Le Néolithique du Gros-Bois à Balloy (S.-et-M.) - article ; n°2 ; vol.64, pg 347-370

De
Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1967 - Volume 64 - Numéro 2 - Pages 347-370
24 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1967
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Daniel Mordant
Le Néolithique du Gros-Bois à Balloy (S.-et-M.)
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1967, tome 64, N. 2. pp. 347-370.
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Mordant Daniel. Le Néolithique du Gros-Bois à Balloy (S.-et-M.). In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1967, tome
64, N. 2. pp. 347-370.
doi : 10.3406/bspf.1967.4120
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1967_hos_64_2_4120Bulletin de la Société préhistorique française, Tome LXIV, 1967.
Le Néolithique du Gros Bois
à Balloy (S.-et-M.)
PAR
Daniel MORDANT
Quatre petites fosses situées au lieu-dit « Gros Bois » à Balloy
(S.-et-M.) (1) ont été fouillées par l'équipe du Cercle archéolo
gique de Bray-sur-Seine (2) au cours des mois de décembre 1964
et janvier 1965.
Elles se localisent sur une très légère eminence de la rive
gauche de la Seine, à une centaine de mètres du fleuve (fig. 1).
Le compte rendu de leur fouille et la description de l'intéressant
matériel qu'elles ont livré constituent l'objet du présent article (3).
L'ensemble du territoire prospecté avait été décapé mécani
quement jusqu'au niveau de la terrasse alluviale situé entre les
cotes — 0,40 m et — 0,50 m, par rapport à la surface actuelle du
sol (4). De telles conditions n'ont donc pas permis de reconnaître
l'ensemble du contexte archéologique des fosses. La seule descrip
tion des structures fouillées reste d'un intérêt extrêmement res
treint, ce qui n'est heureusement pas le cas du mobilier.
(1) Arrondissement de Provins, canton de Bray-sur-Seine, commune de Balloy.
Les fosses ont été découvertes par Claude Mordant dans une gravière en exploitation,
appartenant à la C.F.Ï.A. (Compagnie de Chemin de Fer et Transport Automobile).
Nous tenons à remercier Monsieur Janot, dévoué chef d'exploitation du réseau de
Seine-et-Marne, pour nous avoir autorisé, avec une bienveillance très particulière,
à fouiller sur le terrain de sa société.
Localisation des fosses : à 14,5 km, à vol d'oiseau, en amont du confluent Seine-
Yonne :
— cadastre : Balloy, section B, feuille n° 2 (1954), parcelle 10 ;
— coordonnées Lambert (fosse 4), x = 661,25 ; y = 80,05. — altitude moyenne : 53,50 m.
(2) Comprenant Jean Scherer, Daniel et Claude Mordant.
(3) Monsieur Alain Gallay, de l'institut d'Anthropologie de l'Université de Genève,
qui prépare une thèse de Doctorat sur le Néolithique moyen du Jura et de la Suisse,
a examiné les formes de la céramique recueillie à Balloy. Constatant, comme l'avait
pressenti Monsieur Gérard Bailloud, Directeur de la Circonscription des Antiquités
préhistoriques de Paris, qu'elle présente certaines analogies avec le matériel qu'il
étudie actuellement, il a eu l'obligeance de me faire part des conclusions qu'il avait
tirées de son analyse et de m'indiquer la plupart des références bibliographiques sur
l'essentiel du matériel céramique. Je tiens à lui en exprimer ma très vive gratitude.
(4) Le niveau du décapage servira de niveau de référence. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 348
DESCRIPTION DES FOSSES
Fosse 1 — (fig. 2).
Elle se situe assez nettement à l'écart des 3 autres. De forme
allongée, sub-rectangulaire, elle mesure 1,70 m de longueur, 1,10 m
de largeur et 0,40 m de profondeur. Jusqu'au niveau — 0,30 m, le
remplissage était formé de terre arable gravillonneuse brun rou-
geâtre. Au fond, un encroûtement calcaire englobait partiellement
les restes d'un chat (voir infra l'étude de Th. Poulain-Josien).
Mobilier : Un très petit tesson de céramique rouge non décoré.
