Chronique d'histoire régionale ; n°85 ; vol.19, pg 571-590

De
Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1933 - Volume 19 - Numéro 85 - Pages 571-590
20 pages
Publié le : dimanche 1 janvier 1933
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Chronique d'histoire régionale
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 19. N°85, 1933. pp. 571-590.
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Chronique d'histoire régionale. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 19. N°85, 1933. pp. 571-590.
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GUIENNE ET GASCOGNE
AVEYRON (ROUERGUE)
Procès-verbaux des séances de la Société des lettres... de l'Aveyron.
Tome XXXI (années 1927 à 1930). Rodez, impr. Carrère, 1932.
L. Roques : le « Testament clos » du conventionnel François Chabot,
ex-capucin du couvent de Rodez (20 février 1191), p. 5-18. Cette publi
cation complète l'ouvrage consacré à François Chabot par M. de Bonald
(Paris, 1908).
H. Brunet : Installation de la loge « la Parfaite-Union » (3 août
1789), p. 18-22. Analyse du procès-verbal d'installation de la loge ma
çonnique de Rodez. L'orateur de cette loge est le capucin François Cha
bot, lequel ne déclara vouloir quitter son couvent que le 27 mars de
l'année suivante.
H. Bousquet : Quelques aperçus sur l'histoire de l'abbaye de Conques,
p. 23-42. Simple résumé.
C. Couderc : Jordan Catala, évêque de Quilon (1329), p. 166-173. Not
ice sur- ce missionnaire, originaire de Sévérac-le-Château, d'après les
travaux de Charles-Victor Langloîs, Mgr Angelo Mercati et M. Henri
Cordier. — : Armand de Belzever, Frère-Prêcheur (xive siècle), p. 207-
213. Étude tendant à prouver que ce personnage est bien originaire du
Rouergue, comme le pense M. Antoine Thomas. — : Etienne Barton,
abbé de Conques, p. 255-261. Histoire de la nomination de cet abbé dont
la charge fut l'objet de compétitions et de contestations sans fin (xv s.).
Capitaine Charrier : Un Fontenay méridional : le Loc-Dieu, p. 263-
269. Publication, précédée d'une courte notice, de l'état des biens et r
evenus de l'abbaye de Loc-Dieu, dressé en 1766, par Dom Sauvage, prieur.
La communauté ne comprenait alors que 3 religieux, y compris le
B. de Gaulejac : l'Ordo de François d'Estaing, p. 323-328. Notice sur
le premier ordo, propre au diocèse de Rodez, imprimé à Toulouse en
1531, et découvert dans une reliure de registre notarial.
B. Combes de Pathis : la Loge maçonnique de Rodez en 1816, p. 355-
359. Publication de documents relatifs à la dissolution de la Loge de
Rodez, ordonnée en 1816, par le gouvernement de la Restauration.
Revue historique du Rouergue.
Tome VI, 1932-1933. Rodez, Imprimerie catholique.
Fr. Hermet : les Bénéfices du diocèse de Vabres avant 1789 (suite).
Notices sur les paroisses de Saint-Pierre de Bétirac, Saint-Amans de Li-
zertet, Saint-Sever, Saint-Martin de Turripi, Mounès, Camarès, Saint-
Pierre d'Issis, Prugnes et Faragous, Ouyre, Gissac, Brusque, Fayet. Cha
que notice renseigna sur l'histoire et l'archéologie tant civile que reli
gieuse.
P. Verlagnet : Notice sur les prêtres du Rouergue déportés pendant
la période révolutionnaire (suite). IV. Prêtres déportés sous le Direct
oire. Ils sont au nombre de seize. Fin de cette étude très intéressante,
qui précise nombre de points peu connus de l'histoire religieuse de la
Révolution. — : Collation de bénéfices (pour le diocèse de Rodez) (suite),
passim (à suivre). Résumé des collations faites sous l'épiscopat de. Mgr REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISK DE FRANCE 572
de Voyer de Paulmy, de 1670 à 1679. — : les Dernières vêtures et pro
fessions cisterciennes en Rouergue (1730-1786), p. 183-185, 208-211 (à
suivre). Au xvme siècle, l'abbaye de Bonneyal, en Rouergue, servit de
noviciat aux abbayes cisterciennes de la région (Rouergue, Quercy, etc.).
