Chronique d'histoire régionale ; n°109 ; vol.25, pg 527-541

De
Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1939 - Volume 25 - Numéro 109 - Pages 527-541
15 pages
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
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Chronique d'histoire régionale
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 25. N°109, 1939. pp. 527-541.
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Chronique d'histoire régionale. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 25. N°109, 1939. pp. 527-541.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1939_num_25_109_2896CHRONIQUE D'HISTOIRE RÉGIONALE
GUIENNE et GASCOGNE
AVEYRON (ROUERGUE)
Recension ajournée.
B. de (îallejac.
LOT (QUFRCY)
Bulletin de la Société des etudes du Lot.
Tome LIX. Cahors, impr. A. Goueslant, 1937.
J. Calmon : Tassai de bibliographie du département du Lot (suite),
p. 5-20, 93-108, 197-212, 2b9-284.
J. Malrilu : les Peintures du college de Figeac, p. 21-24. Ancien sémi-
naiie construit de 1660 à 1699, dont deux salles conservées sont ornées
de peintures sur bois oj sur toile, avec sujets bibliques, rappelant un
art espagnol du xvir" siècle.
Dom Bruno Malvesin : Histoire de la chartreuse de Cahors, a\ec
notes, par le R. P. Dom Albert de Saint-A\it, p. 23-45, 112-132, 213-235,
285-303. Histoire généalogique de la maison d'Euse dont est issu le pape
Jean XXII, fondateur du monastèie.
Dom Albert de Saint-Amt : la Chartreuse de Cahors. Autrefois et
aujourd'hui (fin), p. 46-33.
A. Vikl : les Monnaies du Quercij du IVe siècle avant J. C. au XXe
siècle de notre ère, p. 54-65, 1(>6-173, 254-260, 327-333. Les ateliers moné-
taiies dont l'atelier episcopal de Cahors; les faux monnaveurs.
J. DviMARD : Vierges noires. Leur origine, leur culte, p. 109-111. Sta
tues du \n9 siècle faites suitout avec du bois qui se brunissait d'abord,
puis se noircissait plus ou moins lentement suivant l'exposition à la
fumée des cieiges.
H. Ramet : Un Allemand seigneur du Quercij, second époux de Jeanne
de Genouillac, Jean-Philippe Rhingrave, p. 133-149. Luthérien de reli
gion, il joue un îôle important dans les premiers troubles religieux du
xvr3 siècle.
E. Sol : l'Agriculture en Quercij avant la Révolution, p. 160-165, 241-
250, 316-326. Des saints président à certains trav aux, aux semailles en
particulier.
Ludovic de Valon : Pourquoi le Uvre de Saint-Jacques a-t-d gardé
le silence du Rocamadour ? p. 251-253. La raison profonde en est que
saint Amadoui, fondateur du pèlerinage, restait inconnu vers 1150 où
parut le codex de saint Jacques.
Revue religieuse de Cahors et de Rocamadour.
Tome XLIX. Cahors, rue Frédéric-Suisse, 1938.
Adrien Foissvc : Peintures à V 'église de Soulomès, p. 181-182. Pan
neau sans doute du XIVe siècle, inconnu jusqu'à ce jour; le tableau, REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 528
îeprésentant une scène de l'Évangile, s'inspire d'un chef-d'œuvre ita
lien.
E. Sol : la Question des origines de Rocamadour, p. 51-52, 61-63. Le
pèlerinage remonte au moins au \e siècle. — : Un évêque de Cahors au
temps de Louis XIV : Henri-Guillaume Le Jaij (1680-1693), p. 93-98,
110-113, 118-120. — : les Quarante-huit ans d'épiscopat de Henri de
Bnquemlle de la Luzerne (1693-17 il), p. 225-229, 235-237, 251-233, 262-
265, 287-289, 337-338. — : Deux ouvriers de la première heure à des
conférences cadurciennes d'études sociales en 1899, p. 538-542. Mgr J.-J.
Moussai on, actuellement é\êque tie Cahors, et M. l'abbé Thellier de
Ponchev ille.
Eugène Sol.