Fig. 1. — Le Gros Bois (Balloy, S.-et-M.). — Localisation des fosses : sur une zone
surélevée, entre la Seine et la Noue-Rodier.
Fosse 2 — (fig. 2).
Piriforme, elle mesure 1,85 m de longueur, 1,50 m de largeur
maximale et 0,80 m de profondeur. La terre noire (5) du remplis
sage a livré quelques éclats de silex non retouchés, des vestiges
osseux dont uns calcinés (voir infra l'étude de Th. Poulain-
Josien) et des tessons de céramique.
(5) Sur l'origine des « terres noires » associées aux sites archéologiques, on consultera avec profit : Horemans P., 1966. L'ossuaire néolithique d'Etauville (Eure-
et-Loir). Etude pédologique. Bull. S.P.F., LXH, n° 3, pp. 636-648, 3 fig., I tabl. —
Hokemans P., 1968. Les sépultures collectives de Marolles-sur-Seine (S.-et-M.). Annexe
pédologique, à paraître dans Gallia-Préhistoire. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 349
Mobilier osseux : 12 fragments. lithique : 9 éclats.
Mobilier céramique :
— 1/2 écuelle retrouvée en place (fig. 4, n° 5),
— des tessons épars d'une jarre à profil en S (fig. 4, n° 7),
— un haut de vase à col individualisé (fig. 4, n° 4),
— un bord, épaissi d'un bourrelet transversal (fig. 6, n° 11),
— 8 tessons représentant 1 ou plusieurs autres vases.
Fosse S — (fig. 2).
De forme rectangulaire aux angles arrondis, elle mesure 1,50 m
de longueur, 1 m de largeur et 0,15 m de profondeur. Elle était
comblée de terre grisâtre, différente de la terre arable et moins
noire que celle de la fosse 2. Le matériel recueilli est extrêmement
pauvre.
Mobilier osseux : 1 fragment calciné non identifiable. lithique : quelques éclats, 1 nucleus.
Mobilier céramique : néant.
Fig. 2. — Le Gros Bois (Balloy, S.-et-M.). — Plans et coupes des fosses.
Fosse 4 — (fig. 2).
De forme irrégulière au niveau du décapage, la fosse devint
sensiblement ellipsoïdale à la cote — 0,10 m : elle mesurait alors
1,80 m sur 1,30 m. Au N.-W., une petite cavité de 0,10 m de
diamètre, environ, et de quelques centimètres de profondeur n'a
livré aucun mobilier. Au contraire, la terre noire de la fosse,
jusqu'à la cote — 0,25 m, contenait un très abondant matériel
lithique, céramique et osseux ; de — 0,25 ma — 0,35 m le rempliss
age, plus gravillonneux, était stérile.
Mobilier osseux :
— 83 fragments parmi lesquels 1 extrémité distale de poinçon,
1 fragment d'emmanchement de hache.
Mobilier lithique :
— une centaine d'éclats non retouchés dont 1/5 éclatés au
feu,
— 4 8 2 9 percuteurs, lamelles, grattoirs éclats utilisés (fig. 3, (fig. n° 3, 2-3-5-6-7), n° 4), SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 350
Fig. 3. — Le Gros Bois (Balloy, S.-et-M.). — Industrie lithique et osseuse de la fosse 4.
n° n" № 7 о 3 1 : : : : grattoir extrémité rectiligne caréné distale convexe sur de sur éclat poinçon ; n° cortical 6 en : grattoir os épais. assez ; n" convexe mince 2 : grattoir plat, ; n" sur 4 : éclat cortical utilisé mince ; SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 351
— 1 talon de hache polie,
— plusieurs fragments de meule en grès éclatés au feu.
Mobilier céramique : extrêmement fragmenté (aucune pièce n'a
été conservée en place) ;
— 2 jattes à fond arrondi (fig. 4, n° 6-8),
— 1 plat à plat (fig. 4, n° 1),
n° 3), — 1 fragment de « plat à pain » (fig. 4,
— 1 bouteille à col rétréci (fig. 5),
— 12 bords de vases différents (fig. 6),
— 4 mamelons imperforés (fig. 6),
— 1 tesson de panse carénée (fig. 6),
— une centaine de tessons de panse non attribués.