Il y eut, de 1730 à 1786, pour seize de ces maisons, 82 vêtures et 68 pro
fessions; 11 novices quittèrent l'habit pour raisons de santé ou autres.
L. Rigal : Histoire des évêques de Rodez, par Antoine Bonal (suite),
passim (à suivre). Notices concernant les évêques qui siégèrent depuis
saint Dalmas jusqu'à Mangafredus (986).
B. de Gaule j ac.
LOT (QUERCY)
Bulletin de la Société des études du Lot.
Tome LUI. Cahors, 1932.
A. Foissac : Prise du, château de la Popie à Saint-Cirq en H37, p. 38-
42, 253-260. Récit intéressant à cause des us et coutumes du xve siècle.
F. Galabert : les Dîmes inféodées de Monteils au xme siècle, p. 43-
45. Certains nobles, possesseurs de dîmes qu'ils ne restituaient pas, r
ecourent au Saint-Siège pour légitimer leurs possessions. — : les Rout
iers en Quercy, H20-1U37 , p. 187-188. Exactions sur les paysans de la
part de routiers marchant sous la bannière de Rodigo de Villandraut,
comte de Ribadieu.
J. Depeyre : Essai sur une école de sculpture ornementale quercynoise
autour de 1500 (fin), p. 46-61, 153-170. Tableau chronologique de la con
struction de quelques édifices (églises, chapelles et châteaux) à la déco
ration desquels concourent des motifs d'ordre héraldique, d'intention
symbolique et autres; étude des causes de l'emploi de ces motifs.
E. Sol : Dans la Tourmente révolutionnaire (suite), p. 62-109, 171-186,
273-284. Arrestation et mise en réclusion des prêtres réfractaires, en
vertu des décrets de mars et d'avril 1793. Le rôle des représentants en
mission Taillefer, Paganel et Bô. L'exercice de la Justice révolution
naire (Tirage à part, chez Auguste Picard).
J. Calmon : Essai de bibliographie du département du Lot (suite),
p. 137-152, 285-300. Travail destiné à rendre de précieux services.
Irague : le Cinquantenaire de la mort de Gambetta, p. 213-252. Sou
venirs cadurciens sur Léon Gambetta et sa famille : les premières études
se firent à l'Institution des Petits Carmes de Cahors dirigée par les
R. P. des Sacrés-Cœurs de Picpus, eu Petit Séminaire diocésain de Mont-
faucon.
L. de Valon : Pierre de Valon, lieutenant du sénéchal, chancelier du
comte d'Armagnac, évêque de Lectoure (1383-1426), pagination particul
ière 1-36.
Revue religieuse de Cahors et de Roc-Amadour.
Tome XLII. Cahors, 1932.
E. Sol : l'Évêque Siméon-Étienne de Popian (1601-1627), p. 218-226,
235-238, 244-250. Essai infructueux d'une réforme du clergé. — : le Pré
décesseur du vénérable Alain de Solminihac sur le siège episcopal de
Cahors (Pierre Habert), p. 420-422, 442-446. Le prélat ne résida pas su
ffisamment dans son diocèse pour opérer la réforme qu'il projetait. — :
le Successeur et ami de V. Alain de Solminihac (Nicolas de Sevin), p. 632-
638, 648-650, 693-697. Lutte contre le Jansénisme.
E .Sol. D'HISTOIRE RÉGIONALE 573 CHRONIQUE
TARN-ET-GARONNE (BAS-QUERCY)
Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne.
Tome LVIIII, 1931. Montauban, imprimerie Forestié.
Chanoine Galabert : le Troubadour Raymond Jourdain, p. 27-34.
Courte note concernant la personne, d'ailleurs peu connue, du grand
troubadour vicomte de Saint-Antonin, sa parenté et ses amis, — ce qui
« nous permet de conclure que, dans le bourg de Saint-Antonin, au xne s.,
ne régnait pas cette ignorance dont on gratifie souvent nos ancêtres ».
Abbé Taillefer : Saint-Quintin. Quelques notes historiques, p. 47-65.
