Jacques Heurgon. Trois études sur le « Ver sacrum » ; n°1 ; vol.168, pg 95-95

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Revue de l'histoire des religions - Année 1965 - Volume 168 - Numéro 1 - Pages 95-95
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Publié le : vendredi 1 janvier 1965
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Source : Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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H.-I. Marrou
Jacques Heurgon. Trois études sur le « Ver sacrum »
In: Revue de l'histoire des religions, tome 168 n°1, 1965. p. 95.
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Marrou H.-I. Jacques Heurgon. Trois études sur le « Ver sacrum ». In: Revue de l'histoire des religions, tome 168 n°1, 1965. p.
95.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1965_num_168_1_8224BIBLIOGRAPHIQUES 95 NOTICES
topographique, puisque le temple est à la limite du Champ de Mars.
Le thiase d'Amata laisse percevoir l'existence de liturgies prénuptiales
apparentées précisément aux cultes phalliques de Lavinium qui
— nous le savons par Saint Augustin — concernaient davantage la
génération que la viticulture (p. 238) : le lien des phallophories au
mariage, et en des cérémonies desservies par des femmes, est constant
dans l'histoire des religions méditerranéennes. Mais il n'y aurait là
qu'une confirmation de plus : des sociétés ou communautés de femmes
ont primitivement contrôlé et régi les rites de passatre propres à
leur sexe. La thèse centrale du livre, qui enrichit notablement notre
vision de Rome ancienne et éclaircit dans le détail plusieurs données
bizarres de l'annalistique traditionnelle, vaut d'être retenue.
Robert Тгнслл.
Jacques Heurgon. — Trois études sur le « Ver sacrum »,
Bruxelles, 1057, 1 vol. in-8°, 52 p. (coll. <c Latomus », vol. XXVI).
— Aux comparatistes pressés de dogmatiser sur la coutume italique
— J. Heurgon précise : spécifiquement sabine — du « printemps
sacré », consécration au dieu Mars (le transfert à Apollon, nous
explique-t-on ici, est un phénomène secondaire) de toute la production
d'une année, spécialement du bétail, parfois aussi des hommes (le
sacrifice de toute une classe annuelle étant converti en une expulsion
qui devient une entreprise coloniale), il ne sera pas inutile d'opposer
les scrupules critiques d'un historien, préoccupé de cerner le noyau
d'événements positivement attestés. D'où l'importance de ce petit
livre et spécialement de sa troisième étude, consacrée au Ver sacrum
de 217 : c'est en effet le seul cas où « le rite est sorti du domaine du
mythe » et peut être saisi dans la pleine lumière de l'histoire avec ses
connexions politiques ou économiques. Voué par le peuple romain
au lendemain de la défaite du lac Trasimène, il ne sera exécuté, et
avec combien de réticence et de prudentes restrictions, qu'en 195
ou 194 : « Fragment de préhistoire encastré dans l'histoire, mythe
soumis aux lois du réel, il ne pouvait dans cette épreuve que se
désagréger finalement sous de pieux mensonges. » Conclusion qui,
pour finir, conduit l'historien à poser une question préjudicielle :
tel qu'il apparaît dans les sources les plus anciennes, le Ver sacrum
est inséré dans le cadre de récits mythiques ; avons-nous le droit de
postuler que le mythe reflète nécessairement un rite ? Celui-ci a-t-il
jamais « quelque part été pratiqué dans sa rigueur » ?
Henri-Irénée Marrou.
Les œuvres de Philon d'Alexandrie. De vita contemplativa, intro
duction et notes de F. Daumas, traduction de P. Miqxïel, Paris,
Éd. du Cerf, 10fi3. — De mutatione nominum, introduction, traduction
et notes de R. Arnaldf.z, ibid., 10П4. — Nous avons déjà eu l'occasion

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