Le personnel d'une cour souveraine sous le règne de Louis XIV. ; n°2 ; vol.129, pg 431-444

De
Bibliothèque de l'école des chartes - Année 1971 - Volume 129 - Numéro 2 - Pages 431-444
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Publié le : vendredi 1 janvier 1971
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Michel Le Pesant
Le personnel d'une cour souveraine sous le règne de Louis XIV.
In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1971, tome 129, livraison 2. pp. 431-444.
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Le Pesant Michel. Le personnel d'une cour souveraine sous le règne de Louis XIV. In: Bibliothèque de l'école des chartes.
1971, tome 129, livraison 2. pp. 431-444.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1971_num_129_2_449907BIBLIOGRAPHIE 431
rodei le sceau de la ville de Berne. Les Bernois eux-mêmes jugent le
moment venu de donner à leur constitution urbaine la forme d'un
privilège solennel dont le noyau leur a été jadis fourni par l'empereur
qui vient de disparaître. Et, selon leur habitude, ils ne font pas les
choses à moitié.
Jean-Yves Mariotte.
LE PERSONNEL D'UNE COUR SOUVERAINE
SOUS LE RÈGNE DE LOUIS XIV
Entre 1642 et 1650, profitant sans doute des loisirs forcés que lui
valait l'établissement du semestre, Alexandre Bigot de Monville ré
digea un « Recueil des présidens, conseillers et autres officiers de
l'Eschiquier et Parlement de Rouen depuis l'establissement de l'Es-
chiquier faict en l'an 1499 jusques à présent » divisé en quatre livres ;
le premier traitait des présidents, le deuxième des conseillers, le
troisième des avocats et procureurs généraux, gardes des sceaux de
la chancellerie, greffiers, notaires et « autres moindres officiers »;
dans le quatrième Bigot, en bon parlementaire hostile au semestre,
reléguait « les officiers créés en 1641 et 1645 et les conseillers de la
dite création ». L'ensemble de ces livres se subdivisait en dix parties,
correspondant aux diverses catégories d'offices, où les titulaires de
ceux-ci se trouvaient classés dans l'ordre chronologique de leurs
réceptions, chaque officier faisant l'objet d'une notice avec les dates
et les péripéties de sa carrière, des éléments biographiques et une
étude généalogique plus ou moins poussée de sa famille. Jusqu'à
sa mort, en 1675, Bigot tint à jour son recueil, ses héritiers firent de
même jusqu'en 1742 en y ajoutant, d'une façon assez irrégulière,
des annotations toujours très succinctes.
Au xix<? siècle, ce recueil passa dans les collections de la Biblio
thèque municipale de Rouen où les chercheurs surent y reconnaître
une source capitale pour l'étude du personnel de la principale cour
souveraine de la province. G. -A. Prévost décida d'en préparer l'édi
tion, devant l'importance de la tâche, « pour ne pas engager l'avenir,
il lui parut plus rationnel de prendre dans chacune des dix parties
tout ce qui avait trait à la période la plus ancienne 1499-1550 » ;
c'est ce travail que la Société de l'histoire de Normandie fit publier
en 1905 sous le titre de Recueil des présidents, conseillers et autres
officiers de l'Échiquier et du Parlement de par Bigot de
Monville. 1449 à 1550.
L'intention du marquis de Frondeville, qui vient de mourir au 432 BIBLIOGRAPHIE
début de l'année 1971, était de compléter l'œuvre de Bigot en la
poursuivant jusqu'à la suppression du parlement en 1790, et même
de la parfaire du point de vue généalogique en tentant de suivre
les filiations jusqu'au xxe siècle ; le sous-titre, Recueil généalogique
établi sur la base du manuscrit Bigot de la Bibliothèque de Rouen,
porté par chacun des quatre volumes qui ont été publiés, est là pour
en témoigner. Les trois premiers parurent sous son seul nom chez
Lestringant à Rouen et Picard à Paris; ce furent, en 1953 : Les pré
sidents du parlement de Normandie (1499-1790), in-4°, 636 pages x ;
en I960 : Les conseillers du parlement de Normandie au XVIe siècle
(1499-1594), in-4°, ix-677 pages ; en 1964 : Les conseillers du parle
ment de Normandie sous Henri IV et Louis XIII (1594-1640), in -4°,
viii-371 pages. Le quatrième, où il a voulu voir le nom de la mar
quise de Frondeville figurer auprès du sien, est celui dont nous ren
dons plus particulièrement compte aujourd'hui2.
