Hippolyte de Rome. La Tradition apostolique, D. Botte (trad.) ; n°1 ; vol.138, pg 123-124

De
Revue de l'histoire des religions - Année 1950 - Volume 138 - Numéro 1 - Pages 123-124
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Publié le : dimanche 1 janvier 1950
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Source : Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Pierre Nautin
Hippolyte de Rome. La Tradition apostolique, D. Botte (trad.)
In: Revue de l'histoire des religions, tome 138 n°1, 1950. pp. 123-124.
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Nautin Pierre. Hippolyte de Rome. La Tradition apostolique, D. Botte (trad.). In: Revue de l'histoire des religions, tome 138 n°1,
1950. pp. 123-124.
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n'est pas par une nature plus divine, ce serait plutôt par des secours
successifs plus souvent répétés que l'élite des inspirés et, parmi eux,
au degré le plus élevé, le philosophe, se distinguent du commun
des mortels » (p. 155).
A ce florilège, très insuffisant, il faut ajouter deux indications
d'ordre méthodologique. L'exposé s'appuie fréquemment sur des
textes et, surtout, sur des analyses- précises ; souvent, on rencontre
des interprétations qui conjuguent toutes les ressources de la stylis
tique (voir, en particulier, les exégèses de Phéd., ill be : p. 141; de
Epin., 989 c-b : p. 158 sq). D'autre part, ce qui frappe dès TAvant-
Propos, c'est l'attention accordée aux idées et à leur développement :
génos, persona (avec renvoi à la thèse-programme de M. I. Meyerson),
conscience (p. 10-11), eûOufna (p. 69, n. 1), courage-tempérance
(p. 118-121), prière (p. 146 sq), pavauooç (p. 159-162). Il est aisé de
mesurer le secours et la 'solidité que l'intention synthétique de l'o
uvrage peut trouver dans une méthode si scrupuleusement analytique.
Victor GOLDSCHMIDT.
Hippolyte de Rome. — La Tradition apostolique. Texte latin,
introduction, traduction et notes de Dom B. Botte (collection
Sources chrétiennes, 11), Paris, les Éditions du Cerf, sans date. —
Nous aurions tort de reprocher à ce volume d'oublier cinq mots dans
le texte latin (p. 29), d'avoir de nombreuses fautes de traduction,
parce qu'on ignorait le sens des mots chez Hippolyte et qu'on a négligé
beaucoup d'indications fournies par les passages parallèles ou par les
témoins orientaux, d'avoir même omis de traduire plusieurs détails.
Ces griefs, qui seraient graves en d'autres circonstances, sont sans
objet ici puisque l'auteur nous prévient qu'il n'écrit pas pour ceux qui
cherchent à connaître ce qu' Hippolyte avait dit exactement : « La
présente édition ne vise pas la douzaine de spécialistes qui s'intéressent
à l'établissement d'un texte critique ď Hippolyte, mais à un plus
vaste public de chrétiens... qui veulent retrouver dans ce vieux
texte les palpitations de la vie de l'Église primitive » (p. 19). Nous
souhaitons sincèrement que cette édition soit vite enlevée, pour la
satisfaction de l'auteur, et aussi pour que la collection Sources
chrétiennes nous en offre une autre, où l'on se préoccupe moins de
« palpitations » et davantage du texte exact ď Hippolyte. Pour que
nous ayons en main le bon instrument de travail qui nous manque,
il faudrait : 1° un texte latin soigneusement collationné, ou, mieux,
une vérification sur le palimpseste de Vérone ; 2° reproduire en marge
la numérotation des paragraphes, lignes et pages qui figure dans
l'édition de Hauler, et la référence aux éditions des témoins orientaux ;
3° une traduction entièrement renouvelée, car on peut déjà, sinon
éliminer toutes les difficultés, du moins en résoudre un bon nombre
par l'étude du texte latin et celle des autres témoins (à condition, 124 REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS
toutefois, de recourir aux textes orientaux eux-mêmes, et non à une
traduction) ; 4° une introduction qui soit une étude un peu substant
ielle de ce document capital pour l'histoire de la liturgie.
P. Nautin.
Hippolyte. — Commentaire sur Daniel. Introduction de Gustave
Bardy, texte établi et traduit par Maurice Lefrève (coll. Sources
chrétiennes, 14), Paris, les Éditions du Cerf, 1947. — Le texte grec
fourni dans ce volume n'a pas été « établi » par M. Lefrève, mais par
Bonwetsch, qui en édita la plus grande partie dans les Griechischen
Christlichen Schriftsteller de Berlin, et par Diobouniotis, qui y ajouta
par la suite quelques fragments ( Texte undJJntersuchungen, XXXVIII,
1). L'intérêt de l'édition actuelle est d'intercaler ces fragments à leur
place et de suppléer aux deux volumes précédents, qui sont introu
vables dans le commerce à l'heure actuelle. La traduction française
s'est permis de substituer très souvent d'autres noms de rois à ceux
qui figurent dans le texte. Mais cela a eu au moins l'avantage de nous
valoir des notes intéressantes de M. Marcel Richard sur la chronologie
biblique ď Hippolyte (dans Mélanges de science religieuse, 5e année,
Lille, 1948, pp. 304-307). L'introduction de G. Bardy s'en tient à des
considérations générales où se glissent plusieurs erreurs : laissons de
côté ce qui concerne la personnalité ď Hippolyte, pour signaler seul
ement que l'auteur commet un contresens sur le texte ď Hippolyte,
chez qui le chiffre de 5 1/2 n'est pas appliqué à Г heure de la Passion,
mais au jour de la semaine dans lequel elle a eu lieu. Notons cependant
un progrès: on n'a plus dit cette fois sur la couverture qu'Hippolyte
était de Rome.
P. Nautin.

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