Protection des forêts du bassin du Congo

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Protection des forêts du bassin du Congo

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Protection des forêts du bassin du Congo  Actualité sur l'initiative Une loi sur la protection des forêts du bassin du Congo sera bientôt promulguée aux Etats-Unis , 03 mars 2004 : Un texte de loi visant à protéger les forêts surexploitées du bassin du Congo en Afrique a passé sa dernière épreuve législative et sera bientôt promulgué par le président Bush, a déclaré, le 3 février dernier, son principal auteur, M. Edward Royce, député républicain de Californie.   Président de la sous-commission des affaires africaines de la Chambre, M. Royce a été le fer de lance de la proposition de loi sur le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (CBFP) qui a été adoptée par la Chambre à l'unanimité en octobre dernier. Déposée ensuite au Sénat où elle a été adoptée sous une forme modifiée, elle a été enfin renvoyée une dernière fois à la Chambre qui l'a de nouveau adoptée le 3 février à une très grande majorité des députés des deux partis. Il ne reste plus maintenant qu'au président Bush de la promulguer.  "Les forêts du bassin du Congo font l'objet d'une exploitation toujours accrue, a déclaré M. Royce dans un communiqué de presse. Il y a dix ans encore, elles étaient pratiquement vierges. Aujourd'hui, elles diminuent sous l'effet des opérations de déboisement." On estime que chaque année, les activités humaines détruisent plus de 4.000 kilomètres carrés de forêt, a indiqué le député, l'un des fondateurs du Groupe pour la conservation écologique à l'étranger au sein de la Chambre, qui appuie le CBFP et d'autres programmes écologiques internationaux.   Etabli en 2002 par le secrétaire d'Etat, M. Colin Powell, le CBFP vise à établir dans onze régions clés recouvrant six pays un réseau de parcs naturels et de zones protégées, ainsi que des concessions forestières bien gérées.  "On peut déplorer que la construction de routes d'exploitation forestière porte atteinte à la faune par la voie d'une chasse plus intense. Aux niveaux actuels, si rien n'est fait, la plupart des espèces de grands singes, de grandes antilopes et d'éléphants auront disparu du bassin du Congo. Certaines espèces s'éteindront", a déclaré M. Royce.  Le CBFP mène un combat actif contre l'exploitation illicite des forêts, le braconnage et d'autres activités destructrices tout en donnant aux populations locales un enjeu économique dans la conservation des forêts, grâce notamment à l'essor de l'écotourisme dont l'avenir est très prometteur.  Source : Département d'Etat (E-U)
02 décembre 2003 : Le Ministre congolais des forêts, Président en exercice de la COMIFAC, plaide pour le Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo à Bruxelles
 
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Le ministre congolais de l'Economie forestière, Président en exercice de la Conférence des ministres en charge des forêts d'Afrique centrale (COMIFAC), M. Henri Djombo, a rencontré les députés européens le 02 décembre dernier à Bruxelles. Lobjet de cette rencontre était d'inviter l'Union européenne à revoir à la hausse sa contribution financière au Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo. En effet, alors que les besoins en financement sont estimés à 3 milliards d'euros, moins de 300 millions euros ont été mobilisés à ce jour. Le Canada et les Etats-Unis ont annoncé 96 millions de dollars du Canada et lUnion européenne 170 millions deuros. Lire l'article sur Afrik.com   
Octobre 2003 : Les Etats-Unis réaffirment leur détermination à contribuer à la protection des forêts africaines
Le gouvernement Bush est résolu à aider les Etats africains à protéger leurs ressources forestières, qui diminuent régulièrement, a affirmé un haut responsable de la direction des océans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du département d'Etat, M. Jeffrey Burnam.
"Vos ressources en matière de forêts, de faune et de flore sauvages revêtent une importance mondiale. Leur protection, conservation et utilisation rationnelle sont non seulement indispensables au développement économique, mais aussi à la qualité de vie en Afrique et dans le monde entier", a-t-il déclaré à l'occasion de la Conférence ministérielle sur l'application des lois forestières et la gouvernance en Afrique (AFLEG) qui s'est tenue à Yaoundé (Cameroun) du 13 au 16 octobre. ( source : Médiaterre )
24 avril 2003 : Le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell réaffirme l'engagement des Etats-Unis en faveur du partenariat pour les forêts du Bassin du Congo Lire le texte de la Déclaration   
23 janvier 2003 : 1ere réunion de coordination du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo à Paris
Du 21 au 23 janvier 2003, la France a accueilli la première réunion de coordination du " Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo ".  Ce partenariat a été lancé le 4 septembre 2002 à Johannesburg sous légide des Etats-Unis dAmérique et de lAfrique du Sud. Il rassemble 29 partenaires : les gouvernements des pays du bassin du Congo (Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Gabon et Guinée Equatoriale), les gouvernements des pays partenaires (Allemagne, Afrique du Sud, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Japon), la Commission européenne, des représentants du secteur privé de la filière bois, des ONG internationales et des organisations internationales.  Le gouvernement français (MAE, MAAPAR, MEDD) contribuera à hauteur de 15 millions deuros sur 3 ans. Le renforcement des capacités (formation professionnelle, recherche, etc.) et lappui institutionnel seront privilégiés pour répondre aux besoins des Etats de la région. LAgence Française de Développement est susceptible de renforcer son financement
 
