et rouge-noire au centre, d'une épaisseur Prolongement nord (14) (fig. 3) : La
et d'une intensité de coloration décrois partie du bâtiment à laquelle appar
santes vers l'extérieur. Ce foyer était tenait ce prolongement nous paraît la
adossé à un petit mur (y) maçonné de plus difficile à interpréter. Cet espace
mortier, retenant la masse de terre n'avait que 60 centimètres de largeur,
(vierge) qui se trouvait derrière et il s'ouvrait vers le Nord-Est par une
formait une sorte de terre-plein, dépas porte, très nettement marquée, de
sant le fond du foyer d'une quarantaine 1 m. 50 de largeur. Dans sa partie est
de centimètres. Le second mur (z) parall avait été aménagée une sorte de bac
èle au premier — et déterminant avec formé de onze tuiles plates, pour la
celui-ci une sorte de canal de 50 centi construction duquel la base du mur y
mètres de largeur — reposait sur la avait été échancrée et qui était peut-être
zone de terre brûlée, qui en débordait la utilisé pour le dépôt de grains ou de PIERRE-HENRI MITARD 270
légumes. Le niveau du sol ancien dans il est difficile d'affirmer que l'interruption
observée dans celui-ci correspond bien cet espace, auquel correspondait le bord
du bac dont il vient d'être question se à la porte. Certains des objets recueillis
trouvait à 45 centimètres au-dessous dans la salle 18 (pesons de pierre et
du niveau supérieur du mur /, lui-même outils divers) permettent de penser que
arasé au niveau du « terre-plein » s'éten- celle-ci pouvait servir d'atelier, en parti
dant jusqu'au foyer. L'échancrure prati culier pour le tissage. Ceux recueillis
quée dans la base du mur /' pourrait faire dans la salle 7 (7 monnaies, phalère en
supposer que celui-ci n'était plus en bronze ; manche de petit outil, pion de
service au dernier stade d'évolution jeu, épingle en os ; pilon de mortier en
du bâtiment. Cette hypothèse paraît marbre) inclineraient plutôt à attribuer
cependant difficile à concilier avec l'obser à cette dernière un usage de logement.
vation relative aux niveaux différents
C. Salles dallées (fig. 5) : le dallage des sols de part et d'autre de ce mur.
ne s'était pas conservé dans le tiers Peut-être celui-ci avait-il été remplacé
par une simple cloison de bois — ou nord de cet espace en raison du profil
autres matériaux légers — qui aurait du terrain. Les dalles de formes très
irrégulières, d'une dizaine de centimètres reposé sur les restes de ce mur. De toute
façon on voit mal l'intérêt d'un espace d'épaisseur au maximum, étaient à peu
près planes ; leurs interstices étaient aussi étroit, que cette cloison ait existé
soigneusement bouchés d'un mortier ou non.
blanc. Leur surface formait une double
Prolongement sud (12) (fig. 4). Le sol pente en direction d'un petit puisard
ancien devait être sensiblement au même de 55 centimètres de côté en moyenne niveau de part et d'autre du mur hx-h% et 44 de profondeur recou
qui n'était pas arasé au niveau de ce sol vert d'une pierre plate non taillée
et paraissait bien avoir coexisté avec le (fig. 6). Tandis que le fond de ce puisard mur extérieur. Au point de vue de sa était formé d'une autre pierre plate,
destination, cet espace pose un problème les parois étaient revêtues de tuiles
semblable à celui du prolongement nord, debout, la face à rebords tournée vers
avec cette différence toutefois que sa l'extérieur, derrière lesquelles avait été largeur un peu plus grande (1 mètre) coulé un mortier de chaux devant faire et l'absence d'ouverture vers l'extérieur étanchéité. Cependant sur le côté proche
pouvaient permettre d'y placer un escal du mur c la paroi n'était que partie
ier de bois, si la construction comportait llement revêtue d'une seule tuile, comme un étage. pour réserver une évacuation vers une
canalisation dont on n'a cependant
B. Salles en retours d'ailes (7 et 18) : pas remarqué les traces ; contre cette
ces deux salles avaient mêmes dimens paroi reposait une tuile dressée sur le
ions : 3 m. x4 m. 60. Dans celle du côté, pouvant faire obturation sommaire.