TARX-ET-GAROXXE (BAS-QUERCY et GASCOGXE)
Recension ajournée.
LOT-ET-GAROXXE (AGEXAIS)
Revue de l'Agenais. 65e année, 1938, Agen. Laboide.
Chanoine Durengues : Matteo Bandello, évêque d'Agen (lui), p. 22-52.
Biographie d'un évcque du \vr- siècle, d'origine italienne. Marboutin : les Livres de prix de l'ancien collège d'Agen,
p. 212-217. Le collège des Jésuites, fondé à la fin du \\ie siècle, reçut en
1636 du chanoine Pierre Saulveur, théologal, directeur de la Psalette,
une dotation généreuse qui peimit d'offrir des prix aux meilleurs élè
ves. Ces livres devaient porter sur les plats de la reliuic les armes
et la devise du fondateur.
J.-R. Marboutin.
DORDOGXE (PLR1GORD)
Bulletin de la Société historique et archéologique du Pengord.
Tome LV. Périgueux, impr. Ribes, 1938.
.T. Maubourglet : Seguin de Badefol, le roi des grandes compagnies,
p, 139-157, 215-229, 293-316. Brillant résumé des exploits des routiers,
en particulier d'un de leurs chefs, Seguin de Badefol, de famille péri-
gourdine, de 1356 à 1366, dans la vallée du Rhône, en Languedoc et en
Auvergne. Récits des actes de pillages accomplis par ces bandes dans
les monastèies qu'ils rencontrèrent sur leur route; siège de Pont-Saint-
Espiit et négociations avec la Cour pontificale d'Avignon.
A. Péret : Inventaire de Yauclaire (mai 1790) (fin), p. 169-176, 351-
356, 443-4-48. Publication de texte relatif à la Chartreuse de Vauclaire.
A. Co\il : Inhumation d'enfants nouveau-nés dans des tuiles faitiè-
resy p. 198-214. D'après les découvertes faites à Montcaret (Dordogne),
autour de l'église de Sainte-Eulalie à Bordeaux et à Lamothe (Gironde),
ce genre de sépulture aurait été pratiqué dans la région, du xn9 au xvme
siècle. Origine lointaine de cette coutume.
R. ViLLFPELrT : le Périgord à la Bibliothèque nationale, p. 285-293,
368-380, 464-471. Relevé, suivi d'une table alphabétique, de tous les
manuscrits conseivés à la Bibliothèque nationale, qui concernent l'his
toire du Périgoid. Plusieurs articles intéressent l'histoire leligieuse.
Chanoine J. Roux : Habitations des évêques à Périgueux, p. 317-324.
Intel essante mise au point de la question.
Dr Ch. Lafo\ : Un épisode de la Révolution à Pénqueux. L'affaire CHRONIQUE D'HISTOIRE RÉGIONALE 529
Pipaud, Moulin, Sirey et Lumber tie, p. 333-330, 417-432, 507-321. Exposé,
d'après un dossier des Archives nationales, du procès qui mit en cause
deux piètres de Périgueux, Siiey tt Lambertie, et qui éclaire l'histo-
îien sur l'esprit public à Périgueux lors de la lutte entie Montagnaids
et Giiondins.
Guy Duboscq.
LANDES
Bulletin de la Société de Borda.
(>2 année, 1938. Da\, P.-H. Labèque.
<Eug. Dourthe : Découverte de deux chapiteaux: sculptés dans l'e
mplacement de l'ancienne abbaije de Mimizan, p. 84-Ç'O. Deux bonnes
reproductions photographiques. Chapiteaux sculptés intéiessants du
prieuré de Saint-Se\er.
Roger Duros : Entrée de Mgr de la Xeufville (1772), p. 122-12,5. Extrait
du Registre de délibérations de la Compagnie des avocats au siège
d'Acqs (sic).
Louis Dlfourcfi : l'Aquitaine historique et monumentale, p. 137-
168 (pagination à part). Suite de l'importante étude déjà mentionnée.
Les Landes pendant la Révolution.
Abbé .1. Lacoutlre : la Réaction thermidorienne dans les Landes,
p. (51-73. Suite d'une intéressante étude, très documentée.