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sous forme de prêts, des plans daménagement des concessions forestières. Cela pourrait représenter 30 millions deuros sur 3 ans. Le Fonds Français pour lEnvironnement Mondial pourrait consacrer 5 millions deuros à des projets orientés vers la préservation de la diversité biologique. (Source : Ministère français des affaires étrangères)   La Déclaration du Quai d'Orsay   Le compte-rendu du site d'informations du Département d'Etat américain     Les Conclusions de la réunion   
04 septembre 2003 : Lancement de l'Initiative pour la protection des forêts tropicales du Bassin du Congo à Johannesburg  
Le Secrétaire d'Etat américain, Colin Powel, a lancé, le 04 septembre à Johannesburg, le projet "Partenariat forestier du Bassin du Congo", l'une des plus importantes initiatives internationales pour la gestion et la conservation des forêts d'Afrique Centrale. Cette initiative à laquelle participent notamment la France, le Japon, l'Allemagne, la Banque Mondiale, l'Union européenne, l'Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT), le WWF, a pour objectif d'unir les efforts de la communauté internationale pour protéger le Bassin du Congo qui possède le quart des forêts tropicales au monde. Six thèmes prioritaires d'intervention ont été retenus : le suivi et l'évaluation des écosystèmes forestiers, le renforcement et la création des aires forestières protégées, le renforcement des capacités, la gestion participative, l'établissement de marchés pour les services environnementaux offerts par la forêts, la gestion durable des exploitations forestières. Six pays sont concernés par le projet : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le République démocratique du Congo. Les Etats-Unis se sont engagés à contribuer à hauteur de 53 millions de dollars sur cinq ans.        
 