Saint-Quintin est une petite paroisse de 213 habitants, comprise dans
l'étendue actuelle de la commune de Cazes-Mondenard. L'église ne pos
sède guère comme curiosité qu'une cloche de 1500. Tout à côté est une
fontaine miraculeuse sous le vocable de saint Jean-Baptiste, à la fête
duquel il y eut longtemps un pèlerinage fréquenté. A la suite de la
liste des recteurs, curés, prieurs, M. T. a dressé une courte chronique
de la petite paroisse (1470-1817). Enfin, viennent deux pages sur le
prieur Ant. Devès, déporté durant la Révolution.
Chanoine Galabert : Saint-Antonin. La vie à l'intérieur du monast
ère, p. 67-92. Étude pleine de détails intéressants et parfois savoureux
sur la vie des chanoines réguliers de Saint-Antonin, soumis par Ur
bain II, en 1091, à la règle de saint Jérôme et de saint Augustin. Le mo
nastère relevait directement de Rome. A l'époque de l'hérésie cathare,
il souffrit beaucoup, et les chanoines furent molestés aussi bien par les
croisés que par la population très manichéenne. Le prieur-mage était
élu, mais il arriva souvent qu'il fut désigné directement par le pape. Il
était en même temps officiai, et avait des pouvoirs très étendus, notam
ment sur les prêtres desservant les paroisses du ressort, — d'où des dif
ficultés fréquentes avec l'évêque de Rodez. Malgré les vicissitudes du
temps, les chanoines, — qui de 18 descendirent à 12, au xve siècle —
gardèrent la régularité jusqu'au premier quart du xvie siècle, où la plu
part d'entre eux abandonnèrent le monastère pour aller mener en ville
une vie scandaleuse. La Réforme ruina l'établissement : plusieurs cha
noines furent massacrés en 1562 et 1572. La ville était aux protestants.
La période de réorganisation fut longue et troublée. En 1661 seulement,
commençait avec les Génovéfains la nouvelle vie du monastère.
V. Malrieu : Notes sur quelques cahiers inédits des doléances du Tiers-
État de Rivière-Verdun, p. 115-120. Quelques indications, non sur le fond
des cahiers — récemment retrouvés —, mais sur certains détails et ré
sultats des opérations électorales.
Recueil de l'Académie de Montauban.
2e série. Tome XLI, année 1931. Montauban, imprimerie Forestié.
S. Canal : Études démographiques sur le Tarn-et-Garonne, p. 53-114.
L'évolution démographique, depuis le début du xixe siècle jusqu'à nos
jours, est étudiée dans huit cantons — ce qui, avec les monographies
antérieures, porte le total à 12. Les statistiques, utilisées abondamment,
et commentées à la lumière des caractéristiques économiques et moral
es de chaque canton, font ressortir partout une diminution continue,
surtout par les effets de la dénatalité, aggravés ou atténués suivant que
l'exode rural — qui porte surtout sur les éléments jeunes — fait sentir
plus ou moins son action sur l'indice de nuptialité. Le taux de diminut
ion, depuis cent ans, dans les cantons exclusivement ruraux, varie de
38 à 60 %. S. Canal. REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 574
LOT-ET-GARONNE
Revue de l'Agenais. 59e année, 1932.
Lebègue : les Églises et les couvents de Nérac à travers les âges, p-
3-11. Emplacement qu'ils occupaient avant la Révolution.
Abbé Carbonnel : Un tableau de J.-B. Despax (1710-1770) dans la
chapelle du Lycée des jeunes filles d'Agen, p. 37-48 (pi.). Ce tableau, at
tribué jusqu'ici à l'école espagnole, est en réalité de J. B. Despax de
Toulouse, qui le signa en 1757.
R. Marboutin : l'Église de Saint-André de Carabaisse près de Tournon
et ses peintures, p. 71-81 (pi.). Histoire et description archéologique d'une
charmante église de campagne. — : N.-D. de la Molo et les œuvres d'art
de l'église de Lauzun, p. 205-219 (pi.). Histoire et description de plu
sieurs objets d'art, appartenant jadis à un monastère de Récollets.
Jacqueline Chaumié : Sauvagnas et le temple de Breuil et ses dépen
dances, 1235-1550, p. 123-153, 257-279. Suite d'une thèse de sortie de
l'École des chartes sur deux commanderies de l'ordre de Malte.
Ch. Cambon : la Justice révolutionnaire à Agen, 1793-1796, p. 280-296.