J. Mam,i\.
GIRONDE
Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde.
Tomes XXXI et XXXII, années 1938 et 1939. Rordeaux, Téret.
Roger Brouillard : Nouvelles études sur les Girondins proscrits,
t. XXXI, p. 49-62, 128-148, 172-184; t. XXXII, p. 22-36, 67-81, 122-139.
Suite des etudes parues dans la R. JL, t. V, p. 308, 379; t. VIV p. 36;
t. XIII, p. 30, 95, 173, 228; t. XXI, p.*145. Utilisant les fonds des Comités
de surveillance des districts de Roideaux et de Libourne, aux Archives
départementales de la Gironde; les aichivcs municipales de Rordeaux
et de Saint-Lmilion, les minutes notai iales, les relations diverses, etc.,
M. R. Rrouillard a suivi pas à pas, au couis de leur séjour à Saint-
Lmilion, du 14 novembre 1793 au 20 janvier 1794, les Girondins Rarba-
ioux, Pétion, Ruzot (premier groupe), Guadet, Salle, Louvet tt Valady
(second groupe); malgié tout un appareil critique des événements et des
textes qui s'ajoute au récit des faits, les pages que l'auteur a consacrées
à l'existence changeante et tragique de ses héros, sont pleines de vie;
elles apportent une riche, objective tt impartiale contribution à l'his
toire des Girondins. Les prochains articles seront consaciés aux cinq
derniers mois ele leur séjour à Saint-Lmilion et de leur vie.
Maunce Mealdrf dl L\pou\\de : le Chanoine Ru fat de Bordeaux,
icribe du Grand Sancius, cartulaire original de Saint-Seurin, t. XXXI,
p. 110-118. Le cartulaiie de Saint-Seurin de Bordeaux fut rédigé en
deux exemplaires : l'un, de format in-folio, était appelé Xantius Cornes
ou Gran l Sancius-, du nom du comte Sanche dont une charte, par lui
octrovée à Saint-Seurin, iigurait au debut du Recueil. L'autie, ele format
in-octavo, était tlésigné sous le nom de Sanctn Comitis liber parvus ou
Petit Sancius. Le Grand Sancius puait bien ttie la minute du caitu-
laiie ele Saint-Seurin, éeiit et rédigé par Rufat; il est perelu. Le Petit revue d'histoire de l'église de France 530
Sancius est une copie du Grand Sancius exécuté par un clerc expéri
menté ; \olé pendant la Ré\olution, \endu à un amateur bordelais,
A. Monteil, et acquis ensuite par le bibliophile anglais, Sir Thomas
Philips, il a été racheté par le département de la Gironde en 1894 et
réintégre dans le fonds du chapitre de Saint-Seurin.
Georges Cirot : les Juifs- de Bordeaux; leur situation morale et
.sociale, t. XXXI, p. 03-75, 119-127, 162-171; t. XXXII, p. 15-21, 60-6S.
Suite des études parues dans la R. H. de 1909 à 1919 et en 1936. Juifs
poitugais et avignonnais; séparation officielle, ententes individuelles;
kur activité commeiciale et maritime. En appendice : te que désiraient
les Juifs à la veille de la Révolution. Le long mémoire remis à M. de
Malesherbes demandait que les Juifs espagnols et portugais fussent
maintenus dans les privilèges accoidés en 1550 et confirmés par les rois
successifs jusqu'aux lettres patentes de 1776, avec leurs corporations et
congregations, avec les règlements tt statuts concernant leur police
intéiieuie; les Juifs demandaient aussi à pouvoir exercer tous les arts
et métiers, acquérir des biens tt en disposer comme par le passé.
Camille Ai'iONim : Quel est l'auteur du Discours sur la servitude
lolontaire ? t. XXXII, p. 115-158. Refutation de la those tlu Dr Aimain-
gaud qui n'a voulu voir dans le Discours que les habiletés, les artifices,
les desseins plus ou moins cachés ou pi of omis qu'il prête à Montaigne.