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Congo _ Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo Dernière mise à jour : 22/01/03 Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay   (Paris, le 22 janvier 2003)  Organisé à Paris du 21 au 23 janvier 2003, le ' Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo' a pour ambition de sensibiliser la communauté internationale sur les dangers qui pèsent sur la seconde forêt tropicale au monde, 2.300.000 km2 (environ 6 pour cent de la surface mondiale, soit l'équivalent d'un peu plus de 4 fois la France). D'une remarquable richesse biologique, les forêts du Bassin du Congo constituent un puits de carbone exceptionnel et jouent un rôle essentiel dans la biodiversité et la lutte contre l'effet de serre. Ressources économiques cruciales pour la région, ces forêts sont menacées par la déforestation. Le partenariat pour les forêts du Bassin du Congo a pour ambition d'apporter un appui à un réseau de près de 10 millions d'hectares de parcs nationaux et d'aires protégées, efficacement gérés, et de près de 20 millions d'hectares de concessions forestières aménagées. Ces objectifs s'inscrivent dans ceux du développement durable : promotion du développement économique, réduction de la pauvreté et des inégalités, meilleure maîtrise de leur espace par des populations qui dépendent des ressources naturelles, mais aussi lutte contre l'exploitation illégale des bois et application des lois contre le braconnage. Plus de 110 participants sont attendus, dont 6 ministres : M. Henri DJOMBO, ministre du Congo, M. Emile DOUMBA, ministre du Gabon, Mme Constance Nathalie GOUNEBANA, ministre de Centrafrique, M. Tanyi MBIANYOR OBEN, ministre du Cameroun, M. Jules YUMA MOOTA, ministre de la RDC, et Mme Ursula EID, ministre déléguée à la Coopération d'Allemagne. M. Pierre-André WILTZER, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, vous convie à la conférence de presse à l'issue des travaux le Mercredi 22 janvier à 18h45 au Centre des Conférences Internationales - 19 Avenue Kléber 75016 PARIS en présence de M. Jeffry BURNAM, Deputy Assistant au Secrétariat d'Etat, représentant Américain, M. Henri DJOMBO, ministre congolais et M. Tanyi MBIANYOR OBEN, ministre camerounais.   Réunion à Paris au sujet de l'initiative en faveur du Bassin du Congo Les partenaires internationaux se concentrent sur le développement durable Jim Fuller Rédacteur du « Washington File » Des représentants des États-Unis et d'une dizaine d'autres pays se réunissent à Paris du 21 au 23 janvier afin de discuter du Partenariat pour la forêt du bassin du Congo. Il s'agit d'un programme de développement économique et de protection de l'environnement qui concerne six pays d'Afrique centrale et qui a été lancé en septembre 2002 lors du Sommet mondial sur le développement économique.  Cette réunion est l'occasion pour les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales (ONG) impliqués dans ce partenariat d'échanger des informations sur les contributions spécifiques et les ressources engagées en faveur de cette initiative.  
 
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« Cette réunion vise à tirer le meilleur parti des idées et de l'énergie de toutes les entités concernées afin d'élaborer un plan à long terme pour protéger les fabuleuses ressources naturelles de la forêt du bassin du Congo », a déclaré M. Jeffry Burnam, sous-secrétaire d'État adjoint à l'environnement.  Selon lui, ce partenariat est une « réponse essentielle » aux besoins de développement durable des peuples du bassin du Congo. « Il a donné l'exemple en matière d'initiatives de développement durable en prônant des méthodes collectives qui favorisent simultanément la croissance économique, le développement social et la protection de l'environnement. » Le secrétaire d'État américain, M. Colin Powell, avant annoncé le Partenariat pour la forêt du bassin du Congo le 4 septembre dernier à Johannesburg, lors du Sommet sur le développement durable, avant de se rendre au Gabon pour participer à l'inauguration du réseau de parcs nationaux de ce pays. Ce partenariat fait partie des quelque 20 initiatives, annoncées principalement par les États-Unis qui visent à appuyer les fonds publics par un support financier du secteur privé. Il s'agit d'aider les pays pauvres à obtenir de l'eau potable, des sources d'énergie propre et de meilleures conditions d'hygiène.  L'initiative en faveur du bassin du Congo vise à promouvoir le développement économique et à réduire la pauvreté par le truchement de programmes qui seront mis en uvre au Cameroun, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon et en République du Congo. Les États-Unis ont l'intention de consacrer jusqu'à 53 millions de dollars d'ici à 2005 pour aider les pays africains à développer un réseau de parcs nationaux et de zones protégées, et également pour aider les collectivités locales à mieux gérer la forêt et les ressources naturelles du bassin du Congo et à acquérir des moyens d'existence durables grâce à des programmes adaptés d'agriculture et d'écotourisme. Le Royaume-Uni, le Japon, l'Allemagne, la France, le Canada et l'Afrique du Sud participent à ce partenariat, de même que des organisations internationales, notamment la Banque mondiale et l'Union mondiale pour la nature, ainsi que plus d'une dizaine d'ONG et de groupes privés tels que le Fonds mondial pour la nature, l'Institut des ressources mondiales et le Centre de recherche forestière internationale.  Selon un porte-parole des États-Unis, la réunion de Paris permettra aux représentants des gouvernements concernés de discuter de leurs attentes et de leurs contributions respectives, d'identifier les domaines où la coopération est possible, et de concevoir un calendrier de mise en uvre des projets issus du Partenariat.  Les organisations internationales de protection de l'environnement se sont engagées à compléter les contributions financières du gouvernement des États-Unis au Partenariat, et ont annoncé leur intention d'étendre considérablement leurs programmes de protection dans les 11 zones forestières désignées comme essentielles à la préservation de la diversité biologique du bassin du Congo. Les autres partenaires doivent fournir des contributions supplémentaires substantielles au Partenariat.  Le Plan d'action adopté lors du Sommet mondial sur le développement durable comprend des engagements d'appui à des dizaines d'initiatives collectives visant à aider les pays en développement à s'acheminer vers le développement durable. Les principales initiatives
 
