A. Lagassagne, L'Affaire Guindrand-Jouve - compte-rendu ; n°1 ; vol.2, pg 852-852

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L'année psychologique - Année 1895 - Volume 2 - Numéro 1 - Pages 852-852
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1895
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Alfred Binet
A. Lagassagne, L'Affaire Guindrand-Jouve
In: L'année psychologique. 1895 vol. 2. p. 852.
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Binet Alfred. A. Lagassagne, L'Affaire Guindrand-Jouve. In: L'année psychologique. 1895 vol. 2. p. 852.
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autres qui ont échappé à la contagion sont exemptes de troubles
hystériques ; la contagion a donc été favorisée par le terrain.
A. FOREL. — Der hypnotismus. 3e édit. avec annot. de 0. Vogt,
1 vol. in-8°, 223 p., 1895.
Cette troisième édition ne présente pas beaucoup de changements
sur les précédentes; sauf quelques notes faites par le docteur Vogt
sur les processus cérébraux qui accompagnent la suggestion. Inté
ressantes sont les données de la statistique rapportée par Vogt rel
ativement au nombre de personnes qu'il a pu hypnotiser: tous les"
119 sujets ont été influencés par lui, et 99 ont été hypnotisés. Ces
chiffres dépassent ceux rapportés par les autres statistiques.
A. LACASSAGNE. — L'affaire Guindrand- Jouve. Testament en faveur
d'un magnétiseur et d'une somnambule. Arch, d'anthropologie cr
iminelle, Lyon, Storck, 15 sept. 189b, p. 544-569.
En France, on compte plusieurs affaires dans lesquelles un test
ament a été attaqué pour cause de suggestion, l'affaire Marties (Gazette
des tribunaux, décembre 1889 et janvier 1890) et l'affaire Grévin
(id., mars 1895). M. Lacassagne publie son rapport médico-légal sur-
une autre affaire, l'affaire Guindrand-Jouve. Il s'agit d'une femme de
soixante-quinze ans, Mme Guindrand, faible d'esprit, sans instruction,
à la tête d'une grosse fortune, qui visitait des somnambules, et
confie la gestion de ses biens aux époux Jouve ; la femme Jouve est
une somnambule extra-lucide et l'époux est un magnétiseur. Jouve
prend l'habitude d'endormir Mme Guindrand, parfois malgré elle ;
il l'endort quand elle souffre, il essaye même de l'endormir un
jour avant sa mort. La malheureuse teste en faveur de ces intri
gants. Le tribunal de Lyon a refusé de casser le testament pour des
motifs de fait dont nous n'avons pas à nous occuper, et aussi pour
ce motif curieux que l'existence de la suggestion n'est pas encore
démontrée scientifiquement. Notons en passant que cette affaire
donne raison à ceux qui pensent que la criminelle est
possible, et que ce n'est pas seulement une curiosité de laboratoire.
Nous partageons, M. Féré et moi, cette opinion avec l'école de Nancy.
(Voir notre Magnétisme animal, F. Alcan, Paris, 1886.)
A. Binet.
W.-R. NEWBOLD. — Experimental Induction of Automatic Processes.
(Induction expérimentale de processus automatiques.) Psych. Rev.,
II, 4, juillet 1895, p. 348-363.
Ce petit travail a été communiqué à l'Association américaine de
psychologie (en décembre 1894) sous un titre beaucoup plus clair :
Note sur la provocation expérimentale d'hallucinations et d'illusions.

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