J.-P. Mahé. Hermès en Haute-Egypte. T. II : Le fragment du  Discours parfait et les  Définitions  hermétiques arméniennes (NH VI, 8.8 a) ; n°3 ; vol.202, pg 312-313

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Revue de l'histoire des religions - Année 1985 - Volume 202 - Numéro 3 - Pages 312-313
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Publié le : mardi 1 janvier 1985
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Source : Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Jean Doignon
J.-P. Mahé. Hermès en Haute-Egypte. T. II : Le fragment du
"Discours parfait" et les " Définitions " hermétiques
arméniennes (NH VI, 8.8 a)"
In: Revue de l'histoire des religions, tome 202 n°3, 1985. pp. 312-313.
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Doignon Jean. J.-P. Mahé. Hermès en Haute-Egypte. T. II : Le fragment du "Discours parfait" et les " Définitions " hermétiques
arméniennes (NH VI, 8.8 a)". In: Revue de l'histoire des religions, tome 202 n°3, 1985. pp. 312-313.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1985_num_202_3_2721312 Notes bibliographiques
L'Hyposlase des Archontes, traité gnostique sur Г origine de V homme,
du monde et des archontes par Bernard Bare, suivi de Norea par Michel
Roberge, Laval-Bruxelles, Presses de l'Université Laval (Québec),
Ed. Peeters, 1980, 179 p. (Bibliothèque copte de Nag Hammadi,
section « Textes », 5). — Le Laboratoire d'Histoire religieuse de
l'Université Laval a entrepris, sous l'impulsion de Jacques E. Ménard,
de donner une édition intégrale, avec texte copte, traduction
française et commentaire, des traités, gnostiques pour la plupart,
découverts en 1947 à Nag Hammadi en Haute-Egypte. VHyposlase
des Archontes (NH II, 4), qui occupe la plus grande partie de ce
nouveau tome, est un des traités les plus importants parce qu'il
décrit successivement l'origine de l'homme et celle des Archontes.
Il présente de grandes ressemblances avec l'Ecrit sans titre qui le
suit dans le manuscrit. Л la différence de M. Tardieu, B. Bare pense,
avec raison croyons-nous, que VHyp. Arc. ne dépend pas de l'Ecrit
sans titre, mais que tous deux ont des sources communes, qui sont
elles-mêmes voisines de celles de VApocryphon de Jean. En comparant
les trois ouvrages, il reconstitue dans ses lignes maîtresses le mythe
primitif, dont l'origine juive ne paraît pas douteuse ; il étudie en
outre les grands thèmes relatifs à l'origine des Archontes : naissance
de l'Avorton, blasphème et châtiment de Samaël, exaltation de
Sabbaoth, jalousie de Yaldabaoth et naissance de ses fils. Cette
recherche sur les thèmes fondamentaux du gnosticisme a une valeur
propre qui ajoute encore à l'intérêt de l'ouvrage gnostique édité.
La fin du même volume est consacrée à un court traité anépi-
graphe qu'on est convenu d'appeler Noréa, du nom de l'entité révé
latrice (NH IX, 2). Michel Roberge souligne qu'il s'agit d'un hymne
construit sur le schéma classique d'un logos de révélation (demande de
la révélation, puis révélation, enfin mission apostolique), et il élucide
la nomenclature assez compliquée de l'ouvrage : la Triade primitive
(Père, Ennoia, Nous dressé), les quatre Défenseurs, Adam et Noréa.
Au total, un volume précieux pour l'étude du gnosticisme.
P. Nautin.
Jean-Pierre Mahé, Hermès en Haute-Egypte. T. II : Le fragment du
« Discours parfait » et les « Définitions » hermétiques arméniennes
(NH VI, 8.8 a), Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, 24 cm,
565 p. (Bibliothèque copte de Nag Hammadi. « Textes », 7), 2 500 FB.
— Le projet initial de cet épais volume visait la publication du Dis
cours parfait de Trismégiste, conservé en copte dans le codex VI
de Nag Ilammadi, assorti d'une confrontation avec la version latine
de VAsclépius. Effectivement, cent trente pages sont consacrées, au
terme de la première partie, à l'exécution de cet objectif et offrent,
non seulement une édition critique des deux textes copte et latin
mis en parallèle, mais encore un commentaire philologique et théma-
Revue de l'Histoire des Religions, сси-3/1985 Noies bibliographiques 313
tique très nourri qui éclaire le diptyque d'une foule de rapprochements
avec des textes philosophiques et religieux de la période hellénistique
et romaine. Une insertion dans la géographie culturelle (Afrique pour
VAsclepius, Egypte pour NH VI) dresse comme la toile de fond de ce
commentaire de détail. Puis ce projet originel d'édition et d'annotation
de textes s'est amplifié dans deux directions.
D'abord J.-P. M. a effectué, en tête de son livre, une sorte de bilan
des recherches qui, depuis les savants et les éditeurs de la Renaissance
jusqu'à la Révélation ď Hermès Trismégiste d'A.-J. Festugière (une
somme qui en fin de compte pulvérise le corpus hermétique), ont
été consacrées à ce dernier. Une seconde aile du livre de J.-P. M. a
pris corps autour de l'édition critique avec commentaire et traduction
française d'un ouvrage passé presque inaperçu en 1906 : D'Hermès
Trismégiste à Asclépius : Définitions. Des rapprochements avec
d'autres textes gnostiques arméniens confirment l'inspiration hermét
ique des Définitions.
Là-dessus, en guise de synthèse finale, J.-P. M. a entrepris deux
mises au point : l'une d'ordre formel sur le genre de la sentence dans
la littérature hermétique et sa transformation en traité, mythe et
prière. L'autre vue d'ensemble est une évaluation des influences
respectives de la gnose, du judaïsme et de la civilisation tant matérielle
que morale de l'Egypte sur les Hermetica.
En composant son ouvrage, J.-P. Mahé s'est trouvé dépassé par
les développements qu'a pris son dessein primitif. En admirant
l'étendue de sa science et sa justesse d'analyse, on ne peut se défaire,
au contact de son volumineux ouvrage, d'une impression de disparate,
que soulignent l'abondance des annexes, l'opulence des index. A n'en
pas douter, il fallait la puissance des subventions accordées au Canada
pour supporter le poids d'une matière qui s'enflait au fur et à mesure
que l'auteur en découvrait les ramifications.
Jean Doignon.
Sacrements de Jésus-Christ, sous la responsabilité de J. Doré, Paris,
Desclée, 1983, 20 cm, 258 p. (« Jésus et Jésus-Christ », 18). — Volume
après volume la collection « Jésus et » pose les fondations
d'une christologie qui se veut attentive à la fois aux données de la
tradition ecclésiale chrétienne et aux perspectives et questionnements
ouverts par les orientations présentes et les acquis des sciences
humaines comme par la diversité actuelle des perspectives. A tous
ces égards le présent ouvrage représente un jalon important de l'entre
prise. A la différence des précédents il a exigé que le maître d'reuvre
fasse appel à de multiples spécialistes : biblistes, historiens, liturgistes,
dogmaticiens, sociologues.
La perspective commune est celle qui s'établit, ou peut s'établir,
entre les actes concrets posés par les Eglises et Jésus-Christ considéré
Revue de l'Histoire des Religions, ccn-3/1985

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