Or, la penst'e de l'auteur des Essais- est tout autie. La thèse insoutenable
du Dr Aimaingaud tient à ce fait qu'il n'a vu dans les Essais" qu'une
cruvie de piopagmde émancipatrice et révolutionnaire de tendance, un
livre de combat contre l'intoléianee en faveur de la libre pensée, contre
la monarchie et la religion. ,
Actes de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.
G8 série, tome XI, 1937-1938, Paiis, Picard.
Maurice Mealdre de Lapoitïade : la Maison de Bordeaux et les pre
miers- captauv de Buch, p. 1-212. C'est au cours de la période élu Moyen
Age qui s'étend du xi° au xive siècle qu'apparaît dans les chartes la
maison de Rordeaux, qu'elle grandit et se développe, et aussi, qu'elle
dispaiaît. Au xi° siècle elle occupait déjà un îang piivilégié dans la cité
autant par l'impoi tance de ses biens que par celle des offices dont elle
avait été pourvue par les ducs d'Aquitaine; les rois d'Angleterre, leurs
successeurs, sauiont trouver parmi ses membres des ministres et des
lieutenants habiles et dévoués. Quant au nom de Rordeaux qui désigne
cette famille, tlle ne l'a reçu que parce qu'elle tenait le premier rang
dans -.la ville et qu'elle participa à son gouvernement. Le château de
Puy-Paulin, situé sur la partie la plus élevée de la ville, paraît avoir
été le beiceau de cette famille. Le tiav ail de M. de Lapouj ade est avant tout
la généalogie de la puissante maison des Roideaux; mais étant tlonné
le lôle de premier plan qu'elle a joué sous la domination anglaise,
l'auteur apporte une foule de détails nouveaux sur l'organisation muni-
eipale de Rordeaux et sur l'histoiie de la Guienne.
Camille Aumônier : les Opinion'- politiques- de Montaigne, p. 213-237.
En vertu de ce principe qce toutes grandes mutations ébranlent l'Etat
et le désordounent, Montaigne s'est tait le défenseur de la religion
catholique; elle est, avec le maintien de la police ancienne, la condi
tion nécessaire de la santé sociale. Montaigne est donc monarchiste; il est
contre la domination populaire; mais pour n'ètie pas démocrate, il
îeste l'ami du peuple; il a a£mité l'endurance et le courage des gens CHRONIQUE D'HISTOIRE Rft,ION\LE 531
<de \illage et de basse condition. Son idéal n'est pas Machiavel mais
Epaminondas pour lequel la justice garde tous ses droits, et, avec la
justice, l'humanité et la bonté.
\ Gabriel Loirette.
GERS
Revue de Gascogne.
Nouvelle série, tome XXXIII. Auch, 13, rue Dr Samalcns, 1938.
A. Cler(iE\c : la Légende de taint Luperc, p. 5-16. I tudo de critique
hagiographique. Examen de trois manusents rapportant trois légendes
de saint Luperc et publication d'un texte inédit provenant de l'ancienne
abbaje de Berdoucs, près Mirande. On retiendra de cette ctude que
Lupeic fut un jeune laïc martvrisé près d'Eauze vers 250, et non un
évêque-maitjr d'Eauze, moins encoie un aichevcque d'Auch.
J. Pandelll : Une grande figure episcopate du XVIII" siècle, Jean-
Fran{ois de Montillet, archevêque d'Auch, p. 16-24, 56-74, 104-124, 154-
183. Continuation de la monographie de ce prélat. L'auteur étudie la
itforme liturgique, les éditions de rituel, missel, bréviaire auscitains.
Cette reforme ne fut acceptée ni des religieux ni de tous les évtques
suffragants, ses tendances gallicanes étaient trop manifestes. Le retour
au rit lomain devait être l'œuvre de Mgr de Salinis, en 1857.
A. Lwiothc : l'Abbaye de Planselve (.1556-1790), p. 32-43, 77-91, 125-
130. Derniers chapities de ce long travail (commence dans la Revue en
1934), rédigé d'après les archives municipales, notariales de Gimont.
Fin de l'abbatiat de Louis de la Valette. Histoire, fort compliquée, de
la dévote chapelle X.-D. de Cahuzac. Liste des moines de l'abbave.