Cette série d'ouvrages représente un immense labeur et pourtant,
il faut le dire, elle rendra assez peu de services à l'historien de la so
ciété rouennaise sous l'Ancien Régime ; ce sont plutôt les amateurs
de généalogie qui, en l'utilisant avec quelques précautions, y trou
veront à glaner. Bon historien et érudit consciencieux, le marquis
de Frondeville a été trop ambitieux et s'est lancé dans une opéra
tion beaucoup trop vaste. Après nous avoir donné un bon volume
sur les présidents où tout naturellement se sont trouvées regroupées
les plus grandes lignées parlementaires normandes, il s'est aventuré
dans la foule des conseillers. Son travail prenait une ampleur telle
que les seules nécessités matérielles l'obligeaient à le fractionner en
plusieurs livraisons et qu'il a dû adopter une division en périodes
chronologiques, d'ailleurs judicieusement choisies. Ce faisant, il est
regrettable qu'il n'ait pas alors retrouvé la solution plus rationnelle
de G. -A. Prévost et pris conscience du défaut capital de son entre
prise : l'impossibilité d'y chercher une vue complète du personnel
du parlement à un moment donné du temps. En effet, toutes les
catégories d'officiers sont interdépendantes ; pour reconstituer la car
rière d'un personnage quelconque ou étudier les conditions d'émer
gence d'une nouvelle lignée, il faudra souvent avoir sous la main
des listes continues et parallèles des titulaires des divers offices, que
ce soient ceux de premier président ou de greffier.
1. M. Marcel Baudot a rendu compte de cet ouvrage dans la Bibliothèque
de l'École des chartes, t. CXII (1954), p. 294-295.
2. Henri et Odette de Frondeville, Les conseillers du parlement de Normand
ie de 1641 à 1715. Rouen, Lestringant, 1970. In-4°, xxni-645 pages [Société
de l'histoire de Normandie). BIBLIOGRAPHIE 433
En prenant Bigot comme base et comme modèle, poussant même
le scrupule jusqu'à redonner des textes publiés un demi-siècle plus
tôt par G. -A. Prévost, le marquis de Frondeville a commis la très
grave erreur de vouloir en 1950 écrire l'histoire du personnel d'un
parlement à la manière d'un magistrat du xvne siècle soucieux avant
tout du lustre de l'institution, des charges et des familles. Le fameux
Recueil trop fidèlement suivi, s'il reste une source essentielle, n'est
pas exempt de défauts avec ses omissions, ses lacunes, ses erreurs
et parfois ses difficultés paléographiques qui imposaient le recours
aux documents originaux ; cette nécessité devenait encore plus pres
sante quand il s'agissait des officiers reçus après 1675 pour lesquels
les notations du manuscrit sont très laconiques. Il n'était pas permis
d'ignorer le fonds du parlement conservé dans la séňe В des archives
de la Seine-Maritime avec les dossiers des informations préliminaires
aux réceptions et surtout les registres du conseil dont les copies
gardées aux Archives nationales sous les cotes U 755 à U 767 comblent
utilement les lacunes, il fallait aussi consulter la sous-série Y1 des
Archives nationales où, à partir du dernier quart du xvne siècle,
se trouvent les lettres de provision riches de renseignements sur l'état
civil et les parentés des officiers. L'établissement de la partie gé
néalogique, la plus volumineuse du travail, posait un rude problème ;
le marquis de Frondeville, le plus souvent, l'a résolu en se bornant
à utiliser les fonds généalogiques du département des manuscrits
de la Bibliothèque nationale et le Dictionnaire de la noblesse de La
Chenaye-Desbois dont la sûreté n'est pas absolue ; en leur absence
il a laissé quasiment vides bien des notices. Il est regrettable qu'il
n'ait pas mieux fait appel aux recherches de la noblesse ni mené
son enquête dans les bibliothèques et les archives départementales
de la province.