Historique des tribunaux établis par la Révolution, qui firent quelques
victimes ecclésiastiques.
J. R. Marboutin.
DORDOGNE (PÉRIGORD)
Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord.
Tome LIX. Périgueux, 1931.
J. Clédat : Un Lourdes égyptien, p. 60-64. Menas, en Egypte ; son pè
lerinage et diffusion en Occident des ampoules de saint Menas, dont le
musée du Périgord conserve un spécimen.
G. Chapgier-Laboissière : Guillaume Gontier de Biran, subdélégué de
Bergerac (1743-1766), p. 189-200. Son rôle dans les affaires religieuses,
surveillance des protestants, réparation et entretien des églises. On trou
vera au cours de cette étude, sous les rubriques de l'instruction publi
que (p. 201-206), de l'industrie (p. 206-214) et de la bienfaisance (p. 255-
261), quelques indications sur l'action du clergé local.
Dr L'Honneur : les Chapiteaux de l'église de La Valade, canton de
Monpazier, p. 181. Spécimens d'art roman local (avec planche).
G. Lavergne : Notes toponymiques : Le Bourdeix et Badeix, p. 233-
235. Badeix (comm. de Sàint-Estèphe, arr. de Nontron), où fut un prieuré
de l'ordre de Grandmont, paraît être la déformation de Boscum Ageduni.
J. Maubourguet : A propos de la cathédrale de Sarlat, p. 279-282. Not
es critiques sur la monographie de cet édifice, insérée dans le 90e Con
grès archéologique de France (Périgueux, 1927).
G. Lavergne.
LANDES
Bulletin de la Société de Borda.
56e année, 1932. Dax, H. Labèque.
L'abbé J. Lacouture : Constitution civile du clergé dans les Landes
(suite), p. 75-84. Un sous-titre précise le sujet de cette étude : le Dis
trict de Tartas et le Directoire du département dans les premiers mois
de 1792. L'auteur est un spécialiste en la matière. Sa thèse sur le Mou
vement ro-jaliste dans le sud-ouest (1797-1800), lui a valu récemment le
titre de docteur ès-lettres. — : Saint-Barthélémy au Moyen Age et sous D'HISTOIRE RÉGIONALE 575 CHRONIQUE
l'Ancien Régime, p. 32-44, 104-108. Saint-Barthélémy, commune du dé
partement des Landes, possédait très anciennement une église et un
prieuré de moines, sur lesquels l'auteur nous donne des renseignements
peu connus.
L. Dufourcet : Quelques documents sur l'abbaye de Cagnotte, p. 111-
132. L'abbaye bénédictine de Cagnotte serait du ixe siècle.
P. Coste.
GIRONDE
Bulletin et Mémoires de la Société archéologique de Bordeaux.
Tome XLV, 1932. Bordeaux, Bière.
A. Bontemps : l'Église de Barsac, p. 11-17. Contrairement à l'opinion
-admise jusqu'ici, en particulier par J. A. Brutails, l'église de Barsae
serait, dans son ensemble, un monument du xvie siècle; seraient seuls
du xvnie siècle le clocher, la partie supérieure de la façade et les portes;
il n'est question ici, bien entendu, que du gros œuvre et non de la dé
coration intérieure qui est du xvne siècle.
C. de Mensignac : Médaillon religieux de la fin de la Renaissance em
ployé dans l'obstétrique, p. 18-28. Description de cette relique très
populaire dans la région de Bordeaux aux xvi*, xvir3 et xviii" siècles,
quand il s'agissait de procurer aux femmes enceintes une heureuse dé
livrance; préjugés relatifs à la grossesse; rôle des Agnus Dei et autres
reliques en vogue dans le sud-ouest de la France.
Tome XLVI, 1932.
A. Nicolaï : la Villa gallo-romaine de Pontius Léontius (Burgus), p.
1-23. Essai de reconstitution de cette villa fameuse, d'après le texte de
Sidoine Apollinaire qui, y ayant été l'hôte de Pontius Leontius, l'a cé
lébrée dans une de ses épîtres familières qu'affectionnaient les poètes
de la décadence latine ; détermination de son emplacement au lieu dit
Les Gogues, près de Bourg-sur-Gironde, où subsistent des restes import
ants d'un édifice gallo-romain qui paraît bien avoir été la villa de Pont
ius Leontius.
