Le Paléolithique inférieur de la côte 42 à Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine). Stratigraphie et industrie - article ; n°10 ; vol.78, pg 317-328

De
Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1981 - Volume 78 - Numéro 10 - Pages 317-328
Abstract — The find of an archaic industry from the old alluvium of the river Vilaine, at Saint-Malo-de-Phily (department of Ille-et-Vilaine, Brittany, France) seems to attest the presence of man in the north-western France as far back as the end of the Lower Pleistocene or as the beginning of the Middle Pleistocene. The archaeological layer is at the top of the pliocene sands and is covered with a complex succession of gravels, clayed-sands and clays, including palaeosoils and cryoturbated levels. Most of the tools are choppers in a broad sense.
Résumé — La découverte d'une industrie archaïque dans les alluvions anciennes de la Vilaine, à Saint-Malo-de-Phily, semble attester la présence de l'homme dans le nord-ouest de la France dès la fin du Pleistocène inférieur ou le début du Pleistocène moyen. Le niveau archéologique est au sommet des sables pliocènes et est recouvert par une série complexe de graviers, de sables argileux et d'argiles, comprenant des paléosols et des horizons cryoturbés. L'industrie est faite sur des plaquettes et de gros éclats de grès. La plupart des outils sont des choppers au sens large.
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1981
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Jean Laurent Monnier
Guy Jumel
Alain Jumel
Le Paléolithique inférieur de la côte 42 à Saint-Malo-de-Phily
(Ille-et-Vilaine). Stratigraphie et industrie
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1981, tome 78, N. 10-12. pp. 317-328.
Abstract — The find of an archaic industry from the old alluvium of the river Vilaine, at Saint-Malo-de-Phily (department of Ille-et-
Vilaine, Brittany, France) seems to attest the presence of man in the north-western France as far back as the end of the Lower
Pleistocene or as the beginning of the Middle Pleistocene. The archaeological layer is at the top of the pliocene sands and is
covered with a complex succession of gravels, clayed-sands and clays, including palaeosoils and cryoturbated levels. Most of the
tools are choppers in a broad sense.
Résumé — La découverte d'une industrie archaïque dans les alluvions anciennes de la Vilaine, à Saint-Malo-de-Phily, semble
attester la présence de l'homme dans le nord-ouest de la France dès la fin du Pleistocène inférieur ou le début du Pleistocène
moyen. Le niveau archéologique est au sommet des sables pliocènes et est recouvert par une série complexe de graviers, de
sables argileux et d'argiles, comprenant des paléosols et des horizons cryoturbés. L'industrie est faite sur des plaquettes et de
gros éclats de grès. La plupart des outils sont des choppers au sens large.
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Monnier Jean Laurent, Jumel Guy, Jumel Alain. Le Paléolithique inférieur de la côte 42 à Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine).
Stratigraphie et industrie. In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1981, tome 78, N. 10-12. pp. 317-328.
doi : 10.3406/bspf.1981.5285
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1981_hos_78_10_5285:
;
:
Bulletin a. i. société PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 1981 /ТОМЕ 78/10-12
Le Paléolithique inférieur de la cote 42
à Saint-Malo-de~Pnily (Ille~et- Vilaine)
Stratigraphie et industrie
par Jean-Laurent Monnier (*), Guy Jumel (**) et Alain Jumel (**)
semble Résumé attester — la présence La découverte de 1 homme d'une industrie dans le archaïque nord-ouest dans de la les France alluvions dès anciennes la fin du de Pleistocene la Vilaine, inférieur à Saint-Malo-de-Phily, ou le début du
Pleistocene moyen. Le niveau archéologique est au sommet des sables pliocenes et est recouvert par une série complexe de
graviers, de sables argileux et d'argiles, comprenant des paléosols et des horizons cryoturbés. L'industrie est faite sur des
plaquettes et de gros éclats de grès. La plupart des outils sont des choppers au sens large.