R. Marboutin : l'fglise d'Auvillar, p. 49-55, 97-103. Monographie his
torique et archéologique de l'église de cette localité qui appartenait au
diocèse de Condom avant la Révolution. A la fin du xne siècle, Auvillar
avait un piieuré bénédictin dépendant de l'abbave du Mas-Grenier.
L'église primitive, romane, fut plusieurs fois mutilée au cours des
guerres du xn" au x\ir siccle. L'église actuelle, gothique, est un très
beau monument dont les parties, harmonieusement fondues, datent des
\ve et xvie siècles.
J. DuFrotR : Cazauv d'Angles, p. 145-153 (à suivie). Histoire d'une
paroisse du canton de Vic-Fezensac dont les curés primitifs étaient
les prémontrés de l'abbave do la Case-Dieu, i'-glise et château sont du
xnr sitcle et l'auvre des Templiers.
J. Gouzou : Un Quercynois chanoine de Lombez et de Lectoure au
XIVe siècle, p. 92-94. Il s'agit de Guillaume de Vavrac, originaire de
Comiac, au diocèse de Cahors, personnage de marque, possesseur de
nombreux bénéfices, qui résidait à Avignon, lut chapelain de Clé
ment VI et chargé à plusieuis reprises de diverses missions « au service
du pape et de l'église ».
Bulletin de la Société archéologique, historique... du Gers.
XXXIXe année. Auch, impr. F. Cocharaux, 1938.
Louis Saint-Martin : Monographie de Simorre, p. 77-89, 129-136.
Simorre pendant la période itvolutionnaire : suppression des cérémo
nies religieuses publiques que l'on essaie de remplacer par de nom
breuses fetes civiques. La belle église abbatiale devient temple déca
daire, les œuvres d'art y sont icspectées. Le culte catholique est rctabli •
REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 532
en 1804, avec la nomination par Mgr Jacoupy de l'abbé Jacques Labar-
the-Giscaro, ancien émigié. — : Laillasbals, p. 227-243. Annexe de
Simorre, ancienne communauté dépendant de la châtellenie de Ville-
tranthe d'Astarac, et, au point de vue religieux, de l'abbave de Simorre.
Noel Cadlot : Fleurance au XVIIe siècle. Pestes et misère, p. 208-226.
De cette intéi estante contribution à l'histoire des épidémies au cours
du xmi" siècle, on retiendra ici les pèlerinages et processions, dont
beaucoup sont encore en honneur et qui ont pour oiigine les toux faits
par les communes pour conjurer le fléau. A noter également l'Ordon
nance épiscopale de M. de Montillet, de 1773, interdisant les sépultures
dans les églises, trois ans a\ant une Ordonnance 103 aie portant la
même interdiction. Ch. Bourgeat.
HAUTES-PYR.L.NÉES
Revue des Hautes-Pyrenees.
Tome XXXIII. Tarbes, impr. Lesbordes, 1938.
E. Lafforgle : Histoire de Trébons, p. 28-29, 30-62, 82-87. Notes sur
les piêties qui, durant les xvn° et xvme siècles, ont exercé leur minis
tère dans cette localité. — : Contribution à l'histoire du Chapitre de la
cathédrale de Taibes-, p. 87-94, 118-126, 158, 188-189. Indication et ana
lyse des pièces d'archives qui exposent l'histoire de ce chapitre, selon,
l'ordie des années où furent composés ces documents.
G. Balencie : /es Ancêtres de Mgr Laurence, p. 63-68. Celui qui devait
être « l'évêque des apparitions » était le douzième enfant d'une famille
d'Oroix, où il naquit en 1790. L'auteur apporte quelques précisions
nouvelles à l'ouvrage du chanoine Dantin.
J. Fhancez : Bernard Galiag, p. 46-49. Notes sur un artiste, horloger
tt architecte, de la première moitié du xvir9 siècle, qui travailla à plu
sieurs églises de la Bigorie, en particulier à Saint-Jean de Tarbes et à
Ossun. — : Notes et documents sur les Soustre, p. 77-81, 108-117. Famille
de sculpteurs, originaires du village d'Asté (Bigorre), véritable centre
artistique durant les xvne et xvni* siècles. — : Notes et documents sur
Jean Catau, p. 182. Peintie-doreur à qui l'on doit divers travaux dans
les églises d'Aste, de Labassère, etc.