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annoncées par les États-Unis portent, entre autres, sur la réduction du nombre de personnes privées d'eau potable ; l'amélioration de l'hygiène ; la promotion de l'énergie propre ; la lutte contre la faim et l'augmentation des rendements agricoles ; l'universalisation de l'éducation élémentaire ; la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et la gestion et la protection des forêts et des océans.    Conclusions de la réunion sur Bassin du Congo Il sest tenu à Paris, du 21 au 23 janvier 2003, la réunion de concertation et de coordination sur le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo. La délégation congolaise a été conduite par Son Excellence Henri DJOMBO, Ministre de lEconomie Forestière et de lEnvironnement, président en exercice de la COMIFAC, quaccompagnaient monsieur Christophe Massudi MayanKenda, Secrétaire exécutif de la COMIFAC et les experts dont les noms suivant :   - Antoinette Nkabi, Conseiller à la faune et aux aires protégées ; - Jacques Kanwe, directeur Général de lEconomie Forestière ; - François Tsiba , Directeur du CNIAF Point COMIFAC ; - Jean-Pierre Agnangoye, Point focal ECOFAC Congo.    Les cérémonies douverture et de clôture ont été placées sous le haut patronage de son Excellence M. Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et de la Francophonie de la République française.  Linitiative du partenariat pour les forêts du Bassin du Congo a été lancée le 04 septembre 2002 à Johannesburg, par les Etats-Unis et lAfrique du Sud.  Cette réunion a regroupé vingt-neuf partenaires, représentant les six pays du Bassin du Congo, la France, la Belgique, le Royaume uni, les Etats-Unis dAmérique, le Canada, le Japon, les ONG internationales et le Secteur privé.  Prélude à cette rencontre, les pays du Bassin du Congo se sont concentrés et ont adopté une déclaration dite Déclaration de Paris, par laquelle ils ont réaffirmé leur position sur le nouveau partenariat pour les forêts du Bassin du Congo qui doit-être équilibré, responsable, transparent et négocié daccord parties.  Les pays du Bassin du Congo ont exprimé, avec force, le rôle central de la COMIFAC, organe politique et technique dorientation, de coordination et de décision en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers dAfrique Centrale.  Après avoir apprécié les acquis du partenariat ancienne formule, ils en ont relevé les faiblesses et les lacunes suivantes :
 