Abstract — The find of an archaic industry from the old alluvium of the river Vilaine, at Saint-Malo-de-Phily
(department of Ille-et-Vilaine, Brittany, France) seems to attest the presence of man in the north-western France as far back as
the end of the Lower Pleistocene or as the beginning of the Middle Pleistocene. The archaeological layer is at the top of the
pliocene sands and is covered with a complex succession of gravels, clayed-sands and clays, including palaeosoils and
cryoturbated levels. Most of the tools are choppers in a broad sense.
correspondant sans doute à l'emplacement d'une faille.
/. LE SITE Plusieurs carrières ont été ouvertes dans ce secteur de la
rive droite de la Vilaine : on y exploite les sables plioce
nes piégés dans des effondrements tectoniques (bordure
Principal cours d'eau de la Bretagne, la Vilaine tr nord du graben de Messac).
averse le Bassin de Rennes puis, à partir de Pont-Réan,
s'encaisse dans les séries paléozoïques (synclinaux du
Sud de Rennes), avant de déboucher, en contrebas du
bourg de Saint-Malo-de-Phily, dans une large dépression
//. DESCRIPTION STRATIGRAPHIQUE. occupée par les schistes et les grès briovériens. Le gis
ement est à 500 mètres environ, à vol d'oiseau, au Sud de
l'agglomération, vers le lieu-dit « Les Vallées » et à
La coupe relevée (fig. 2) correspond à un stade éphéhauteur de la cote 42 (carte topographique de l'I.G.N.,
mère du front de taille (janvier 1981). Elle se place en 1 /25000e, feuille de Bain-de-Bretagne (1).
limite ouest de la carrière, en bordure de la route (D. Le site est donc au sommet d'une butte et domine 77). La stratigraphie observée, à partir du sommet des d'une trentaine de mètres le lit de la Vilaine ; c'est un dépôts, est la suivante : replat assez étroit, limité au Nord par un simple vallon
Couche 1 limon avec cailloux et galets. Friable (terre arable). et au Sud par un sillon plus marqué (ruisseau d'Eval), Épaisseur : 40 cm. Couleur (2) brun jaunâtre (10 YR 6/7). La limite
inférieure de la couche correspond à un niveau d'érosion qui tronque
les dépôts sous-jacents. (*) Laboratoire d'Anthropologie, Préhistoire, Protohistoire et Quaternaire Ar
moricains, E.R. n° 27 du C.N.R.S., Université de Rennes, Campus de Beaulieu,
35042 Rennes Cedex.
(**) Cambrée, Saint-Senoux (Ille-et-Vilaine). (2) Couleurs codées à l'aide des Revised Standard Soil Color Charts (M. (1) Coordonnées Lambert zone II x = 291 ,60 y = 2327,15. Oyama et H. Takehara, 1967). :
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le sud où elle est laminée entre les couches de graviers, se
réduisant à un mince liseré argileux gris. La couche 4 est cepen
dant un niveau repère de tout premier ordre. A noter que les
fentes grises signalées précédemment se prolongent dans la cou
che 4 mais qu'un second ensemble de fentes du même type
semble s'y cantonner. Le contact entre les couches 4 d'une part,
5 ou 6 d'autre part, est net et assez régulier.
Couche 5 : sable et graviers, argileux, compact. Couleur brun
rougeâtre (2.5 YR 4.5/8 à l'état naturel, 3.5 YR 5/8 sur échantil
lon sec). Limite floue avec 6. Épaisseur : 10 à 20 cm.
Couche 6 cailloux et graviers emballés dans un sable assez
compact. Couleur identique à celle de la couche 5 (3.5 YR 6/7 à
l'état sec). Épaisseur 40 cm ; la limite avec 7 est soulignée par
un lit noirâtre, mince et sinueux (concrétionnement lié au statio
nnement de la nappe phréatique).
Couche 7 cailloux et galets mêlés dans un sable très friable.
Couleur jaune orangé (10 YR 8/5) ; brun jaune vif (10 YR 7/6)
sur échantillon sec. Limite floue avec la couche 8. Épaisseur 30 cm.
Couche 8 sable meuble ; quelques galets de quartz dispersés.
Couleur jaune orangé (10 YR 8/5), jaune orangé clair (7.5 YR
8/3.5) sur échantillon sec. Il s'agit des sables pliocenes exploités
dans la carrière ; seule leur partie supérieure est représentée sur
la figure 2 ; l'épaisseur totale est, à l'endroit du gisement, d'une
dizaine de mètres. Les sables reposent sur les schistes verts du
Briovérien.