LE MOBILIER
L'industrie lithique (fig. 3).
Très banale dans l'ensemble, elle est représentée par un peu
plus d'une centaine d'éclats bruts, 8 éclats utilisés, 4 lamelles, 9
grattoirs, 2 percuteurs et 1 talon de hache polie : le tout provenant,
en quasi totalité, de la fosse 4.
Toutes les pièces ont été débitées dans un silex noir à patine
blanc laiteux, ou à taches bleutées, et à cortex blanc crayeux ou jaunâtre, parfois un peu bleuté.
/. — Les éclats utilisés.
Leur degré d'utilisation est variable : certaines pièces ont
encore un tranchant vif alors que d'autres laissent apparaître des
écaillures directes et inverses nombreuses ou un lustré bien déve
loppé (fig. 3, n° 4) différent, semble-t-il, de celui occasionné par
la fauche de tiges de graminées. Dans tous les cas, l'utilisation
paraît avoir été transversale et non longitudinale.
IL — Les grattoirs.
Us ont été, en général, aménagés sur des éclats corticaux peu
épais : on en distingue ainsi 6 sur éclats assez plats (fig. 3, n° 2-3-6),
1 seul caréné (fig. 3, n° 5) et un autre sur éclat cortical épais
(fig. 3, n" 7). Deux d'entre eux présentent une partie active recti-
ligne (fig. 3 et 7) ; celle des autres, convexe, s'étend parfois larg
ement à la périphérie de l'éclat. Les tranchants ont été obtenus par
n" des 5) retouches à 90° (fig. plus 3, ou n° moins 7). De abruptes, nombreuses l'angle écaillures variant de scalariformes 60° (fig. 3,
témoignent, dans la plupart des cas, d'une utilisation assez poussée.
L'industrie osseuse (fig. 3, n° 1).
Ses vestiges se limitent à une extrémité distale de poinçon,
façonné à partir d'un métapode de mouton, et à 1 fragment 352 SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE
d'emmanchement de hache en bois de cerf. La pointe du poinçon
présente une usure dissymétrique, directe pour le bord gauche,
inverse pour le droit, qui diffère de l'amincissement observé sur
un poinçon de l'hypogée 2 des Mournouards (6), lequel semblait
résulter du resserrement des brins d'une vannerie.
La céramique.
Elle offre une certaine originalité due à l'association de formes
jusqu'à présent non classiques dans le Bassin Parisien. Son étude
sera envisagée sous la forme d'un inventaire descriptif détaillé (7),
les caractères essentiels étant repris par la suite.
A — Inventaire de la céramique.
Nous présentons successivement les formes, données le plus
souvent par des reconstitutions graphiques, les bords puis les modes
de préhension.
/. — Les formes.
1") Ecuelle peu carénée à panse bombée (fig. 4, n° 5).
Description :
— La forme est donnée par un demi-vase à cassures émoussées,
découvert en place. Le col, légèrement évasé, présente un bord
aminci à partir de l'extérieur. Le fond est muni d'une légère
dépression. L'ensemble donne un vase à peu près symétrique et
bien façonné.
— la pâte : épaisse de 2,5 à 4 mm.
Les éléments non plastiques, moyennement abondants, sont composés :
— en majorité de grains de quartz émoussés-luisants, de 0,25 à 0,5 mm pour
la plupart, quelques-uns étant inférieurs à 0,25 mm.
— de rares particules crayeuses de 5 à 7 mm et gros graviers de silex, aplatis,
atteignant exceptionnellement 10 mm.
— de quelques fragments charbonneux (2 mm).
En dehors des particules crayeuses identifiables à l'oeil nu, la pâte ne manifeste
aucune effervescence à l'acide. Elle est formée de minces feuillets argileux allongés,
à peu près parallèles à la paroi ou très légèrement obliques.
Propriétés physiques : pâte noire ; dureté 3 ; densité moyenne.
Structure interne des parois :
On distingue une région centrale noire, large de 1 à 4 mm selon les empla
cements ; à l'extérieur et à l'intérieur une zone rouge clair (D 26). Le bord est
entièrement rouge.