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 Lidentification et la formulation unilatérales des projets par certains acteurs -extérieurs ; -La non prise en compte des réalités du terrain, encore moins des aspirations et des intérêts légitimes des populations riveraines ; -Linadaptation des centres dintérêts ciblés avec les priorités des politiques sectorielles et nationale ; -La promotion des projets budgétivores, à gestion peu transparente, constitués en « enclave de prospérité » en plein milieu rural éternellement pauvre, entraînant conséquemment leur rejet par les populations ; -Labsence de volonté de renforcer les capacités nationales et dassurer le transfert de technologie.  Les pays du Bassin du Congo ont salué unanimement lheureuse initiative sur le nouveau partenariat qui a créé les conditions de lélargissement de la solidarité et de la coopération internationale en vue de la mobilisation accrue des ressources en faveur du Bassin du Congo.  Au terme des travaux de la réunion de concertation et de coordination sur le partenariat pour les forêts du Bassin du Congo, les partenaires ont convenu de ce qui suit : -La COMIFAC est lorgane politique et technique, dorientation, de coordination et de décision en matière de conservation et de gestion durable des forêts dAfrique Centrale ; -La COMIFAC est le point focal du partenariat pour les forêts du Bassin du Congo. Le partenariat, de par sa diversité dacteurs, sétend au-delà de la COMIFAC ; -Le plan de convergence a été reconnu comme le cadre de référence pour les actions à venir du partenariat ; -Les coopérations bilatérales continueront comme par le passé et nourriront les actions prioritaires identifiées dans le plan de convergence tant au niveau sous régional que national. Le caractère souverain des politiques nationales en matière de conservation et de gestion durable des forêts est reconnu ; -La mise en place dune facilitation composée de lAmbassadeur David KAEUPER, proposé par les USA et basé à Washington, et dun co-facilitateur qui sera désigné par la COMIFAC en concertation avec les USA ;  La nécessité dapporter un appui technique à la COMIFAC ; --La coopération a offert de mettre un assistant technique à la disposition de la COMIFAC pour le renforcement du partenariat ; -LAllemagne sest engagée à apporter sa contribution en renforcement des capacités de la COMIFAC selon des modalités qui restent à définir ; -La Commission européenne a offert de mettre les ressources dont elle dispose dans la sous-région à la disposition de la facilitation pour lappuyer dans lexécution de ses missions ;   Les contributions financières annoncées par les partenaires se présentent comme suit : -USA : 53 Mio USD ; -Canada : 45 Mio USD ; -France : 50 Mio EUR ;
 
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-UE : 42 Mio EUR ;   -Allemagne : 63 Mio EUR ; -Royaume-Uni : 15 Mio EUR ;  La désignation par chaque partenaire dun correspondant pour assurer le suivi régulier des activités du partenariat ; La responsabilisation du facilitateur pour prendre les contacts nécessaires à la fixation de la date et du lieu de la prochaine réunion du partenariat dans un délai de trois (3) mois.  Paris, le 23 janvier 2003   Texte - M. Colin Powell prône la lutte contre le déboisement dans le monde Le discours du secrétaire d'État à l'occasion de la Journée de la Terre « Le gouvernement Bush joue un rôle primordial au niveau international en vue de s'attaquer aux causes du déboisement ainsi que de protéger et de gérer de manière durable les forêts du monde , a déclaré le secrétaire d'État, M. Colin Powell, lors du discours qu'il a prononcé » le 22 avril, au département d'État, à l'occasion de la Journée de la Terre. « Le déboisement ne décime pas seulement des espèces de faune et de flore ; il détruit des moyens d'existence, propage des maladies, porte atteinte à la société, nuit à l'économie et peut déstabiliser de vastes zones », a-t-il dit en annonçant que les États-Unis allaient organiser des réunions ministérielles sur cette question en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Le secrétaire d'État a également souligné la nécessité de partenariats entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour lutter contre ce fléau. Il a cité à cet égard le nouveau Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, qui regroupe vingt-neuf partenaires. Il a également présenté la grande spécialiste des primates, Mme Jane Goodall, qui était venue au département d'État pour participer à une table ronde sur le déboisement. On trouvera ci-après le texte du discours de M. Powell que le département d'État a diffusé le 22 avril. (Début du texte) Je suis très heureux de me joindre à vous tous aujourd'hui, en particulier à ma bonne amie Jane Goodall et aux membres éminents de votre groupe, alors que vous célébrez la Journée de la Terre et que vous consacrez votre attention à la question du déboisement. C'est aussi l'occasion de réaffirmer l'engagement du président Bush en faveur de la protection et de la gestion judicieuse de notre environnement.
 