Pour réaliser une étude vraiment méthodique et d'un usage facile
pour les spécialistes de l'histoire sociale, il fallait l'envisager dans
un tout autre cadre que celui du recueil de Bigot ; le modèle en exis
tait déjà depuis longtemps, nous pensons au beau travail de Frédéric
Saulnier publié à Bennes en 1909 sous le titre Le parlement de Bre
tagne, 1554-1799. Répertoire alphabétique et biographique de tous les
membres de la cour accompagné de listes chronologiques et précédé d'une
introduction historique. Il y a fort peu de choses à critiquer dans
l'économie de cet ouvrage ; peut-être Saulnier aurait-il pu, comme
Bigot, prendre en considération les petits offices et ne pas s'arrêter
avec les greffiers en chef ; à côté des listes chronologiques établies
selon l'ordre des réceptions, qui est celui des préséances, en dresser
quelques autres pour marquer l'ordre de transmission des charges. BIBLIOGRAPHIE 434
Si l'œuvre de Saulnier n'a pas le caractère généalogique que le mar
quis de Frondeville a donné à la sienne, elle permet pourtant une
étude sérieuse des lignées parlementaires pour laquelle les matériaux
sont rassemblés ; vouloir en faire autant à Rouen où l'existence
d'autres cours souveraines (chambre des comptes, cour des aides)
vient encore compliquer la situation, c'était atteler la charrue de
vant les bœufs ; pour construire il fallait d'abord en avoir les moyens
et ne pas disperser ses efforts sur les familles de personnages dont
la présence épisodique n'a jamais marqué les milieux parlementaires.
Les faiblesses de l'entreprise apparaissent avec une particulière
acuité dans le dernier volume publié par le marquis de Frondeville.
Ayant d'un côté à étudier la foule des nouveaux venus du semestre,
étrangers pour la plupart à Rouen, que Bigot méprisait et connaiss
ait mal, voyant de l'autre avec la fin du siècle et du règne de Louis XIV
s'amenuiser les ressources fournies par son manuscrit de basy, il
reste trop souvent muet. Toute cette partie de son travail laisse une
pénible impression de lassitude et d'inachèvement ; les notices ne
sont plus élaborées et se réduisent à des notes jetées pêle-mêle, se
répétant inutilement ou même se contredisant. Signaler toutes les
erreurs et toutes les lacunes mènerait à récrire l'ouvrage entier ;
dans l'espoir d'en faciliter l'usage nous apportons ci-dessous quelques
corrections et compléments qui renvoient aux numéros des notices.
14. Marc-Cyrus de Brion, seigneur de Courtieux et de Hautefontaine (Oise),
commissaire aux requêtes, ensuite conseiller d'État, époux de Louise Gáu-
dard. Il était fils de Charles de Brion et de Jeanne de La Sangle. Son parent,
Marc de Brion, était maître des comptes à Paris.
17. François Godefroy était fils d'Antoine Godefroy, secrétaire du roi, con
seiller d'État, et de sa femme Valence Puget, fille d'Etienne Puget, trésorier
de l'Épargne, et de Louise Prévost ; petit-fils de Denis Godefroy, procureur
général en la cour des monnaies, et de sa femme Denise Huot.
18. Corriger et compléter : René Coicault, baptisé à Saint-Gervais de Paris
le 12 mai 1620. — 19. Compléter : Nicolas Duhamel, reçu conseiller lai le 19 mai
1642. — 20. Compléter : Henri F aye, reçu le 2 juin 1642. — 21. Corriger : Louis
Hervouet.
25. Jean Sibour, reçu conseiller lai le 18 août 1642, nommé conseiller d'État
le 4 mai 1657, mort à Paris le 21 février 1674. Il épousa Marie-Anne de Bres
son, fille de Samuel de Bresson, maître d'hôtel du roi, dont il eut une fille Marie-
Marthe Sibour, mariée à Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de Las-
say. Il avait plusieurs frères et soeurs, entre autres Christophe Sibour, capi
taine d'une compagnie de cavalerie ; Jacques Sibour, prévôt et maître des
cérémonies de l'ordre du Mont Carmel ; Éléonore femme de Jean de
Serre, commis du contrôleur général des finances. Leur père, Jean Sibour,
contrôleur général des rentes à Lyon, secrétaire du roi, avait épousé Marie
Janvier, fille de Jean Janvier et de Judith de Bresson. La famille semble
d'origine parisienne et a fourni des procureurs au parlement de Paris. ■