Surface :
A l'extérieur, la pâte semble recouverte d'un engobe gris foncé à brun foncé
(F 10, H 10, H 41), bien lissé, mais peu brillant. Une pellicule mate (engobe ?)
jaune rouge à grise (D 56 à E 90) enduit l'intérieur du vase.
Comparaison : On retrouve de telles formes, plus ou moins
carénées dans le Bassin Parisien : au Fort-Harrouard (Sorel-
(6) Leroi-Gourhan A., Bailloud G., Brezillon M., 1962. — L'hypogée II des
Mournouards (Mesnil-sur-Oger, Marne), Gallia-Préhisioire, t. V, fasc. 1, p. 95, fig. 61.
(7) La méthode d'étude de la céramique est celle préconisée par Balfet H., 1966. —
Bull. S.P.F., LXIII, fasc. 2, pp. 279-310, 2 flg. Les teintes sont exprimées d'après le
Code Expolaire de Cailleux A. et Taylor G. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 353
Moussel, Eure-et-Loir), à Catenoy (Oise) (8), dans l'habitat de Tri-
vaux à Meudon (9) ; dans le Midi de la France, dans la grotte de la
Madeleine (10) (Hérault). Elles sont typiquement chasséennes.
2") Jarre à profil en S et fond rond (fig. 4, n° 7).
Description :
— la forme a été reconstituée d'après 10 tessons épars prove
nant de la fosse 2. La panse est un peu anguleuse et le col, droit,
à bord légèrement aplati.
— Ja pâte : 6 à 8 mm d'épaisseur.
Les éléments non plastiques sont peu abondants :
— quelques grains de quartz émoussés-luisants de 0,25 mm à 1 mm.
— de rares particules crayeuses d'1 mm environ.
— des grains très fins et arrondis inférieurs à 0,1 mm.
De texture compacte, à feuillets serrés, elle est peu friable et résiste fortement
à la cassure ; aucune effervescence à l'acide en dehors des particules crayeuses.
Propriétés physiques : couleur noire ; dureté de 3 à 4 ; densité assez élevée.
Structure interne des parois :
Noir foncé au centre, la pâte passe progressivement à une teinte rouille à la
périphérie.
Surface :
La surface externe est assez lisse et brillante, de teinte dominante brun rouge —
jaune rouge (D 44-D 46) elle prend par endroit une nuance plus rouge (E 24). L'inté
rieur du vase est brun rouge (F 32) au niveau du col, gris foncé (H 10) vers le
fond, avec une dominante brun gris (F 61) au niveau de la panse.
Comparaison :
Des formes comparables se rencontrent dans le Cortaillod
suisse (11) et dans le Jura : grotte de Gonsans (Doubs) (12), grotte
de Génissiat (Ain) (13).
3") Jarre évasée, à profil en S et bord épaissi (fig. 4, n° 6).
Description :
— la forme a été reconstituée à partir d'un tesson de col, un
de panse et une partie du fond. L'épaississement du bord, souligné
par une ligne continue a été déterminé par la lèvre, d'abord éversée,
puis roulée vers l'extérieur.
— la pâte : de 6 à 10 mm d'épaisseur.
Les éléments non plastiques sont abondants et bien visibles. On y trouve :
— de nombreuses esquilles de silex blanc grisâtre aux arêtes vives de 0,5 à 2 mm
en majorité mais pouvant en atteindre 3.
— quelques grains de quartz et de silex de 1 à 2 mm.
Peu compacte et friable, elle manifeste une légère effervescence à l'acide.
Propriétés physiques : dureté 3, densité plutôt faible.
Structure interne des parois :
La pâte noir assez terne, devient progressivement rouge à l'extérieur (F 28).
(8) Bailloud G., 1964. — Le Néolithique du Bassin Parisien, p. 93, fig. 23, ri "s 1. à 7, 9.
(9) Fouilles GouAiSLi.N, inédites. — Le vase découvert à Trivaux est tout à fait
identique au nôtre.
(10) Abnal .T., 1956. — La grotte de la Madeleine, Zephyrus, VIL Les formes
de ce (11)" type présentent un épaulement plus fort que celui du vase de Balloy.
