La collégiale de Saint-Piat de Seclin. Addition à la Gallia Christiana (suite) - article ; n°11 ; vol.2, pg 592-620

De
Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1911 - Volume 2 - Numéro 11 - Pages 592-620
29 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1911
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Théodore Leuridan
La collégiale de Saint-Piat de Seclin. Addition à la Gallia
Christiana (suite)
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 2. N°11, 1911. pp. 592-620.
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Leuridan Théodore. La collégiale de Saint-Piat de Seclin. Addition à la Gallia Christiana (suite). In: Revue d'histoire de l'Église
de France. Tome 2. N°11, 1911. pp. 592-620.
doi : 10.3406/rhef.1911.1995
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1911_num_2_11_1995592 revue -d'histoire »e. l'église ab f&ance
LA COLLÉGIALE BE SAINT-PI AT DE S1GLIN
ADDITION A LA GALUA CHRISTIANA
(Suite) >.
II. Le Doyen
Le second dignitaire de la collégiale était le doyen. . ;
Élection. — De tout temps le doyen fut élu, sans contestation connue
de nous, par les chanoines réunis en chapitre ; le résultat de cette élection
était soumis à la confirmation de l'ordinaire, c'est-à-dire de l'évêque. de
Tournai.
Droits et prérogatives. — Le doyen était le président né du chapitre»
En cette qualité, lui seul avait le droit de présider les assemblées capitu-
laires ordinaires, de convoquer les assemblées extraordinaires, de mettre
en délibération les matières proposées par lui ou par d'autres, de recueillir
les voix, de former et de rédiger les décisions, de veiller à leur exécution,
et, dans le partage des opinions, de lever ce partage par sa voix prépondé
rante. Il devait proposer et motiver à l'assemblée les affaires à traiter le
plus clairement possible, afin que chacun pût opiner en connaissance de
cause. Il devait aussi veiller à ce que chacun parlât à son rang avec la
gravité et la décence convenables, mais d'ailleurs en toute liberté 2. C'était
aussi chez le doyen qu'étaient déposées les clefs de la salle du chapitre
et il ne devait les confier qu'à des personnes sûres 3.
Ces droits appartenaient exclusivement au doyen, quand il était présent
à Seclin. En son absence, les dignitaires qui le suivaient ou le plus ancien
chanoine pouvaient convoquer le chapitre et le présider, tant ordinairement
qu'extra ordinairement ; mais les convocations extraordinaires ne devaient
point être faites in fraudent, sous peine de nullité.
Les actes capitulaires dûment expédiés étaient toujours intitulés :
Nous, doyen, chanoines et chapitre, sans qu'on y fît mention d'aucun autre
1. Voir les fascicules de janvier et de mars 1911 des Anatecta.
2. Voir: Documents, n. XXVIII.
3. D'après les Registres capitulaires, passim. COLLÉGIALE BE SAINT-PIAT DE SECLIN 593 LA
dignitaire. Le doyen étant absent ou le décanat étant vacant, l'acte
capitulaire devait exprimer uette absence ou vacance, après avoir nommé
le président qui avait remplacé le doyen : Nos, cantor et capitulum, deca-
natu vacante. On notait aussi expressément cette particularité sur les
registres aux actes.
Le doyen était député de droit à tous les scrutins ; il avait l'inspection
de toutes les affaires qui concernaient le chapitre et la faculté d'en décider
par provision, quand le temps manquait pour réunir le corps des chanoines,
à condition toutefois de faire part des mesures prises par lui à la plus
prochaine assemblée capitulaire . « Sur quoi, ajoute le document que nous
analysons, il faut remarquer qu'il a véritablement inspection sur les diffé
rents offices, comme fabrique, cave, etc., mais qu'il n'est pas le maître
de ces offices et qu'il n'a aucun ordre ni aucune provision à y décerner ;
cela appartient aux administrateurs de ces offices et la provision du doyen
ne. s'étend qu'aux objets non compris dans ces administrations ; mais
il peut proposer ses observations aux admnistrateurs et, en cas de refus
de ceux-ci de se conformer à ses avis, les dénoncer au chapitre. »
Le doyen était proviseur de la fondation des choraux, sous l'autorité
du chapitre, et administrateur de la confrérie de la très sainte Trinité ;
il nommait aussi, de concert avec le chantre et l'ancien du chapitre, au
pain des veuves qui se donnait le premier vendredi de chaque mois.