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C'est toujours un grand plaisir de voir Jane. La dernière fois, c'était au Sommet mondial sur le développement durable, à Johannesburg (Afrique du Sud), où j'ai eu l'honneur de représenter le président Bush et mes concitoyens. Je suis donc tout particulièrement heureux d'accueillir Jane au département d'État aujourd'hui.
Entre nos réunions, Jane m'écrit régulièrement. Nous entretenons des relations épistolaires, et je suis sûr qu'elle fait de même avec un grand nombre de personnes du monde entier. Je tiens cependant à vous remercier publiquement, Jane, pour les sages conseils que vous m'adressez dans vos missives fréquentes. Elles me font d'habitude sourire pendant un jour difficile, et je vous en suis reconnaissant.
J'ai aussi beaucoup appris de vous, Jane, et je vous remercie de vos idées et de votre amitié, en particulier en ce qui concerne les questions relatives à l'environnement.
Dans le monde d'aujourd'hui, il est plus que jamais vrai que le bien-être des Américains dépend du bien-être de tous les autres habitants de notre planète. Que nous vivions dans des pays grands ou petits, industriels ou en développement, l'avenir de nous tous dépend fondamentalement du bon état de notre lieu de vie commun, à savoir la planète merveilleuse qu un Dieu généreux nous a confiée. '
Lorsque vous, nos spécialistes et défenseurs éminents de l'environnement, observez notre monde, vous voyez les relations mutuelles infiniment complexes qui constituent notre écosystème mondial. Lorsque j'observe le monde en ma qualité de secrétaire d'État, je vois également des interdépendances complexes.
L'expérience ne cesse de nous montrer que les questions écologiques ont des répercussions considérables sur d'autres domaines de la diplomatie. En effet, les questions écologiques sont aussi des questions intéressant la santé publique. Elles ont des liens avec la bonne gouvernance. Elles ont des conséquences importantes sur la stabilité dans une zone géographique ou dans un pays donné. Enfin, elles font partie intégrante du développement dans le monde entier.
Ce n'est nullement une coïncidence si les pays où les conflits, le chaos et les crises d'ordre humanitaire règnent, où les pouvoirs publics sont corrompus et ne rendent pas de comptes à la population et où les habitants ont des difficultés à subvenir à leurs besoins sont également les pays en proie aux problèmes les plus graves en matière d'environnement.
On observe un cycle dévastateur. La dégradation de l'environnement est souvent aussi bien la cause que l'effet.
Lors du sommet de Johannesburg, les représentants des États et des organisations non gouvernementales ont tous reconnu qu'une gestion économique judicieuse, les investissements dans le domaine social et la protection de l'environnement étaient liés inextricablement et constituaient des éléments essentiels du développement dans le monde.
 
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Nous avons aussi reconnu, à l'occasion de ce sommet, que la création des conditions nécessaires au développement durable était difficile et que les pouvoirs publics n'étaient pas en mesure à eux seuls de mener à bien cette tâche. Il est nécessaire d'établir à cet effet des partenariats solides entre le secteur public et le secteur privé. Je suis heureux de dire que les États-Unis ont établi un tel partenariat avec l'Institut Jane Goodall, comme nous l'avons fait avec d'autres organisations non gouvernementales qui sont représentées ici aujourd'hui, et j'espère que nous continuerons d'établir un grand nombre de ces partenariats dans les années à venir.
Le déboisement, qui est le sujet de notre réunion d'aujourd'hui, illustre de façon frappante les liens entre les problèmes écologiques et les autres problèmes internationaux, ainsi que l'importance d'établir des partenariats entre le secteur public et le secteur privé pour y faire face.
Les forêts sont indispensables à la vie sur notre planète, non seulement à la flore et à la faune, y compris les hommes, qui vivent dans ces forêts, mais à toute la vie et à l'air, à l'eau et au sol dont la vie se nourrit. Et pourtant, les forêts disparaissent à travers le monde. Plus de 46 % de notre planète étaient couverts de forêts. À l'heure actuelle, la moitié de ces forêts ont disparu, peut-être à jamais.
Selon la Banque mondiale, des forêts représentant trois fois la superficie de la Belgique sont détruites tous les ans, et il n'existe pas de moyen de remplacer complètement ce que l'on a perdu.
En outre, on s'attend que la consommation mondiale de bois double au cours des trente prochaines années.
Le déboisement ne décime pas seulement des espèces de faune et de flore ; il détruit des moyens d'existence, propage des maladies, porte atteinte à la société, nuit à l'économie et peut déstabiliser de vastes zones. En voici quelques exemples.
Il existe un lien direct entre la destruction de forêts et la propagation des maladies. Les zones déboisées peuvent constituer un lieu favorable au paludisme, maladie qui tue un enfant toutes les trente secondes en Afrique. Alors que la population s'établit dans des zones déboisées, elle risque plus de contracter le paludisme. En outre, le virus d'Ebola qui est mortel est plus répandu dans les zones d'exploitation forestière.
Il existe une corrélation entre la dégradation de l'environnement et le trafic international des stupéfiants. Dans les Andes, les arbres sont coupés et brûlés pour permettre la culture du coca et la construction de pistes d'atterrissage et de laboratoires clandestins. Le gouvernement péruvien estime qu'il a perdu plus de 23.000 km2 de forêts tropicales à cause des déprédations commises par les trafiquants de stupéfiants.
L'exploitation forestière clandestine et la mauvaise gestion de l'environnement se traduisent chaque année par des milliards de dollars de pertes, des milliards de dollars que
 