Von Gonzenbach, 1949. — Die Cortaillodkultur in der Schweiz, Bale, fig. 6, n° 14, p. 29 et fig. 4, n° 17, p. 20.
(12) Gallia-Préhisloire : Informations archéologiques, t. VIII, 1965, fig. 12, p. 92.
(13) Sauter M.-R. et Gaixay A., 1960. — Les matériaux néolithiques et protohis
toriques de la station de Génissiat (Ain) — Genava, t. VIII, fig. 11, nos 3 à 5, fig. 12. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 354
ra
Fig. nos épaissi bouteille individualisé 4. — 1, 2, Le ; 3, ; n° Gros n° 6, 7 8 ; 3 Bois n° : : fosse jarre fragment 5 (Balloy, : 4. à écuelle profil de S.-et-M.). peu disque en carénée S ; en — n° terre Céramique. ; 8 n° : cuite marmite 6 : № ; jarre n° 1 ; 4 à : nos : plat profil haut 4-5-7 ; n" de en : vase 2 S fosse : et col à bord 2 col de ; SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 355
Surface :
Assez lustrée, quoique des grains de dégraissant fassent saillie de place en place,
la surface externe possède une nuance plus lie-de-vin que la pâte sous-jacente. A
l'intérieur, mêmes caractères mais la teinte est plus grise : F 21 au niveau du col,
D-E-F 62 vers le fond.
Comparaison :
On retrouve de nombreuses pièces analogues dans le site de
Munzingen (14), dans la vallée du Rhin, attribué classiquement au
Michel sber g.
4°) Marmite à col évasé, panse et fond arrondis (fig. 4, n° 8).
Description :
— la forme a été restituée à partir du fond et d'un large
fragment de panse et de col.
La pâte, de 9 à 12 mm d'épaisseur contient des éléments non plastiques en
quantité moyenne parmi lesquels :
— des esquilles de silex, en majorité, de 1 à 3 mm,
— des graviers de quartz, émoussésluisants, de 1 à 2 mm,
— des grains de calcite de mêmes dimensions,
— des petits éléments siliceux d'1/10 mm environ.
La pâte est fendillée et s'effrite assez facilement.
En dehors des éléments calcaires visibles, elle ne fait aucune effervescence à l'acide.
— propriétés physiques : dureté 3 — densité moyenne.
Structures interne des parois :
La teinte grisâtre, à traces brun gris foncé (H 62), passe progressivement, surtout
du côté externe, à l'ocre jaune puis au rouge ou au rouge clair (D 18, D 28). De
nombreuses cassures en sifflet ainsi que des traces très nettes d'un « boudin » sur
une d'entre elles témoignent d'un montage au colombin.
Surface :
Le fond, modelé assez grossièrement, est assez bien lustré ; la teinte superficielle,
rouge très pâle (C 23) au fond, avec quelques taches brun rouge foncé (F 23) prend
une nuance rouge faible (F 22) sur la panse et le col. La face interne du col et du
haut de panse, de teinte brun rouge foncé (H 21), porte quelques traces de lissage
circulaire à la spatule ; celle du fond est enduite d'une pellicule d'argile fine gris
très foncé (J 10) à jaune rouge (C 56) que l'on ne retrouve pas sur la panse.
Comparaison :
Cette forme n'a que peu de répliques exactes. La station de
Balme d'Epy (15) (Jura) a livré une marmite de type voisin mais
à col un peu moins évasé. D'après A. Gallay il pourrait s'agir d'une
forme typiquement jurasienne.
5") Plat à fond plat et bord arrondi (fig. 4, n° 1).
Description :
— la forme a été reconstituée d'après un tesson représentant
environ le 1/4 du plat.
La pâte, épaisse de 6 à 9,5 mm, contient en abondance moyenne, des éléments
non plastiques :
(14) Badische Fundberichte, t. 21, 1958, pi. 13, nos 1 et S ; pi. 14, n»s 8 à 9 ; pi. 14 à 15 ; pi. nos 16 à 17.
D'après A. Gallav, le matériel de cette station diffère pourtant beaucoup du Michel sber j> typique.
(15) Gallia-Préhi.stoire. — Informations archéologiques, t. I, 1958, iig. 4, p. 113.

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