L'usage voulait d'ailleurs que la dignité de doyen ne fût incompatible
avec aucun office ni aucune commission, hormis la grande recette.
C'était encore sur la présentation du doyen que le chapitre nommait-
aux offices de secrétaire, de greffier 1, de procureur d'office et de bâtonnier
ou huissier porte-masse.
Enfin le doyen nommait, sans le concours du chapitre, aux cures de
Tressin 2 et de Wahagnies 8.
La qualité de président du chapitre et les diverses prérogatives attachées
à sa dignité ne donnaient cependant au doyen aucune décoration exté
rieure de plus qu'à ses confrères. Il n'était pas leur supérieur. Justiciable
du chapitre, comme chacun de ses autres membres, comme les chapelains
et les suppôts du chœur, il n'exerçait qu'un droit de primauté parmi
ses égaux, la supériorité appartenant partout au chapitre.
Il n'avait pas non plus de distinction au chœur, sinon qu'on l'encensait
et qu'on lui jetait l'eau bénite comme au prévôt et immédiatement après
lui. On lui accordait aussi un petit tabouret pour s'agenouiller dans sa
stalle. A prime et à complies, en l'absence du prévôt, il récitait le conftteor
et tout le chœur lui répondait, les chanoines prenant leur aumusse. Quand
1. Voir : Documents, n. XXVII.
2. Tressin, canton de Lannoy, air. de Lille.
3. Wahagnies, canton de Pont-à-Marcq, arr. de Lille.
Analecta 1911, t. il. 38 594 revue d'histoire dr l'église db prance
le prévôt et le doyen étaient absents tous deux, le confiteor était récité
par le grand vicaire de semaine et l'on ne prenait pas l'aumusse pour lui
répondre.
En général, le chapitre entendait qu'on écoutât son doyen avec tous
les égards convenables et qu'on lui portât l'honneur qui lui était dû ';
mais ce dignitaire n'avait pas l'autorité de mander un chanoine chez lui ;
il ne pouvait que le citer au chapitre, à qui seul appartenait le droit de
correction et qui devait lui faire justice 1.
Revenus et charges. — Le doyen avait double part dans les distributions
du chœur et dans les fruits affectés à ces distributions. Ainsi en avait-il
été réglé, le 7 juin 1569, par l'évêque de Tournai, Gilbert d'Ongnies2.
Mais, observe un acte capitulaire, le doyen '« n'a pas ce double dans lea
auditions des comptes, excepté dans ceux rendus au chapitre assemblé,
ni dans les droits seigneuriaux, excepté dans ceux qui tombent de droit
au chapitre dans les terres au delà du' canal, ni dans les profits de la cave ,
ni dans les pots de vin des dîmes qui ne sont pas destinées aux distributions ;
il a double part dans les pots de vin des baux, dans les comptes des reliefs,
du pain du chapitre, de la cave de Chemy, dans la distribution qui se fait
à l'ouverture du chapitre général, dans toutes les échutes extraordinaires;
comme ventes de maisons, foranéités, etc., jamais dans aucun gros fruit
ni dans les présents faits au Chapitre pour être répartis 3.»
Les revenus du décanat n'étaient en somme que fort modiques, eu égard
surtout aux charges que cette dignité entraînait pour son possesseur
Eii 1778, le chapitre en reconnut l'insuffisance et résolut de solliciter
de l'évêque de Tournai l'union de la chapelle du Plouich à la dignité de
doyen « qui n'allait au plus qu'à 400 florins par an 4. » Nous ne savons
si ce projet fut mis à exécution.
Liste chronologique des doyens.