Sud (18), mieux conservée, le sol ancien Cet espace dallé avait été séparé en
très reconnaissable formait une croule deux salles (1 et 11) par un mur de
grisâtre de terre battue. L'emplacement 55 centimètres d'épaisseur, reposant sur
des portes n'a pu être déterminé de façon le dallage même et postérieur par consé
certaine ; dans la salle 7 en raison de la quent à celui-ci. L'emplacement de la
mauvaise conservation du mur ké, porte était bien marqué pour la salle 11 ; LA VILLA DE GUIRY-GADANCOURT 271
■■..#"
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^4 gauche, de haut en bas :
Fig. 3. — Prolongement nord de la Salle 4.
Fig. 4. — sud de la Salle 4.
A droite, de haut en bas :
Fig. 5. — La Salle dallée 11 (vue du centre
du bâtiment).
Fig. 6. — Le puisard, dans la Salle dallée 1
(vu de l'Ouest).
Fig. 7. — Le four. PIERRE-HENRI MITARD 272
il était moins sûr pour la salle 1, en raison rapport aux autres formaient une voûte
du moins bon état de conservation de la assez grossière, dont il ne restait que la
partie nord. On n'a rencontré dans ces base (45 centimètres). Ces matériaux,
salles qu'un nombre très réduit de liés entre eux seulement par de la terre,
tessons de poterie et aucun objet à formaient des parois de 18 centimètres
l'exception d'une monnaie. d'épaisseur. La bouche du four était
marquée par une belle pierre plate.
2. Les murs isolés. — Les sections La fouille de l'intérieur n'a amené
de murs mises au jour à l'est du bâtiment la découverte d'aucun objet, mais elle
(n et p) présentaient peu d'intérêt. — Le a permis de constater que ce four avait
mur a, parallèle au bâtiment à l'ouest, eu six soles successives (réparties sur
a été reconnu par une série de sondages : 60 centimètres de hauteur), bien marquées
il s'interrompait à 142 mètres de l'align par la couleur prise par la terre argileuse
ement du mur sud du bâtiment (i) après sous l'effet du feu (noire, puis rouge
une esquisse de continuation formant un d'intensité décroissante) ; la sole 5
angle vers l'est ; dans la direction comportait un lit de pierres et de frag
opposée il s'interrompait à 27 mètres ments de tuiles. Ce four, chauffé par la
du même alignement, en atteignant une bouche, devait être destiné à la cuisson
zone confuse de pierres éboulées et de des aliments. Le remblaiement de la fosse
tuiles. La longueur totale observée ressort en bordure de laquelle il se trouvait (24)
donc à 169 mètres. La structure était la est datable, d'après la céramique recueill
même que celle des murs du bâtiment ; ie, du ive siècle.
l'épaisseur relevée dans les divers sonda
4. Les enduits peints. — L'une des ges allait à 60 à 80 centimètres (au point
fosses-dépotoirs (13) a fourni une masse oc elle était de 80 pour les
de fragments d'enduits peints dont on 60 premiers centimètres — fondations — ,
ne peut cependant pas affirmer qu'ils de 60 centimètres au-dessus). Il s'agissait
provenaient du bâtiment fouillé, car là vraisemblablement d'un mur de clô
aucune trace n'a été observée près des ture.
murs, à l'intérieur de celui-ci. Les plus
nombreux de ces fragments paraissent 3. Le four (fig. 7). — - II se présentait
provenir d'une même salle car les motifs comme une construction circulaire, faite
se complètent entre eux et devaient de tuiles et de pierres, de 2 mètres de
constituer un décor comprenant notamdiamètre intérieur, partiellement enterrée, ment, sur un fond blanc, les éléments seul le sommet de la voûte — elle-même
suivants : certainement recouverte de terre —
a) bandeau noir avec filet vert parallèle devant dépasser le niveau du sol ancien.
