A. Toynbee (éd.). The Crucible of Christianity ; n°2 ; vol.179, pg 219-220

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Revue de l'histoire des religions - Année 1971 - Volume 179 - Numéro 2 - Pages 219-220
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Publié le : vendredi 1 janvier 1971
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Source : Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Pierre Nautin
A. Toynbee (éd.). The Crucible of Christianity
In: Revue de l'histoire des religions, tome 179 n°2, 1971. pp. 219-220.
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Nautin Pierre. A. Toynbee (éd.). The Crucible of Christianity. In: Revue de l'histoire des religions, tome 179 n°2, 1971. pp. 219-
220.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1971_num_179_2_9707NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES '219
Schneider pour les Chroniques, déjà édité par P. de Lagarde, le texte
de la Bible de Jacob ben Chayim pour Ruth, et le manuscrit Or. 237Г>
du British Museum pour les quatre autres livres. M. Sperber a repro
duit très fidèlement le texte de ces témoins, y compris les fautes, sous
prétexte que celles-ci sont fort instructives ! Il nous semble que c'est
là un scrupule excessif, le devoir d'un éditeur . étant de donner, si
possible, un texte sûr, à tout le moins un texte correct; les fautes,
si elles sont intéressantes du point de vue de la phonétique, voire de
la graphie, peuvent être signalées en note.
L'édition du targum d'Esther posait un problème particulier,
puisqu'on dispose en réalité, comme on le sait, de deux targums. Le
manuscrit de Londres utilisé par M. Sperber donne un texte apparem
ment composite, correspondant tantôt au targum ;I, tantôt au ta
rgum II, parfois même un texte sans parallèle dans aucun des deux.
Des signes conventionnels, placés dans les marges de l'édition, signa
lent ces correspondances. On aurait aimé que cette nouvelle édition
et le travail qu'elle supposait nous eussent permis de voir plus clair dans
cette question assez complexe des deux targums d'Esther. M. Sperber,
dans sa courte préface, essaie de justifier sa méthode en affirmant que
l'édition des midrashim — et, pour lui, la paraphrase d'Esther relève,
non plus du targum, mais du midrash — n'est pas son affaire! Il
annonce toutefois un dernier volume où seront examinés (et, on
l'espère, quelque peu éclaircis) les nombreux problèmes que son
édition, par ailleurs si utile, laisse jusqu'à présent irrésolus.
A. Guillaumotvt.
Arnold Toynbee (éd.). — The Crucible of Christianity : Judaism,
Hellenism and the Historical Background to the Christian Faith,
Londres, Thames & Hudson, 1969, 368 p. — Ce magnifique volume
de grand format envisage sous ses différents aspects le milieu où le
christianisme est né, et Arnold Toynbee en a confié chaque chapitre à
l'un des meilleurs spécialistes de la question traitée. Contexte politique :
A. Schalit (Jérusalem) retrace l'histoire de la Palestine sous les Séleu-
cides et les Romains, et A. N. Sherwin-White (Oxford) présente
l'organisation de l'Empire romain. Contexte culturel et philosophique :
A. H. M. Jones (Cambridge) étudie -la pénétration de l'hellénisme
en Syrie et en Palestine. J.-G. Gagé (Paris) décrit la société et la
culture gréco-romaines. A. H. Armstrong (Liverpool) dégage de main
de maître les grands courants de la philosophie grecque depuis
l'époque de Cicéron jusqu'à Plotin, et H. A. Wolfson (Harvard)
traite de Philon et de la philosophie des premiers Pères de l'Eglise.
Contexte religieux : les sectes juives par K. Schubert (Vienne); les
religions à mystères par M. J. Vermaseren (Utrecht) ; le gnosticisme
par R. M. Grant (Chicago), chapitre plus faible. Art : une très bonne
contribution de Jocelyn M. C. Toynbee (Cambridge), qui porte prin-
. REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS 220
cipalement sur l'architecture gréco-romaine et son influence sur la
basilique chrétienne, avec plans et dessins. Christianisme : D. Flusser
(Jérusalem) présente Jésus, J. Danielou (Paris) les débuts de l'Eglise
chrétienne et G. E. M. de Sainte-Croix (Oxford) les conflits entre
l'Eglise chrétienne et l'Empire.
Chaque chapitre est accompagné de plusieurs pages d'illustrations
fort bien choisies : 556 en tout, dont 158 en couleur. La plupart des
articles sont remarquables par leur richesse et leur densité ; des notes
les appuient. Ce livre ne s'adresse pas seulement à un public cultivé ;
les historiens de métier y trouveront eux-mêmes leur profit. C'est
un des ouvrages à recommander aux étudiants en histoire des religions
pour ce qui concerne l'environnement du christianisme ; il est souhai
table que les bibliothèques de travail le mettent à leur disposition.
On est heureusement surpris qu'un livre de cette qualité et si copieu
sement illustré ne coûte- que 8 £ anglaises. Cet exemple serait à
méditer par les éditeurs français.
P. Nautin.
Werner Jaeger. — Early Christianity and Greek Paideia, Oxford
University Press, 1969, 154 p. — Après son magistral ouvrage sur
l'idéal de la Culture dans l'Antiquité classique, W. Jaeger souhaitait
donner une suite qui étudierait l'influence de cet idéal sur les auteurs -
chrétiens. Il n'a pas eu le temps d'écrire l'ouvrage projeté, mais il
en -a brossé les grandes lignes dans sept conférences à l'Université
d'Harvard, qui ont été publiées en 196b et sont rééditées dans ce
petit volume. Elles commencent à la formation d'un hellénisme
chrétien à l'âge apostolique et vont jusqu'à Grégoire de Nysse, dont
Jaeger nous a laissé une édition critique des œuvres complètes.
Chaque page est riche d'observations stimulantes. Il n'est pas besoin;
de dire que Jaeger connaissait bien les Cappadociens, mais on remar
quera aussi l'excellent chapitre sur la lettre de Clément de Rome
qu'il avait particulièrement étudiée.
P. Nautin.
Die Apostolischen Vâter, I. Der Hirt des Hermas, herausgegebcn
von Molly Whittaker, Zweite, uberarbeitete Auflage (Die Griechi-
schen Christlichen Schriftsteller der ersten Jahrhunderte, 482), Berlin,
Akademie- Verlag, 1967, xxvi-1 18 p. — Cette seconde édition du
Pasteur ď Her mas dans la collection de l'Académie de Berlin ne fait
que reproduire, pour l'essentiel, la première, parue en* 1956 et assez
vite épuisée. Y sont ajoutées seulement trois pages de « Nachtrâge
und Berichtigungen ». La principale addition concerne le-ch. 110
(Similitude IX, 33). On sait que la fin du livre (Sim. IX, 30, 3 et
Sim. X) n'est conservée qu'en traduction latine (et aussi en éthiopien).
Mais, en 1965, Mme Lappa-Zizicas a retrouvé le texte grec du ch. 110
dans un florilège contenu dans le cod. Paris, gr. 1143 et elle Га alors

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