I. - — Jean, premier doyen connu, est témoin, le 27 avril 1090, de l'acte
de confirmation des biens de l'abbayè de Phalempin, par le comte de
Flandre, Robert 6
II. — Walter, doyen, est mentionné dans un acte de l'abbaye de Loos,
de l'an 1186 6 et, quelques années plus tard, dans l'acte de délimitation
des paroisses de Baisieux et de Camphin 7.
1. Deuxième registre capitulaire, f° 265.
2. Documents, n. XXVI.
5.registre f° 265. ^
4. Deuxième capitulaire, 16 octobre 1778.
. 5. Buzelin, Gallo Frandria, p. 371 ; Miraeus, Opera diplomatica, t. i, p. 362.
6. Documents, n. I. '
7. De 1188 à 1192. De Couasemaker, Cartulaire àe l'abbaye de Cijsoing,
n. xl. .
.
COLLÉGIALE BE SAINT-PIAT Dl SBCLIN 595 LA
III. — Gérard, doyen, d'accord avec le chapitre, cède à l'abbaye de
Loos quelques dîmes situées dans le patronat du chapitre, en novembre
1236 * ; en mai 1242, il prononce une sentence arbitrale réglant un diff
érend entre Marguerite, dame de Dampierre, et le chapitre de Saint- Pierre
de Lille, sentence acceptée par les parties le 27 juillet suivant 2. En sep
tembre 1248, il signe le concordat conclu entre le chapitre et l'hôpital
de Seclin, au sujet de la juridiction spirituelle 8 et en octobre 1251 un
acte relatif à un échange de terres entre ces deux établissements 4.
IV. Gilles, doyen, approuve, en mai 1277, le transfert d'une dîme
à Croix par Walter Hunghiers, chanoine de Tournai, au profit de l' Abbiette
de Lille 5. Le 25 février de l'année suivante, il accepte la réduction opérée
par l'évêque de Tournai sur son droit de visite a. Il était encore en posses
sion de sa dignité le 4 janvier 1285, date où il consent à l'acquisition par
l'abbaye de Flines d'une portion de dîme à Tressin 7. Son sceau, appendu
à cet acte, représente un priant devant saint Piat, et le contre-sceau
offre une croix engrêlée avec une bande brochant.
Le plus ancien compte des obits du chapitre, datant de 1414 8, mentionne
parmi les fondateurs le doyen messire Gilles Canivet, mais sans fournir
aucune indication sur l'époque où il vécut. Serait-ce le Gilles dont
nous nous occupons ?
V. — Henri de Marqûillies, doyen de Saint-Piat, effectue, en 1291,
un échange de 28 cents de terre avec l'hôpital 9. Il s'attacha au parti
du comte Gui de Dampierre contre le roi de France, Philippe le Bel,
et se retira même auprès du comte, emportant avec lui le sceau du cha
pitre, ce qui força les chanoines, le 1er avril 1298, à faire choix d'un nouveau
sceau et à annuler l'ancien pour tout acte postérieur à cette date 10.
VI. — Jean Lescri nier, doyen de Seclin, mourut avant juin 1318 u,
ayant fondé, à Seclin, un obit mentionné au compte de 1414, cité ci-dessus,
et à Saint-Pierre de Lille, pour lui et ses parents, un autre, obit qu'on
célébrait le 2 mars 12.
VII. — Thomas Scriptôris, chapelain du comte de Biais, Gui de
1. Documents, n. XX.
2. Mgr Hautcœur, Cartulaire de Saint-Pierre de Lille, n. cccxvi, p. 277.
3. Chan. Th. Leuridan, Cartulaire de l'hôpital de Seclin, t. i, n. 3. • •
4. Ibidem, n. 28. . •
5. Documents, n. VI. .
6.n. VII.