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les pouvoirs publics auraient pu utiliser pour construire des écoles, pour rembourser leurs dettes ou pour faire sortir de la misère des millions de personnes.
Le gouvernement Bush joue un rôle primordial au niveau international en vue de s'attaquer aux causes du déboisement ainsi que de protéger et de gérer de manière durable les forêts du monde. Les hommes et les femmes du département d'État et de l'Agence pour le développement international sont fiers de contribuer à cette tâche.
La présence ici de la sous-secrétaire d'État aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky, des secrétaires d'État adjoints, MM. Turner et Kansteiner, et de la directrice adjointe de l'USAID, Mme Connie Newman, illustre le rôle actif que le département d'État joue à cet égard.
Un bon exemple des projets en cours est l'initiative du président Bush contre l'exploitation forestière illicite. Le département d'État collabore étroitement avec d'autres organismes pour exécuter ce programme ambitieux, qui aidera d'autres pays à lutter contre cette atteinte criminelle à l'environnement.
Nous sommes en train d'organiser une série de réunions ministérielles en Asie, en Afrique et en Amérique latine afin de mieux faire connaître ce fléau et d'inciter les pays à agir dans ce domaine.
Le département d'État collabore aussi avec d'autres organismes fédéraux, dont la NASA, ainsi qu avec le secteur privé et des organisations non gouvernementales, pour dresser à ' l'aide de dispositifs de télédétection la carte des zones de déboisement dans le monde. Nous espérons tous q 'il s'ensuivra de nouvelles méthodes efficaces permettant de u s'attaquer à ce problème très grave et croissant.
Nous coopérons avec nos partenaires afin de lutter contre le trafic d'espèces qui sont menacées d'extinction, telles que l'acajou (Swietenia Macrophylla). Nous sommes heureux que les signataires de la convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction se soient engagés à prendre des mesures plus strictes pour garantir le caractère licite et durable du commerce de l'acajou.
Je suis tout particulièrement heureux de notre collaboration étroite avec le Brésil, ce grand pays dont les forêts tropicales sont les plus vastes du monde. Les forêts du bassin du Congo sont, après l'Amazonie, les plus grandes forêts tropicales qui soient encore intactes. Leur superficie est de 1,8 million de km2, soit la superficie de la Californie, du Texas, du Nouveau-Mexique, de l'Arizona et de l'Utah réunis.
L'an dernier, les États-Unis ont lancé le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo avec 29 partenaires, dont l'Institut Jane Goodall. Cet institut contribue à protéger les animaux qui risquent d'être chassés pour leur viande, en particulier les chimpanzés, les gorilles et les éléphants du bassin du Congo.
 
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