Général Soulé : Richon de La Roudière, p. 24-34. Récit vivant et très
attachant d'un des plus remarquables épisodes de la Fronde bordelaise :
le siège et la prise du château de Vayres, vaillamment défendu par Ri
chon de La Roudière, commandant en chef des compagnies bordelaises,
contre l'armée royale du maréchal de la Meilleraye, en 1650.
Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde.
Tome XXIV, année 1931. Bordeaux, Féret.
E. Lablénie : la Vie poétique de Pierre de Brach (fin), p. 19-25. Voir
Revue d'histoire de l'Église de France, t. XVII, 1931, p. 530.
R. Biron : les Doyens du Chapitre métropolitain de Bordeaux, p. 49-
60, 111-122. Notes biographiques sommaires sur les quarante-six doyens
de Saint-André, depuis Boson (entre 1059 et 1086) jusqu'à Michel de
Majance de Camiran, doyen du chapitre et vicaire général de Mgr de
Cicé en 1789. Contribution importante à la Gallia.
R. Biron : le Prieuré bénédictin de Saint-Florent de Castillon, p. 193-
205. Un des trois prieurés que possédait dans le département actuel de
la Gironde l'abbaye de Saint-Florent-de-Saumur, créé en 1060 par le
vicomte de Castillon, Olivier. Le .prieuré cessa d'être régulier et tomba
en commande vers l'an 1500. Liste des prieurs, avec notes biographiques
sommaires, de la fin du xme siècle à 1792. REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 576
Tome XXV, année 1932.
F. Randier : les Orgues et les organistes de l'église Notre-Dame de-
Bordeaux, du xviie siècle à nos jours, p. 24-34, 66-75. Quelques mots sur
l'orgue construit par Jean Haou, livré le 8 novembre 1663; description*
du buffet de l'orgue de 1782, construit par l'allemand Schmidt; nomenc
lature des jeux; adaptation du levier Barker en 1842; améliorations,
apportées depuis lors.
A. A. Michelot : le Premier cimetière des protestants à Bordeaux*.
p. 86-88. D'après deux délibérations de la jurade du mois de mars 1581V
il paraît bien avoir été établi sur l'emplacement actuel du Théâtre Franç
ais et des rues qui l'encadrent, par conséquent à proximité du mur fe
rmant la ville à l'ouest.
A. Lewden : Villegouge, p. 55-65, 109-119, 156-168 (à suivre). Monograp
hie de cette petite commune du Libournais, pour laquelle les documents,
religieux ont été abondamment utilisés. Villegouge était autrefois un
prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Sauveur de Blaye; plus tard il
fut uni aux Minimes de Blaye. Villegouge sous la Révolution et à l'
époque moderne.
E. V. E. Teixeiiia de Mattos : les Frères et sœurs du chanoine théo
logal Jérôme Lopès (1617-1694), p. 135-136. Identité démontrée des frè
res, sœurs et beaux-frères du théologal avec des personnages notoires
de la communauté israélite portugaise d'Amsterdam.
Nota. — Le tome XXV se termine par une table générale très comp
lète des vingt-cinq premiers volumes.
Bulletin hispanique.
Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux, 4e série, t. XXXII, 1930..
Hayward Keniston : A fifteenth Century treatise on education by
bishop Roderius Zamorensis, p. 193-217. Biographie de Rodrigo Sanchez,
de Arevalo, évêque de Zamora, né en 1404, mort en 1470 ; publication
nouvelle de son court traité d'éducation intitulé De arte, disciplina et
modo alendi et erudiendi filios, pueros et juvenes, inspiré de Plutarque
Quintilien et saint Jérôme.
Marcel Bataillon : Du nouveau sur J.-L. Vives, p. 97-113. A propos
de la publication des Literae virorum eruditorum ad Franciscum Cra-
neveldium (1522-152S), éditées à Louvain par Henry de Vocht en 1928,.
dont M. Bataillon signale la perfection érudite. Notes sur le séjour de
Vives dans les Pays-Bas espagnols, particulièrement à Bruges, et en
Angleterre; sa liaison épistolaire avec le jurisconsulte Cranevelt, con
seiller au Parlement de Mechlin; importance de cette correspondance
d'un disciple d'Érasme pour l'étude de l'humanisme avant la séparation
de la Renaissance et de la Réforme.