7. Mgr Hautcœur, Carlulaire de V abbaye de Flines, n. CCXLVI.
8. Arch, départ, du Nord, Fonds de Saint-Piat de Seclin, registre non coté.
9. Chan. Th. Leuridan, Cartulaire de l'hôpital de t. i, n. 64. •. " ■
10. Documents, n. XXI. , ...
11. Fayen, Lettres de Jean XXII, n. 607.
12. Mgr Hautcœur, Documents sur Saint-Pierre de Lille, p. xix. 596 REVUE D'HISTOIRE DE LfÊGLISE DE FRANCE'
Châtillon, chanoine et -prévôt de Saint- André de Châteaudun, pourvu „
le 21 septembre 1316, d'un canonicat avec expectative en la collégiale
de Saint Pierre de Lille 1, puis le 28 avril 1317, d'un canonicat avec expec
tative en l'église de Tournai, quoiqu'il possédât aussi la chapelle castrale
de Guise J, fut enfin nommé, par Jean XXII, le 18 juin 1318, chanoine et
doyen de Seclin, à condition de délaisser son canonicat de Châteaudun ».
Une quittance de 1321 * nous a conservé son sceau qui représente un.
priant devant la Vierge 5. -
VIII. — Jean Quette, de Domart en Ponthieu, doyen de SecHh,
mourut avant 1346 •. C'est tout ce que l'on sait de lui.
IX. — Jean Trottemenu. — Le 14 octobre 1346, le cardinal Bernard
d'Albi sollicite pour son familier Jean Trottemenu, du diocèse de Cambrai,
le décanat de Saint- Piat, vacant par la mort de Jean Quette, et dont les
fruits ne dépassent pas 60 livres tournois 7. Deux autres suppliques
du même cardinal nous fournissent quelques renseignements sur Jean
Trottemenu. La première du 28 février 1343, demande pour lui un cano
nicat de Saint-Pierre de Lille, nonobstant qu'il soit déjà chanoine deSeclin
et matriculaire ou custode de la paroisse d'Essen 8. La seconde, du 15 juin
de la même année, demande pour Jacques de Grandchamps, de Tournai,
la chapellenie de l'hôpital Saint-Jean à Œstburch, demeurée vacante
par la promotion de Jean Trottemenu à sa prébende de Seclin 9.
X. — Jean Le Ghillebert était doyen en 1363. Il mourut avant le-
7 avril 1370, date de l'amortissement de quatre bonniers huit cents et
demi de terre, à Fives et à Hellemmes, donnés par lui pour la fondation
d'une chapellenie dans la collégiale de Lille, dont il était aussi chanoine 10.
XI. — Jean Renus ou Remis, doyen de Saint-Piat, fut nommé, le
13 juin 1402, proviseur et visiteur des hôpitaux Comtesse de Lille et de
Seclin *V
XII. — Willaume Parent, doyen de Saint-Piat, est mentionné comme
fondateur d'un obit dans le compte de 1414 cité plus haut. La date de sa
mort n'y est pas indiquée, mais nous croyons qu'elle était assez récente
car nous trouvons, à la date du 9 novembre 1415, un achat de cinq cents
4. Fayen, Lettres de Jean XXII, n. 87.
2. Ibidem, n. 317.
3.n. 604, 607.
4. Archives nationales, J. 377, n. 21
5. Bouët d'Arcq, Collection de sceaux, n. 7929.
6. Dom U. Berlière, Suppliques de Clément VI, n, 1400*
7. Ibid,, n. 1080.
8. Ibid., n. 316. ■
9.n. 389.
10. Mgr Hautcœur, Cartulaire de Saint-Pierre de Lille, n. MCXXXHI, p. 772.
11. Chan. Th. Leuridan, Cartulaire de l'hôpital de Seclin. t. i, n. 108, 109 COLLÉGIALE DE SAINT-PIAT DE SECLIN 597 LA
de terre à Seclin, près de la motte Burgaut, « pour l'obit messire Willaume
Parent, doyen 1. »
XIII. — Jean Carvin. — Nous savons seulement de ce doyen qu'il
permuta vers 1427, avec le suivant 2.
XIV. — Simon Guamguardi. — Le 27 janvier 1427, Jean de Fruyno,
trésorier de l'église de Besançon, s'oblige au nom de Simon Guamguardi,
à payer les annates d'un canonicat et prébende de Seclin, vacants par
la mort de Pierre Davantoys et conférés à Rome le 30 octobre 1426 *.