BIBLIOGRAPHIE 435
26. Compléter : Claude de Brion, reçu conseiller lai le 16 février 1643, peut-
être parent de Marc-Cyrus de Brion. — 30. Corriger : Alexandre Sallet, reçu
conseiller lai le 23 mars 1642, reçu conseiller clerc le 13 novembre 1663. —
34. Compléter : René de Voyer d'Argenson, reçu conseiller lai le 23 mars 1643.
— 36. Corriger : Gilles Martin, sieur de la Marandais. — 37. Compléter : Louis
de Brinon, reçu conseiller lai le 11 janvier 1644. — 38. : Jean Le
Roux, reçu le 1 8 janvier 1 644. — 42. Corriger : Ferdinand de Chalon. — 44. Comp
léter : Jacques du Val, reçu le 21 novembre 1644. — 45. Compléter : Nicolas
Baudry, reçu conseiller lai le 28 1644, prit séance le 22 février 1648.
— 46. Compléter : Nicolas Busquet, conseiller lai. — 47. Corriger : Alphonse
de Grouchet. — 48. Compléter : Pierre Cavelet, reçu conseiller lai le 30 octobre
1645. — 49. Compléter : Nicolas Rome, reçu conseiller lai le 3 avril 1645. —
50. Corriger : Louis du Moucel. — 51. Compléter : Jean-Baptiste Le Brun,
reçu conseiller lai le 11 janvier 1646. — 52. Compléter : François d'Agues-
seau, reçu conseiller clerc le 23 avril 1646. — 53. Compléter : Ours-François
Miron, reçu clerc le 23 avril — 56. : Nicolas Asse-
lin, reçu commissaire aux requêtes le 27 octobre 1646, reçu conseiller lai le
14 juin 1651. — 59. Compléter : Jacques Godart, reçu conseiller lai le 30 août
1646. — 60. Compléter : Pierre Damiens, reçu conseiller lai le 18 mars 1647.
— 61. Compléter : Jean Méraut, reçu conseiller lai le 12 janvier 1546.
64. Bernardin de Louvencourt était fils d'Antoine de Louvencourt, maître
d'hôtel et trésorier de la maison du roi, et de sa femme Marguerite de Flexelles,
qui eurent plusieurs autres enfants : Henri de Louvencourt, auditeur des
comptes à Paris ; Philippe de Louvencourt ; Madeleine de Louvencourt,
épouse de François Petit, conseiller aux conseils, secrétaire du roi ; Marie de
Louvencourt, épouse de Pierre Boutin, trésorier général du marc d'or ; Gene
viève de Louvencourt, épouse de Mathurin Durand, auditeur des comptes à
Paris.
65. Corriger : Hervé du Bosc. — 67. Compléter : Louis Coiffîer, conseiller lai.
Son père, N... Coiffier, fils d'un pâtissier parisien, d'abord commissaire au
Châtelet de Paris, puis commis du surintendant des finances, eut un autre
fils Jean Coiffier, maître des comptes à Paris.
68. Pierre Malo, commissaire aux requêtes. Son père, Pierre Malo, secré
taire du roi, conseiller aux conseils, eut de sa femme Marie Goulas deux autres
fils, Charles Malo, conseiller au parlement de Paris, et Jean Malo, conseiller
au parlement de Metz.
69. Compléter : Jean Brodeau, commissaire aux requêtes. — 70. Complét
er : Nicolas Thouroulde, commissaire aux requêtes. — 75. Corriger et comp
léter : Jean Simon, conseiller lai. — 77. Compléter : Henri de Castille, comm
issaire aux requêtes.
78. Charles Renouard, seigneur de Bévilliers, conseiller lai, mort à Paris
le 26 avril 1712. Le grand-père, Michel Renouard, bourgeois de Chartres,
avait épousé Anne Pesant. Le père secrétaire du roi, con
trôleur général de la chancellerie de France, avait eu de sa femme Marie de
Chanteclerc un autre fils Michel Renouard, capitaine aux gardes, gouverneur
de Tournai.