Robert Avezou : Un prince aragonais, archevêque de Tolède au xive siè
cle, D. Juan de Aragon y Anjou, p. 326-371. Il était fils du roi Jaime II
d'Aragon et de sa deuxième femme Blanche d'Anjou; né en 1301, il fut
candidat au siège de Tarragone à quinze ans, devint abbé de Monte Ara
gon et, en 1319, il succéda à D. Gomez Guttierrez comme archevêque de
Tolède. Constance, une de ses sœurs, avait épousé quelques années plus
tôt l'infant de Castille D. Juan Manuel, neveu d'Alphonse X et tuteur
du jeune roi Alphonse XI, mariage qui marqua une nouvelle étape dans
le rapprochement entre les deux royaumes de Castille et d'Aragon. L'ar-»
chevêque de Tolède, en butte à l'hostilité de l'infant D. Juan Manuel,
songea un moment à se faire transférer à Rouen; malgré son jeune ûge
il avait acquis de solides connaissances religieuses et écrit un traité:
à l'usage des clercs et des fidèles; il mourut en 1334. G. Loirette. CHRONIQUE D'HISTOIRE RÉGIONALE 577
GERS
Revue de Gascogne.
Nouvelle série, tome XXVII. Âuch, 1932.
J. Camoreyt : Église Sainte-Marie du Bédat, p. 71-84, 125-140. Notes
archéologiques et historiques sur l'église de Loubédat, diocèse d'Auch.
Chan, de Castelbajac : les Ursulines du couvent de Saint-Joseph,
1675-1790, p. 26-33. Histoire, d'après le cartulaire du Chapitre des Sœurs
conservé à peu près complet, de ce second monastère d'Ursulines fondé
à Auch sous l'épiscopat de Mgr de La Mothe Houdancour et filiale du
premier monastère fondé cinquante ans plus tôt par l'archevêque Léo
nard de Trapes.
A. Clergeac : les Statuts de la confrérie .de la Sainte Trinité^ de la
Sainte Vierge et de saint Nicolas de Fleurance, p. 169-172. Copie authen
tique faite en 1636. Ces statuts avaient été confirmés par Guillaume de
Flavacour, archevêque d'Auch, le 12 décembre 1336 et une première fois
par Amanieu d'Armagnac qui occupa le siège d'Auch de 1268 à 1318. Ils
remontent donc au xme siècle. — : Une lettre inédite de Mgr de Montil-
let, archevêque d'Auch, p. 187-188. Elle a trait aux préparatifs .matériels
de l'Assemblée provinciale du clergé du 27 avril 1758 que l'archevêque,
alors à Rochefort, ne pouvait présider.
J. Clermont : Joseph Carde, curé constitutionnel d'Aubiet et de Tou-
get, p. 193-206. Histoire d'un curé rouge, actif, opiniâtre et dévoué jus
qu'à la fin à l'idéal de la Révolution. Chassé de la cure d'Aubiet en 1793,
il passa à Gimont les sombres jours de la Terreur et, en 1796, s'installa
comme curé constitutionnel à Touget (à suivre).
A. Degert : Amanieu d'Armagnac, archevêque d'Auch, p. 43-47, 116-
121. Dans ce fragment de sa biographie, l'auteur traite de la reconsti
tution par Armanieu du patrimoine de son église, de son rôle comme
seigneur féodal et des coutumes octroyées aux communes, de ses rap
ports avec le roi d'Angleterre.
J. Lestrade : l'Abbé D. de Binos et le serment de haine à la royauté,
p. 183-184. L'abbé de Binos ne le prpnonça pas parce qu'il était en ce
moment en pays étranger.
Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du Gers.
XXXIIIe année. Auch, 1932.
Chan, de Castelbajac : Achat d'un terrain pour la fondation des Frè
res Mineurs Franciscains et fondation du monastère [d'Auch], p. 134-
138. Acte de fondation d'après une copie. Ce fut fondé en
1255 par Géraud V, comte d'Armagnac et de Fezensac. — : Liste des fon
dations du couvent des Frères Mineurs Cordeliers d'Auch ■ aux xvr3 et
xvnc siècles, p. 235-246. Il s'agit de trente titres de fondations de messes
et obits dont le plus ancien remonte à 1491 et le plus récent à 1629.