Le 22 septembre 1428, Jean Viviani s'oblige pour le même Simon, à payer
les annates de ce canonicat et celles du décanat de la même collégiale,
vacant par permutation avec Jean Carvin et tous deux conférés à Rome
le 12 septembre 1427 4. Simon Guamguardi obtint ses bulles pour le
décanat de Seclin, le 25 novembre 1430 5.
XV. — Philippe de Vico dit Parentis, doyen de Saint- Piat, obtint
le 13 avril 1437 prorogation, pour cinq années, du droit de conserver
un bénéfice incompatible avec sa dignité ; cette faveur lui avait été préc
édemment concédée pour trois ans 6. Il mourut en fonctions avant 1440,
comme nous l'apprend l'ordonnance d'exécution de son testament
édictée par l' officiai de Tournai, le 14 octobre de cette année, à la requête
de son successeur, Jean Cordier 7.
XVI. — Jean Cordier, doyen, figure en cette qualité, dès 1440, dans
l'acte que nous venons de citer. Le 23 avril 1446, il acquiert pour son
église trois- bonniers trois quartiers de terre au hameau de Watiessart 8.
En juin 1455, il fut l'un des procureurs que les chanoines de Saint-Pierre
de Lille déléguèrent au concile provincial de Soissons, pour y faire constater
et confirmer leur exemption et leur soumission immédiate au Saint-Siège.
Dans l'acte, Jean Cordier est qualifié « decanum et canonicum ecclesiae
Sancti Piati Sicliniensis, in praefata nostra ecclesia (Insulensi) capellanum
notorie habituatum et de Scelmis intitulatum 9. »
II était encore en possession de sa dignité en 1458 10 ; le 23 mai de cette année
il assistait en effet, comme doyen, à l'ouverture de la châsse et à la recon
naissance des reliques de saint Piat, par Jean Chevrot, évêque de Tournai 11.
1. Arch, départ, du Nord., Fonds de Saint-Pialde Seclin, carton I, Original.
2. H. Dubrulle, Les bénéficier s... pendant le pontificat de Martin V, n. 383.
3. H. Les s... le de V, n. 251.
4. Ibid., n. 383.
5.n. 596.
6. Arch. Vatic*, Reg. lat., n. 353, f° 157 verso.
7. Documents, n. XXII.
8.n. XXIII.
9. Mgr Hautcœur, Cartulairede Saint-Pierre de Lille, n. MCCCCLVIII, p. 1015.
40. Le Glay, Cameracum christianum, donne par erreur le nom de Jean de
Thoisy, comme doyen à cette date. Jean de Thoisy était prévôt du chapitre.
11. Documents, n. XXIV. 596 REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE
XVII. — Jean le Lambert figure comme doyen de Saint-Piat, «fa
1467, dans le registre aux plaids de la ville de Seclin x.
XVIIIJ — Jean des Fontaines est mentionné comme doyen de Seclin,
comme chanoine et trésorier de Saint-Pierre de Lille, et comme officiai
de Tournai, dans plusieurs chartes du 16 septembre 1491, du 23 janvier
1492 et du 24 juillet de la même année 2.
XIX. -r- Pierre Lambert, doyen de Saint-Piat, e%t cité comme défunt
dans le compte de 1505-1506 *».
XX. — Louis de la Croix, fils d'Henri, était chanoine de Seclin dès
1544 4 et doyen du chapitre 'en 1557, Le 9 juin de cette année, il souscrit
. en cette qualité à l'accord conclu entre le chapitre et les mayeurs de
Saint-Piat, au sujet de la garde de la châsse du saint, qui ne pouvait
avoir lieu cette année à cause de la guerre 5.
XXI. — - Piat Lansel, doyen, est mentionné dans deux « cueuilloirs »
de rentes de l'hôpital de Seclin, en 1563-1564 6 et en 1566 7.
XX IL — Piat de la Croix nous est connu comme doyen par le différend
qu'il eut avec son chapitre, au sujet des distributions quotidiennes dont
il prétendait une double part. Nous avons cité plus haut la sentence du
7 juin 1569, par laquelle l'évêque de Tournai lui donna gain de cause 8.