79. Philippe de Heurles, seigneur de Potronville, reçu conseiller lai le 3 dé
cembre 1646, mort en 1657. Son père, Philippe de Heurles, maître d'hôtel 436 BIBLIOGRAPHIE
ordinaire du roi, conseiller d'État, avait eu aussi de sa femme Anne de Vas-
sault une fille Christine-Chrétienne de Heurles, épouse de Claude Chahu,
trésorier général de France. — 80. Compléter : Claude d'Alesso, reçu conseiller
au parlement de Paris le 6 mai 1650.
83. Jacques-Honoré Barentin, reçu conseiller lai le 18 février 1647, nommé
conseiller aux conseils en août 1654, maître des requêtes en février 1655,
intendant à Limoges et à Poitiers, premier président du Grand Conseil. Il
épousa en premières noces Claude-Louise Boislève, fille de Claude Boislève, des finances, et en secondes noces Madeleine Perrot, fille de Charles
Perrot, conseiller au parlement de Paris. Son grand-père, Charles Barentin,
conseiller d'État, fut intendant en Normandie et en Dauphine ; son père,
Charles Barentin, président en la chambre des comptes de Paris.
84. Etienne Chabenat, conseiller lai, épousa Madeleine Petit, fille de Franç
ois Petit, secrétaire du roi, aux conseils, et de Madeleine de Lou-
vencourt. Il était fils d'Etienne Chabenat, trésorier de France à Bourges, et
de Claude Le Mareschal.
85. Notice erronée, il s'agit de la prise de possession de sa charge par Nico
las Baudry, voir le n° 45.
86. François Gillot, conseiller lai, reçu conseiller au parlement de Paris
le 21 juillet 1654. Il était fils de Germain Gillot, contrôleur général des ga
belles de la généralité de Paris, et d'Hélène Duhamel. Le grand-père, Antoine
Gillot, était marchand, bourgeois de Paris.
87. Jean Lhuillier, conseiller lai, ensuite conseiller au Grand Conseil, fils
de François sieur d'Interville, secrétaire du roi, et de sa seconde
femme, Marie Le Prestre.
88. Jean- Jacques Yvonnet, conseiller lai. Il était fils aîné de Jean Yvonnet,
secrétaire du roi, trésorier et payeur de la gendarmerie de France, et de Ma
deleine de Saint-Étienne, qui eurent trois autres enfants : René Yvonnet,
écuyer, sieur des Molineaux ; Pierre Yvonnet, sieur de Banneville, et Louise
Yvonnet. A cette famille appartenait peut-être un certain Nicolas Yvonnet,
trésorier provincial des régiments de l'Ile-de-France en 1658.
89. Octave de Périgny, conseiller lai, reçu conseiller au parlement de Paris
le 22 juin 1651, ensuite président aux enquêtes audit parlement, lecteur or
dinaire du roi, pourvu le 11 septembre 1666 de l'office de précepteur du dau
phin, mort en 1670, fut le principal rédacteur du Journal de Louis XIV et
des Mémoires de 1666-1667. Il avait épousé Louise-Marie Margonne, sans doute
fille de Claude Margonne, receveur général des finances à Soissons.
90. Philippe Rouillé, seigneur de Membrolles, reçu conseiller lai le 20 dé
cembre 1647. Il avait auparavant été auditeur des comptes à Paris. Il mourut
le 14 septembre 1681. Il était fils de Jacques Rouillé, seigneur de Meslay,
secrétaire du roi, receveur général des finances à Rouen, et de Marguerite de
Baignaux, qui eurent d'autres enfants : Jacques Rouillé, maître des comptes
à Paris ; Jean Rouillé, conseiller à la cour des aides de Paris, puis conseiller
d'État ; Pierre au Grand Conseil ; Marguerite Rouillé,
épouse de Nicolas Ladvocat, maître des comptes à Paris ; Marie d'Henri Feydeau de Brou, conseiller au parlement de Paris ; Elisabeth
Rouillé, épouse d'Henri de Lambert d'Herbigny, conseiller au parlement de
Rouen, puis maître des requêtes, et Anne Rouillé, épouse de Pierre Roque de ■


BIBLIOGRAPHIE 437
Varangeville, conseiller au parlement de Rouen, puis secrétaire des command
ements du duc d'Orléans.