J. Annat.
LANGUEDOC
Federation historique du Languedoc méditerranéen.
Le congrès annuel de la Fédération s'est tenu le 21 mai à Carcassonne,,
où la Société d'études scientifiques de l'Aude fêtait en même temps son
cinquantenaire. Les seules communications intéressant l'histoire rel
igieuse ont été celles de M. Gourou, archiviste départemental du Gard,
sur Uneysource divine auv temps antiques : la Fontaine de Nîmes, et de
M. Palanque, professeur à la Faculté des letties de Montpellier, sur les
Relations ecclésiastiques en ùarbonnaise Première a l'époque gallo-
romaine. La première a essavé de démontrer que le fameux « temple
de Diane » est en léahté une dépendance des constructions érigées par
les Romains à la Fontaine de Nîmes où l'on recherchait des guérisons
miraculeuses. La seconde analv se, à l'aide des documents connus et en
lejetant les légendes ou traditions mal assurées, les origines chrétien
nes, fondations d'évêchés* assemblées tonciliaiies et la hiérarchie ecclé
siastique en Languedoc du 111e au V siècle.
J.-R. Palanqle. CHRONIQUE D'HISTOIRE REGIONALE 533
TARN
Revue du Tarn.
Nouv. série, tome IV, 15 sept.-15 déc. 1938. Albi, 14, rue Timbal.
Léon et Frédéric Saisset : l'État toulousain sous Raymond V à la veille
de la croisade albigeoise, p. 186-198. Brillant, mais tendancieux tableau
de la civilisation méridionale sous le principat de V; la croi
sade albigeoise aurait arrêté son épanouissement.
Gaston Tournier :' le Château de Roquevidal et la famille de Brail,
p. 215-220. Tribulations à la fin du xvir3 siècle des huguenots Brail de
Moulens, seigneurs de Roque\idal.
L. Charles-Bellet : le Logis de Roger Reynès, p. 221-227. Précisions
généalogiques sur les descendants de celui qui fit construire l'hôtel de
la rue Timbal.
Marie-Louise Puech-Milhau : la Révolution et le Directoire en Lan
guedoc d'après une correspondance inédite entre le philosophe Azais et
la baronne de Rivière (fin), p. 23.1-246, 324-331 (et t. V, p. 57-64).
J. Ec<gen va\ Terlan : Une princesse allemande en Albigeois. La prin
cesse Marie-Anne de Hohenzollern-Hechingen et le roman de Madame
de Salies « la Comtesse d'Isembourg », p. 293-308 (et t. V, p. 34-47,
123-13'0). Intéressante étude qui fait connaître la -véritable histoire de
la comtesse d'Isembourg, née princesse de Hohenzollern, et de son mari;
l'auteur tâche de démêler le mélange de fiction et de réalité que l'on
trouve dans le roman anonvme publié à Paris en Ifi78, txuvre de la
« viguiere » Antoinette de Sait an de Salies. Entrée à la Visitation
d'Albi en 1G41, à l'âge de \ingt-sept ans, la princesse devait y mourir
en 1670.
Louis de Lacger : Louis d'Amboise, protecteur des arts dans l'Albi
geois (suite), p. 312-323. Les tribunes de la cathédrale d'Albi s'élèvent
entre 1481 et 1485; il est pourvu au mobilier du chœur et du sanctuaire
en 1484-1485; le beffroi et l'entrée sont de 1485-1493; le transfert à
hainte-Cccile des corps saints de Vieux a lieu en 1494; l'évêque amc'nage
la Bisbia et fait construire à Courtefa une chapelle dont Monestiès a
recueilli la statuaire en 1774.
Pierre Ba\aud : le Plébiscite de 1851 à Teillet, p. 332-342. Publication
de lettres du maire de Teillet, le baron Solignac, animées d'un ardent
«t intransigeant bonapartisme.
Tome V, 15 mars-15 juin 1939.