///. POSITION DE L'INDUSTRIE
L'industrie a été trouvée en partie in situ, en partie
dans les éboulis au fur et à mesure de la progression
Fig. 1 - Situation géographique et topographique du gisement de des fronts de taille. La position stratigraphique cor
Saint-Malo-de-Phily (en hachures sur la carte détaillée). Le trait respond à la couche 7 ou à la couche 6, sous les rectiligne indique l'emplacement du profil. lentilles argileuses qui paraissent être les équivalents
latéraux de la couche 4.
La dispersion horizontale de l'outillage est beau
coup plus forte. La distance séparant les objets les
Couche 2 : remplissage de coins de glace et de poches (cryo- plus éloignés est d'environ 150 mètres. Le gisement
turbations). Graviers, cailloux anguleux et galets émoussés, par paraît toutefois localisé au sommet de l'interfluve, fois orienté verticalement. Matrice sablo-argileuse compacte. approximativement dans les limites de la courbe des Couleur brun rougeâtre (2.5 YR 4/8) ; couleur à l'état sec brun 45 mètres. La carrière ouverte immédiatement au orangé (5 YR 5.5/8). Limite assez nette avec 3a ou 3b.
Sud, de l'autre côté du chemin d'exploitation, n'a Couche 3a sable argileux très compact. Structure finement
jusqu'à présent livré aucune trace probante d'industfeuilletée. Forme le remplissage de grandes poches (ravinements
ou cryoturbations). Présence de longues fentes grises, minces et rie paléolithique.
subverticales (probable recoupement, par le front de taille, d'un
réseau polygonal antérieur à la couche 2). Couleur plus ou moins
bigarrée : brun rougeâtre (5 YR 5/8) à jaune pâle (2.5 Y 8/3.5).
Couleur sur échantillon sec orange (7.5 YR 6/8). Limite assez
nette avec 3b, très nette avec 4.
IV. DESCRIPTION DE L'INDUSTRIE Couche 3b argile sableuse compacte. Structure finement l
amellaire, surtout vers le haut de la couche. Quelques lentilles
sableuses et graveleuses. Présence de petits polyèdres déformés
(aplatis), avec des revêtements argileux. Couleurs identiques à L'industrie de Saint-Malo-de-Phily est essentiellcelles de 3a. Teinte dominante rouge sur échantillon sec (10 R
5/8). Limite tranchée mais très sinueuse avec 4. Épaisseur varia ement en grès quartzeux (grès armoricain). Quelques
ble (1 ma 1 ,5 m). pièces sont taillées dans des grès bruns ou verdâtres,
Couche 4 argile bariolée brun vif (2.5 YR 5/8) à jaune pâle sans doute aussi d'origine paléozoïque. L'état de
(5 Y 8/3) ; gris clair (2.5 Y 8/2) à orange (2.5 YR 6/8) sur surface de ces grès est assez homogène. Les outils, échantillon sec. Très compact. Structure polyédrique moyenne colorés par les oxydes de fer, ont acquis des teintes à avec enrobements argileux. Épaisseur très variable (20 cm à 70 dominante jaune ou orangée (7.5 YR 6/4, 10 YR cm) ; cette couche est, dans l'ensemble de la carrière, mal
conservée ; elle disparaît rapidement vers le nord, vers l'est et 6/4, 10 YR 7/3.5, 7.5 YR 6/6) ; d'autres sont plus 319
M
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Fig. 2 - Stratigraphie du gisement de Saint-Malo-de-Phily. Les numéros des couches se rapportent à la description dans le texte.
bruns (7.5 YR 5/4). Les doubles patines sont fr tils, le terme de « chopper » : celui-ci est pris dans
équentes, affectant d'une part les retouches, d'autre un sens beaucoup moins restreint que ne l'imposerait
part les faces naturelles du support. Les arêtes sont la définition de F. Bordes (1961), ou même celle de
le plus souvent émoussées. H.-L. Movius (1948). Les limites retenues par J.