91. Compléter : Paul de Mathan, conseiller lai. — 92. Corriger et compléter :
Nicolas Le Pigné, de la R. P. R., lai, abjura et prit une autre charge
de conseiller lai à laquelle il fut reçu le 30 juillet 1 664. — 95. Compléter : Jacques
Turgot, reçu conseiller lai le 3 octobre 1647. — 96. Compléter : François Le
Cornu, reçu le 3 octobre 1647. — 97. Compléter : Guillaume de Bonissent,
reçu conseiller lai le 9 mars 1648, reçu commissaire aux requêtes le 19 janvier
1650. — 99. Compléter : Germain Texier, commissaire aux requêtes. —
99 bis. Ajouter : Jean-Baptiste Peschart, baron de Beaumanoir, conseiller lai
non reçu, avait été auparavant conseiller au parlement de Rennes. — 100. Comp
léter : Charles de Sévigné, lai, fils de Renaud de Sévigné, conseiller
au parlement de Rennes.
101. Charles de Vassan, conseiller lai, reçu conseiller au parlement de Paris
le 22 décembre 1650, ensuite président en la chambre des comptes de Paris,
mort en 1697, épousa en premières noces Marie Mouet et en secondes Denise
Bordier, fille d'Hilaire Bordier, président en la cour des aides de Paris. Il était
fils de Jacques de Vassan, seigneur de Morsan, et de sa seconde femme, Madel
eine Bailly, fille de Charles Bailly, président en la chambre des comptes de
Paris.
102. François Vanel, reçu conseiller lai le 14 février 1648. Son père, Antoine
Vanel, secrétaire du roi, eut aussi de sa femme Catherine de Versoris une fille,
Catherine Vanel, épouse de Sébastien Potel, greffier en chef du conseil privé.
103. Jean de La Font, conseiller lai, prit séance le 26 mai 1652. Il avait
épousé Catherine Lair, veuve de Jean Midorge, contrôleur général des ponts-
et-chaussées, fille de Jean Lair, receveur des aides et tailles de l'élection du
Mans.
104. Claude d'Espinay, reçu conseiller lai le 7 décembre 1648, reçu cons
eiller au parlement de Paris le 4 avril 1653, fils de Claude d'Espinay, maître
des comptes à Paris, et de Françoise Portail.
106. Compléter : Philippe Maignart, reçu conseiller lai le 16 août 1649.
— 107. Notice à fondre avec le n° 97. — 113. Compléter : Jacques Romère,
reçu commissaire aux requêtes le 13 août 1650. — 115. Compléter: Pierre de
Tiremois, reçu commissaire aux requêtes le 23 mai 1651, reçu conseiller lai
le 3 mars 1653. — 116. Notice à fondre avec le n° 56. — 118. Corriger : Louis
Charles, reçu aux requêtes le 26 juin 1651. — 120. Compléter :
René Le Chevalier, reçu conseiller lai le 17 juillet 1651. — 123. Corriger :
Pierre Soyer. — 124. Compléter : Alexandre Guyot, fils de Guillaume Guyot,
avocat au parlement de Rouen, et de Madeleine de Bonissent, fille de Guil
laume de Bonissent, auditeur des comptes à Rouen, et de Marie Néel.
130. Jacques de Costentin, conseiller lai, ensuite maître des requêtes, bapt
isé à Coutances le 11 juin 1629, mort à Paris le 4 octobre 1664, époux de
Geneviève Charpentier, fille de Jacques Charpentier, maître des comptes à
Paris, et de Madeleine Dreux. Il était fils de Nicolas de Costentin et de Jeanne
de Guesnon et apparenté au maréchal de Tourville.
132. Notice à fondre avec le n° 115. — 135. Corriger : Jean Le Cornier,
reçu commissaire aux requêtes le 2 avril 1653. — 141. Compléter : François
Clérel, reçu le 5 juillet 1653, époux de Marie du Rouil, fille de Louis du Rouil, •










BIBLIOGRAPHIE 438
seigneur de Boisnormand, et de Madeleine de Nollent. Il était fils de Guil
laume Clérel, seigneur de Rampan, conseiller à la cour des aides de Rouen,
et d'Anne Colas.
146. François Le Cornier, sieur de Sainte-Hélène, commissaire aux requêtes,
reçu conseiller au Grand Conseil le 7 septembre 1653, reçu maître des requêtes
le 15 décembre 1667, époux d'Anne Lhuillier, fille de Jean Lhuillier, conseil
ler au parlement de Paris, et de Louise de Moucy.