Baron Adrien Perez et abbé Daugé : Nomenclature de prêtres, rel
igieux et religieuses de la famille Daignan du Sendat, p. 277-283. Cette
nomenclature est établie d'après la généalogie manuscrite de l'abbé Jo
seph Guillaume Orens Daignan du Sendat mort en 1807. Elle sera très
utile pour l'identification des nombreux Daignan qui, aux xvne et xviii8
siècles, jouèrent à Auch un rôle ecclésiastique important, soit comme
chanoines de la métropole, soit comme vicaires généraux et archidiacres.
A. Clergeac. REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 578
HAUTES-PYRÉNÉES
Revue des Hautes- Pyrénées. Tome XXVII, 1932, Tarbes.
A. Lafforgue : les Droits des seigneurs de Bigorre (suite), p. 24-30,
55-56, 88-95, 141-158, 175-189.
J. Francez : Travaux d'art exécutés dans l'église de Luby, p. 57-60. Il
s'agit d'un contrat entre sculpteurs doreurs, consuls et marguilliers pour
l'exécution d'un retable et d'une chaire pendant la première moitié du
xvme siècle. — : Bernard Donzelot, p .115-118. Ce peintre, habitant Ba-
gnères, est chargé, en 1653, de dorer un tabernacle pour la chapelle de
Bétharram; il travaille aussi, à la même époque, l'église d'Arci-
zàc, à Lourdes. — : le Tabernacle de l'église de Seron, p. 82-84.
Fr. Marsan : Mise de possession de Dont Jean-Baptiste Pezet, p. 61-63.
Ce Pezet est le dernier prieur du prieuré de Saint-Pierre de Sarranco-
lin (11 juin 1774). — : les Vieilles armoires eucharistiques de la vallée
d'Aure, p. 97-104. Description de diverses armoires destinées à recevoir
les colombes, pyxides et ciboires qui sont, la plupart, du style flam
boyant, et qui remontent à la seconde moitié du xvi° siècle ou au com
mencement du xvne.
J. Duffo : Étude de topographie tarbaise, p. 15-24, 33-54, 65-82, 105-
114, 119-126, 129-135 et 165-175.
J. Annat.
LANGUEDOC
TARN
Bulletin de la Société dés sciences, arts et belles-lettres du Tarn.
Tome II, nos 39-42, févr.-décembre 1931; nos 43-46, févr.-décembrc 1932.
Ch. Portal : Bibliographie des travaux imprimés et inédits d'Auguste
Vidal, décédé en 1931, p. 500-516. Dont les recherches ont porté en gran
de partie sur l'histoire et les institutions religieuses de la région tar-
naise.
A. Vidal : Documents sur les guerres du xvie siècle dans
la région tarnaise, d'après les registres de notaires de l'étude de Me
Malphettes à Albi, p. 531-543. Ces inexploités jusqu'ici révèlent
quelques traits ignorés. En 1555, le chaussetier d'Albi Etienne Crozat
voit saisir sa marchandise parce que suspect de luthéranisme. En 1561,
le cardinal Strozzi, évêque d'Albi, contracte un emprunt pour la défens
e du Pays d'Albigeois dont il a la charge contre les huguenots qui
multiplient les coups de main sur les villes et villages. — En septembre
1568, sous l'épiscopat de Philippe Ridolfl, évêque et seigneur d'Albi, ab
sent, le capitaine des gens de pied de la cité, Antoine de Saunhac, se
igneur de Padiès, trahit son maître, conspire avec les rebelles et s'en
gage à leur livrer la ville dont il a la garde. Comme prélude, il assom
me ou fait assassiner par ses complices le commandant des milices lo
cales, Guillaume Dupuy. Le complot est éventé. Les consuls arrêtent
les conspirateurs et leur chef. Albi ne tombera jamais aux mains des
Protestants, à la différence de presque toutes les localités importantes
du Tarn. — Ce n'est point de vive force que le baron de Paulin, Philippe
de Rabastcns, chef des « séditieux et rebelles », s'empare de la place
de Cordes, le 9 septembre 1568, mais par trahison. Le traître, Jean Lu-
tier, est arrêté après la reprise du bourg, par le gouverneur de Pampe-
lonne dont le château de famille vient d'être incendié par les huguenots.