Collina-Girard (1975), à propos des industries aUne centaine de pièces ont été récoltées ; une ci
rchaïques du Roussillon, s'appliqueraient mieux à nquantaine parmi celles-ci ont retenu plus particuli
l'outillage de Saint-Malo-de-Phily : « le groupe des èrement notre attention car elles portent des retouches
choppers rassemble les pièces qui présentent au dont l'origine humaine est peu contestable. Les ou
moins deux enlèvements adjacents ; ces enlèvements tils sont, dans l'ensemble, d'assez grandes dimen
affectent une seule face de l'objet et dégagent un sions : la moyenne des longueurs est de 13 cm et
dièdre dont l'arête est tranchante. Ce dièdre, aigu ou certains objets atteignent 20 et même 25 cm. Ils sont
obtus, présente le plus souvent une asymétrie par faits à partir de blocs, de plaquettes (le grès armori
rapport à un plan parallèle à celui de la pièce et cain comprend des niveaux psammitiques), de gros
passant par l'arête du dièdre. Le support peut être un siers éclats et, plus rarement, de galets ou de
galet brut, un galet clivé, un bloc quelconque de fragments de galets. Il a été trouvé un gros nucleus
matière première ou un très gros éclat ; dans ce cas, et un grand éclat (17 cm de diamètre) portant, sur la
seules la dimension de la pièce et l'allure des enlèveface ventrale, le négatif d'un enlèvement de type
ments interviennent pour nous aider à séparer la « Kombewa ».
pièce du groupe des racloirs ». A cause sans doute de la nature des matériaux et des
supports utilisés, mais aussi du fait du style même Nous distinguerons plusieurs groupes de choppers,
des retouches, l'industrie de Saint-Malo-de-Phily selon la forme et l'étendue du tranchant ou du front :
s'intègre difficilement aux systèmes typologiques or choppers à tranchant concave, droit, convexe, denti-
dinaires. Nous emploierons, pour la plupart des culé, double, convergent, à épaulement et périphérique. 320
Fig. 3 - Industrie de Saint-Malo-de-Phily. racloir ; 2 : chopper sur plaquette ; 3 : chopper à front abrupt ; 4 : chopper à épaulement ; 5
chopper concave ou à encoche. 32
Fig. 4 - Industrie de Saint-Malo-de-Phily. 1 : chopper à tranchant convexe : 2 : chopper à tranchant droit ; 3 : chopper denticulé : 4 : encoche
5 : burin (?) ; 6 : chopper denticulé. :
322
Deux choppers convexes sont figurés l'outil n° 1 1) Choppers à tranchant concave ou à encoche
(fig. 4) présente un tranchant exceptionnellement ré
gularisé ; il est fait sur un éclat épais avec un aminQuinze outils peuvent être rattachés à ce groupe. cissement ventral ; ses caractères le rapprochent Leurs dimensions sont très variables, depuis les peti d'une sorte de grattoir ou de racloir. La pièce n° 5 tes pièces longues de 8 ou 9 cm, jusqu'à de grands (fig. 6) possède des retouches plus frustes et plus objets (25 cm) que l'on ne peut guère utiliser qu'à denticulées ; le front est épais et assez abrupt, en deux mains. Ce sont en fait, le plus souvent, des position latérale par rapport à l'allongement du supencoches assez grossières, à retouches multiples et port. présentant des traces d'usage.
Les supports sont soit des blocs ou des plaquettes 4) Choppers à tranchant denticulé (fig. 3, n° 5 ; fig. 4, n° 4), soit des fragments de
galets (fig. 7, n° 2), soit des éclats grossiers (fig. 5,
Douze pièces ainsi regroupées. Ce sont des pièces n° 4 ; fig. 6, n° 2). L'épaisseur totale de ces pièces
de dimensions plus petites et plus homogènes (la est généralement assez forte.
plus grande mesure 14 cm de long). Les supports Les retouches sont peu régularisées, simples ou au sont des blocs ou des plaquettes plus ou moins contraire très abruptes. Le plan de frappe corres émoussés, également des éclats. Les retouches ne pond, le plus souvent, à la plus large surface plane comprennent bien souvent que deux coches adjacentdu support (éclatement ou diaclase). Le tranchant ou es ; elles sont parfois abruptes. La partie active de l'encoche est, dans la majorité des cas, en position ces choppers est surtout en position latérale, mais latérale et n'occupe qu'une partie assez restreinte du quelques pièces sont aussi distales. Certaines portent bord concerné. des retouches annexes ou des ébréchures sur les au
La présence de deux pièces quasi-identiques a été tres bords.