(fig. 8, no 4) ; Les tuiles, en fragments remployés comme
bandeau marron bordé d'un filet briques, avaient été utilisées à la base
noir ; des parois en plusieurs rangs (sur 15
bandeau vert bordé d'un filet ocre centimètres), à la partie moyenne sous
rouge. forme de chaînage : 2 rangs de briques
répartis entre 3 rangs de pierres (35 centi b) guirlande de feuillage vert courant le
mètres au total), enfin dans la partie long d'un filet ocre rouge (fig. 8, n° 4)
supérieure où les rangs en surplomb de terminé par une sorte de fleur de lis
3 centimètres en moyenne les uns par de même couleur (fig. 8, n° 2); 8. - — Enduits peints. Fig. PIERRE-HENRI MITARD 274
guirlande de feuillage roux (fig. 8, 1° Monnaies (45 pièces en tout)6 :
no 3) ; MB Vespasien, GB Titus ou Domitien ( ?),
MB et 3 GB Adrien (dont C. 1210), c) colonnes (au nombre de deux) dont 3 GB Antonin le Pieux (C. 604 ; 470 ou le fût est formé de filets verts plus ou 472 ; 246), GB Faustine Mère (C. 46), moins foncés reposant sur le bandeau 3 GB Marc-Aurèle (C. 815 ; 818 ou 819 ; vert cité plus haut et surmontées 543 ou 547 ; 247, 250 ou 311), denier d'un chapiteau marron qui supporte et GB Faustine Jeune (C. 85 et 112), un entablement vert de diverses 2 GB Commode (G. 221 ; 967). Sous résernuances (fig. 8, n° 1) ; ve des 3 Antonin (assez peu usés) et
d) griffons (au nombre de deux) vra d'un Commode (très usé), ces monnaies
isemblablement affrontés, d'une teinte présentent un degré d'usure croissant
brune violacée pour le corps, grise avec leur ancienneté, ce qui incline à
pour les ailes, pris dans un décor penser qu'elles ont été perdues simult
linéaire brun dont la signification anément vers la fin du ne siècle ;
n'apparaît pas (serait-ce des rets?) 2 antoniniani de Gallien (dont C. 685), et reposant sur l'entablement préc PB et 2 GB Postume (C. 248 et frappes édemment décrit. On a tenté une locales), 1 antoninianus de Victorin, reconstitution d'un de ces griffons 10 PB de Tétricus +5 probablement du (fig. 9), malheureusement la tête même empereur (toutes de frappes localmanquait. es, PB Tétricus fils, 3 PB Constantin 1er
(C. 536 ; 20 ; 487), PB Crispe (C. 47), e) torse masculin, fragments gauche
PB Constant 1er (Q. 179), PB Gratien et droit de visages différents, main
(C. 13). fermée.
2° Céramique. — a) Sigillée7. Un Les couleurs composant ces éléments
vase (incomplet) forme Déch. 64, portant de décor ont été appliquées les unes à
en décor les types Déch. 490 = Osw. fresque (noir, vert, ocre rouge, gris),
les autres à la détrempe, sur un enduit 842 et Déch. 20 = Osw. 25 var. Lezoux,
époque Hadrien (Z. 13). En outre, une de plâtre fin de 3 à 5 millimètres d'épais
vingtaine de tessons ornés parmi leseur, portant une couche de surface d'à
peine 1 millimètre d'épaisseur encore squels :
plus fine et bien lisse, le tout étalé sur 1 bord de vase Drag. 29 (ier siècle) ;
un support de sable très fin et de chaux tessons divers de vases Drag. 37
atteignant jusqu'à 7 centimètres d'épais
seur. Des moulures de stuc ont égal
ement été retrouvées. (6) La mention G suivie d'un numéro est la
référence à H. Cohen, Monnaies frappées sous
VEmpire Romain, 2e éd. (GB, MB, PB = grand,
moyen et petit bronze). 5. Les objets recueillis. — Les princ (7) On se réfère ici pour les formes à la
ipaux objets recueillis soit dans le bât classification traditionnelle de Dragendorff
complétée par J. Déchelette (Les Vases Céraiment ou ses abords immédiats, soit dans
miques ornés de la Gaule romaine), pour les des fosses-dépotoirs (zones 13, 22 et 24) types figurés à ce dernier ouvrage, ainsi qu'à sont indiqués ci-après (avec le cas échéant celui de F. Oswald, Index of figure-types mention de la zone de provenance : on terra sigillata - Samian ware, Liverpool,
Z, suivi d'un numéro) : 1936-37.

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