150. Corriger : Alexandre de Moges, commissaire aux requêtes. — ■ 153. Cor
riger : Jacques Le Royer, sieur de la Brisolière, reçu conseiller lai le 17 janvier
1656. — 156. Corriger : Adrien de Nouince. — 158. Compléter : Robert Le Blanc
du Rollet, conseiller lai, reçu maître des requêtes le 30 décembre 1679. — •
159. Corriger : Nicolas Rome, reçu commissaire aux requêtes le 28 février
1657, reçu président aux requêtes le 14 août 1673. — 166. Corriger : Jean
Toustain, reçu commissaire aux requêtes le 29 mai 1659. — 167. Compléter :
Pierre Le Sueur, conseiller lai. — 168. Compléter : François Bertaut, conseiller
clerc, reçu conseiller au parlement de Paris le 4 janvier 1666. — 172. Comp
léter : Jacques Toustain, reçu conseiller lai le 8 juillet 1659. — 175. Complét
er : René d'Amfernet, reçu lai le 20 novembre 1660. — - 176. Cor
riger : Pierre Hue, conseiller clerc, ne devint pas conseiller lai. — 180.
riger : François-Henri de Mathan, reçu commissaire aux requêtes le 17 juillet
1663. — 181. Compléter : Hervé de Crosville, reçu le 16 juillet 1663, né vers
1606, épousa Angélique Boivin, fille de Barthélémy Boivin, maître des comptes
à Rouen, et de Marguerite Le Cornu. Il était fils de Jean de Crosville, seigneur
de Crosville (Manche), et de Catherine de Varroc. — 184. Compléter : Michel
de Farcy, de la R. P. R., conseiller lai. — 185. Corriger : reçu commissaire
aux requêtes le 26 août 1663. — 189. Compléter : Jean-Baptiste Boivin, reçu
le 22 juin 1665. — 190. Compléter : Pierre Ferrare, reçu le 22 juin 1665.
193. Jean Lhuillier, commissaire aux requêtes, mort à Paris le 10 août
1708. Son grand-père, Geoffroy Lhuillier, était conseiller au parlement de
Paris. Son père, Jean Lhuillier, conseiller au parlement de Paris, avait eu
aussi de sa femme Louise de Moucy, fille de Jean de Moucy, maître des comptes
à Paris, une fille Lhuillier, épouse de François Le Cornier de Sainte-
Hélène.
199. Corriger : Christophe Le Faé, seigneur de Boscthéroulde. — 208. Notice
à fondre avec le n° 159. — 218. Corriger : Thomas du Moustier, conseiller lai.
— 221 bis. Ajouter : Martin Dieppedalle, prêtre, chanoine de Rouen, pourvu
le 24 janvier 1675 d'un office de conseiller clerc, non reçu. — 236. Corriger :
Jean de Lempérière, commissaire aux requêtes. — 237 bis. Ajouter : Adrien
Cavelier, pourvu le 7 août 1678 d'un office de commissaire aux requêtes, non
reçu. — : 240. Corriger : Philippe Le Bas. — 253. Corriger : Philippe de La
Vache, commissaire aux requêtes. — ■ 264. Corriger : Jessé Piédoue de Nerv
al, fils de Philippe Piédoue, sieur de Nerval, et de Claude Morel. —
280 bis. Ajouter : Louis Le Charpentier, prêtre, pourvu le 29 mai 1690 d'un
office de conseiller clerc, non reçu. — 285. Corriger : Toussaint Guenet. — •
287. Compléter : Etienne Théroulde, baptisé à Saint-Patrice de Rouen le
19 mars 1653.
288. Pierre-Hector Le Guerchois, conseiller lai, maître des requêtes le
30 mars 1699, conseiller d'État le 23 juillet 1717, intendant à Alençon et en •





BIBLIOGRAPHIE 439
Franche-Comté, baptisé à Saint-Patrice de Rouen le 28 octobre 1670, épousa
la sœur du chancelier d'Aguesseau, Madeleine d'Aguesseau, fille d'Henri
d'Aguesseau et de Claire Le Picart de Périgny.