Le lieutenant du prévôt des maréchaux à Albi, François de Monrozier, D'HISTOIRE RÉGIONALE 579 CHRONIQUE
négocie l'extradition du prisonnier. — En mai 1573, le juge royal de la
viguerie d'Albi passe au protestantisme, abandonne son poste et « prend
les armes contre le roi dans la ville de Saint-Anthonin [Rouergue], oc
cupée par ceux de la nouvelle opinion ». — Enlèvement d'enfants par
des huguenots de qualité. Le jeune Hugues Denis, un écolier de douze
à treize ans, s'amusant au sortir de la classe à la fontaine du Castelviel
d'Albi, le 5 mars 1587, est saisi par quatre jeunes gens de famille, étran
gers à la ville, et emmené prisonnier, lui catholique, eux huguenots; il
ne sera rendu que moyennant rançon. — Autres faits de brigandage
exécutés à la faveur des troubles religieux. — Confiscation et vente par
les officiers royaux de propriétés foncières de rebelles protestants à
Lisle-sur-Tarn, à Râbastens et ailleurs, en 1582 et 1583.
A. Vidal : Croyances populaires, p. 544-547. Traits de folklore. Lors
que une personne rêve qu'elle crache ses dents, c'est l'annonce de la
mort imminente d'un être cher. Quelques faits allégués en faveur de
cette vaine croyance : essai d'explication.
N. Grimal : Élude sur le procès de la dîme des vins entre la commun
auté d'Albi et le chapitre de Sainte-Cécile (1764-1785), p. 563-591. La
dîme des raisins, fixée à Albi en 1395 par un acte transactionnel au dou
zième de la récolte, était tombée ici et là au trentième et même au qua
rantième. En 1764, le chapitre cathedral exige le rétablissement du taux
primitif. D'où procès. Au bout de vingt ans, le Parlement de Toulouse,
jugeant conformément aux textes constitutionnels, maintient intégral
ement le droit du chapitre. La commune d'Albi avait pris fait et cause
pour les décimables.
A. Vidal : les Fiefs de la collégiale Saint-Salvi d'Albi en 1355, p. 615-
629. Analyse de lauzimes ou reconnaissances de fiefs dans la commune
de Gaulène, où Saint-Salvi possède à la fois la seigneurie temporelle et
la juridiction spirituelle.
N. Colin : le Lutrin et les vieux antiphonaires de Saint-Alain de La-
vaur, p. 631-637. Ce lutrin est une œuvre de ferronnerie sortie des ate
liers toulousains d'Ortet, à qui sont dues les grilles en fer forgé de
Saint-Étienne de Toulouse (xvme siècle). Dessin et description. .Le Propre
de la cathédrale Saint-Alain, daté de 1745, se trouve aujourd'hui dans
la sacristie de l'ancienne cathédrale de Saint-Pons (Hérault).
A. Liozu : Portraits des deux Guillaume Leblanc, l'oncle et le neveu,
au musée d'Albi, notice et dessins, p. 643-649. Tous deux natifs d'Albi.
L'ancien, évêque de Toulon et de Nice, légat d'Avignon, décédé en 1588;
le jeune, de Grasse et Vence,* décédé en 1601 à l'âge de quarante
ans : l'un et l'autre humanistes et auteurs d'ouvrages imprimés. Les
deux toiles portent à la fois armoiries et inscription. A la bibliothèque
communale d'Albi, une lithographie reproduit le portrait du premier,
sous le titre : Monseigneur Blanchi ou Le Blanc.
L. de Lacger.
HAUTE-GARONNE
Revue historique de Toulouse. Tome XIX. Toulouse, 1932.
C. Espenan : Gabriel de Pélissier, 3e supérieur de Garaison (1644-1650),
p. 5-28, 196. Prêtre, professeur de droit civil et canon, doyen de la Fa
culté de théologie de l'Université de Toulouse, prieur des Pénitents bleus,
chapelain et ensuite supérieur de Garaison, Gabriel de Pélissier fut un
homme de vrai mérite.
R. Corraze : le Chapitre collégial de Saint-Félix de Caraman en 1497,
p. 145-149. État, en 1497, de ce chapitre, fondé par Jean XXII en 1318.

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