remarquée ; l'une est figurée (fig. 6, n° 2) : ces deux L'outil n° 3 (fig. 4) est un chopper distal (ou
objets sont caractérisés par deux encoches opposées transversal) dont les retouches très abruptes partent et alternes. L'outil n° 2 (fig. 7) possède quelques de la face plane (diaclase). L'outil n° 6 de la même retouches supplémentaires et en position alterne, sur figure porte des retouches moins abruptes sur le bord le bord adjacent. droit ; ces enlèvements partent de la plus grande face
plane du galet qui sert de support ; l'extrémité est 2) Choppers à tranchant droit tronquée par des enlèvements très abrupts. La pièce
n° 2 (fig. 5) est un outil assez léger, fait sur une
Six pièces appartiennent à ce type. Les dimensions plaquette ; l'extrémité porte une cassure récente.
s'échelonnent entre 8 et 1 1 cm. Les supports sont
aussi des plaquettes, des éclats épais et un fragment 5) Chopper double
de galet. Les retouches sont simples ou abruptes. Le
plan de frappe correspond, ici encore, à la face la
Une seule pièce correspond strictement à cette déplus plane, qu'elle soit naturelle ou artificielle. Le finition. C'est un bloc allongé présentant des enlèvetranchant est beaucoup plus étendu que dans la caté
ments abrupts à chaque extrémité. Les fronts ainsi gorie précédente et se situe en position latérale ou formés sont faiblement convexes et les retouches peu distale. régularisées. Trois outils ont été figurés : la pièce n° 2 (fig. 3)
possède un front tranchant et est faite sur une pla 6) Choppers convergents quette de grès ; la pièce n° 2 (fig. 4) se rapproche de
la précédente. L'outil n° 3 (fig. 3) présente au
Ce sont en fait des outils de formes assez variées, contraire un front épais et abrupt, en position latérale
ayant en commun des bords retouchés convergents. également.
On en dénombré six. Deux pièces peuvent être rap
prochées (l'une est représentée sur la fig. 5, n° 1) : 3) Choppers à tranchant convexe
ce sont des outils sur plaquettes, possédant des bords
Onze pièces font partie de ce groupe. Les dimen latéraux et convergents à retouche abrupte ; dans les
deux cas les extrémités portent une cassure concave sions sont également très variables (9,5 cm à 22 cm).
Elles sont faites sur des blocs, des plaques, des qui semble être le résultat d'une utilisation. Nous
avons sans doute affaire à des sortes de « pics ». fragments de galets et un grand éclat. Les retouches
Цпе autre pièce présente des caractères similaires, sont souvent abruptes et fortement surélevées. Le
plan de frappe est généralement une surface plane mais possède une extrémité tronquée par deux larges
retouches abruptes. La figure 7 présente (n° 1) un naturelle ; dans un cas, il s'agit du cortex d'un gros
outil assez extraordinaire qui, par ses retouches cougalet. Certains de ces choppers sont latéraux, mais
vrantes et sa pointe ogivale, fait penser à une ébau- un plus grand nombre sont d'angle ou distolatéraux. 323
10 CM
Fig. 5 - Industrie de Saint-Malo-de-Phily. 1 : chopper convergent à retouche abrupte ; 2 : denticulé ; 3 : chopper périphérique à retouche abrupte
4 : chopper concave ou à encoche. 324
Fig. 6 - Industrie de Saint-Malo-de-Phily. 1 : perçoir ; 2 : chopper concave ou à encoche ; 3 : chopper à épaulement ; 4 : racloir ; 5 : chopper à
tanchant convexe ; 6 : chopper à épaulement (fragment) ; 7 : chopper périphérique. 325
Fig. 7 - Industrie de Saint-Malo-de-Phily. 1 : chopper convergent ; 2 : chopper à tranchant conca

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