Il possédait encore sa dignité en 1576 9.
XXIIL — Hubert Merliot fut nommé doyen le 28 mai 1594, d'après
le registre aux collations des bénéfices du diocèse de Tournai. Il figure avec
ce titre, dans les registres aux baptêmes de la paroisse en 1595 et 1596 10.
XXIV. — Pierre Froidure, d'après le même registre aux collations,
résigna sa dignité de doyen en 1598.
XXV. — Robert de Hoves ou Van Hove fut nommé le 9 mars 1602
doyen de Seclin et est mentionné en cette qualité, en 1603, dans les
registres paroissiaux u. Le 28 juillet 1607, il signe un accord avec l'hôpital
de Seclin, pour éviter un procès au sujet des rentes dues à cette maison
-par les divers offices du chapitre w. Le 31 juillet 1609, il assista à la recon-
1. Arch. comm. de Seclin, FF 1. ~
2. Mgr Hautcœur, Cartulaire de Saint-Pierre de Lille, n. MDXL, MDXLH,
MDXLIV, p. 1077, 1079, 1081.
3. Arch, départ, du Nord, Fonds de Saint-Piat de Seclin, registre non coté.
4. Chan. Th. Leuridan, Inventaire des archives comm. d'Houplin, GG 42.
5. Documents, n. XXV.
6. Archives de l'hôpital de Seclin, registre 354.
7. Ibid., registre 359.
8. Documents, n. XXVI. .
9. Arch. comm. de Seclin, CC 24. '
10. Ibid., GG1. .
11.GG 1.
12. Chan. Th. Leuridan, Cartulaire de l 'hôpital de Seclin, t. i, n. 342. .
COLLÉGIALE DE SAINT-PIAT ^DE SECLIN 599 LA
naissance des reliques de saint Piat par l'évêque de Tournai, Michel
d'Esne x. Il mourut avant janvier 1619.
XXVI. — Noèl Mannier, chanoine de Seclin, au moins depuis 1609,
chantre en 1619 2, figure comme doyen dans plusieurs actes de 1622 à
1626 8. En 1622, il est dit âgé de soixante et un ans.
XXVII. — Jacques van der Becken, licencié es lois, seigneur de
Cappes, Cocquemplus, etc., doyen de Saint-Piat de Seclin depuis l'an
1644, fut nommé, le 8 février 1648, visiteur et proviseur de l'hôpital de
Seclin *, fonctions qu'il conserva jusqu'au 1er janvier 1652. A cette date,
le roi d'Espagne, Philippe IV, ayant jugé bon d'user de son droit de
renouvellement annuel des proviseurs de l'hôpital, le fit remercier de ses
bons services « dont il serait tenu compte pour l'avenir 5. » II résigna sa
dignité en 1662.
XXVIII. — André de Bay obtint le décanat le 24 novembre 1662,
et le conserva au moins jusqu'en 1686 6. Il était originaire d'Ath, bachelier
en théologie, et fut le premier régent du collège de la Sainte-Trinité en
l'université de Louvain, professeur d'éloquence sacrée en cette université
et chanoine de Saint-Pierre de la même ville. Il renonça à la régence du
collège et à ses autres fonctions pour venir résider à Seclin, où il avait
obtenu un canonicat par permutation avec Jean Recht 7.
XXIX. — Leopold de Decker * est mentionné comme doyen en
1693 9. Cependant, il figure comme chantre dans divers documents de
1704 à 1707 10. Aurait-il quitté sa dignité de doyen pour celle de chantre ?
XXX. — Dominique-Albert Desnaux u fut promu au décanat le
15 septembre 1694. Nous le trouvons mentionné comme doyen dans des
actes de 1698 à 1715 12. II figure notamment dans l'accord conclu, le
18 juillet 1698, entre le chapitre, l'hôpital et les habitants de Seclin, au
4. Ada sanctorum, prima octobris, De sancto Piato, n. 49-53.
2. Arch, départ, du Nord, Fonds de Saint-Piat de Seclin, carton III.
3. Chan. Th. Leuridan, Cartulaire de l'hôpital de t. i, n. 345.
4. Ibid., t. i,n. 427.
5.t. i, n. 437.