299. Compléter : Jacques Papavoine, baptisé à Saint-Patrice de Rouen le
10 mars 1668. — 301. Corriger : Guy Faoucq, conseiller lai. — 306. Complét
er : Nicolas-François du Resnel, baptisé à Saint-Remi de Dieppe le 9 no
vembre 1670. — 307. Compléter : Nicolas- Joseph de Bernières, né à Louvigny
(Calvados) le 24 septembre 1674. — 309. Compléter : Jean-Charles Busquet,
conseiller lai, auparavant il avait été reçu lieutenant général au bailliage et
présidial de Caudebec le 16 mars 1683. — 321. Corriger : Jean Chaufïray,
prêtre, chanoine de Rouen, docteur de Sorbonně, baptisé le 26 juin 1667 à
Saint- Vigor- de -Mieux (Calvados, comm. Saint-Martin-de-Mieux). — 323. Cor
riger et compléter : Gabriel- Pierre Le Bas, conseiller lai, auparavant substitut
des gens du roi au parlement de Rouen, baptisé le 23 septembre 1673. — 325.
Compléter : Jacques de Lannoy, auparavant pourvu le 2 mai 1699 d'un office
de conseiller à la cour des aides de Rouen, baptisé à Saint-Nicolas de Rouen
le 29 juin 1667. — 328. Corriger et compléter : Alexandre Pavyot, conseiller lai.
— 329. Compléter : Jean-Nicolas de Bailleul. — 332. Compléter : Jean-Louis
Hérault, conseiller lai, baptisé le 20 mai 1680. — 333. : Nicolas-
Antoine Godefroy, conseiller lai, baptisé le 21 octobre 1680. — 334. Complét
er : Jacques-Adrien Lucas, commissaire aux requêtes, baptisé le 6 décembre
1677. — 335. Compléter : Gilles-Henri Maignart, conseiller lai. — 339. Comp
léter : Jacques-André Guenet, conseiller lai, baptisé le 16 septembre 1684. —
339 bis. Ajouter : Pierre Le Roy, pourvu le 6 mars 1 700 d'un office de conseil
ler lai, non reçu. — 340. Corriger : François-Alexandre Guenet, conseiller lai.
11 était fus du conseiller Alexandre Guenet, mais non le frère du
Jacques-André Guenet. — 342. Compléter : Gilles-Nicolas Pavyot de La Vil-
lette, conseiller clerc, baptisé le 9 juillet 1675. — 344. Corriger : Louis-François
Le Faé, seigneur de Boscthéroulde, baptisé le 23 juillet 1675.
345. François-Joseph d'Ernothon, baron du Pont, pourvu d'un office de
commissaire aux requêtes le 20 novembre 1707, reçu le 7 décembre 1707,
pourvu d'un office de conseiller au parlement de Rennes le 31 1712,
reçu le 21 février 1713, né à Paris le 24 janvier 1674, mort à Loctudy le 15 dé
cembre 1727. Il était fils de François-Joseph d'Ernothon, conseiller au parl
ement de Paris, puis maître des requêtes ; le grand-père, Jean Ernothon, d'ori
gine bretonne, avait acquis une charge de secrétaire du roi.
347. Compléter : Jacques Pigou, licencié es lois, baptisé le 30 avril 1684.
— 348. : Jacques-Christophe de Germont, baptisé le 12 février
1684, fils de N... de Germont et de Marie Le Cousturier. — 352. Compléter :
Charles-François Henriquès, commissaire aux requêtes, baptisé le 9 janvier
1680. — 353. Compléter : René-Louis de Formont de Cléronde, conseiller lai,
baptisé à Blay (Calvados) le 15 janvier 1682. — 354. Compléter : Louis de
Becdelièvre, commissaire aux requêtes. — 356. Compléter : François Richer
d'Aube, conseiller lai. — 358. Compléter : Jacques de Tiremois, conseiller lai.
— 359. Compléter : Jean-Eustache Nicolle, commissaire aux requêtes, baptisé
le 7 janvier 1682. — 360. Compléter : Marc-Antoine de Languedor, conseiller
lai, baptisé le 11 octobre 1681. — ■ 361. Compléter : Gilles- Antoine-Geoffroy
Le Diacre, conseiller lai, baptisé le 15 décembre 1688. — 362. Corriger et com-
bibl. Éc. chartes. 1971. 2 29

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