I mile Appolis : la Construction de la route de Toulouse à Gaillac
(1723-17H), p. 18-22. Cette route est construite grâce à une « crue » de
5 sols par minot de sel, sous la. direction de l'ingénieur Clapies, jus
qu'en 1740, et de l'architecte des bâtiments du loi, La Roque, depuis.
Hubert Arvengas : le Couvent des Augustins de Lisle au XIVe siècle,
p. 26-33. Histoiique du couvent fondé vers 1341, et description du ma
nuscrit 91 de la bibliothèque de Toulouse, missel richement orné, dont
l'explicit indique que son auteur est l'augustin G. Larrieu de Lisle
(l'écrituie en fut achevée le 10 septembre 1362).
Pierre Rascol : le Diocèse de Castres à la fin de l'Ancien Régime,
p. 48-55. La vie économique, l'assistance et le paupérisme, d'après le
rapport du subdélégué Sers, adiessé en 1786 à l'intendant de Languedoc
de Balainvilliers (Arch, de l'Hcrault, G 47).
Adolphe Du Bosc : l'Assassinat du duc de Berry, p. 107-110. Lettre
Inédite du 14 février 1830 tirée des archives du château du Bosc. 534 revue d'histoire de l'église de tr\nce
L. Charles-Bllift : la Nouvelle jeunesse des Goya de Castres et leur
donateur, p. 111-115. 'Restaurés sous la direction de M. Goulinat, les-
4 Gova, donnés en 1893 à la ville de Castres par le fils du pein
tre Marcel Briguiboul, occupent maintenant au musée de cette ville un
salon d'honneur.
A. Grimal : Histoire d'un émigré, p. 116-122. Il s'agit d'Anne-Antoine
de Brandouin de Balaguier, che\alier de Bcaufort-Bruguière, né à
Toulouse en 1760, décédé à Lisle d'Albi en 183*6. Capitaine au Roi-
Infanterie en 1789, le chevalier de Beaufort emigre en 1792-, sert jus
qu'en 1795 à l'armée des princes, obtient un certificat d'amnistie en
avril 1800.
Lmile Appolis : la Construction au XVIIIe siècle de la route du Lan
guedoc vers l'Auvergne, p. 131-140. Après* avoir longtemps hésité entre
une route par le Velay et une par le Vivarais, on opte pour cette der
nière. Sous le contrôle du gouvernement et des Ltats de Languedoc, les
travaux sont conduits de 1759 à 1770 par l'ingénieur Pomier, qui meurt
à la tâche; ils se continuent jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, sous la
seule administration des i'tats.
L. Charles-Bfllet : Mgr Lmile Barthès, p. 148-150. Notice sur l'évê-
que auxiliahe d'Albi mort le 18 mai, bien connu par ses publica
tions guériniennes.
L'Amitié guérinienne. Tome VII. Toulouse, 1939.
N° 2, avril-juin, p. 63-108. Tout entier consacré au tombeau de Mgr
Lmile Barlhès^ guérimen.
Pierre Ba\ iud.
HAUTE-GARONNE
Revue historique de Toulouse.
Tome XXV. Toulouse, impr. Berthoumieu, 1938
Mgr C. Toirmer : PCtrarque dans le roman des Dominicains de Tou
louse, p. 5-23. Critique des chapities des Yiaggi di Francesco Petraica,
d'Ambroglio Levati, qui concernent le vovage de Pétrarque à Toulouse,
lorsqu'il accompagna Jacques Colonna, nouvel évtque de Lombez. La
trop liche imagination de l'auteur, en conduisant les deux Italiens dans
l'église des Dominicains sous, le prétexte de leur montrer sur le vif le
rôle barbare des inquisiteurs, les détourne de la voie de la vérité his
torique. Réfutation, documents en main, de ces pauvretés anticléricales.
Ravmond Corraze : De quelques églises rurales et de leur <état civil
(suite), p. 24-57, 93-116. Il y est fait état, d'après les ai chives notariales,
des travaux accomplis à trente-sept églises du pavs toulousain.