6. Arch. comm. de Seclin, GG 45.
7. Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique, t. xxi, p. 287.
8. Decker : d'or au chevron de gueules accompagné *n chef de deux étoiles
à six rais et en pointe d'un cœur du même.
9. Arch. comm. de Seclin, GG 45.
10. Ibid., GG6.
11. Desnaux: écartelé : aux 1 et 4, d'argent à trois fasces d'azur;, aux 2 et 3,
d'argent à trois bandes d'azur; sur le tout, au chevron de gueules accompa
gné de trois cordons du même. .
12. Premier registre capitulaire, f° 3. D'HISTOIRE DE I,' EG LISE DB FRANCE REVUE
sujet de la dîme de colza et de camomille. Il mourut avant le 25 août 1717.
XXXI. — Gérabd Lestevenon x, licencié en l'un et l'autre droit, fut
promu au décanat le 25 août 1717. Le 26 février 1724, il termine par un
accord un différend soulevé entre le chapitre et Jean-Baptiste Cardon,
seigneur du Fermont *. Le 7 septembre 1731, il présente au chapitre
Pierre Héroguer pour l'office de greffier 3. Il mourut à Lille, d'un coup
de sang, le 11 février 1733, laissant par testament la moitié de sa fortune
à la collégiale. Il fut inhumé le 12 février dans la chapelle, de Saint-
Vincent à Seclîn *.
XXXII. — François Briois 6, chanoine de Seclin dès 1698, fut él»
doyen, le 16 février 1733, à l'unanimité des votants 8 et reçut la charge
d'âmes de l'évêque de Tournai, le 19 février. Il mourut le 2 juillet 1749.
Son testament, nous ne savons pour quelle cause, fut déclaré nul V
XXXIlI — Guillaume-Martin Darmy, chanoine depuis le 28 sep
tembre 1729, fut mis en possession de la dignité de doyen le 18 juillet 1749.
En 1753, le chapitre lui accorda le privilège d'absence des matines, en
qualité de sexagénaire et « pour avoir été diligent à l'office pendant dix
années, avant d'avoir les soixante ans acomplis. » II mourut le 22 janvier
1761 et fut inhumé dans la chapelle de Saint-Christophe 8.
XXXIV. — Jean-Marie Dutert, natif de Douai, obtint un canonicat
de Seclin, le 5 avril 1756 et fut élu doyen le 24 janvier 1761. Il mourut
le 17 avril 1775, ordonnant par testament la célébration de trois cents
messes et léguant six rasières de blé aux pauvres et six florins à 'la con
frérie du Saint- Sacrement pour un obit.
XXXV. — Jean-Baptiste-Ubald Théry. — A la mort du doyen
Dutert, la dignité décanale Testa vacante pendant plus de trois ans. Ce fut
seulement le 25 septembre 1778 que le chapitre élut Jean-Baptiste-Ubald
Théry, chanoine depuis le 30 juillet 1762. Maître Théry conserva sa dignité
jusqu'à sa mort arrivée le 7 mai 1780. Il fut inhumé dans Ja chapelle des
Trois-Marie. Ses biens, consistant en terres à Marchiennes et à Orchies,
et estimés 5.300 florins, furent partagés, le 16 décembre 1785, entre ses
neveux et nièces, enfants de Louis-Charles Théry, licencié en médecine, et
1. Lestevenon : d'azur aucroissant d'or, au chef cousu de gueules à trois sautoirs
d'or.
2. Documents, n, XXVII.
3. Premier registre eapitulaire, 11 février 1733.
4. Archives comm. de Seclin, GG 10.
5. Briois : d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux étoiles à six
rais et en pointe d'une fleur de lis du même.
6. Premier registre capitulaice, 16 février 1733.
7. Ibid., 2 juillet 1749.
8. Toutes les dates qui précèdent, ainsi que celles <{xà suivront, sont emprunt
ées aux Registres capitulaires. . .

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