P.-E. Ousset : les Vicissitudes de la baronnie d'Aspet avant son ratt
achement à la couronne (suite), p. 63-81, 120-150. Des comtes de Foix-
Lautrec elle passa à la maison d'Albret et de Navarre.
Jean Lfstrade : Fragment inédit de la coutume de Poucharramet,
1256, p. 89-92. — : les Huguenots dans les paroisses rurales du diocèse
de Toulouse constituent les 3° et 4e trimesties de la Revue historique
et forment un ouvrage de 396 pages, d'une grande importance, dont il
sera rendu compte prochainement. CHRONIQUE D'HISTOIRE RÉGIONALE 535
Bulletin de littérature ecclésiastique,
publié par l'Institut catholique de Toulouse. Toulouse, 1938.
Ferdinand Cavalleua : le Décret du concile de Trente sur la Pénitence
(Session XIV, 25 novembre 1531), p. 3-29.
Louis Saltet : la Formation du roman de « Notre-Dame de Pans »,
p. 31-45. — : Priorité et dépendance dans la recherche intellectuelle (à
piopos de deu\ cas récents), p. 93-109, 167-174. L'auteur proteste avec
\igueur contre un double préjudice intellectuel et moral. Il a\ait émis
une thèse sur l'unité d'inspiration du cloître de Moissac, et un profes
seur de l'Université se l'est appiopriée dans une communication à l'Ac
adémie des inscriptions de Paiis. Il avait composé en 1907 un livie sur
les Réordinations : et toute la substance du livre, les chapitres les plus
nouveaux et les plus personnels sont passes récemment dans quarante-
cinq colonnes du Dictionnaire de théologie catholique sans que l'auteur
ait été piévenu.
Paul Dldon : Voltaire en Hollande : les chevaliers de Rohan et de
Tarouca, p. 7G-87. Deux pieces inédites relatives au vojage de 1722.
P. Glorieux : Une offensive de Nicolas de Lisieux contre saint Tho
mas d'Âquin, p. 121-129. D'après le manusciit de la Bibliothèque de Sor-
bonne, De perfectione et ercellenlia status clericorumh où ce Nicolas
prétend relever des erreurs contenues dans le De perfectione de saint
Thomas.
lllie Griffe : Quelques basiliques chrétiennes de Narbonne et du Nar-
bonnais au Ve siècle, p. 152-166.
Louis Saltet : Un témoignage de 1620 sur le collège des Jésuites de
Rodez; ses enseignements, p. 204-227. Introduction du 2° \olume de
l'Histoire des évêques de Rodez d'Antoine Bonal.
Annales du Midi 1938. Toulouse, E. Privât.
A. Pagis : le Desconort ou le découragement de Ramon Llull, étude
littéraire et historique, édition critique et traduction française, p. 113-
156, 225-267. Très important travail sur ce poème qui donna lieu, après
la moit de Ramon Llull, à un débat théologique et aux dénonciations
de l'inquisiteur d'Aiagon, Nicolas Evmerich.
J. Margail : A la recherche d' « Illiberis », p. 157-199. Oppidum
devant lequel campa Hannibal, venant d'Espagne. Ce ne serait pas Elne
qui occuperait aujourd'hui l'emplacement do cet oppidum, mais Saint-
Cvprien, coteau situé à 2 kil. 500 au nord-est d'Elne.
E. Sol : la Lutte à Cahors contre la famine durant l'hiver 1793-
119't, p. 268-311.
1'. Guifie : la Voies romaines du pays narbonnais (carte), p. 337-
376. Voie domitienne, du,Malpas du Biterrois à Narbonne, de Narbonne
au Malpas du Roussillon; Voie d'Aquitaine, de Narbonne à Caicassonne,
de Caicassonne à Naurouze; voie vicinale, la via Corbariensis.
Clément Tourmer.
GARD
Bulletin du Comité de l'Art chrétien de Nîmes.
N° 87. Tome XII. Nîmes, 1938.
Chanoine E. Bolisson : Relations historiques entre les régions polai
res et la ville de Saint-Gilles, p. 282-304. Naissance de la légende et
données histoiiqucs du problème. Saint-Gilles attiie les hommes du

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